Conseil Départemental des PA : une obstination coupable


Gourette webcam 23 décembre 2018 11h00    Noël est là et pour les Pyrénées toujours pas de neige en vue. C’est normal me direz vous, le réchauffement climatique est une certitude, sauf pour nos Conseillers Départementaux…

Comme chaque année, l’EPSA (Etablissement Public des Stations d’Altitude ) gestionnaire des stations de Gourette et La Pierre Saint Martin pour le compte du Conseil Départemental, propriétaire, annonce une ouverture des stations fin novembre, début décembre. Comme chaque année ses dizaines d’employés sont mobilisés pour préparer les installations un mois trop tôt, comme chaque année l’ouverture est retardée et les employés payés par le contribuable à attendre la neige…

Comme tous les deux ans depuis dix ans je m’égosille sur Alternatives Paloises pour dénoncer cette gabegie honteuse qui s’ajoute aux autres scandales de la gestion de cette entité inutile : « Subventions entre amis ? » (AP du 5/11/2018)

Cette année 2018, la plus chaude depuis le début des mesures en 1900 confirme cette tendance inéluctable (+ 1,4 °C en France par rapport à la normale 1981/2010) :

« La température moyenne à la surface du globe devrait faire de 2018 la 4e année la plus chaude depuis le début des mesures, après 2016, 2015 et 2017, soit ces 4 dernières années. En outre, les 20 années les plus chaudes jamais enregistrées se situent toutes parmi les 22 dernières années. » (Météo France)

Cela confirme aussi toutes les études menées sur l’enneigement dans les Pyrénées. La neige à la station de Gourette, à 1400 m, c’est définitivement terminé. La Pierre Saint Martin est aussi trop basse. Le ski commence maintenant à 1800 m et encore, pour des périodes de plus en plus courtes !

Malgré cela, le Conseil Général des PA continue obstinément à jeter l’argent des contribuables par la fenêtre et continue à investir pour ces stations. Pourtant, déjà en 2012 le Président de l’EPSA faisait le constat suivant :

« Je tiens d’abord à redire que l’état de dépendance de l’Epsa vis-à-vis du conseil général a atteint un niveau inacceptable. Il s’agit tout de même des deniers publics… Ceci dit, nos stations en valent la peine et je suis persuadé que, d’ici 3 ans, on arrivera à des résultats. Il faut maintenir ces outils, mais pas à n’importe quel prix ! » (La République du 27/06/2012)

Depuis, rien n’a changé, pire, ils continuent, obstinément, à n’importe quel prix, en essayant de faire croire que les retombées économiques de ces activités justifient ce flot d’argent public. Ces stations n’ont jamais réussi à mettre en place un modèle économique minimal. Comment croire qu’on pouvait rentabiliser des investissements énormes et l’investissement immobilier avec une fréquentation de quatre semaines par an ? Les propriétaires d’appartements ont du souci à se faire car aucune stratégie crédible n’est mise en place, et pour le moment ce sont les idiots de contribuables qui payent.

Les sommes investies sont très importantes avec toutes les combines comptables pour en dissimuler ou atténuer le montant comme j’ai eu l’occasion de le montrer dans les articles précédents. Mais surtout ce qui est scandaleux, c’est que le Conseil Départemental continue cette gabegie ! ( « A l’EPSA les subventions du Conseil Général fondent comme neige au soleil » AP du 14/7/2012)

Il n’existe qu’une attitude logique : la gestion du déclin de ces stations, et le problème est de taille.

D’autre part, comment faire venir des touristes l’été dans une montagne défigurée par des remontées mécaniques et les pistes tracées sur ses flancs ? (en plus, ne cherchez pas les budgets pour le démantèlement de ces installations… )

Les stations de ski béarnaises, énergivores et polluantes n’ont pas d’avenir, d’autant que la situation générale du ski en France n’est pas bonne : « Des skieurs qui prennent de l’âge, un marché locatif en crise, une baisse lente mais historique de la fréquentation… Les stations de ski glissent sur une mauvaise pente »   « le nombre de journée-skieurs diminue en moyenne de 0,8% chaque année depuis 10 ans » (Challenges du 22/12/2018: Les stations de ski, un business qui vieillit mal)

Par ailleurs, les stratèges du Conseil Départemental n’ont rien à proposer à part une fuite en avant coupable pour un domaine qui d’ailleurs ne fait pas partie de leur cœur de compétences dans notre invraisemblable mille feuille.

