Le "Grand Prix" du gaspillage

« Bèth cèu de Pau
Quan te tournarèy béde ? »

Au moment où la transition écologique est dans tous les esprits, où l’on nous vante les vertus (contestées) de la voiture électrique, Pau, la ville dont le maire est le principal allié d’un président qui se veut le chantre de la défense de l’environnement, organise, comme si la réalité n’existait pas, une manifestation qui célèbre, pour certains, la « bagnolle » dans ce qu’elle a de plus détestable : le bruit et la pollution avec le « fameux » Grand Prix Automobile de Pau. Le Grand Prix ? Une vache sacrée défendue par de puissants lobbys locaux auxquels personne ne veut s’en prendre. La maire précédente, Martine Lignères Cassou avait, au début de son mandat, voulu lui tordre le cou en proposant d’y faire rouler les prototypes électriques. Une idée intéressante, prémonitoire même mais la Maire y avait vite renoncé cédant aux pressions indignées des adeptes des bruyantes pétarades.
Le « circuit », brièvement contesté, s’est donc maintenu et fêtera cette année ses 78 ans. Cette longue tradition c’est, pour les défenseurs de l’institution, sa principale justification. Pour nos édiles actuels qui prétendent changer la ville et la faire rentrer dans la modernité, la tradition est un argument paradoxal… L’a-t-on évoquée pour bouleverser l’organisation des Halles ?  Depuis la discrète contestation du précédent mandat : rien, aucune remise en question ni même critique d’une manifestation qui attire un public limité –si on le compare au rugby, par exemple- alors qu’elle cause de sérieuses nuisances à une ville qui prétend faire valoir ses atouts  au touriste : le calme, la douceur de vivre, la beauté de son décor.
L’an dernier le nombre des spectateurs du Grand Prix a été de 28 250  selon les organisateurs (https://www.grandprixdepau.fr/ ) sur un long week-end c’est-à-dire trois jours (pour mémoire le Hameau peut réunir 18 324 spectateurs payants). Les retombées médiatiques sont modestes (173 189 téléspectateurs), bien inférieures à la retransmission d’un seul match de la Section, à celle d’un tiercé couru sur l’hippodrome Palois en direct sur Equidia et à une arrivée du Tour de France.
Faut-il le rappeler ? Les fans locaux de compétitions automobiles paient leur passion deux fois : d’abord, comme tout contribuable, pour une bonne part les infrastructures considérables nécessaires à cet énorme barnum et ensuite le billet d’entrée qui n’est pas donné (40 euros tout de même en tribune numérotée le dimanche, l’an dernier). Ne sont pas concernés les nombreux « happy fews », invités pour l’occasion.
Quand on aime on ne compte pas et on objectera que les retombées commerciales du Grand Prix sont importantes. Qui le contesterait ? Les hôteliers font leurs affaires. Il manque à Pau une grande manifestation qui attire un large public et qui évite ces nuisances en plein centre-ville. Le hall de La Sernam, vaste cathédrale de béton, inoccupée désormais, serait un lieu idoine pour de grands rassemblements et de grandes manifestations en limitant les préjudices de voisinage. Un festival de rock ? Il avait été question de consacrer ce lieu magnifique aux musiques actuelles.
Certes la nouvelle édition du Grand Prix n’est pas pour demain, elle est annoncée les 18 et 19 mai. Nous avons encore un peu de temps avant de souffrir les hurlements des moteurs et ceux des haut-parleurs réglés au maximum, de subir l’inévitable pollution de l’air et de supporter les perturbations d’une circulation déjà pénible. A Pau ce ne sont pas les hirondelles qui font le printemps mais la fumée des pots d’échappement. Justement, avant que les premiers rails de protection ne commencent à être posés, barrant le passage des piétons, que les sens interdits et les stationnements prohibés n’empoisonnent un peu plus la vie des citadins, il n’est pas trop tard pour s’interroger sur une manifestation qui coûte cher tout en  conférant une image contestable à la ville.
Quelles leçons retiendront les nouvelles générations bassinées par ailleurs par les nécessaires économies d’énergie ? Il faudrait abandonner les automobiles polluantes et rouler dans un silence électrique déchiré par un tintamarre organisé pour le plaisir d’une minorité ? Quel exemple donné à la jeunesse par ces pilotes lancés à une vitesse folle sur les étroites voies de la ville du Roy Henri dans un moment où l’on réduit la vitesse sur nos routes et où les rues piétonnes se multiplient ? Et les riverains ? Ceux qui veulent profiter de la beauté du Boulevard des Pyrénées au printemps revenu, n’ont-ils pas droit à jouir de leur ville en toute tranquillité ? Comment s’y retrouver si on ne met pas au minimum ses actes en accord avec ses discours ? La lutte pour la défense de l’environnement ne passe-t-elle pas par des symboles forts ? Quelle est la validité sportive de cette compétition ? Le temps des Fangio et autres Jim Clarck n’est-il pas révolu ?  D’autres lieux, mieux adaptés à ce type de compétition existent-ils ? Un circuit hors de Pau, même à proximité, est-il envisageable ? Pourquoi les écolos Palois ne se sont jamais ou si peu emparés de ce qui est sous leur nez ? Le silence de la majorité vaut-il quitus ?
Que les fans de sport automobile ne voient pas en cette batterie de questions une quelconque agression ou une remise en cause de leur passion mais, en ce temps de « grand débat », dont la transition écologique est un chapitre donné comme essentiel,  il n’est pas inutile d’aborder les problèmes concrets… même s’ils fâchent.

