« Il faut sauver les Grands Prix de Pau ! »


Interview de François Loustalan

Questions/réponses

Pourquoi avez-vous accepté de répondre à nos questions maintenant ?

L’avenir des Grands Prix est clairement en jeu. De nos jours, une manifestation qui a besoin de 2 millions de financements publics doit – et c’est tout à fait normal ! – répondre à de très fortes exigences en termes de qualité, mais aussi de fréquentation et de relais médiatique. Elle doit aussi reposer sur une relation de confiance sans faille avec les contribuables et donc avec tous les élus qui les représentent, ainsi qu’avec les partenaires qui investissent dans l’événement. Sur ces deux plans, les financements publics et la confiance, les Grands prix sont évidemment en danger si rien n’est changé.

Ne va t-on pas vous reprocher cette prise de parole ?

Peut-être, et même très certainement. On va probablement m’accuser de mettre en danger le Grand Prix. J’ai observé, écouté beaucoup de monde… et cela m’a convaincu de la nécessité absolue de rouvrir le débat, sans tabou, sans polémique, et, à mon sens, la Communauté d’agglomération devrait y associer les habitants. Il me semble que c’est une exigence incontournable au regard des deux points évoqués précédemment.

Vous vous exprimez en tant que président de l’Automobile-Club ?

Non, absolument pas. Parce qu’aujourd’hui l’Automobile Club Basco-Béarnais (ACBB) n’est pas impliqué dans l’organisation des épreuves. C’est l’Association sportive (AS ACBB), créée par l’Automobile Club, qui est aux commandes. Si auparavant, les mêmes personnes étaient à la tête des deux associations, désormais, les deux associations fonctionnent de manière indépendante, même si l’ASAC est locataire de l’ACBB.

Alors à quel titre parlez-vous ?

J’ai, pendant des années, côtoyé certains des fondateurs du Grand Prix, ainsi que des responsables de l’Automobile-Club qui ont construit les heures de gloire du Grand Prix, contre vents et marées, parfois dans les pires conditions. Il faut savoir qu’à plusieurs reprises, ils ont comblé eux-mêmes les déficits, avec leur argent personnel. Ce sont eux qui ont fait venir à Pau les plus grands pilotes du monde, avec l’équivalent de la Formule 1. Nous leur devons – et à eux seuls – la réputation du Grand Prix de Pau. A ce titre, je me dois d’apporter un témoignage pour porter ce qui était leur très fort attachement à ce Grand Prix, véritable patrimoine du Béarn. Je m’exprime aussi comme simple citoyen palois, à titre personnel.

Revenons au coût des Grands Prix. Quel est le problème ?

Même si les chiffres précis ne sont pas communiqués, on sait que le coût total des Grands Prix est d’environ 2 millions d’euros par an : une partie sous forme de subvention, l’autre partie en prestations pour aménager le circuit. Il s’agit donc de l’argent des contribuables de Pau et de l’agglomération. Or aujourd’hui, face aux réductions budgétaires imposées par l’Etat, les Villes et les agglomérations sont obligées de couper sérieusement dans leurs dépenses et même dans leurs aides au tissu associatif. La comparaison avec Bayonne est intéressante. La Municipalité vient de prendre une décision lourde en décidant de faire payer ses Fêtes aux participants non Bayonnais. Une décision impopulaire, mais nécessaire pour réduire le coût des Fêtes de Bayonne qui est de 2 millions d’euros.

Autant que le Grand Prix de Pau…

Exactement. Et c’est là qu’est le problème. Certes, les Fêtes de Bayonne coûtent 2 millions d’euros, mais elles attirent 1 million de personnes et apportent une notoriété majeure à la Ville, avec de très nombreux relais dans des médias du monde entier. Les retombées sont considérables et internationales. De leur côté, les Grands Prix coûtent également 2 millions d’euros, mais désormais pour une fréquentation réduite et sans relais médiatique, hors local. Alors, tôt ou tard, si rien n’est remis en question, la Ville et l’Agglo n’auront pas d’autre choix que de dire stop aux Grands Prix. Si Bayonne remet à plat un événement pourtant de réputation mondiale et extraordinairement populaire, Pau ne pourra pas faire longtemps l’économie d’un vrai débat.

Pourquoi parler de confiance ?