Daniel Sango

Autres articles :

« Le gouffre de Gourette et de la Pierre Saint Martin » AP du 23/11/2009 et sa suite du 30/11/2009

« Chère Blanche Neige » AP du 5/11/2011

« A l’EPSA les subventions fondent comme neige au soleil » AP du 2/07/2012

Photo : webcam Gourette 23 décembre 2018 à 11h00

 

18 commentaires sur « Conseil Départemental des PA : une obstination coupable »

    1. Avec un brin d’humour : le Conseil départemental est entrain de réfléchir (…) sur une période aléatoire pouvant s’étaler sur plusieurs années… 😉 😉 😉

      Exemple : confier une étude ou une mission à un cabinet spécialisé dans l’aménagement du territoire, pour trouver une solution viable et pérenne économiquement en substitution à la situation actuelle que connaissent les stations situées à une altitude inférieure à 1800 m, l’ensemble étant comme d’hab, au frais… des contribuables.

      Dans certains cas plus ou moins douloureux dans le « recyclage » de stations, l’anticipation s’avère parfois et plus ou moins, une… exception : on garde le sourire « siouplait » !!! 😉 😉 😉

  1. En farfouillant sur le web, j’ai trouvé un article susceptible d’intéresser certains d’entre vous…

    Site « lagazettedescommunes.com » (Service du Groupe Moniteur, société éditrice) : article « Le modèle des stations de ski doit changer » (Publié le 16/04/2018 • Par Auteur associé : Eric Charlie Adamkiewicz, Maître de conférences, Département Management du Sport, Faculté des Sciences du Sport et du Mouvement Humain, Université Paul Sabatier Toulouse)
    Chapeau de l’article : « Le modèle de développement des stations de ski est dans une impasse. Il peut, et doit être repensé. »
    URL : https://www.lagazettedescommunes.com/558600/le-modele-des-stations-de-ski-doit-changer/

    Extraits (…) :
    « Les stations de Pyrénées, face aux évolutions climatiques et en raison de la transformation du marché touristique en montagne, doivent faire évoluer leurs organisations. Plusieurs possibilités sont envisageables : copier les modèles alpins à l’efficacité discutable ou construire leurs propres solutions. »
    « Les recommandations de la Cour des Comptes (rapport 2015 pour les Pyrénées et 2018 pour les Alpes du Nord), si elles font état d’un certain nombre de dysfonctionnements et d’absence de prises en comptes des évolutions des marchés par certains acteurs, restent dans une perspective classique : regroupement des collectivités pour mutualiser les moyens et construire des stratégies. »
    « Maîtriser le parc d’hébergements : …Mais pour cela il faudrait de véritable « Gouvernances locales », avec des stratégies claires. Il faudrait aussi accepter d’arrêter de construire en montagne : il y a déjà trop de lits, avec plus de 50% de lits froids dans l’ensemble des massifs. Et ce ne sont pas les politiques de taxation des résidences secondaires « non productives » qui pourront changer la situation à court terme.
    Repenser un modèle n’est pas uniquement regrouper des déficits et faire porter aux collectifs les problèmes de tous. La diversification des activités, y compris en période estivale, est un aspect de la question, mais la réflexion ne peut se limiter à cela.
    Dans les Pyrénées, comme dans les Alpes, l’enjeu est la maitrise d’une partie de l’hébergement. »

  2. Toujours le même constat à quelques variantes près : création ou maintenance d’emplois au frais des contribuables, c’est toujours un plus pour quelques élus ou acteurs économiques (?!?) qui souhaitent faire valoir leurs actions ou être réélus…
    Les stations de ski sont en concurrence, anticipation et/ou réactivité en est une des règles au nom de l’emploi ou de la préservation de l’emploi, quitte pour les élus locaux et conseillers départementaux à prendre quelques libertés qui sont… « en dehors des clous des plus élémentaires règles de gestion » : après tout (bis repetita), c’est effectivement le contribuable qui paie…
    A suivre, et ce, tant que « les stratèges du Conseil départemental » ne prônent pas l’utilisation massive de canons à neige, ce qui serait un comble !