Pierre Michel Vidal

 
Légende Photo : Le grand Juan Manuel Fangio vainqueur à Pau en 1949 sur Maserati. O tempora o mores… ( http://www.jmfangio.org/gp1949pau.htm )
 

23 commentaires

  • PM Vidal peut se réjouir, ce n’est pas tous les jours, je souscris totalement à cet article.
    Le lobby automobile palois est très puissant, la tentative récente d’un sondage internet s’est soldée par une offensive massive de ce riche lobby. Quand on a les moyens, il est facile de déclencher une avalanche de courriels ou de votes.
    Le lancement du débat public à Pau devrait être une occasion de discussion , puisqu’il n’y a pas de tabou…s’il s’agit d’un sujet national. Au nom de la tradition , il faudrait maintenir le Grand Prix, Grand par son coût pour le contribuable palois (de l’ordre de 2M€, comme les fêtes de Bayonne devenues payantes). L’appellation Grand Prix pour les courses automobiles viendrait de Pau, c’est une des raisons invoquée pour perpétuer l’évènement.En effet, quel trésor remarquable d’imagination d’avoir dupliqué le titre des courses hippiques, et cela bien avant l’invention du copié-collé!

  • Article tout en nuances, bien ciselé, mais qui attaque de front le totem d’un être mythique, aujourd’hui disparu. Ce qu’il reste du Grand prix de Pau, c’est son nom, voilà tout. Et sa vénération de cet être cher …nous coûte très cher. Le déchaînement des vénérateurs ne saurait tarder. La meilleure réponse serait celle de la Cour régionale des Comptes, qui pourrait nous dire la vérité sur cette affaire… à condition qu’elle soit alertée. Mettons la mairie au défi de faire appel à elle.

