Notre Dame (droit d’asile)

Dans les flammes, les larmes de milliers d’âmes s’embrasent
Et des entrailles de celles-ci naissent leurs cris 
Appesantis du fardeau des jours et longues nuits
D’un passé lourd des souvenirs que la fournaise écrase.

Sur ces chemins ancestraux empruntés à l’ombre du grand vaisseau, 
Combien d’indigents chargés de leurs oripeaux, 
Combien de croyants, de soudards et autres manants
Prièrent et de leurs chants supplié le néant
Les yeux levés vers la voûte céleste 
La main tendue en signe de queste.

De la nef à son chœur où se perdent les pleurs,
Les peurs comme les mugissements résonnent
Sur chaque pierre et dans la forêt où se sont inscrits les pas, les cœurs, 
Sous le regard bienveillant des chimères que le silence emprisonne
Notre Dame s’élève et soulève le Temps afin qu’il demeure 
Dans le cœur des Hommes, leurs Arts, leur bonté d’âmes, 
Et qu’à jamais elle ne meure,
Notre Dame !

Samie Louve

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