Un double jeu dangereux.

Si tu t’imagines si tu t’imagines
xa va xa va xa
va durer toujours.

Quand Macron était petit, il a pu voir, sur les lunettes arrière des véhicules, 4×4 entre autres, afficher :

«Sauvons la mer».

Il en a conservé l’esprit et l’ambiguité puisque lui-même et ses députés soutiennent à la fois la priorité de la transition écologique, la jeune suédoise dans son appel, et, à peu près en même temps, votent pour ne pas taxer le kérosène, la levée des barrières douanières avec le Canada donc indirectement avec les USA, bientôt avec l’Amérique du Sud, le Brésil entre autres, et….!

Pour diminuer la production des GES, stimuler des milliers de kms de transport, il y a vraiment mieux, surtout sans appliquer de taxes sur le C utilisé !

E.Macron est confronté à un cruel dilemme.

+ D’un côté il a pris conscience que l’électorat qui le soutient demande, dans le contexte explosif actuel de pollution, de chaleur, de manque d’eau…, un changement drastique de politique.

+ D’un autre côté il doit prendre des mesures économiques aggravantes pour satisfaire ce même électorat libéral en recherche de profits immédiats.

Dans le premier cas, la solution choisie consiste à parler, expliquer, faire de la «pédagogie» macronienne, promettre, créer des structures de réflexion, des commissions pour des propositions, des concertations…, des échanges avec des «tirés au sort» ; on prendra, c’est sûr, des mesures efficaces… mais plus tard !

Le grand tribun manipulateur du verbe, pratique l’hypnose !

L’essentiel de la démarche est de faire des «granules sans rien dedans» pour que l’électorat garde ou reprenne confiance.

Si ce n’est pas un effet placebo, c’est vraiment proche !

En effet, le placebo est un produit dépourvu de tout principe actif prescrit dans un contexte thérapeutique.

E. Macron joue de la baguette d’Esculape pour sauver la France !

Dans le deuxième cas, c’est l’irréalisme pur et dur, la cascade de réformes «pédagogiquement» encore présentées, pour satisfaire les appétits gloutons.

Cela fait des années que les milieux scientifiques avertissent de l’imminence des canicules, sécheresses, tempêtes, inondations…; cela arrive, c’est la surprise !!!!

La surdité officielle coupable a toujours été programmée.

Cette politique résulte d’une méditation personnelle et gouvernementale d’où est sorti l’art de mithridatiser le peuple pour lui permettre de supporter les réformes jugées «nécessaires» afin de diminuer le Service Public, de stimuler l’arrivée puis la fructification des capitaux privés étrangers, mais aussi la fonte des emplois (Blanquefort…), la détérioration de la santé et des conditions de vie des français.

En effet la mithridatisation consiste à prendre de façon répétée de faibles doses de poison dans le but d’être immunisé.

Cette prescription est présente partout :

+ Dans l’alimentation, les produits ingérés contiennent des produits toxiques à faible dose.

+ Dans l’air, la quantité de polluants physiques ou chimiques est définie par rapport à des seuils.

+Chez les pompiers, dans les hôpitaux, les urgences,… le personnel et les moyens diminuent insensiblement. Les taxes augmentent par petits sauts !

Pas de chance, les petites doses n’immunisent pas, elles s’accumulent : perturbateurs, ozone, particules fines…, et voilà les allergies, les cancers, les maladies cardiovasculaires, les violences… qui résultent de l’accumulation de ces faibles doses !

41°5 à Bordeaux ! Record ! (on aime les records !) mais pourra faire beaucoup mieux et plus souvent ; la canicule est passée ; vite, il faut relancer la croissance en travaillant plus longtemps, en licenciant plus facilement, en construisant plus, consommant plus, en échangeant plus (CETA), toujours plus loin… pour favoriser l’économie compétitive.

Les plus compétitifs seront les pollutions, les records de chaleur, les algues vertes, les incendies, les maladies…. À méditer aussi :

L’orage de grêle a eu raison des premiers de cordée du Tour de France !!

La plupart des réformes réalisées ou programmées pour l’avenir, comme celles des retraites (2025) par exemple, seront applicables dans plusieurs années.

Tout permet de croire que ces réformes seront complètement dérisoires, inutiles, nuisibles même, sous peu, du fait de l’évolution climatique et de ses conséquences catastrophiques qui poseront des exigences complètement différentes, importantes et urgentes : canicules à répétition, sécheresse et agriculture, carence en eau potable, orages meurtriers, inondations, misère, pénurie médicale, l’augmentation, devenue impossible à régler, des assurances…, le chômage…, les conflits commerciaux, la crise de l’énergie…, l’arrêt obligé des centrales nucléaires impossibles à refroidir, les pollutions… un EPR, véritable puits d’euros, est encore retardé de trois ans, 4 millions est le nombre de seniors en perte d’autonomie (évaluation pour 2050, Sud Ouest), les migrants climatiques à absorber…

On est passé du «placebo pur» sans aucune substance active à un placebo impur actif mais complètement dépourvu d’effet sur la «pathologie nouvelle» à traiter.

Il y a non assistance à société en danger.

Des masses de réformes allant dans un tout autre sens seraient à prendre à la place, immédiatement.