Quand l’argent public est engagé à un tel niveau, il faut une large adhésion des contribuables, des élus qui les représentent et des partenaires qui financent. Cette confiance repose avant tout sur la crédibilité des critères de base qui permettent de justifier ces financements publics : notamment la fréquentation (locale, nationale et internationale) et la médiatisation. Sur ces deux points, ce n’est pas rendre service à l’avenir du Grand Prix de ne pas regarder la vérité en face.

C’est-à-dire ?

Pour la fréquentation, il n’est pas raisonnable d’annoncer 53.000 personnes pour l’édition 2018, comme cela vient d’être fait. Ceux qui fréquentent le stade du Hameau, savent ce que représentent 15.000 personnes en termes d’embouteillages et de problèmes de stationnement. Ils visualisent ce qu’est une foule de cette importance. Il n’est vraiment pas raisonnable d’affirmer que les Grands prix ont attiré cette année l’équivalent de 4 fois le stade du Hameau. Au contraire et malheureusement, les contribuables, les élus et les partenaires ont pu constater de leurs propres yeux que le public était absent des gradins et de la palmeraie lors du grand prix moderne. Il y a eu plus de monde lors du grand prix historique, avec le beau temps, mais certainement pas 25.000 personnes comme annoncé. Comme chaque dimanche de beau temps, il y avait du monde qui se promenait sur le boulevard des Pyrénées. Mais pour autant, beaucoup d’entre-eux ne sont pas rentrés dans l’enceinte du circuit.

Les vrais chiffres sont-ils si difficiles à connaître ?

Pas du tout, c’est très simple. Chaque personne qui rentre sur le circuit doit être munie d’un billet (payant ou gratuit) ou d’un pass personnalisé, comme pour un match de rugby ou de basket. Il suffit que la Communauté d’agglomération demande communication des résultats réels de la billetterie pour donner la bonne information aux Palois et aux habitants de l’agglomération. Que dirait-on si la Section Paloise annonçait 53.000 personnes pour un match au Hameau ? On peut imaginer qu’elle perdrait instantanément la confiance de ses partenaires et de son public.

Qu’en est-il du relais médiatique ?

Il est désormais très faible, sauf au niveau local où des budgets significatifs sont apportés aux médias. Lors de la conférence de presse de présentation des Grands Prix à Paris, le principal média présent était… Pyrénées-Presse, invité à faire le déplacement. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui le Grand Prix ne bénéficie d’aucun relais médiatique, si ce n’est quelques lignes sur les résultats d’une course dans les brèves de rares publications spécialisées. Certains ont cru que les télévisions étaient présentes, mais il n’en était rien. Il ne s’agissait que d’une retransmission à l’intérieur du circuit pour les partenaires et une partie du public, avec une diffusion complémentaire sur Youtube.

Que faut-il faire ?

Il n’y a pas 36 solutions, il faut ouvrir le débat, sans polémique et de manière constructive, pour remettre à plat l’organisation du Grand Prix. Vu l’importance du financement public, cela ne peut pas se faire en petit comité. Il y a nécessité d’associer très largement les habitants de l’agglomération, ainsi que les principaux acteurs de la vie locale. Il y a obligation de faire émerger des idées différentes de celles qui n’ont pas fonctionné ces dernières années, pour retrouver de nouvelles ambitions populaires et médiatiques. Cela passe, bien entendu, par la recherche de nouvelles compétences. Il en existe. Encore une fois, quand 2 millions d’euros d’argent public sont engagés, cela n’a de sens que s’il y a un public très nombreux et réel ainsi que des retombées médiatiques, au minimum nationales, consistantes et réelles. Il ne faut surtout pas que le Grand Prix se réduisent à un noyau d’initiés, à un entre-soi qui sera tôt ou tard condamné à l’échec.

Vous y croyez ?

Bien sûr. Pour en avoir largement parlé avec des personnes très variées, je suis plus que jamais convaincu du potentiel des Grands Prix. Mais à condition qu’il y ait une profonde remise en question, comme cela se fait dans tous les domaines. Par contre, si l’on continue dans la voie actuelle, il est évident que les Grands Prix sont en danger ou le seront à très brève échéance, malheureusement. J’en parle d’autant plus librement que je ne cherche rien dans l’affaire qu’à tirer la sonnette d’alarme comme doivent le faire tous ceux qui aiment le Grand Prix et qui sont attachés au patrimoine qu’il représente.

Et les Casetas ?

