Périphérie mon amour


Nos colonnes ont été agitées récemment par des débats parfois houleux sur la situation du commerce du centre-ville de Pau et sur l’accès à ce même centre-ville depuis l’extérieur. En cause les gros travaux, le coût du stationnement, le renchérissement des loyers commerciaux aux halles… Causes qu’il est souvent convenu de mettre en avant dans les discussions, sans qu’il soit jamais démontré qu’elles sont primordiales.

Tout d’abord il faut une fois encore rappeler que ce vit Pau n’est pas une exception, mais bien au contraire la règle : quasiment tous les centre-villes ont connu depuis 20-30 ans une érosion démographique et une baisse d’activité commerciale au profit de leurs périphéries, et les villes de la taille de Pau, ou plus petites, sont particulièrement touchées. Les seules villes qui y ont échappé sont celles qui ont des particularités géographiques, ou touristiques, ou économiques (fort secteur tertiaire en ville) notables. Il existe une abondante littérature sur internet qui montre cela (un lien au hasard, mais une recherche « activité commerciale des centre-villes » renvoie des dizaines de références sur le sujet).

Mais je veux relater ici le cas (qui n’a rien d’exceptionnel) d’une petite ville de 10.000 habitants, qui est le bourg le plus proche (10km) du village où j’ai passé une partie de ma jeunesse et où je retourne tous les été. En 15 ans, l’activité commerciale du centre-ville a été littéralement aspirée par la zone d’activité commerciale attenante et ses grandes surfaces et galeries commerçantes. Alors qu’il y a 15 ans je faisais l’essentiel des courses au centre avec quelques incursions dans la zone pour ce qui ne se trouvait pas au centre, c’est aujourd’hui l’inverse : c’est dans la zone qu’on trouve le plus de choses, y compris des magasins de producteurs locaux, et je ne mets presque plus les pieds dans le centre. Centre qui est en voie de « sinistrisation », avec de nombreuses boutiques qui ont déménagé vers la zone.

L’accès au centre n’est pas en cause : c’est une petite ville et il est aussi rapide d’aller au centre que dans la zone. Je dirais même qu’il était presque plus facile d’y faire les courses car une fois garé on avait tout sous la main, alors que dans la zone il faut faire des sauts de puce en voiture d’un magasin à l’autre. Le coût du stationnement est dérisoire et n’est pas un obstacle non plus. Mais il n’y a pas photo, la zone a gagné par KO.

Revenons sur Pau.

J’ai de nombreux collègues de travail qui habitent en périphérie proche ou lointaine de Pau, et qui de leur aveu même ne mettent jamais les pieds dans Pau. Eux aussi évoquent dans un premier temps les travaux etc, mais en poussant la discussion une autre raison finit toujours par apparaître : ils n’ont en réalité AUCUN besoin d’aller à Pau, car ils trouvent tout ce dont ils ont besoin -produits et services- dans la périphérie… ou sur internet. Leur vie s’est donc organisée naturellement de cette façon, et les visites en ville sont limitées à des événements tels que amis ou famille que l’on promène au château, une démarche à la préfecture, un resto,…

C’est à une mutation des modes de vie que l’on assiste, à l’américaine. Face à cela, les histoires d’accès, de stationnement, etc, ne jouent qu’à la marge : même une voie express pour aller en ville n’y changerait sans doute pas grand-chose. A contrario on voit bien que quand il y a un événement qui vaut la peine dans Pau (Braderie, Hestiv’Oc, concerts d’été…) les gens ne sont pas freinés par les problèmes d’accès et les rues peuvent être noires de monde.