  • ll n’y a pas que le lobby automobile qui est très puissant. Il faudrait s’interroger pour savoir dans quelles (au singulier ça irait aussi) poches privées tombe une partie de cette manne financière publique. Et là on touche au scandale absolu pour une ville dont le maire se veut être un exemple de moralité. Bien sur la presse traditionnelle se garde bien d’en parler .. et pour cause, en croque t’elle aussi ? Mr Bayrou, ou vous êtes vraiment cynique ou vous n’êtes pas au courant … aussi grave dans les 2 cas. Bref, il serait tant que les chiffre réels sortent, avec les noms des prestataires et les montants facturés, comme pour la foire expo, comme pour .. cherchez un peu et vous trouverez .. Oui le grand prix n’est plus ce qu’il était, oui le grand prix n’est pas médiatique (qui sont les principaux diffuseurs d’ailleurs, là aussi il y aurait à redire), d’ailleurs même France 3 régional (local ?) n’en parle quasiment pas (alors pas la peine de parler de TF1, M6, ..etc qui pourtant étaient là du temps de l’organisateur Peter Auto), oui le grand prix rapporte beaucoup moins que ce qu’il coute, oui le grand prix n’est pas financièrement accessible à tout le monde (et pourtant nous cotisons tous), oui le grand prix n’a plus sa raison d’être s’il reste en l’état. Alors, si ces lobbies veulent le garder, qu’ils le financent, mais là, il n’y aura plus beaucoup de volontaires pour le produire. Et que la municipalité arrête de dilapider l’argent public pour faire plaisir à ses petits copains (au fait, contribuables, vous payez même les petits fours de ces privilégiés). .. J’espère que « Le grand prix » sera un sujet programmatique pour les prochaines municipales et que les candidats se pencheront sur ce sujet en écartant les « lobbies » (puisqu’on les nomme ainsi, bien que beaucoup savent qui ils sont).

  • Rejoignez notre collectif stopaugrandprixdepau ou l’association du même nom, nous comptons faire entendre notre voix très prochainement et nous avons déjà mené une pétition en septembre contre cet événement inacceptable , n’hésitez pas à me contacter à ce sujet moune5164@orange.fr

  • Je souscris à l’essentiel (*) de cet article.
    Mais je me permets néanmoins de relever vos contradictions. Sur l’article « lundi vert » vous fustigez les donneurs de leçons qui prétendent nous dire dire ce qu’il faudrait ou ne faudrait pas manger : ici ne vous posez-vous pas vous-même en donneur de leçon envers les amateurs de sport auto qui apprécient les circuits en ville ? Et je remarque que vous évacuez bien vite l’argument de la tradition, alors que vous en faites un argument central dans beaucoup de vos articles (quand il s’agit de défendre la corrida, la consommation de viande, etc…)
    (*) je ne retiens en effet pas les arguments sur les « nécessaires économies d’énergie ». Non pas qu’elles ne soient pas nécessaires, mais le bilan energétique d’un week-end de grand-prix est un épiphénomène. Une vingtaine de voitures qui tournent sur le circuit, même si elles consomment 5 fois plus qu’une voiture particulière roulant en ville, ça n’équivaut qu’à une centaine de voiture particulières qui roulent : on est 2 ordres de grandeur en dessous de ce qui circule dans l’agglo aux heures de pointe. Et le bilan énergétique d’un match de la section (ou de n’importe quel évènement sportif ou culturel) est loin d’être anodin : déplacement des specteurs, éclairage du stade…

    • Pierre-Michel Vidal

      Cher Monsieur Latour je vois que vous portez un intérêt particulier à mes articles et je vous en remercie sincèrement il en est de même pour vos commentaires avisés. Je vous rejoins d’ailleurs tout à fait sur le « bilan énergétique » car c’est l’exemplarité du Grand Prix qui est essentiellement en question ici.
      Par ailleurs, la tradition peut se justifier dans certains cas comme elle est critiquable dans d’autres. Tout est question de contexte. Ainsi on peut être chasseur et favorable à la réintroduction de l’ours. C’est cela « la pensée complexe », elle illustre l’assertion philosophique « il n’y a pas de vérité vraie » qui devrait être inscrite aux frontons de tout organe de presse.
      Enfin, je revendique le droit à la contradiction.