Rien à voir. Je préfère ne pas mélanger. L’Automobile-Club s’est exprimé dans un article sur son site*. Il s’indigne d’avoir été dépossédé par la Ville d’un événement qu’il a créé et développé pendant 7 ans, sans faire appel à des financements publics. L’ACBB s’exprimera à nouveau, en temps utile, en fonction des retours que l’association aura ou pas de la part de la Ville.

Les médias locaux sont bien silencieux…

C’est leur problème. Aux journalistes de juger s’ils sont véritablement en accord avec l’éthique de leur profession ; s’ils sont capables d’agir en toute indépendance par rapport aux budgets qu’ils reçoivent de la Ville et de l’Agglo, ou encore par rapport à leurs relations commerciales avec le promoteur actuel des Grands Prix.

Pau, le 25 mai 2O18

Propos recueillis par Joël Braud

* https://www.automobile-club-64.info/acbb2/

Comments

  1. On dirait que cet article dérange beaucoup, si j’en juge l’état d’énervement de personnes que j’ai rencontré dans les services de la ville. Il faut reconnaître qu’il pose des questions majeures sur ce qui se passe autour du grand prix. on aimerait avoir des réponses et de ne plus être dans l’opacité notamment sur la manière dont a été fait l’appel à concurrence pour sélectionner un promoteur compétent?

    • david laville says:

      Je pense sincèrement que si cette hégémonie de la société Créasud continue avec la complicité de la ville et de l’agglo (donc de Mr Bayrou), l’image et l’exemple national que donne la ville dans ce domaine pourraient provoquer la chute de notre « monarche » . Il serait temps de remettre une vrai concurrence pour tout ce qui touche aux évènements publics (foire expo, grand prix, ..etc). Mr Bayrou devrait également se pencher sur le cas de sa responsable des évènements dont la proximité avec Mr Dournes de Créasud ne fait plus de doutes … Ceci expliquant celà.

  2. david laville says:

    Je vous signale que la république à pondu un article à ce sujet (article non ouvert au public car payant). Mais ce qui est encore scandaleux, c’est qu’ils ont supprimés les réactions (en effet, ce que disaient leurs lecteurs ne devaient pas leur convenir: il n’y a que la vérité qui blesse !)

  3. une paloise indignée says:

    Tout ce que je lis et que j’entends ces jours-ci autour du grand prix auto est inquiétant. La moindre des choses est de faire la lumière sur ces pratiques. Et si vous lanciez une pétition pour obtenir la transparence ?

  4. Michel LACANETTE. says:

    Pas dans le même registre, mais dans le même esprit.
    Article du journal Suisse Tribune de Genève qui a de quoi faire rêver les usagers ferroviaires français. Après avoir pris des bénéfices, les chemins de fer Suisse rendent
    de l’ argent aux clients !!!!!! Comme quoi rien n’ est impossible, il faut bien gérer au quotidien, pour préserver l’ avenir.

    Après un joli bénéfice, les CFF prennent soin des voyageurs
    ÉconomieLes Chemins de fer fédéraux accordent pour plus de 57 millions de francs de bons d’achat.
    Quel beau geste des CFF (Chemins de fer fédéraux)! L’entreprise a adressé jeudi des bons d’achat, portant sur 120 francs chacun, à ses 480’000 clients titulaires du fameux abonnement général. Du coup, la valeur totale du «cadeau» s’élève à 57,6 millions de francs.

    À vrai dire, ce cadeau ne surprend guère. L’ex-régie fédérale est parvenue à boucler l’exercice écoulé avec un bénéfice en hausse de près de 5%, à 399 millions de francs. Et, même si la société se trouve régulièrement confrontée à des investissements colossaux, il ne paraît souvent pas de bon ton qu’elle accumule des profits.

    Dans le même temps, les CFF ont su limiter les risques économiques de la générosité. Ils n’ont ainsi pas abaissé le prix du prochain «abo» général de 3860 à 3740 francs pour leurs plus fidèles clients, voyageant en deuxième classe. Les bons d’achat ne peuvent en fait être utilisés que pour la restauration à bord et des transports de bagages, lesquels s’avèrent peu utilisés. Sans oublier des passages en première classe, si un besoin de confort accru se révèle urgent.

