Intermède bio-politico-poétique.


Les différentes réflexions qu’offrent la réalité socio-économique et les conflits sociaux montrent des coupures idéologiques profondes se creuser dans la société française, même paloise.

La chimie biologique pour les nuls montre qu’il y a ceux et celles qui sont sous :

+ La dépendance de la testostérone ; ceux-là savent et agissent, surtout par la parole ; chasseurs de têtes, ils sont furieux car les équilibres financiers publics ne sont jamais réalisés ; c’est toujours de la faute des autres, accusés de tous les maux car ils dépensent inutilement l’argent du contribuable comme les feignants, les «opaques», les «copains», les privilégiés, les profiteurs et les cigales, comme ils disent. Heureusement, ils sont là pour dénoncer les auteurs de la gabegie! La manipulation des chiffres les conforte toujours dans leur «vérité».

Les conséquences sociales de cette dépendance mettent en jeu l’hypothalamus, l’adrénaline et le cortisol, en réponse au stress aigu provoqué par le management, les nécessités économiques, les contraintes familiales et professionnelles liées au mode de vie imposé par «le soi-disant progrès»initié par les testostéro-dépendants. C’est le cas d’une très grande majorité de Français qui, du fait de la chronicité du stress, développent des maladies cardiovasculaires et comportementales comme l’anxiété, la dépression….

Pour retrouver la voie de l’espoir,

une solution, les eunuques au pouvoir.

+ L’emprise dominante de la dopamine et de la sérotonine, une chance qui a été conquise par le raisonnement et la résistance ; ils et elles souhaitent profiter et faire profiter les autres du privilège extraordinaire d’être vivant et de pouvoir jouir le plus honnêtement possible, le plus égalitairement possible, le plus sainement possible, sans porter préjudice aux autres, d’un temps enfin retrouvé pour penser et contempler les beautés de la nature, de la lecture, de la culture, pendant les trop courtes années qu’ils ont à passer sur cette terre. Pour eux, des besoins existent sans doute mais tellement moins que pour les fourmis ! Le qualitatif l’emporte sur le quantitatif. Ils savent qu’ils n’emporteront pas leur argent dans la tombe. La qualité d’une vie modeste, riche de voyages et de valeur humaine, d’acquisitions de connaissances, d’échanges avec les autres, intense, …prime.

Les uns privilégient l’Avoir, les autres l’Être.

Comme

Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l’horizon

Je lui céderai aujourd’hui la parole car il exprime autrement cette bipartition. J’ai choisi celui dont beaucoup de Français se souviennent quand «il prenait un enfant par la main». Un rappel émouvant pour le plaisir de la forme, une autre façon d’exprimer le temps présent pour le fond.

Loin des vieux livres de grammaire,

Écoutez comment un beau soir,

Ma mère m’enseigna les mystères

Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,

Il est deux verbes originaux.

Avoir et Être étaient deux frères

Que j’ai connus dès le berceau.

Bien qu’opposés de caractère,

On pouvait les croire jumeaux,

Tant leur histoire est singulière.

Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu’Avoir aurait voulu être

Être voulait toujours l’avoir.

À ne vouloir ni dieu ni maître,

Le verbe Être s’est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque

Et faisait un grand numéro,

Alors qu’Être, toujours en manque.

Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu’Être apprenait à lire

Et faisait ses humanités,

De son côté sans rien lui dire

Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes

En avoirs, en liquidités,

Pendant qu’Être, un peu dans la lune

S’était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire

Lorsqu’il se montrait généreux,

Être en revanche, et c’est notoire,

Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.

Il met tous ses titres à l’abri.

Alors qu’Être est plus débonnaire,

Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,

Ce sont les choses de l’esprit.

Le verbe Être est tout en pudeur,

Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères

Pour parvenir à un accord,

Entre verbes ça peut se faire,

Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face

Au milieu des mots rassemblés,

Ils se sont répartis les tâches

Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d’Être

Parce qu’être, c’est exister.

Le verbe Être a besoin d’avoirs

Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables

En arguties alambiquées,

Nos deux frères inséparables

Ont pu être et avoir été.

….Oublie ton passé, qu`il soit simple ou composé,

Participe à ton Présent pour que ton Futur soit Plus-que-Parfait…..

Yves Duteil

La sagesse du compromis évoqué dans la conclusion, ne semble pas gagner du terrain; pourtant elle permettrait, comme en toute chose, la réalisation et le maintien d’un équilibre : l’homéostasie des uns, le bien être des autres, permettant de vivre tout simplement ensemble.

Frédéric Lenoir nous offre une conclusion pleine de cette sagesse.

«une fois ses besoins matériels essentiels assurés – se nourrir, avoir un toit et de quoi vivre décemment -, l’homme a besoin d’entrer dans une autre logique que celle de l’avoir pour être satisfait et devenir pleinement humain : celle de l’être. Il doit apprendre à se connaître et à se maîtriser, à appréhender le monde qui l’entoure et à le respecter. Il doit découvrir comment aimer, comment vivre avec les autres, gérer ses frustrations, acquérir la sérénité, surmonter les souffrances inévitables de la vie, mais aussi se préparer à mourir les yeux ouverts»

«Apprendre à se connaître» ne devrait-il pas, en effet, être le passage obligé avant d’être apte à prétendre connaître et juger les autres ?

La logique et le bon sens d’Albert Einstein sont souvent mis à l’épreuve :

«N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur.»

signé Georges Vallet

crédits photos:ina.fr

Comments

  1. Super, du coup on a la solution à tous nos problèmes : l’Ecstasy !

    « MDMA affects the brain by increasing the activity of at least three neurotransmitters […]: serotonin, dopamine, and norepinephrine. »

    « L’ecstasy (MDMA) agit sur le cerveau en augmentant l’activité d’au moins 3 neurotransmetteurs […] : la sérotonine, la dopamine, et la norepinephrine »

    https://www.drugabuse.gov/publications/research-reports/mdma-ecstasy-abuse/what-are-mdmas-effects-on-brain

    Allez hop, distribution générale et après on s’embrasse tous !

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