la chronique de Pépé Zapette (ou comment recycler les vieux)


Mon royaume pour une zapette

A l’heure du couvre-feu du JT de 20 h, quand l’imaginaire transfère son cerveau dans la pommade dont on enduit les veaux pour l’heure fatale, la « fatal error » de nos vieux ordinateurs ordinaires, je n’ai pas vu le train entrer dans la gare de la Ciotat, ni l’appel de De Gaulle (mes grands parents étaient sourds et ils sont morts muets), que reste-t’il à mes vieux jours pleins de dentelles pour rire et pleurer : la télé.

Locataire immédiat d’un lieu qui ne m’appartient pas, je suis de ces hommes qui suivent, hors saison, les chemins d’ombres, de soleil, et de solitudes. C’est le moment crucial qui me fait alors appuyer sur la zapette : si, sur mon paquet de tabac est écrit en gros ; « FUMER TUE », sur l’écran des majors télévisuels ce même message est : « tu es génial mais tu vas mourir dans deux ans de trop nous avoir vu».

Il m’a fallu, puisque je suis obligé de parler de moi, créer un nouveau « concept » quant à ces mirifiques sources de bénéfices liées à une soi-disante participation des télé-spectateurs : l’oubli. Ce terme transcende l’ InOUI, la transparence morale d’un gouvernement, le retrait métaphysique d’un américain à Paris venu boire quelques bonnes bouteilles sans oxygène ajoutée. Mais qu’il est bon, à l’heure du couvre-feu, d’allumer une cigarette avec une ou deux allumettes.

Des jeux, dont nous avons déjoué tous les jouets de grandes surfaces, restent à mettre exposer et ridiculiser sur les marchés à brocarder. Le premier est ici :

il s’agit de ‘THE VOICE-DOGS’ les chiens sont les juges. Si c’est bon, ils aboient et le fauteuil se retourne vers l’écran.(cf illustration)

Ensuite, tu laisses l’espace temps œuvrer. Mais lui, comme les autres, n’a pas le temps de te répondre : le temps presse. L’heure du couvre-feu. La Presse et le fermez les yeux : el très de Mayo, Goya. Bien entendu, certains voudraient fermer leurs valises et aller mourir au Portugal ou dans des contrées lointaines. Locataires dans un autre monde qui ne sera jamais à l’ombre de leurs racines.

Alors les minous occupent la valoche…et tu restes là, heureux comme un retraité qui n’a plus à pointer à Pôle Emploi.

AK Pô
31 05 2017
Ptcq

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