Le vent nous portera !


C’est un peu plus loin que le coin de la rue, à environ 800 km. C’est un autre trou perdu, du nom de Carnoët, au pays des chapeaux ronds. Bien loin donc des bérets basques et de son musée nayais. L’endroit est, pour l’heure, moins connu que les alignements de Carnac, et ne se situe pas en pays Bigouden, mais dans les Côtes d’Armor. Comme le décrit le guide officiel, c’est « une île de Pâques au cœur de la Bretagne ».

En effet, 93 statues de granite à ce jour se dressent sur la colline, promontoire offert aux vents, aux pluies, et aux saints vénérés par les bretons. On y rencontre Erwan, Ernog, Goazec, Keo, Korneli, Derrien, Dolay, Tangi, Sezni, Telo…tous statufiés et de dimensions spectaculaires (plus de quatre mètres) qui viennent dessiner sur le paysage leurs silhouettes que l’ombre (quand il fait beau) allonge chaque soir comme celle des promeneurs qui s’attardent à contempler le travail des sculpteurs. Depuis 2009, de nombreux artistes ont piqueté cette pierre rude et belle, que l’on retrouve partout en Bretagne, et même chez mon épagneul qui s’en est fait greffer deux (taillées en incisives) dans la gueule pour mordre le facteur quand ce gentil garçon ne passe pas à l’heure. Les artistes ont pour nom Jacques Dumas, Inès Ferreira, Patrice Le Guen, Olivier Lévêque, Ciryl Pouliquen, Akpo Ti-Cairn (gasp!).

Chacune des statues monumentales serait(?) orientée vers les villes et villages dont elles sont les représentantes votives. Mais peut-être se contentent-elles de discuter entre elles entre deux souffles d’air marin, alors que fixées sur leur socle elles ne peuvent pas mettre les voiles vers Trébeurden ou Trégastel, Perros Guirrec… Le vent et les averses dont les nuages charriaient la lourde humidité racontaient qu’une centième sculpture arrivera des Cornouailles britanniques, en juillet 2018, et que l’ambition du site était de compter mille œuvres…

Le catalogue est vraiment très bien fait (10 euros, 12 si vous participez au projet). Chaque sculpture y est bien détaillée, auteur, nom du saint bilingue, symbolique et histoire.

Site : http://lavalleedessaints.com

Où loger : Belle Isle en Terre, « le domaine des papeteries » 06 06 56 66 90. Un lieu particulier, entre poésie et imaginaire, beaucoup d’oeuvres d’art brutes et magiques, 60 euros pour 2, petit déj compris. (cf booking et compagnie).

AK Pô
16 09 2017
Ptcq

Petit florilège (cliquer sur les images pour les agrandir):

Comments

  1. Annie sagnimorte says:

    l’article sur ces statues bretonnes est intéressant :donne envie d’y faire une escale (On fait couramment 800km avec notre camping-car (non pas à vélo ))

  2. Montbulaà says:

    Juste une remarque le béret n’est pas basque mais bien béarnais. C’est ainsi. Qu’ei atau e atau qu’ei !

    • Non, le mien est bien basque, fabriqué par la maison Gorostiaga à Bilbao. Na!

      • Montbulaà says:

        Lavetz que cau har arrepè, renonciar. Je me suis mal exprimé, l’origine du béret est bien béarnaise. Enfant, dans ma petite ville, je passais tous les jours devant l’atelier des frères Broudeurs qui « finissaient » si j’ose dire la confection des bérets  » bearnés cap e tot ». Il y avait alors l’usine Blanc-Olibet o`se trouve aujourd’hui le musée du Béret. Sans rancune. E bon dia.

        • Rassurez vous, j’avais très bien compris ce que vous vouliez dire. Et si ça peut vous faire plaisir, tant mieux pour vous.

          Et bonne journée.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :