PPCM et PGCD


Non, il ne s’agit pas des initiales de nouveaux partis politiques. Encore que,  en ces temps de fièvre électorale et plus encore post-électorale, nous assistons à des décompositions compensées par des compositions ou des recompositions de circonstance qui pourraient devenir, par exemple, le Parti Populaire Contre Macron ou le Parti Grandiose des Centristes et Démocrates. Les plus anciens d’entre nous ont connu ces initiales qui nous compliquaient la vie en cours de mathématiques.

Le premier était le Plus Petit Commun Multiple. Le second le Plus Grand  Commun Diviseur. Ces définitions ne conviendraient-elles pas  à un parti moribond renaissant de ses cendres grâce à l’habileté de son président qui a su se rendre indispensable dans les tractations relatives à la candidature du président élu et qui, telle la mouche du coche, croit à tout instant qu’il fait marcher la machine. Ce parti, qu’il n’est pas besoin de nommer, ne représentait en fait que son président dont la notoriété doit tout à la complaisance des médias radiophoniques ou télévisuels. Personne ne trouvait grâce à ses yeux, y compris le candidat MACRON, sur lequel il serait indécent de rappeler les propos que tenait l’éphémère garde des sceaux.

Incapable désormais de gagner une élection uninominale (pourquoi n’a-t-il pas été candidat à l’élection législative ?), l’amertume, une ambition inassouvie, conduisent l’homme, au demeurant brillant et fin tacticien, à une posture quasi systématiquement contestataire pour exister. La critique est aisée mais l’art est difficile et être en charge d’une loi sur la moralisation de la vie politique encore plus. Surtout pour un spécialiste de positions souvent contradictoires.

Pas ou peu d’amis en raison de cette posture originale, l’intéressé se complaît dans sa notoriété aux médias. Or, un ministre intervient rarement à la radio ou à la télévision, mais en demeurant président d’un mouvement qui compte désormais un groupe parlementaire à l’assemblée nationale, alors que le nombre de ses adhérents doit à peine dépasser celui de ses élus, le PPCM et PGCD a encore de beaux jours devant lui. A moins que les journalistes ne comprennent  que beaucoup de Français sont fatigués de l’entendre ou le voir et que seuls ses partisans peuvent comprendre ses multiples contorsions politiques dont son départ du gouvernement est, espérons-le, la dernière. Une question d’actualité, quand même. La presse nous apprend que le mardi 20 juin, l’éphémère garde des sceaux a confié à la fille d’une élue proche de lui (pas de sourire narquois, lecteur !) le poste de Chef de Cabinet Adjoint au Ministre de la Justice avant d’annoncer sa démission le lendemain. Sans doute une manière de faire de la politique autrement. Le drame est que ce ne sont ni les démissions des trois ministres Modem, ni le transfert d’un ministre à la tête d’un groupe parlementaire par la volonté du président de la république et non son élection par les députés du groupe, qui nous font espérer que « les choses vont dans le bon sens ». Les mauvaises habitudes sont une seconde nature.

 Pierre ESPOSITO

Crédit photo : anticor.org

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