    P’tite revue de presse sur internet (liste sélective et donc, non exhaustive… ) :
    1) Site « Skipass » : article « Nos montagnes se réchauffent (Effets et conséquences du changement climatique sur les massifs français) » par Loïc Giaccone, publié le 18 octobre 2018
    URL : http://www.skipass.com/news/151739-nos-montagnes-se-rechauffent.html

    2) Site de l’ « OPCC (Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique) » : voir entre autres, le rapport OPCC2 sur le changement climatique dans les Pyrénées: impacts, vulnérabilités et adaptation…
    Rappel (extrait de la présentation OPCC) : « L’Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique, OPCC, a pour objectif de réaliser un suivi et de comprendre le phénomène du changement climatique dans les Pyrénées pour aider le territoire à s’adapter à ses impacts. Sa vision est d’être la plateforme de référence en matière de connaissance en adaptation au changement climatique dans des écosystèmes de montagne. »
    URL : https://opcc-ctp.org/fr

    3) Site « france3-regions.francetvinfo.f » (francetvinfo: nouvelle-aquitaine/pyrenees-atlantiques/bearn) : article « Changements climatiques : les Pyrénées en surchauffe » (article de Christine Le Hesran, publié le 13/11/2018)
    URL : https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/pyrenees-atlantiques/bearn/changements-climatiques-pyrenees-surchauffe-1572214.html

    « As usual » : bonne lecture… 😉 😉 😉

  3. Lorsque j’étais jadis étudiant en histoire et géographie à l’UPPA tout juste sorti de terre, notre professeur de géographie humaine nous expliquait que l’aménagement touristique de la montagne résumait la vieille formule certes marxiste néanmoins valide : capitalisation des profits et socialisation des pertes. La formule me semble encore aujourd’hui d’actualité. Vous avez donc raison de dénoncer cette
    fuite en avant incroyable.

  4. « A quelques kilomètre de Gourette à vol d’oiseau, vous avez Formigal : 140 kms de pistes et juste à côté, Panticosa avec une trentaine de kilomètres. Ces 2 stations ont un forfait commun soit pour plus de 170 kms de pistes.
    Et cette année un accord à était trouvé avec leurs voisines Candanchu et Astun (environ 40 kms de pistes chacune) »
    Pour les fêtes de la Inmaculada, point de neige dans ces stations.
    Pour Noël 2018 , itou.
    Comme la station de Formigal est montée d’année en année vers les sommets,
    au delà du col du Pourtalet elle est maintenant arrivée et toujours pas de neige, même à 2000 mètres!
    Peut-être que le forfait commun aux stations espagnoles leur permettra une offre VTT.

    un pseudo-écolo

    1. L’exemple d’une station qui à mis de gros moyens pour préserver des dizaines d’emplois dans la vallée de la Tena notemment.

      Et effectivement, rien ne les empêchent de proposer des prestations de VTT ou de ballades, aussi très nombreuses dans le coin.

  5. Entièrement d’accord avec Daniel Sango c’est l’exemple type du double langage sur l’urgence écologique: le maintien de structures à l’avenir précaire et coûteuses pour le contribuable. Il en est de même, par exemple avec le Grand Prix de Pau contraire à toutes les injonctions liées à la nécessaire transition énergétique. Où est la pédagogie? Quelle est la crédibilité du « discours environnemental »?

    1. Quand on parle aux gilets jaunes de la transition écologique avec « la fin du monde », il répondent « la fin du mois »…..

      Je suis pour la transition écologique, mais contre les écolos idéologues qui nous donnent des leçons avec les éoliennes par exemple, sans jamais parler de leurs pollution sonore ou visuel….
      Les mêmes parlent des voitures électriques mais ne se souci pas des batteries, extrêmement dangereuse pour …l’environnement.

      Mais bref, pour respecter le sujet d’ici sur les investissements du Conseil Départemental dans les stations, préfère t-on que les vallées se desertifient encore plus ?,
      Alors qu’une des principales dérives des dernières décennies est précisément l’oubli totale des zones rurales….

      1. Alors qu’une des principales dérives des dernières décennies est précisément l’oubli totale des zones rurales….

        Effectivement nos amis Espagnols ont eu la bonne idée de créer des stations intégrées aux villages, sauf partiellement pour Formigal, et non des stations  » hors sol » totalement découplées de la vie de la vallée comme Gourette, Artouste et La Pierre St Martin.
        Cela leur permet attirer une clientèle sur pratiquement toute l’ année avec une diversité
        d’ activités qui peuvent facilement se pratiquer sans gros investissements.
        Pour faire du VTT à Gourette ou à La Pierre il faut faire fonctionner les télésièges pour un très faible taux de fréquentation. La diversification oui, mais à condition d’ en connaître le coût. Pour l’ instant le CD n’ a pas l’ air de se soucier des coûts directs et indirects.

        1. « Cela leur permet attirer une clientèle sur pratiquement toute l’ année avec une diversité
          d’ activités qui peuvent facilement se pratiquer sans gros investissements.
          Pour faire du VTT à Gourette ou à La Pierre il faut faire fonctionner les télésièges pour un très faible taux de fréquentation. »
          Je reconnais que le conseil départemental ne se réveille que maintenant, avec ce projet, toutes saisons, puisque c’est la première fois qu’il investit ainsi pour d’autres activités complémentaire que les sports d’hiver.
          Donc justement, il faudra surement un temps pour que le taux de fréquentation puisse décollé.
          Dans les Alpes,plusieurs stations ont pris le virage de ces nouvelles activités depuis un moment et ça marche, alors pourquoi pas chez nous ?.

          Oui, il faut faire fonctionner des téléportés pour transporter les « VTTistes »,mais c’est le cas aussi ailleurs,
          Et autant ici qu’ailleurs, ceux qui veulent juste randonnée à pied sans utiliser des remontées mécaniques ou encore faire des ateliers de nature peuvent le faire.
          On a tout ce qu’il faut ici aussi.

          « La diversification oui, mais à condition d’ en connaître le coût. Pour l’ instant le CD n’ a pas l’ air de se soucier des coûts directs et indirects. »
          Comme je le disais dans un précédent message : si on n’investis pas ce qu’il faut pour favoriser ces nouvelles activités,elles ne se développeront pas.

          J’ajouterai que lorsque le télésiège des Fontaines de Cotch de Gourette avait était détruit par une avalanche en 2015, le conseil général de l’époque (l’opposition d’aujourd’hui) voulait investir en catastrophe pour son remplacement.
          La majorité actuelle avait refuser car ce remplacement ne proposait en rien un projet à plus long terme, contrairement à celui d’aujourd’hui dit de « 4 saisons ».

          1. Oui, il faut faire fonctionner des téléportés pour transporter les « VTTistes »,mais c’est le cas aussi ailleurs,
            Pas d’ accord, par exemple en vallée de Tena, pas besoin de faire marcher les télésièges pour transporter les Vététistes. Ils y a tout un réseau de chemins balisés qui partent de Biescas jusqu’ à la frontière en passant par tous les villages. On peut également relier la vallée de Canfranc, avec pour retour des navettes par car qui ramènent au point de départ. Tout cela découle d’ une vision globale de l’ outil  » aménagement du territoire » pas forcément de l’ injection d’ énormes sommes d’ argent.
            Coté Nord des Pyrénées on a impression que la réussite n’ est qu’ au prix de forts investissements financiers publics. Aidons les projets de pays, issus des autochtones assurés de suivi sur le long terme et non des projets technocratiques, qui n’ ont aucun liens avec le terrain, si ce n’ est de générer des financements, malheureusement souvent perdus dans les dédales locaux au bout de quelques années.
            Tout cela relève de bon sens, de bonne volonté et d’ écoute des gens du terrain.
            On est pas non plus nuls, mais de gros efforts restent à faire. Chez nous, en matière
            d’ aménagement on pense encore trop station et non vallée ou groupe de vallées régionales ou interrégionales. C’ est ce vers quoi il faut tendre.

      2. Cher Lrvx…votre soutien à la transition écologique m’apparaît plus que paradoxal et surtout conditionné par une transition qui ne changerait rien….avec notamment des éoliennes bruyantes….bref si on élimine le bruit des éoliennes, et les batteries des véhicules électrique….tout ira bien…quel est votre projet de transition menant à la fin des centrales nucléaires et des énergies fossiles…A moins que comme le disait un humoriste, il suffirait d’enterrer les éoliennes pour qu’elles ne fassent pas de bruit…

  6. Lrvx64, vous nous enfumez. Sous le prétexte inusable de l’emploi (jusqu’à quand ?) utilisé par des élus irresponsables (juqu’à quand ?), on se permet tout : polluer et même tuer sur la zone de Lacq, dépenser bêtement pour compenser l’absence de neige. Ces gens n’ont aucune vision à moyen et long terme. C’est dramatique.

    1. Trés bien, dites moi alors comment on fait pour augmenter le pouvoir d’achat et améliorer la vie de nous tous et de chacun d’entre nous sans creer de nouveaux emplois et sans devoir faire payer nos enfants par toujours plus de dettes épouvantables qu’on augmente de manière délirante à chaque fois qu’on achète la paix sociale ?

      Je n’enfume personne, ce qui nous enfument depuis plus de 30 ans, ce sont les pouvoirs en place qui promettent mont et merveilles et le monde merveilleux des bisounours !

