Pau à Vélo et l’iNOguration de la passerelle de Franqueville


Heureux les Palois ! Ils disposent sur la rive gauche d’un superbe parc naturel, un lieu de loisirs rare si près du centre ville. Un régal pour les centaines de promeneurs à pied, à vélo, parents avec poussettes et même fauteuils roulants.

Les concepteurs ont trouvé là un excellent compromis entre nature sauvage et aménagements pour la promenade. D’aval en amont, depuis les abords du golf et la passerelle de Billère jusqu’à celle de Franqueville en passant par le jardin Marsan, les anciens haras, l’envers de la base nautique et la digue Heïd. Certes la traversée de la rue du 14 juillet est un point noir pour lequel il faudra trouver une solution à terme. Passé ce seul point de conflit avec la circulation automobile, cette balade sur les berges du gave redevient un vrai délice. Hélas, quand on arrive du côté de Franqueville, on est saisi par une monstruosité : la superbe passerelle cyclable flanquée de ses deux escaliers infranchissables. Pas un des promeneurs interrogés sur place qui ne ricane devant cette absurdité, cette offense au bon sens, ce pataquès architectural et ce gâchis. Les lieux se prêtaient pourtant à une rampe appuyée sur le talus de la rocade et permettant ainsi l’accès à tous, inclus les PMR, les cyclistes du quotidien aussi bien que ceux qui suivent la voie verte V81 qui reliera la Méditerranée à l’Atlantique. Cette rampe aurait permis, permettra un jour n’en doutons pas, la poursuite d’un cheminement fluide, une liaison aimable avec la rive droite, la grande ville et même le château Franqueville puis le chemin Henri IV. François Bayrou, bien conscient que ça ne va pas, propose une rampe en bois (Conseil Communautaire du 31 novembre), puis un ascenseur (!). Une réunion est prévue avec Pau à Vélo lundi 14, quelques jours avantl’iNOguration. Qu’en sortira-t-il ? L’annonce de la prochaine mise en chantier d’un accès satisfaisant pour tous les usagers (et de vraies propositions pour le vélo en ville) ou un simulacre de consultation de plus, comme celle du plan Vélo 2030 ? De toute façon, on n’inaugure pas un équipement inachevé. Alors, participez au « chahut revendicatif » sur place à la passerelle de Bizanos/Mazères-Lezons le 18 mai à 18 h 30.

Toutes les infos sur cette action et autres sur : http://www.pauavelo.fr/

Pau, le 12 mai 2018

Les administrateurs.

 

Notre proposition d’une rampe en courbe telle que figurant dans le dossier envoyé le 29 mars :

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Comments

  1. En tant que cyclotouriste j’ai voulu me rentre compte par moi même de la possibilité d’emprunter cette passerelle avec un vélo. Au retour d’une ballade qui me ramenait sur Bizanos et pour rentrer à Billere j’ai donc décidé d’emprunter cette fameuse passerelle.
    J’avais lu dans vos précédents messages qu’il y avait une goulotte permettant de faire rouler le vélo ce qu j’ai voulu tester. La rampe de descente est tellement forte que j’ai dû utiliser les freins pour n’en pas me laisser entraîner par le vélo ce qui n’est pas très pratique est j’ai bien failli dévaler les escaliers en glissant sur une marche avec mes chaussures de cycliste. Il y avait d’ailleurs ce jour là des parents avec leurs enfants à vélo mais ils avaient laissé les vélos en haut sur la plate-forme. Je déconseille donc vivement d’emprunter cette passerelle avec un vélo.
    La prochaine fois je passerai encore par le pont pour rejoindre Gelos au risque de me faire éjecter par dessus la rembarde du pont par une voiture…..

  2. Pour être tombé sur cette passerelle lors d’une balade à vélo avec ma fille de neuf ans, je peux témoigner que les bras m’en sont tombés. Non, il ne m’est pas venu à l’idée d’essayer de faire en sorte que ma fille pousse son vélo dans ses pathétiques rigoles. Clairement, cet aménagement ne répond pas au besoin des cyclistes, mais pas uniquement (poussettes). Il y a encore du travail à faire pour les déplacements à vélos à Pau soient facilités, favorisés, voire même encouragés!