      • Oh, je ne vous conteste pas le droit à la contradiction, et que celui qui n’en a aucune vous jette la première pierre. Mais la conscience de ces contradictions pourrait par exemple vous conduire à être moins définitif et, il faut le dire, agressif sur certains autres sujets ou votre côté « pensée complexe » ne saute pas toujours aux yeux !
        Si la tradition peut se justifier dans certains cas mais est criticable dans d’autres, cela ressemble fort à un argument ad hoc : celui que l’on convoque de façon opportune pour justifer à posteriori une opinion déjà faite par ailleurs.

        • Pierre-Michel Vidal

          J’ai quelques convictions qui ne sont pas toujours celles de la majorité des médias et parfois de l’opinion. Elles ne sont en rien définitives et certainement pas agressives; si elles sont perçues comme telles c’est que justement elles sont différentes. Jamais je n’insulte, caricature ou méprise. Notez que je fonctionne sur le mode interrogatif le plus souvent, ne cherchant pas à avoir le dernier mot. Le débat c’est l’intérêt de ce site et je l’aborde avec un esprit de tolérance. Cette vertu ne fait-elle pas trop défaut au monde moderne ?

          • Je vous félicite sans aucun doute d’être anti-conformiste, si vous le dites. Mais on est toujours le conformiste d’un autre…
            Sur la tolérance, l’absence de caricature ou d’agressivité dont vous vous prévalez, il doit s’agir de novlangue. Je me permet de relever les termes utilisés dans un de vos articles récents :
            – prescripteurs de morale
            – religion civile qui nous dicte notre façon de nous conduire
            – injonctions
            – « meilleur des mondes »
            – points de vue minoritaires bannis car exclus de la norme
            – déviance éliminée
            – secte intégriste
            – tartuffes
            – champion de la mondialisation
            – science fermée à la contestation
            – dictature de la pensée
            – beaux-esprits
            – indécence
            – bien pensance
            Tout ça pour quoi ? Parce qu’un groupe de personnalités a lancé un débat sous forme d’un appel à manger moins de viande, appel dans lequel je n’ai vu d’ailleurs aucune injonction ou stigmatisation. Où est la tolérance et l’absence de caricature dans votre réaction ?

          • Pierre-Michel Vidal

            Votre intervention n’est qu’ une énumération de phrases ou de mots coupés de leur contexte, de « termes », comme vous le dites-vous-même, utilisés isolément. Une méthode contestable et dangereuse (et ça n’est pas « agressif », croyez-le bien) car elle a pour conséquence de déformer le sens et le ton véritable d’un article; de jeter l’opprobre sur son auteur. Elle n’est pas nouvelle. En quoi les mots « beaux esprits », « meilleurs des mondes » ou « bien bien-pensance », par exemple, sont-ils agressifs ? Vous parlez de « débat », bien débattons (c’est d’ailleurs ce que nous faisons) mais loyalement en acceptant que tout le monde n’aille pas dans le même sens et que l’esprit critique puisse s’exercer sans subir la caricature; c’est à dire librement.
            Par ailleurs je n’ai jamais utilisé un ton méprisant ou désagréable à votre égard. Je vous remercie de lire mes papiers avec autant d’attention mais je souhaite que cette attention soit tempérée par une indulgence nécessaire à un débat courtois et productif. Ceux qui écrivent s’exposent toujours et il est plus aisé de les critiquer que de les soutenir.