      La preuve, on change complètement de crèmerie à chaque élection. avec de plus en plus d’abstention pourquoi ? Il serait peut-être temps de se poser la question.
      Pour moi, parce qu’on est systématiquement déçus de ceux qu’on choisit, et pour cause, ils passent leurs temps à nous tromper en faisant juste de la démagogie.
      Macron était le premier à choisir une autre voix.
      Les seuls qui tirent les marrons du feu de ces désillusions successives sont les extrêmes et notamment Le Pen. Pense-t-on vraiment que c’est la,solution ?

      Et éffectivement, vous avez raison, c’est dramatique : irresponsabilités, aucunes visions d’avenirs à moyens et long termes chez les dirigeants,mais désolé, aussi chez les gilets jaunes qui restent et qui passent en ce moment tout leurs temps sur les ronds points !

      Désolé de faire entendre une musique différente.

  7. Le deuxième rapport AcclimaTerra sur le réchauffement climatique dans la région Aquitaine vient de sortir.
    Les journées AcclimaTerra viennent de se tenir à Pau.
    L’Observatoire Pyrénéen du changement climatique publie:
    https://www.ouest-france.fr/environnement/rechauffement-climatique-deux-fois-moins-de-neige-dans-les-pyrenees-d-ici-2050-6064622
    Et la loi exige des élus l’exemplarité sur le changement climatique, au travers des investissements vertueux.
    Devra t-on faire un procès au Conseil Départemental, comme une pétition actuelle envisage de le faire pour l’État?

    1. Rappel : en dehors du ski qui nécessite le froid et la neige, il y a d »autres activités de plein air en pleine croissance qui sont totalement compatible avec la nature et l’environnement.

      A l’heure du pouvoir d’achat rappeler à longueur de journée par les gilets jaunes, préférons-nous le chômage ou le pouvoir d’achat ?

  8. « Comme chaque année, l’EPSA (Etablissement Public des Stations d’Altitude ) gestionnaire des stations de Gourette et La Pierre Saint Martin pour le compte du Conseil Départemental, propriétaire, annonce une ouverture des stations fin novembre, début décembre. Comme chaque année ses dizaines d’employés sont mobilisés pour préparer les installations un mois trop tôt, comme chaque année l’ouverture est retardée et les employés payés par le contribuable à attendre la neige… »

    Je précise d’abord qu’il y a tellement de contraintes et de normes administratives et sociales, qu’aujourd’hui les dirigeants des stations sont obligés de prévoir et de décider plusieurs mois à l’avance des calendriers d’ouvertures et de fermetures des stations, ce qui est complètement stupide car un non sens total puisque par définition impossible à déterminer avec précision !

    Avant ces normes absurdes,les stations ouvraient dés que la neige arrivait et elles fermaient dés qu’il n’y en avait plus assez !
    Donc je pense qu’il ne faut pas se tromper de bêtises.

    J’ajoute aussi des normes de plus en plus drastique de sécurité où on impose de manière complètement exagérer des investissements qui en fait n’apporte rien de véritablement utile à la sécurité. Il s’agit juste de donner l’impression que l’on s’occupe des gens.
    En clair, les protéger contre eux-mêmes ce qui fait qu’ils ne font que ce déresponsabiliser toujours plus ! (encore un changement de mentalité qu’il faudrait faire !, mais c’est un autre sujet)

    « Cela confirme aussi toutes les études menées sur l’enneigement dans les Pyrénées. La neige à la station de Gourette, à 1400 m, c’est définitivement terminé. La Pierre Saint Martin est aussi trop basse. Le ski commence maintenant à 1800 m et encore, pour des périodes de plus en plus courtes ! »

    Effectivement,la neige naturelle se fait de plus en plus rare autour de 1400 m, mais la technologie des canons qui s’améliore chaque année permet de descendre en ski jusqu’à 1400 m les 3/4 de la saison.
    Des canons, qui ont aujourd’hui des normes environnementales très strictes….

    Mais vous parlez de gaspillage.
    Oui,il y a eu effectivement un gaspillage d’argent public à Gourette.
    C’était en 2004 lors des derniers gros investissements :
    Celui du positionnement des nouvelles remontées et leurs lignes, qui sont absurdes car on n’a absolument pas tenu compte du rechauffement climatique futur, déjà détecter à l’époque !
    Ce projet à était fait par …des technocrates qui ne connaissaient rien aux spécificités du terrain !