Les résultats des sondages sont assez conformes aux résultats de l’effet «placebo», même pour la politique générale soit un peu plus de 30% dans le traitement des différents types de douleurs et des états anxieux et dépressifs ; c’est le cas puisque la cote du chef de l’Etat est créditée d’une popularité moyenne de 32,86% début juillet 2019.

Contrairement à ce que certains pensent, l’effet placebo ne relève pas de la crédulité de l’individu mais d’une biochimie complexe. Il repose à la fois sur des phénomènes psychologiques comme les émotions et physiologiques. L’administration d’un placebo, comme d’un comportement empathique, permet de renforcer la production de dopamine et des modifications de l’activité électrique de certaines aires du cortex cérébral. Le calme, la satisfaction, la confiance… dans les paroles prononcées sont autant d’émotions qui conditionnent un certain nombre de personnes à considérer que la politique est bonne.

Nous vivons dans une société qui cultive en permanence l’émotionnel donc la réponse irrationnelle.

Il y a deux grands déterminants psychologiques dans l’effet placebo, le conditionnement classique pavlovien d’une part, et la suggestion d’autre part.

Le premier est une réponse biologique qui découle de l’association entre une expérience vécue et un souvenir positif.

Quant à la suggestion, c’est ce qui se produit, en médecine, lorsque le médecin affirme que le médicament fonctionne, que ça va aller mieux» mais elle explique aussi l’importance :

+ De la confiance, au niveau des milieux financiers.

+ Du buzz allant jusqu’aux fausses nouvelles pour vendre de l’information.

+ De la publicité pour le commerce

+ Des «démonstrations» des «spécialistes!» dans bien des domaines.

+ De la diffusion des pouvoirs de d’hypnose et de la sophrologie par l’ensemble des ministres.

+ Du pouvoir sur le psychisme des sportifs, très sensibles mentalement ; la persuasion est utilisée par les entraîneurs et médecins pour tromper et motiver le mental.

+ Voire l’autosuggestion de la méthode Coué et, sujet à aborder avec la plus grande prudence, la prière, les guérisons inexpliquées scientifiquement, les apparitions, les voix….

Cette action est cependant toujours provisoire, pas toujours positive et surtout jamais générale.

Le cerveau peut en effet agir dans les deux sens :

+Déçu par une attente sans résultat ou une aggravation, il se persuade que l’action est nulle, voire dangereuse ; il peut alors provoquer l’effet inverse, le déclenchement de bien des maladies actuelles : stress, anxiété, dépressions, beaucoup de cancers, de comportements déviants, de réactions cutanées, de troubles cardiopulmonaires…; cette dérive est l’effet nocebo. Elle est en pleine expansion…

+ Il est aussi la force de caractère, l’optimisme, le soulagement de la douleur, la lutte contre les dépressions, le retour d’un meilleur moral… après être sorti du chômage, avoir un chat à caresser, des poissons rouges, des poupées pour des jeunes hospitalisés, avoir, pour des personnes âgées, une ponette au Centre de Vignalou, un entourage bienveillant pour sortir de l’isolement, pouvoir se déplacer pour avoir des activités intellectuelles, physiques ou ludiques…, sentir qu’un médecin vous considère, s’intéresse à votre cas…c’est le vrai effet placebo.

Jadis on parlait, sans trop savoir, d’effet psychosomatique. Nous sommes tous sous son emprise : considération, ego, récompenses, élection, étoile sur A@P !!

De plus, nous sommes tous différents génétiquement, une dizaines de gènes favorisent l’activation des mécanismes de l’effet placebo (Kathryn Hall, Ecole de médecine de Harvard, 15 avril 2015)

Après avoir combattu les thérapeutiques alternatives, E. Macron en devient chantre et utilisateur : effet pavlovien, hypnose, méditation, effet placebo, mithridatisation, sophrologie…!

La vie, de l’atome à la planète, est un écosystème régi par un fonctionnement complexe que l’homme perturbe de plus en plus et de plus en plus vite ; addict à l’argent, au profit, à la puissance, il refuse d’appliquer la rationalité, la gestion de la globalité, que le monde scientifique lui décrit et que son cerveau supérieur (néocortex) sait gérer ; il veut arriver à ses fins (fin : à tous les points de vue d’ailleurs !!) en s’appuyant sur la fragmentation et un étage inférieur du cerveau plus manipulable, gérant émotion, spontanéité non réfléchie, influençable par le conditionnement ou la suggestion. Présentes dans le monde animal, les émotions sont multiples : peur, colère, surprise, joie, tristesse, embarras, honte, orgueil, envie, admiration, indignation, mépris…

La situation internationale, environnementale, politique, sociale, économique… ne peut que conforter cette perception émise en 1777 dans l’Esprit des Lois.

«Aucun phénomène n’est isolable de l’ensemble socio-politique dont il fait partie et dont résulte « l’esprit général » de la nation» (XIX,4).

Montesquieu ne dit pas qu’il ne faut rien changer, mais il incite :

  • à comprendre avant de prétendre réformer,
  • à fonder les réformes sur le savoir.

Signé Georges Vallet

crédits photos:Citation Vaut, Jeu & Double (lamaslim – Phrase n°151385) –Citation Célèbre

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