Mais si un centre-ville ne peut plus compter sur la population périphérique pour son activité de tous les jours, alors il doit compter sur sa population résidente. Mais se pose un problème de taille critique : dans « ma » ville de 10.000 habitants ci-dessus, la population du centre est tout à fait insuffisante pour faire vivre une activité commerciale. Au contraire, dans des villes de la taille de Bordeaux ou Toulouse les centre-villes sont suffisamment grands et peuplés pour générer une activité « interne », sur place. Pau est entre deux, mais avec en plus un handicap « historique » : la rénovation urbaine du centre a tellement tardé (elle n’a commencé qu’en 2004 avec les travaux place Clemenceau) que les propriétaires des appartement du centre (souvent âgés) ont également laissé se dégrader leur patrimoine immobilier : c’est assez logique, personne n’a envie d’investir dans la rénovation d’un logement situé dans un environnement moche et vieillot, et parfois dans un immeuble vétuste. Et pourtant cela est essentiel pour faire revenir au centre-ville les classes moyennes et les familles qui ont eu tendance à le déserter : demandez aux gens qui cherchent à louer un appartement en ville, ils vous diront tous que l’offre est relativement abondante, qu’il est facile d’en visiter, mais que ceux qui sont agréables et en bon état sont rares.

Le point positif c’est que l’on voit depuis quelques années que les chantiers de rénovations immobilières sont plus nombreux, mais cela prend du temps pour reconstituer un parc au niveau. L’avenir du centre de Pau est encore sur une ligne de crête.

PierU

Crédit photo : http://monchervelo.fr/

Comments

  1. L’article est très intéressant et les raisons exposées de la désaffection du centre vile me semblent très bien analysées.
    On ne peut pas laisser dire que c’est la faute aux commerces installés en périphérie si le centre-ville dépérit.
    Si les gens ne veulent plus habiter au centre, c’est parce que maintenant l’habitat et le monde de vie ont changé et parce que Pau le permet ce changement.
    Ce n’est pas en limitant les créations en périphérie que l’on règlera le problème.
    Mon idée est la suivante :
    Pourquoi ne pas ouvrir Pau sur le gave, un peu comme Bordeaux ou A. Juppé a ouvert avec succès sa ville sur la Garonne.
    Il faudrait implanter près des Eaux Vives le lac tel que l’avait déjà projeté A. Labarrere, installer des bureaux, des hôtels et des administrations et pourquoi pas des bars et des restaurants dans cette nouvelle zone et les relier au centre ville par un téléphérique.
    A part Grenoble qui est équipé comme ça depuis longtemps, il y a des villes italiennes qui se sont équipées de la sorte aves succès.
    On pourrait imaginer que le téléphérique aboutisse au square Aragon.
    Ce serait un centre d’intérêt pour tout le monde, aussi bien pour les touristes que pour les palois.

    • Réflexion intéressante, sauf que le classement en zone inondable limite fortement les possibilités d’implantation sur les terrains confrontés aux facéties du Gave.
      Ce qui explique peut-être que A Labarrère n’ait pas imaginé autre chose que l’esthétique conférée par un lac, alors même que le PPRI n’existait pas encore.

      • Pourtant, la cité de la Tannerie et le foyer des jeunes travailleurs de Gelos sont des lieux bâtis depuis longtemps. Il doit bien être possible d’aménager les rives du gave, de créer des bâtiments sur pilotis ou pouvant flotter (une entreprise route de Morlaas en fait la promotion). Bien sûr, des crues centennales seront toujours à craindre, mais la ville en sortira (cf les inondations récentes de Lourdes). On peut aussi plus ou moins domestiquer le gave en amont, entre Assat et Bizanos, en créant de vastes bassins d’orage, qui serviraient également aux maraîchers de la plaine de Nay.(pour créer des rizières!)
        J’ai en tête l’exemple de Valence, où le -petit- fleuve (la Turia) qui traversait la ville et causait beaucoup de dégâts (comme dans les Pyrénées Orientales lors des fortes averses)a été dévié.

    • Mais quelle horreur! Urbaniser les rives du Gave! Y installer des « bureaux, hôtels, administrations, bars, restaurants »….Vous n’avez pas de meilleure idée pour préserver l’environnement et la biodiversité?

      Pour votre information, les rives du Gave font l’objet d’un bel aménagement en cours intitulé « parc naturel urbain rives du Gave » qui vise à préserver l’environnement tout en développant des loisirs de plein air.

