La forêt, c’est encore un peu du Paradis perdu….. (Marcel Aymé)


Pour atténuer le climat de tension et de violence verbale et physique, présent partout, que ce soit dans le monde du travail, familial, politique, les médias et les réseaux sociaux.

Pour rompre avec le déficit énorme de la sécurité sociale du fait d’une hyperconsommation de drogues chimiques licites, pilules conseillées par prescription médicale pour lutter contre le burn out, la dépression, le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires….qui ruinent nos finances personnelles et collectives, voyons comment il serait possible de s’adapter et d’inverser ce stress ambiant et ses dépenses, sans entraîner de révolution économique, tout au plus, une révolution conceptuelle dans la tête de chacun, du moussaillon au commandant.

Des constats de ressentis positifs, lors des contacts avec la nature, sont innombrables.

+Un animal de compagnie favorise le contact social et assure une meilleure gestion du stress ; rien de tel que promener son chien dans le parc voisin pour rentrer en contact avec autrui ! Les résultats sont spectaculaires chez les personnes âgées, chez elles, ou en maison de retraite, les enfants malades, hospitalisés ou pas, les timides, les psychotiques : les visites médicales sont moins fréquentes. Une étude suédoise, portant sur plus de 3,4 millions de personnes, a démontré que le fait d’être propriétaire d’un chien (ou d’un chat) diminue le taux de mortalité et les risques de maladies cardio-vasculaires.

C’est bien différent si on remplace le chien par une voiture !!!!

Combien la présence d’un aquarium dans une salle d’attente est apaisante !

+ Jadis, les congés payés ont rapproché, avec des bienfaits, les citadins de la mer, la montagne, la nature donc ; le développement des colonies de vacances pour les enfants des villes, les cures thermales ou de moyenne montagne, ont lutté contre la tuberculose, le rachitisme… Pau a eu son heure de gloire dans ce domaine.

+Les villes où le citoyen se sent le plus apaisé sont celles où il y a des rues ou avenues bordées d’arbres, de grands parcs arborés avec fontaines et ruisseaux, petits ponts, saules pleureurs, lacs avec poissons et oiseaux des lieux humides où on peut, presque chaque jour, quand c’est possible, marcher lors de la pause déjeuner, faire le pique-nique ou la sieste., se rendre à vélo.

+ L’engouement de plus en plus grand actuellement pour les activités nature (ski, surf, randonnées…), la campagne, le développement des sociétés de protection de la nature, de botanique, de mycologie….montre la demande de plus en plus pressante d’un retour au contact de notre terre d’origine, celle qui nous a formés, façonnés et dont nous souffrons inconsciemment d’en être exclus.

La nature a construit notre passé, elle construira notre futur.

Considérée comme socio-politique, cette évolution est restée longtemps attachée plus à une notion de conquête sociale qu’à la véritable nécessité vitale.

Puis,

+Michel Serres, en 1985, présentait son essai sur les 5 sens comme «une réintégration du monde dans le langage naturel».

+ Une activité se développe de plus en plus et s’irradie dans le monde.

Un de ses intérêts est de pouvoir s’intercaler dans la vie de tous les jours. Elle a pris naissance au Japon, dans un pays où les contraintes du monde actuel sont bien plus destructrices encore que chez nous. Son étude y est introduite en troisième année de médecine.

Précisons qu’il n’est pas question de résoudre tous les problèmes de santé, c’est une étape pour retrouver équilibre et bien-être, après les assauts destructeurs, sur notre santé, de la technologie et des contraintes de la vie actuelle.

Le mérite du docteur Qing Li, immunologiste au département d’hygiène et de santé publique à l’Université de médecine de Tokyo, directeur de recherche en sylvothérapie, auteur d’un ouvrage enrichissant résumé ici, sur le Shinrin-Yoku «L’art et la science du bain de forêt» First édition, est d’avoir quantifié l’impact de la nature sur l’organisme, permettant de passer du ressenti à une justification chiffrée. (shinrin-yoku : terme inventé en 1982 par le ministre de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche.)

Pour lui, l’utilisation de nos cinq sens dans la nature permet de se déconnecter de notre environnement habituel stressant et toxique et de rentrer en contact avec un autre monde de stimulations apaisantes. Les sons de la forêt, la senteur des arbres, les rayons du soleil jouant sur la couleur à travers les feuilles, la vue des formes fractalisées des houppiers des vieux arbres, la marche sur les sentiers humides, les feuilles, la boue, l’air frais non pollué, contribuent au bien-être. Stress et inquiétude diminuent et nous aident à nous détendre et à avoir les idées plus claires. On retrouve bonne humeur, énergie et vitalité ; cela nous revigore et nous rajeunit.

Ces résultats ont été confirmés par de nombreux tests, sous forme de dosages: glucose, cortisol..de prise de tension, de rythme cardiaque….de réponses à des questionnaires sur les émotions ressenties….avant, peu après et longtemps après (tests sur la durée). Ces études ont été menées dans de nombreuses forêts différentes suivant leur composition floristique, leur situation, l’heure de la journée, la période de l’année…Deux heures de participation des 5 sens dans un bain de forêt permettraient :

Une diminution de la pression artérielle, du stress et de la dépression.

Une amélioration des fonctions cardiovasculaires, du métabolisme, de l’énergie.

Une diminution du taux de glycémie.

Une amélioration de la concentration et de la mémoire.

Un renforcement du système immunitaire.

Un tel résultat ne peut que justifier l’intérêt de ceux qui passent 90% de leur temps dans un espace intérieur où ils regardent des écrans, subissent le technostress des NT : téléphone en permanence, mails et réseaux sociaux qui développent colère, maux de tête, déprime, fatigue mentale oculaire, raideurs dans le cou, insomnies, irritabilité.

Quelques arguments explicatifs de ces actions :

+Le pouvoir des arbres: L’odorat perçoit les phytoncides, ces substances chimiques émises par les plantes pour communiquer et se défendre des bactéries, insectes et champignons. La concentration dépend de la température(max à 30°Celsius) de l’air et des évennements de la journée. Les phytoncides varient d’une espèce à l’autre. Les conifères diffusent par exemple des terpènes psychoactifs.

+Le pouvoir des microbes du sol: «Mycobacterium vaccae est une bactérie non pathogène vivant naturellement dans le sol. Cette bactérie pourrait jouer un rôle dans de nombreux domaines tels que l’immunothérapie pour l’asthme allergique, le cancer, la dépression, la lèpre, le psoriasis, la dermatite, l’eczéma…Les scientifiques pensent que l’exposition à Mycobacterium vaccae peut fonctionner comme un antidépresseur….»Wikipedia.

«A chaque fois que vous binez votre jardin ou mangez un légume arraché du sol, vous ingérez M.vaccae et donnez un coup de fouet au système immunitaire.» Dr Qing Li.

Marcher pieds nus, dans l’herbe humide, plonger les mains dans un tas de feuilles, récupérer un caillou au fond d’un ruisseau, s’appuyer contre un arbre..c’est profiter des vertus variées de ces contacts.

Il n’est pas toujours possible de disposer d’une forêt près de son lieu de travail ou de chez soi mais des aménagements sont possibles.

+Les arbres, déjà matures, en ville, contribuent à oxygéner et à rafraîchir l’air; ils sont d’excellents filtres pour les polluants comme le monoxyde de carbone, l’oxyde d’azote, l’ozone et le l’oxyde de soufre. Ils collectent les particules présentes dans l’air. Elles se déposent sur les feuilles comme la poussière sur un meuble et la pluie les entrainent : les particules sont variées en taille et origine : pollen, suie et fumée, particules et nanoparticules métalliques issues des voitures et des pneus : asthme, maladies pulmonaires, crises cardiaques, cancers, AVC..Un seul arbre peut fixer 4,5 Kg de polluants par an, certains étant plus efficaces ; le bouleau blanc a des feuilles tapissées de minuscules poils qui emprisonnent les particules. L’air ambiant est donc plus sain. Précisons que les communes doivent alors se préoccuper du sort des eaux de ruissellement contaminées et des terreaux de compostage des feuilles !

+ Et même, dans les tours, on peut faire rentrer la forêt chez soi !

Les plantes vertes libèrent le jour, globalement de l’O2, la nuit c’est l’inverse, sauf chez certaines xérophytes appelées plantes CAM (orchidées à feuilles épaisses et succulentes) qui ferment leurs stomates le jour pour limiter la transpiration et les ouvrent la nuit, captant le CO2 des autres végétaux et rejetant O2. De telles plantes sont très dépoluantes dans une habitation, elles agissent comme des éponges en absorbant les substances des peintures, tissus, cigarettes et produits d’entretien. Parmi les plus remarquables: anthurium, areca, plantes grasses, ficus, chlorophytum, dieffenbachia, caoutchouc, spathiphyllum, gerbera, sanseviera, azalée…

+Au travail, à l’école, les bureaux dotés de plantes permettent un meilleur moral, une diminution des arrêts maladie et de l’absentéisme. Elles captent les toxines libérées par les moquettes, imprimantes et tapisseries ; elles maintiennent le taux d’humidité; un air sec est à l’origine de troubles respiratoires et d’irritations cutanées.

Depuis ces travaux, l’épigénétique est venue confortée à la fois les bains de forêt et le bien fondé de la méditation souvent pratiquée au cours de ces séances; Joël de Rosnay(la symphonie du vivant) explique que cette reprise en main périodique du corps génère des radicaux qui modulent l’expression des gènes(stimulation ou inhibition); ce qui expliquerait la persistance dans le temps et surtout la transmission à la descendance, donc les bifurcations possibles des comportements culturels.

Naturellement, en France, motus et bouche cousue pour une prise en charge politique et économique de ces résultats contraires à la croissance du PIB ; on s’efforce de ne pas en parler et même de tourner en ridicule ces farfelus hors du temps. Les lobbies s’y emploient, il y a trop d’intérêts économiques en jeu dans le monde des drogues licites et illicites, des entreprises pharmaceutiques, etc…pour promouvoir une adaptation rentable des emplois du temps, dans les entreprises.

Tous les ennuis que nous vaut la vie moderne sont dus à ce qu’il y a de divorce entre la nature et nous.
Isaac Asimov

 

signé Georges Vallet

crédits photos:pinterest.fr

Comments

  1. Larouture says:

    Ce que vous décrivez me semble, plus ou moins, pris en compte dans des mouvements type « slow city (réseau Cittaslow), slow food ».
    Ces mouvements ont été étudiés dans le cadre de la préparation du PLUi de l’agglo. Je ne sais pas ce qu’il en est sorti. Actuellement ce document fait l’objet de publications dans la presse locale.
    La démarche « slow city » a été entamée à Nay.
    Les sites d’accrobranches se développent dans nos forêts ; par exemple à Lacq-Audéjos.
    A Loubieng vous pouvez passer une ou plusieurs nuits dans les arbres.
    La société évolue donc. J’ajouterais que ces engouements créent de l’activité. C’est bon pour l’accroissement du …PIB. En plus ces activités ne doivent pas détraquer la balance commerciale.
    Il doit quand même y avoir quelques inconvénients (impact sur la faune et la flore, risque Lyme, …).

  2. Georges Vallet says:

     » Pourtant il ne faut pas chercher longtemps pour trouver de quoi tempérer cet enthousiasme »

    Connaissez-vous des résultats de recherches qui ne sont pas mis en doute?
    Le milieu scientifique lui-même s’y emploie et c’est normal, mais le monde de lobbies est très entreprenant aussi sur ce sujet pour défendre ses intérêts. Dans ce cas, des milliards de perte sont en jeu!

    « En raison de l’insuffisance des preuves sur la sylvothérapie »

    Passez en revue toutes les substances émises par les industries, l’agriculture, etc.comme les perturbateurs endocriniens, le roundup et les milliers de substances identifiées cancérigènes… , elles sont presque toutes contestées du fait qu’il n’y a pas, soit disant assez de preuves. cela permet de présenter des amendements pour continuer l’emploi des pesticides , herbicides et autres, L’amiante a eu son malheur de gloire à ce sujet.

    En attendant, puisque vous avez des doutes sur l’intérêt des bienfaits des contacts avec la nature, restez enfermé chez vous devant votre écran à chercher des poils sur les œufs, non bio bien sûr, car, sûrement, rien ne prouve qu’ils sont meilleurs quand les poules ont picoré dans le pré à côté du poulailler plutôt que les plumes de leurs congénères en batterie.

    • PierU says:

      Je vous sens à cran dès que je vous contredis… Une petite promenade en forêt vous ferait sûrement du bien 🙂 !

      Qualifier les réserves scientifiques émises sur la « sylvothérapie » d’émanation des lobbys est une pirouette qui évite de répondre sur le fond.

      On peut contester les études qui contestent, la question n’est pas tellement là : ce que je reproche initialement à votre présentation c’est qu’elle donne l’impression au lecteur qu’il s’agit d’une théorie parfaitement établie, en occultant justement le fait qu’elle est en l’état actuel contestée et qu’il n’existe aucun consensus réel sur le sujet. Donc si vous ne donnez pas l’information je me permets de le faire en toute neutralité : où est le problème ?

      Maintenant si je peux donner mon avis, je trouve que baptiser « sylvothérapie » le fait de faire de l’exercice dans un milieu relaxant, et promouvoir ça comme une discipline médicale, est pour le moins pompeux. Vous avez aussi parlé de l’aspect bénéfique des animaux de compagnie : faut-il aussi créer la « cynothérapie », avec ses spécialistes certifiées, ses diplômes, etc ? Ou la coluchothérapie, consistant à regarder les sketchs de Coluche ?

      • georges Vallet says:

        « Je vous sens à cran dès que je vous contredis… »
        C’est d’ailleurs uniquement pour cela que vous le faites! Ce n’est pas grave, je viens de marcher pieds nus dans le gazon mouillé par la dernière pluie!

        Avant de critiquer vous devriez relire mon texte, pourquoi pas le livre, cela vous ferait peut-être réfléchir plus objectivement car vos interprétations montrent que, volontairement sans doute, vous n’avez pas cherché à comprendre mais à interpréter subjectivement pour pouvoir critiquer.