    Dans son édition de dimanche, l’hebdomadaire zurichois «SonntagsBlick» rapportait en outre que des consœurs des CFF avaient elles-mêmes encouragé quelque modération dans toute tentation à la prodigalité. Les abonnements généraux de la compagnie nationale de chemins de fer permettent il est vrai d’accéder aux transports publics locaux à moindre prix. «Et ils influencent lourdement les structures de prix dans l’ensemble des transports publics», relève les ZVV (Transports publics zurichois).

    En ces termes nuancés, les ZVV expriment des préoccupations aussi sérieuses que légitimes. Cette société ne peut couvrir que deux tiers de ses coûts par la vente de billets. Le solde est pris en charge par le canton et des communes. Tandis que les CFF, on y revient, ont eux réalisé des bénéfices en offrant du transport sur de plus longues distances. Du fait de cette réalité, le Surveillant des prix, Stefan Meierhans, serait parvenu à négocier les bons d’achat avec l’ex-régie fédérale. Ces bons gestes devraient d’ailleurs encore s’accroître, notamment dans les billets dégriffés. (TDG)
    Par Philippe Rodrik
    Créé: 27.05.2018, 20h03

  5. A Pau, on n’avance pas…

    En avril 2010 j’écrivais sur ce sujet, les questions étaient les mêmes et les réponses aussi : il faut supprimer ce gouffre inutile…et bien d’autres.

    « Le Grand prix de Pau du passé à dépasser » Alternatives paloises du 12 avril 2010

    http://www.alternatives-paloises.com/article.php3%3Fid_article=3696.html

    • Lrvx64 says:

      C’est vrai, supprimons les grands prix mais aussi la section paloise, le pau fc, l’elan bearnais, le stade d’eaux vives, les idees menent le monde, etc….
      Tous ces trucs de loisirs, de sport ou d’animations coûtent beaucoup trop chère à la collectivité….
      Concentrons nous uniquement sur les services publics, le social, etc……..

      Au fait, c’est rappelé dans un autre fil, mais on peut le remettre ici aussi :
      Contrairement aux manipulateurs qui veulent faire croire qu’il n’y a que la mairie et l’agglo qui finance le grand prix, je rappellerai que le pétrolier Total en est le 1er sponsor ainsi que d’autres partenaires privés, c’est à dire en grande partie des financements n’impliquant en rien les contribuables.

      Je précise que je trouve normal que des partenaires privés puisse mettre les mains à la poche pour financer les grands prix ou d’autres animations, c’est très bien qu’ils le fassent, ne serai-ce que parce qu’il ne s’agit pas de services publics..

      Mais laisser croire que seul la mairie ou l’agglo paie est juste un mensonge, une manipulation et une escroquerie intellectuelle.

      Quant à ceux qui pointent toujours du doigt les lobies privés pour les accuser de tous les maux de la terre, je leur dirai qu’il est plus que temps de mettre le doigt sur leurs lobies privé à eux qui n’est qu’idéologie et démagogie et dont la France souffre depuis au moins 30 ans…
      Lobies qui empêche encore aujourd’hui de faire avancer la société dans sa diversité, qui n’est en rien QUE gauchiste….

  6. Il est urgent d’ouvrir un vrai débat : trop d’argent public en question !!! Un débat qui doit être transparent et ouvert assez largement à des personnalités de la société civile paloise et de l’agglomération. Un débat qui doit être sans polémiques et qui doit être tourné vers l’avenir. Les élus municipaux de Pau doivent absolument prendre des initiatives dans ce sens très rapidement : c’est leur responsabilité vis-à-vis de leurs électeurs.

  7. Abadia says:

    Quand les élus joueront avec leur propre argent et pas seulement avec celui des contribuables, vous verrez que le bon sens retrouvera droit de cité…………

  8. david laville says:

    Je voudrais savoir combien de Palois (et agglo) sont intéressés par le grand prix ? Je pense que comme tout spectacle, il doit être financé par le promoteur et non par de l’argent public. Mais je pense que l’ASAC et Créasud n’ont pas le courage d’affronter la réalité et de produire à 100 % l’évènement (et le risque qui va avec) avec leur argent. Ce qui est choquant c’est qu’il n’y a aucune retombées ni médiatiques, ni économiques. Je propose aux prochains candidats à la ville de faire cette proposition. Quand aux chiffres, nous savons très bien qu’ils sont loufoques. mais comment expliquer au contribuable que 2 millions d’euros sont dépensés pour « engraisser » un promoteur ? Quand à la presse, oui, elle est indigne, « voici » est plus crédible. Une honte pour la profession dont j’ai fait parti. Mais venant de la République, ses liens « privilégiés et financiers » avec Créasud étant tellement évidents, rien n’est étonnant de lire que des désinformations à ce sujet. Continuez à acheter ce journal et vous serez lobotisés 😉 ! Par contre, il faudrait vraiment qu’un audit financier indépendant soit fait pour avoir la réalité des chiffres et être sur que le déficit (car il y en a forcement un) ne va pas être payé par nous. Comme il est dit dans cette interview, les anciens promoteurs avaient payés le déficit qui parfois a été très élevé.
    J’ai fait lire toutes les parutions à des amis de différentes régions. Le retour est: « scandaleux ».

    • Ce qui est dingue c’est qu’on dirait que tout le monde découvre la Lune aujourd’hui , à savoir que le Grand Prix coûte un maximum d’argent public et que les retombées sont minimes : mais ça fait des décennies que c’est comme ça ! Qui s’en offusquait ? Pas grand-monde hélas : au-delà de ceux qui en profitent financièrement, il y a tout un microcosme palois de notables (petits et gros) qui profite des mondanités autour du GP…

      Par contre vous n’avez pas peur de la contradiction :

      comment expliquer au contribuable que 2 millions d’euros sont dépensés pour « engraisser » un promoteur ?

      Et plus bas :

      les anciens promoteurs avaient payés le déficit qui parfois a été très élevé

      Le promoteur s’engraisse en faisant du déficit ??

      Par ailleurs essayez d’être un peu plus rigoureux : les deux millions d’euros ne vont pas dans la poche du promoteur. La subvention directe à l’organisateur (qui contracte le promoteur) est de 250.000€.

      • Laville says:

        Je précise. Les 2 millions d euros sont engouffrés dans le grand prix donc pour aider les promoteurs a payer. .. Je demande un audit pour connaître le détail des recettes et des dépenses et qui facture à qui, et ce que paie le contribuable. … car je ne crois pas du tout aux chiffres annoncés. Et je maintiens que si le grand prix doit continuer il doit être financé par les promoteurs. . Il y des choses bien plus urgentes à faire à Pau. …

  9. Oui, il faut essayer de sauver le grand prix. Oui, il faut tout remettre à plat. Oui, il faut de la transparence. J’ajoute : il faut refaire d’urgence un appel d’offres pour trouver un promoteur compétent, comme Madame Lignières Cassou l’avait fait.

  10. Muriel says:

    Je confirme pour le grand prix moderne. J’étais invitée à midi par des partenaires et, en dehors de la réception dans leur loge, c’était plutôt sinistre. Il y avait vraiment très peu de monde et pourtant il faisait plutôt beau à ce moment là. Je suis indignée par les chiffres annoncés par les organisateurs et par la ville : on nous prend pour des andouilles ?

  11. La conclusion de tout cela est évidente : il faut non pas sauver le Grand Prix, mais le supprimer. Il coûte beaucoup trop cher à la collectivité, il n’aura plus jamais le potentiel qu’il a eu dans le lointain passé où il attirait les F1, et il ne peut survivre que sous lourde perfusion d’argent public.

    Exactement le même débat a eu lieu il y a 8/9 ans alors que le Grand Prix battait déjà de l’aile, et la question de la suppression était sur la table. Mais Martine Lignières-Cassou avait finalement reculé et avait plutôt choisi de le relancer après une suspension en 2010. La peur de l’impopularité avait évidemment joué, d’autant que les média locaux prenaient clairement partie pour le maintien : La République bien sûr, mais plus encore l’Hebdo-Plus, qui menait ce qu’on peut presque appeler une campagne sur ce sujet… Certains se souviennent sans doute de ce journal gratuit qui a paru de 2008 à 2012 et qui était édité par « Valeurs du Sud », la société de… François Loustalan (*).

    Alors maintenant, stop, M Loustalan : vous avez déjà obtenu (pas vous seul, mais vous y avez participé) il y a huit ans une tentative de relancer le GP. Huit ans après on est de retour à la case départ, avec les mêmes maux qu’à l’époque. On a donc essayé, on a vérifié que ça ne mar-chait toujours pas : il faut donc savoir s’arrêter (de siphonner l’argent public), et pas faire un nouveau débat pour « sauver le GP » (donc continuer à siphonner l’argent public).