          • Bien sûr, pris isolément certains de termes ne cassent pas trois pattes à un canard comme on dit. Néanmoins quand vous utilisez les expressions « secte intégriste » ou « dictature de la pensée », c’est bien vous qui jetez l’opprobe et utilisez la caricature. Quant au contexte, c’est justement l’accumulation de tous ces qualificatifs désobligeants (pris dans un seul article !) qui le crée.
            Je ne vois pas très bien quel « débat loyal » est possible après avoir catalogué d’emblée vos potentiels contradicteurs au mieux dans le camp des imbéciles et au pire dans celui des oppresseurs nés. D’ailleurs de débat suite à ce genre d’article je n’en vois en général pas, tant il s’agit plutôt de désigner ses adversaires et de compter ses partisans. Ceux seraient tentés d’apporter la contradiction de façon posée passent probablement leur chemin face au ton employé. Et si certains s’aventuraient à répondre sur le même ton que le vôtre, vous dégaineriez l’exigence de « tolérance », d' »indulgence » et de « bienveillance »… dont vous ne embarrassez vous-même pas toujours.
            « Par ailleurs je n’ai jamais utilisé un ton méprisant ou désagréable à votre égard. »
            Qu’en savez-vous ? Quand vous utilisez un ton désagréable ou méprisant envers des groupes entiers ou même simplement envers une « école de pensée », comment les individus concernés reçoivent-ils la chose ? Si je dis « Le monde de la corrida est une secte sanguinaire », ou « La corrida est une activité barbare qui finira dans les poubelles de l’histoire », vous n’allez pas me dire que vous ne vous sentez pas visé ?

  • Pour revenir à une question bassement matérialiste, ne serait-il pas possible de prendre quelques sous sur les fameuses retombées financières de cette course pour refaire les trottoirs de l’ avenues Gaston Lacoste, impraticables pour les piétons. ????

  • Je ne sais ce qu’il en est des courses de Pau mais je me souviens avoir été stupéfait d’apprendre le pouvoir quasi exclusif de Bernie Ecclestone sur la F1. Je croyais naïvement que l’organisation des courses relevait de la fédération sportive. Ecclestone a fait une fortune considérable en menant ça 40 ans, paraît-il. Et en demandant aux villes d’accueil des sommes tout aussi considérables. C’est proprement ahurissant.
    Plusieurs ici semblent rendre Bayrou responsable des déboires que cause cette manifestation. Tout de même : il est maire depuis 4 ans et le grand prix est plus vieux que lui ! Je veux bien que FB ait beaucoup de défauts, mais on peut difficilement lui mettre celui-là sur les épaules. Toucher ? Vous sous-entendez (et donc accusez et condamnez) bien vite.
    Cela dit vos questions sont pertinentes et en effet il faut se demander si l’époque de ce genre de « machin » n’est pas définitivement révolue. Et pas que pour des raisons économiques ou écologiques, déjà suffisantes, mais parce que ça n’intéresse plus personne !

    • Pierre-Michel Vidal

      Bien entendu, je ne pense pas une seconde que le maire de Pau soit le responsable, il hérite d’une situation qui n’est sans doute pas sa tasse de thé. Je ne me souviens pas avoir écrit le mot « toucher » dans un sens qui puisse être mal interprété. Il n’en reste pas moins que le Grand Prix est devenu, de nombreux commentaires écrits ici-même le montrent, impopulaire voir contesté. Cela m’a moi-même surpris. En ce temps de débat il fallait donc le dire et c’est au maire d’en tirer les conséquences. Je ne doute pas qu’il le fera en ouvrant la discussion, dans un délai raisonnable.

      • Je souviens d’une réunion électorale de Bayrou lors des municipales 2008. Quand il s’est exprimé sur le grand prix il semblait plutot réticent à l’époque, mais en réponse la salle était quasi unanimement en faveur du grand prix. Courageux mais pas téméraire, il a choisi par la suite de ne pas risquer de fâcher son électorat (surtout après avoir vu Martine Lignières-Cassou devoir céder elle aussi).
        Le problème des opposants (comme la pétition de l’année dernière) c’est qu’ils partent à l’abordage la fleur au fusil en prenant le problème par le mauvais bout : leurs arguments sont en général l’écologie et le bruit, et ils sont facilement contrables (pour l’écologie on l’a vu, et pour le bruit je dirais que les gens qui s’installent près du circuit le font en connaissance de cause).