        « votre présentation c’est qu’elle donne l’impression au lecteur qu’il s’agit d’une théorie parfaitement établie, »
        Vous êtes encore trahi par vos « impressions » Je résume les propos tenus par l’auteur et donne les résultats au conditionnel. Je n’engage que l’auteur. Je partage seulement , pour de nombreuses raisons, les idées émises; d’autre-part, je pense que les universitaires japonnais ne sont pas moins compétents que vous pour juger en introduisant la discipline dans les études de médecine.

        « Maintenant si je peux donner mon avis, je trouve que baptiser « sylvothérapie » le fait de faire de l’exercice dans un milieu relaxant, et promouvoir ça comme une discipline médicale, est pour le moins pompeux ».

        Comme ce n’est qu’un avis, vous en avez tout à fait le droit; quant au contenu que vous jugez pompeux, il ne vient pas de moi mais de l’auteur qui est présenté comme immunologiste au département d’hygiène et de santé publique à l’Université de médecine de Tokyo. Si tel est le cas, le « à chacun sa vérité » est soumis à l’appréciation des compétences acquises.
        Quant à vos espiègleries de « cynothérapie » ou « coluchothérapie », ne vous avancez pas trop!
        Une chose est certaine est qu’ une « PierU-thérapie » ne me semble pas souhaitable dans ce cas car ce ne serait pas évoluer dans un milieu relaxant!

        • Les « impressions » vous les provoquez, ingénument ou pas. Ne présenter qu’une thèse sans l’antithèse en multipliant les conditionnels (et encore, pas partout) est une petite entourloupe assez classique : on sait que la plupart des lecteurs oublient rapidement les conditionnels et ne retiennent que ce qu’ils ont envie de retenir. On se retrouve ensuite avec des gens qui soutiennent que « Mais si je t’assure c’est prouvé, et c’est du sérieux c’est un chercheur japonais et tout ! » et on a un mal de chien à les ramener à une vision un peu plus équilibrée et critique. Un seul exemple sur le champignon : vous citez le passage qui va dans votre sens sur l’article wikipedia, en occultant opportunément celui qui ne va pas dans votre sens.

          Quant à l’argument d’autorité je peux vous le renvoyer sans problème : les auteurs des études qui relativisent les affirmations de la sylvothérapie ne sont à priori pas des peintres non plus et sont tout autant crédibles que votre professeur Qing Li.

          Je m’explique sur le terme « pompeux » : l’effet négatif à long terme des hormones du stress sur le système immunitaire a été démontré sur les rats, et on peut raisonnablement supposer qu’il en est de même chez les hommes. A partir de là, toute activité ou tout simplement tout élément relaxant (par exemple la simple présence d’un animal de compagnie) peut effectivement être qualifié de « thérapie » et on enfonce des portes ouvertes. Tout comme dire que c’est mieux d’aller respirer de l’air pur plutôt que l’air pollué : quelle découverte, on ne s’en doutait absolument pas !! Le reste, les histoires de champignons, de terpènes, etc, sont justement les points qui ont l’air d’être les plus spéculatifs à ce stade.

  3. En laissant entendre que tout cela ce sont des faits scientifiquement établis, vous ne donnez qu’un son de cloche. Pourtant il ne faut pas chercher longtemps pour trouver de quoi tempérer cet enthousiasme, notamment deux études récentes essayant de faire une revue exhaustives des études disponibles et dont je traduis (plus ou moins bien) les conclusions ici :

    En raison de l’insuffisance des preuves sur la sylvothérapie, due à la mauvaise qualité méthodologique et de description, et de l’hétérogénéité des études cliniques, il n’a pas été possible de tirer des conclusions sur ses effets. Cependant, il a été possible d’identifier les problèmes dans les études cliniques actuelles et de proposer une stratégie pour améliorer leur qualité et souligner leur faisabilité, ainsi que des critères d’évaluation originaux basés sur les caractéristiques de la sylvothérapie, pour les travaux de recherche à venir.
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3414249/ (2012)

    La sylvothérapie pourrait jouer un rôle important dans la promotion de la santé et la prévention des maladies. Cependant, le manque d’études de haute qualité limite l’impact des résultats, rendant les preuves insuffisantes pour établir des lignes directrices de pratiques cliniques. Des études cliniques plus fiables sont nécessaires.
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5664422/ (2017)

    Bref, il faut éviter de présenter la sylvothérapie comme faisant l’objet d’un consensus.

    Maintenant s’il s’agit de dire que faire un exercice doux (de la mar.che) dans un milieu calme et peu pollué (la forêt) ne peut être que bénéfique, c’est un peu enfoncer des portes ouvertes…

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