      J’ajoute, pour ceux qui parlent au hasard, que la municipalité a acquis auprès de la SNCF les anciens entrepôts de la Sernam, afin d’y réaliser un ambitieux projet urbain. Cet aménagement jouera un rôle important dans la liaison entre la ville et le Gave.

      Et oui, sous la houlette de F. Bayrou, Pau se transforme, en bien, y compris au bord du Gave, n’en déplaise aux mauvaises langues.

      NB; la comparaison avec Grenoble, ville que je connais très bien, n’a aucun sens.

    • annie sagnimorte says:

      « L’article est très intéressant et les raisons exposées de la désaffection du centre vile me semblent très bien analysées. » je suis d’accord (ça m’arrive !):article très intéressant et juste sur les relations avec la périphérie !
      [Aménager le gave ? pitié ! pas trop de béton !]

  2. En réponse à la question légitime que certains curieux pourraient se poser, je me permets d’indiquer que ce ne sont pas les coteaux de Jurançon qui figurent à l’arrière plan de l’illustration de cet article. En effet, il s’agit d’une photo du centre commercial de Plan-de-Campagne, au nord de la ville de Marseille. Le crédit photo est à rendre au groupe immobilier PMT.

  3. Robert Contrucci says:

    Et v’là un article très pertinent sur Pau et son agglo = ***** : « ’emporté par ses convictions, il ne découragera pas les nouveaux venus sur Alternatives Pyrénées… » 😉

    Pour info. et/ou rappel (bis repetita…) :
    1) extrait de 2 de mes commentaires à la suite de l’article « La situation des commerçants des Halles de Pau » (7 août 2017 par AltPy Rédacteurs)
    . « Pour faire revivre le centre il faudrait aussi que l’on puisse s’y installer » : et que… les taxes foncières soient beaucoup moins élevées à Pau par rapport aux autres communes de l’agglomération !
    Divers (exemples à … réactualiser) :
    . Site Proxiti.info (PAU – Toutes Vos Informations Locales : « La Taxe Foncière à PAU : voir svp la « Comparaison avec les 10 communes voisines de Pau (pour 2014) :
    URL : http://proxiti.info/taxe-fonciere.php?o=64445&n=PAU
    . Site France Bleu BéarnÀ Pau, les impôts locaux baissent mais vous allez payer plus » (Par Axelle Labbé et Marie-Line Napias, France Bleu Béarn : jeudi 24 mars 2016 à 10:15)
    URL : https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/pau-les-impots-locaux-baissent-mais-vous-allez-payer-plus-1458810929

    .  » l’augmentation des marchés extérieurs est une réalité dans la proche agglo (Jurançon, Idron, Lée, Lons, etc…), et ce, ajouté à l’ouverture de petits centres commerciaux dans l’agglomération et au delà (Boucheries-Charcuteries, Poissonneries et marchands de légumes, entre autres…), n’oblige plus et depuis très longtemps, la population à venir aux Halles en… centre ville, et ce, ajouté à l’ouverture de plusieurs supérettes à Pau même et ailleurs : il y a inflation de l’offre, même si la qualité des produits proposés n’est pas forcément la même…
    Et ne parlons, pas de l’ouverture de plusieurs supermarchés aux alentours de Pau…
    De plus, à mon humble avis, il y a trop d’hypermarchés pour le potentiel de clients qu’offrent Pau et son agglomération, mais je peux me tromper…

    2) extrait d’un de mes commentaires à la suite de l’article « Le centre-ville de Pau » (12 juillet 2017 par Joël Braud)
    . Ci-après, une sélection de quelques constats et des pistes de réflexion sur ce problème pour les centres-villes (Bonne lecture et/ou… bonne écoute !) :

    . « La revitalisation commerciale des centres-villes » (Graphiques, source : Secrétaire d’’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire + Ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales : 10/2016, 15 pages au format .pdf)
    URL : https://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/Rapport_Revitalisationcentres-villes_Graphiques.PDF