    L’investissement du conseil départemental d’aujourd’hui à en partie pour but de corrigé ces erreurs stupides de 2004.
    D’ailleurs, c’est une concertation avec les habitués sur le terrain qui à,était (enfin) un préalable pour ce nouveau projet……

    « Comme tous les deux ans depuis dix ans je m’égosille sur Alternatives Paloises pour dénoncer cette gabegie honteuse qui s’ajoute aux autres scandales de la gestion de cette entité inutile »

    « Comment croire qu’on pouvait rentabiliser des investissements énormes et l’investissement immobilier avec une fréquentation de quatre semaines par an ?  »

    D’abord dire qu’il faudrait simplifier le mille feuilles administratifs, est tout à fait vrai.
    La région pourrait très bien s’occuper de ces sujets.

    Maintenant, l’emploi est vital pour nos vallées.
    Certes, les activités de ski annuelles sont effectivement de plus en plus courte (environ 3 mois 1/2), mais c’est une erreur de croire qu’il n’y a aucune autres activités.
    Il y a les activités que l’on pourrait qualifier d’estival ou de « nature » nécessitant des conditions climatiques de douceur (VTT, randonnées, trail,…), – en pleine évolution et en pleine croissance, je le précise – qui ne nécessite pas de neige (donc pas de contradiction avec le réchauffement climatique) .
    Ces activités peuvent être proposer sur des durées de plus en plus longue, par exemple entre mai et octobre.
    Et, justement le nouveau projet du Conseil Départemental est « 4 saisons » pour que ses investissements soit en phase avec le changement climatique.

    Mais si vous voulez que je vous dise que ce nouveau projet est cher, oui c’est vrai vous avez raison, il est de l’ordre de 32 millions d’Euros.
    Mais on est loin de la ligne Pau-Canfranc à 100 millions d’Euros (3 x plus…..) qui ne ferait surtout (et encore ce n’est pas prouver) que le bonheur économique de Pau et de Canfranc, soit des collectivités qui heureusement pour elles, s’en sortent déjà correctement.

    Donc si la gabegie qu’il faut absolument stopper c’est de créer des conditions d’emploi et de vie dans nos campagnes et nos vallées, alors nous n’en sortiront pas !

    Mais pas plus qu’avec le gaspillage, lui bien réel, de l’empilation d’entités en double ou en triple et la gestion calamiteuse des deniers publics où l’état investit plus dans son fonctionnement que dans l’investissement, qui est pourtant le vrai moyen de créer de l’emploi, donc de l’activité, donc du pouvoir d’achat.

    Tant qu’à faire on devrait aussi supprimer tous les financements pour les stades de foot et de rugby, supprimer tous les budgets pour les championnats du monde, d’Europe ou de France et bien entendu il ne faut plus attribuer des subventions à toutes les équipes des sports collectifs…..

    Enfin, je rappelle les leçons des pseudos écolos qui dénonce le grand prix de Pau mais jamais le …tour de France, (qui utilise pourtant bien plus de véhicules et d’aéronefs et sur beaucoup plus longtemps….) et qui se servent de l’écologie que comme d’un moyen de faire de la politique pour renverser le système.
    En clair, en quoi l’environnement les intéresse ??

    « Depuis, rien n’a changé, pire, ils continuent, obstinément, à n’importe quel prix, en essayant de faire croire que les retombées économiques de ces activités justifient ce flot d’argent public. Ces stations n’ont jamais réussi a mettre en place un modèle économique minimal.  »

    Et pour cause !
    En France, on ne fait rien pour rendre les activités attirantes et compétitives, au contraire on plombe les choses et on se tire des balles dans le pied ! :
    A quelques kilomètre de Gourette à vol d’oiseau, vous avez Formigal : 140 kms de pistes et juste à côté, Panticosa avec une trentaine de kilomètres. Ces 2 stations ont un forfait commun soit pour plus de 170 kms de pistes.
    Et cette année un accord à était trouvé avec leurs voisines Candanchu et Astun (environ 40 kms de pistes chacune)
    A au fait, un projet existe pour relier par téléportés ces 2 dernières stations à Formigal et à Panticosa, (cela ferait environ 250 kms de pistes !)

    Pendant ce temps,chez nous,une minorité empêche farouchement la liaison Gourette-Artouste, ce qui serai pourtant le seul moyen de sauver les emplois d’Artouste !….
    – modèle économique minimal, c’est bien ça ? –

    Et au cas où il faudrait le rappeler encore et toujours :
    C’est l’emploi qui créer du pouvoir d’achat, donc une vie meilleure et plus confortable…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s