        • Pour l’écologie, je pose quand même la question fort d’une expérience, mais de F1 : peut-on comparer ? Peut-être pas, après tout.
          Un jeune homme de mes connaissances, ingénieur motoriste pour la F1, Renault et Red-Bull me racontait le travail de folie qu’ils avaient en période de grands prix car, chaque semaine, les moteurs leur revenaient dans leur usine du Loiret où ils bossaient 24/24, pour repartir une fois entièrement repris. C’est à dire que si un dimanche c’était le grand prix de Malaisie et le suivant du Japon… vous suivez le trajet des moteurs ? Et en avion privé évidemment ! Bêtement, je pensais que les moteurs allaient de l’un à l’autre avec leurs mécanos (ce qui est déjà pas mal) mais non, ils reviennent systématiquement à leur usine d’origine.

  • Bon, il y a une clim dans les nouvelles halles pour lesquelles on avait déposé un projet bioclimatique… pas retenu ! Alors,on n’en est pas à quelques vroum vroum prêts !
    Et là c’est bien de la ville de Bayrou dont on parle.

  • Oscar du Pont de Pau

    Commentaire à l’ensemble des intervenants hostiles au Grand Prix.
    Si vous n’aimez pas ça, n’en dégouttez pas les autres !
    Vous n’êtes pas seuls sur la terre; il y a ceux qui aiment, ceux qui aiment à la rigueur et ceux qui n’aiment pas !

    • Ce n’est pas une question d’aimer ou de ne pas aimer mais de dire que la confiscation de l’espace public pendant trois mois (montage et démontage des glissières de sécurité, -essayez d’accéder à pied à la gare avec une valise ou de couper par le Parc Beaumont pour rejoindre la piscine du stade nautique, vous verrez -, la dégradation de l’environnement autour du parc Beaumont qui plus est, qui est un des endroits les plus agréables de Pau pour se promener, à une époque (le printemps !) où la nature est particulièrement belle, les nuisances pour les riverains -j’ai habité à Aspin, je sais de quoi je parle- la pollution sonore et visuelle gratuite finalement car rien n’oblige à perpétuer ce grand prix si ce n’est le plaisir d’un public devenu de moins en moins nombreux, le coût que cela représente pour la collectivité, argent qui pourrait être utilisé pour un autre événement festif respectueux de l’environnement et plus fédérateur, voilà des raisons qui me semblent amplement suffisantes pour dire que ce grand prix fait partie du passé et qu’il est plus que temps de tourner la page !

  • Robin christine et Larouture … Avec la clim bioclimatique dans une serre de verre , vous touchez un sujet que vous avez l’air de connaitre en détail . Il serait interressant que le sujet soit développé car il touche à une petite entourloupe de + sur le décalage entre ce qui est dit de la réalisation parfaitement isolée aux dernières normes et la réalité dont j’ai vaguement entendu parlé, qui ne serait pas conforme aux discours . Pardon si c’est hors sujet du grand prix .

    • Ça n’est plus des échanges comme le prévoit la Charte d’Alternatives Pyrénées mais plutôt un appel pour l’instruction d’un dossier (à charge?) . Pourtant on n’est pas entré en campagne politique…
      Pour la clarté du débat sur A@P il semble utile de préciser pour les lecteurs nouveaux venus:
      André Duchateau
      fut secrétaire de section du PS
      est conseiller municipal de Pau depuis 1995 et conseiller départemental depuis 1998
      a été premier adjoint de Mme la maire de Pau de 2002 jusque 2008
      ancien président d’Hélioparc, ancien président du Syndicat des transport de l’agglo, etc
      Monsieur Duchateau qui fut pressenti en 2014 pour la mairie de Pau (mais le député David Habib parachuté par l’Elysée passa devant ) pourra probablement envisager d’être aux élections municipales 2020 (cette fois future tête de liste, puisque Habib tourne son attention sur la mairie de Mourenx).
      C’est plus clair pour les débats, non?

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