    « La revitalisation commerciale des centres-villes » (IGF : Inspection Générale des Finances + CGEDD : Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable)
    Date de parution : 10/2016 . Rapport complet de.. 471 pages)
    URL : https://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/Rapport_RevitalisationcentresvillesVdef_octobre2016.pdf

    . France Culture : « Des centres-villes de plus en plus déserts » (27/02/2017 : Camille Renard)
    URL : https://www.franceculture.fr/societe/des-centres-villes-de-plus-en-plus-deserts

    . France-Inter (13/12/2016 : Hélène Chevallier, Journaliste) : « La désertification des centres-villes »
    URL : https://www.franceinter.fr/emissions/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-13-decembre-2016

    . Les Echos.fr : « Quelqu’un a-t-il une idée pour sauver nos centres-villes ? » (par Franck Gintrand, directeur général Global Conseil Corporate . 2016)
    URL : https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-167075-desertification-des-centres-des-villes-moyennes-serait-il-urgent-de-ne-rien-faire-2069696.php

    . Le Monde.fr (Economie) : « Le déclin commercial des centres-villes s’aggrave » (20/10/2016 par Cécile Prudhomme )
    URL : http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/10/20/le-declin-commercial-des-centres-villes-s-aggrave_5017351_3234.html

    « Last but not least » (Rajout ce jour vendredi 25/08/2017) : j’en suis parfois à me demander comment des grandes enseignes de la distribution, telles que la Fnac, Monoprix et les… Galeries Lafayette, peuvent continuer à exister à Pau !

    • Pourquoi M. Contrucci répète-t-il toujours la même chose (où plutôt copie-t-il toujours les mêmes liens), quel que soit l’article sur lequel il intervient ?
      Est-il victime d’un certain blocage?
      Puis-je me permettre de reprendre ses propos?
      « Ces commentaires n’apportent absolument rien par rapport à l’objet de ou des articles ainsi que des commentaires auxquels ils font suite : ils polluent et surtout… parasitent les commentaires en relation avec l’objet de l’article et risquent de décourager les personnes qui 1) écrivent ou souhaiteraient écrire des articles sur AP, 2) font des commentaires,3) lisent les commentaires de certains articles où s’intercale ce genre de (longs) commentaires…A quoi cela sert-il, de multiplier ce genre de commentaires (?!?) ou autres pensées pseudo-intellectuelles (…) , comme j’ai pu le remarquer à la suite de commentaires d’articles sur AP… »

      • Robert Contrucci says:

        Vous pouvez tout simplement demander au modérateur d’Alternatives Pyrénées d’effacer mon commentaire de ce jour : osez !!!

        • Amusant commentaire. M. Contrucci est vexé qu’on lui rappelle ses écrits. Pourquoi demanderais-je la censure de sa prose? La notion de censure m’est étrangère, surtout pour de telles balivernes.

          Il est vrai qu’en ce qui me concerne la direction d’AP ne se prive pas de manier les ciseaux. Cependant, j’en suis sûr, la même direction ne censurera jamais M. Contrucci, même quand il se plaît à insulter les rédacteurs d’AP et leur travail.

          • Qui donc R.Contrucci aurait-il insulté ? Là comme ça je ne vois pas

            • Dans ce cas, il faut demander à la direction d’AP de censurer mon commentaire! Elle adore ça!