    • Fagnot JL says:

      Faut-il affirmer pour s’affirmer ?
      Faut-il exiger pour exister ?
      Faut-il être assez aveugle pour regarder prospérer une vaine polémique ?
      Absolument, à en croire ce panégyrique de Pau à Vélo…
      Mais il ne faut pas être si hâtif et mieux réfléchir et tourner sept fois sa langue… que de se laisser aller à diffuser une antienne désespérément inopérante…
      Ouvrez les yeux : le chemin piétonnier, situé rive gauche du Gave de Pau, qui conduit de Pau à Assat voire Nay, passe effectivement au pied de la passerelle reliant Mazères à Bizanos, mais n’oblige aucunement à l’emprunter : le cheminement naturel est de rester sur cette même rive !
      Mais si l’idée vous prenait de profiter de cette passerelle pour passer de l’autre côté, donc sur la rive droite, que feriez-vous, une fois passée la passerelle ? Franchir la voie ferrée, en pente douce pour le moment, puis suivre à droite, ou à gauche, la départementale Pau/Aressy, et courir -si j’ose dire- de grands risques puisque aucun cheminement piétonnier n’existe… Ou alors, franchir cette même route départementale, au moyen du passage piéton nouvellement installé, pour affronter la récente pente -moins douce- qui mène au château de Franqueville : et alors, dès le second virage, dilemme : essayer de rejoindre le chemin goudronné classique, mais il faut redescendre 15 marches d’un escalier ancien, ou monter vers le château, par un raidillon pierreux, au milieu des racines et des dénivellations classiques d’un chemin rustique… que seuls les piétons en condition et les VTTistes peuvent utiliser.
      Si le problème des cyclistes peut être évacué, car le sportif convaincu qui est capable de monter sur la selle de son vélo à Franqueville est aussi capable de pousser son vélo le long de la goulotte qui borde les deux volées d’escalier, se pose effectivement le problème des poussettes et des PMR : une fois parvenu sur la rive droite, le PMR est bloqué et ne peut plus aller plus haut que la route Pau/Aressy…
      Pour ce qui concerne la « rampe » proposée, il s’agit ni plus ni moins que d’une espèce de digue, perpendiculaire (au moins dans sa partie haute, au vu du croquis) au Gave, donc un obstacle supplémentaire à l’écoulement des eaux lors des crues, ce à quoi est en train justement de remédier la commune de Mazères, en construisant actuellement une digue de protection des habitations…
      The last but not the least, pour utiliser assez souvent le chemin piétonnier de la rive gauche, je n’ai jamais rencontré de fauteuils roulants, seuls ou accompagnés, sur la portion Bizanos/Rontignon.
      Je trouve très fort de café de se servir d’arguments aussi fallacieux que celui des cyclistes ou celui des PMR, pour exiger des investissements hors de proportions avec l’utilité que certains en attendent…
      Pau à Vélo ferait beaucoup mieux, à mon sens, pour son efficacité et sa crédibilité, de consacrer son énergie à peser sur les décideurs locaux pour demander la pose de panneaux explicatifs à l’entrée des rues paloises où l’automobiliste risque de croiser un vélo à contre sens, même si autorisé : il en va -là- de la vie des cyclistes et non pas de leur seul confort…

  3. Steph says:

    Je trouve que Pau à Vélo cherche surtout à faire le buzz avec cette histoire. Bien sûr on peut se demander pourquoi une rampe n’a pas été prévue (mais est-ce si simple ? Faire 2 traits jaunes sur une photo c’est facile, mais la réalisation est peut-être nettement plus compliquée et donc chère), mais n’oublions pas que le but initial de cette passerelle est de faire la liaison entre le cheminement rive droite et le chemin Henri IV qui démarre/arrive à Franqueville. Ce chemin (Henri IV) est tout à fait inacessible aux PMR (à commencer par la pente relativement raide pour accéder au chateau).

    Donc l’argument des PMR ressemble ici à un prétexte : une fois la passerelle franchie comment un fauteuil roulant va-t’il grimper la côte de Franqueville ? Faire le chemin Henri IV non aménagé pour lui ?

    Concernant les vélos, un cycliste faisant le chemin Henri IV est à priori tout à faire capable de porter son vélo sur quelques mètres. J’ai cru comprendre aussi qu’il y avait une goulotte le long de l’escalier, non ? Tout ça est moins idéal qu’une rampe, mais ce n’est pas non plus le scandale du siècle. Au lieu de se réjouir de l’avancée que représente cette passerelle pour les cheminements à vélo, Pau à Vélo ne veut voir que le négatif, c’est assez navrant.

  4. Votre projet était trop facile à comprendre et à réaliser. C’est pourquoi, ils ont trébuché.

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