    Quant aux « médias locaux bien silencieux », on peut y inclure PresseLib dont vous être directeur de la publication, non ? On ne peut pas dire que cela soit un haut lieu de l’investigation, ni même du simple regard critique, et c’est un euphémisme.

    (*) soit-dit en passant, quand on donne une tribune à quelqu’un, il est bon de présenter qui il est, et quelles sont ses activités. Lorsqu’il s’exprime sur le GP, il n’est pas forcément anodin de savoir que François Loustalan est à la tête d’une société qui éditait l’Hebdo Plus (très favorable au GP, donc), et qui de façon plus générale oeuvre dans la communication, donc potentiellement en concurrence avec la société Creasud, qui a été pas mal pointée du doigt ces derniers temps pour les mar-chés qu’elle détient sur le Grand Prix (entre autre celui des casetas, « piqué » à l’ACBB, présidé par le même…). Et que François Loustalan pointe d’ailleurs du doigt sans la nommer quand il parle du « promoteur du GP ». De même, dire qu’il ne s’exprime pas en tant que président de l’ACBB n’a pas tellement de sens, tant la proximité de l’ACBB avec le GP est historiquement importante au travers de l’ASAC.

    • Michel LACANETTE. says:

      A vous lire on peu en conclure que François Loustalan n’ est rien d’ autre qu’ un très bon samaritain qui prêche pour sa paroisse, mais surtout pas un lanceur d’ alerte qui souhaite voir donner suite à ses propos. C’est bien ce que j’ ai écrit hier, il faut être un initié comme vous, pour pouvoir lire dans le marc de café trouble des arcanes du GP. Merci de vos propos qui nous éclairent.

  12. Michel LACANETTE. says:

    On ne peut que remercier François Loustalan d’ avoir eu le courage de mettre le problème sur la table, car peu de monde savait, à part les initiés du milieu. Tout le monde se doutait bien de cette situation. Maintenant, ce qui va être intéressant, c’est de savoir ce qu’ il va advenir de cette affaire. Va t’ elle être étouffée sous le poids du couvercle qui pèse toujours sur elle depuis des décennies qu’ elle dure, ou va t’ elle faire l’ objet de remise en cause radicale ou de réforme de façade ?
    Déjà du temps d’ André Labarrère des bruits circulaient sur les difficultés et l’ avenir de ce Grand Prix. Il a fallu mettre un sacré poids politique sur cette affaire pour qu’ elle dure autant de temps sans être remise en cause.
    Malheureusement en France ce genre d’ affaire n’ est qu’ une toute petite pointe, mais vraiment très petite d’ un immense iceberg, qui gangrène la société, pour le plus grand bonheur de nos responsables politiques et administratifs. Il serait plus que temps qu’ il y ait partout en France des François Loustalan. Maintenant suite au prochain épisode.

  13. DUDULE says:

    Une présentation du sujet qui me parait honnête, félicitations pour cet éclairage.
    Je pense que la solution est évidente.

  14. Vous avez raison de parler du problème de fréquentation. Un exemple, j’étais aux soi-disantes « Assises de l’automobile », le vendredi avant le Grand Prix Historique : il n’y avait qu’une trentaine de personnes. Pourtant, ils ont fait une très grosse pub avec l’appui des journaux locaux, des pages entières

    • Muriel says:

      Je confirme et j’ajoute que Créa Sud et la République sont même allés jusqu’à offrir des entrées gratuites pour le gp historique à tous ceux qui s’inscriraient à ces étranges Assises (pourtant gratuites). Résultat, personne dans la salle face aux intervenants. Qui a payé la salle et l’organisation ? La ville ? Les partenaires ? Qui ? Bien entendu, la République n’a pas dit un mot de ce bide : bravo la presse !

  15. Beaucoup de questions très bien posées et pas mal de réponses qui ne sont pas à l’avantage des Grands Prix…
    Mais ne comptez ni sur la transparence au niveau de la Mairie (en particulier au niveau des coûts internes qui sont très important pour l’entretien le montage et le démontage) ni sur le désir d’André Bayrou de débattre, il n’a jamais écouté quiconque.
    Pour ce qui concerne les coûts de toute les folies du roi, la recette a été trouvée : on laisse filer la dette…et advienne que pourra.

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