            • Etant visé au premier chef (« Et v’là un article très pertinent sur Pau et son agglo = ***** : « ’emporté par ses convictions, il ne découragera pas les nouveaux venus sur Alternatives Pyrénées… ») par ce commentaire, je tiens à signaler à son auteur deux choses et ce, sans polémiquer sur le site:
              1. j’ai écrit un article paru le 21 juillet 2017, faisant un inventaire (non exhaustif car j’ai quitté Pau voici cinq ans mais m’y rends de temps en temps) des hypers, supers et autres centres commerciaux de Pau-Agglo. Bien sûr, ma rédaction n’était pas rédigée dans un langage journalistique.
              Vous : « De plus, à mon humble avis, il y a trop d’hypermarchés pour le potentiel de clients qu’offrent Pau et son agglomération, mais je peux me tromper… »
              Moi, j’en fais une liste sur laquelle chacun peut porter son propre jugement avec, bien entendu, une certaine nostalgie de ce qui a été mon enfance paloise (notamment aux Halles, avec ma mère, quand mon museau dépassait à peine la planche où les commerçants posaient leurs poches de légumes (ou les versaient en direct) et dont nombre ménagères remplissaient leur panier. Je suis un enfant d’ici. Mais j’ai vécu aussi ailleurs, et ce qui me déplaît ce sont les béarnais obtus, les querelles de chapelle et cet orgueil insensé auquel je préfère désormais des villes simples, conviviales, comme Tarbes. Et ce sans préférer Trémège à Bayrou, car de cela je me fous.
              2. mettre dans un commentaire 8 liens : ne serait-ce pas plus intéressant de faire une synthèse en écrivant un article, avec en fin d’article, un rappel des références, des liens? Un article plus « personnel », en quelque sorte. A vous de vous tester, sans critiquer les apports décalés d’autres rédacteurs : plongez dans la marmite !
              En attendant, près de La Fontaine :

  4. Michel LACANETTE. says:

    L’ une des causes profondes de ce type de situation est qu’ il y a une cinquantaine
    d’ années les Elus de l’ époque ont succombé aux charmes des sirènes commerciales, sans en mesurer les conséquences futures. Ils ont été appuyé dans cela par les Administrations de tutelle qui ont vu là un moyen d’ assurer leur avenir, entre autre par le développement des infrastructures routières et zones commerciales en périphérie des villes. Ce qui a immédiatement créé un déséquilibre foncier.
    Maintenant que cela est bien établi, le retour de balancier sera très difficile à rétablir.
    Il n’ est pas prouvé que même des villes qui ont des moyens de transports performants centre-ville / périphérie, arrivent à rétablir l’ équilibre. Il ne suffit pas d’ amener des gens en centre ville le jour pour qu’ il soit vivant. Cela est une vision simpliste.
    La magie de cet équilibre est bien plus subtil que les moyens matériels .( relations humaines, pyramide des âges, culture, sociabilité, moyens scolaires, commerces de proximité, envie de vivre ensemble, bruit, propreté des rues, qualité des services municipaux, etc, etc). Il est vrai qu’ il est plus facile de détruire d’ un coup de crayon sur un papier, que de reconstruire équilibré sur le terrain.

  5. D’habitude, tous les articles publiées par AP se voient attribués une première note « 5 étoiles », sans doute par la direction du site. Cette note ensuite varie selon les opinions ou les humeurs des lecteurs. C’est la première fois que je vois un article débuter sa carrière par la notation « une étoile – vraiment médiocre »……

    J’ai moi même mis « 5 étoiles » car cet article synthétise bien l’état ou en sont arrivées les discussions sur le site d’AP en ce qui concerne la revitalisation du centre ville. Foin des arguties sur le coût des parkings, le sens de stationnement ou les centres commerciaux périphériques. Tous ces éléments n’ont qu’une importance marginale. PierU a raison de marteler à nouveau que seuls les habitants du centre ville peuvent sauver le centre ville.

    Pour que Pau sorte la tête de l’eau, il est nécessaire que puisse s’y installer une nouvelle génération d’habitants, disposant d’un pouvoir d’achat relativement élevé. Ils ne s’installeront en ville que si les logements, les services proposés et l’environnement global sont de bon niveau. L’amélioration en cours du centre de Pau (espaces piétonniers, aménagement du Hédas, nouvelles halles, place de Verdun, etc..) va dans le bon sens. Il reste effectivement à accélérer la rénovation et la réhabilitation du foncier bâti. C’est là le point crucial sur lequel Pau joue son avenir.

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