Qu’en pensez-vous M. Bayrou ?

M. Bayrou, vous étiez bien isolé lors de la privatisation des autoroutes françaises. Votre lucidité et votre courage vous honorent. Et la prochaine augmentation des tarifs des autoroutes montre que vous aviez raison. L’État accepte plus facilement de telles augmentations que l’augmentation des salaires et des pensions, y compris à l’égard de ses serviteurs. Et il s’est privé de recettes.

Mais ce regard en arrière n’est pas mon propos. Aujourd’hui c’est la privatisation des aéroports de Paris et de la Française des jeux qui me préoccupe. Je comprends que l’État veille se désendetter, car la charge de la dette est lourde. Mais, avec la baisse des taux d’intérêt, elle est moins élevée qu’à d’autres périodes. Aussi, on peut se demander si c’est le bon moment pour mener une telle action.

Dans le cas des aéroports, ce qui peut inquiéter, c’est la perte de souveraineté et la perte de maîtrise d’un domaine dans lequel la France pourrait exceller, alors qu’elle a peu de ressources naturelles. Dans le cas de la Française des Jeux, c’est la perte de prélèvements quasi-indolores que l’on peut regretter. Et ceux qui ont accepté de soutenir la Fondation du patrimoine ressentent le goût amer d’avoir appris qu’un pourcentage infime des sommes récoltées était accordé à l’objectif annoncé de cette opération.

La Française des jeux souligne dans sa publicité qu’elle reverse environ 3,5 milliards d’euros aux collectivités locales, ce qui soulage d’autant l’effort des contribuables. Mais elle ne dit pas combien elle entend verser à la petite minorité de ses actionnaires.

La démocratie, c’est avant tout le devoir d’informer pleinement les citoyens. Non ?

Pouvez-vous nous éclairer ?

Jean-Paul Penot

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