Nous ne pouvons nous T.E.R.

Non, nous ne pouvons pas nous taire. Les voyageurs sont des citoyens comme les autres. Ils sont même plus méritants que les autres lorsqu’ils s’efforcent de prendre des moyens de transport collectifs, et qu’ils prennent les transports les moins polluants ou les moins gourmands en énergie. Et ce sont tous les contribuables qui renflouent la SNCF et investissent dans sa rénovation. Car il faut le reconnaître, les trains régionaux sont souvent modernes et attrayants, et cela a un coût pour la collectivité.

Or les usagers du train ont depuis quelques décennies l’impression d’être méprisés ou du moins ignorés par la SNCF. Ou ce qu’il en reste. Car il semble que chaque catégorie de personnel de cette entreprise se considère comme à part. Quitte à scier la branche sur laquelle elle est assise. Cela a été le cas pour le fret, qui est en état de mort cérébrale, pour employer une expression qui a fait florès récemment.

Pour être juste, reconnaissons qu’il y a tout de même un point commun entre toutes ces catégories de personnel qui est l’inquiétude, voire la rancœur, de voir annoncé la fin d’un régime spécial de retraite.

Mais, bien avant cette annonce on a assisté à la perte de ce qui faisait la fierté des cheminots : le respect des horaires, la régularité, la performance, le service aux voyageurs. On pouvait aller d’Hendaye à Vintimille ou à Genève sans quitter son siège ; on pouvait voyager de nuit dans de bonnes conditions de confort.

Désormais on ne peut se rendre de Pau à Marseille ou même Montpellier sans subir une longue correspondance à Toulouse, voire sans passer par Bordeaux, ce qui n’est pas le plus court chemin.

Désormais, pour aller de Lourdes ou Pau à Hendaye il faut près de 4 heures pour peu que l’on mette une demi-heure pour se rendre à la gare, soir plus du double du temps de parcours en voiture. C’est dissuasif, d’autant que le prix du billet (50 euros aller-retour) correspond à celui de bien des trajets aériens. Dans ce temps de parcours, il faut compter 50 mn d’attente sur un quai venté à Bayonne. Sur ce point précis on peut se demander s’il n’y a pas une forme de mauvaise volonté de la part de Basques (pas tous, il faut l’espérer…).

Ces blocages à répétition, comme celui du centre de maintenance de Chatillon qui a eu des répercussions dans toute la façade ouest du pays, et ce en période de vacances scolaires sont suicidaires.

Paul Itaulog

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Un commentaire

  • On connaît les problèmes de la SNCF une entreprise tuée par le statut de ses agents ( durée de travail incroyablement courte qui fait que le contribuable donne plus de 3 milliards d’euro pour l’équilibre du régime de retraite)
    La productivité y est si faible que le voyageur ne paye que 25% du coût réel du trajet (une bonne partie étant due au remplissage bien trop faible)
    Vite la privatisation, la concurrence sur les TER et autres intercités.

    J’espère que le 5 décembre les voyageurs et contribuables s’indigneront de ces innombrables grèves totalement inacceptables et manifesteront contre cet ces privilégiés.
    Après tout, s’ils ne sont pas contents, ils peuvent aller voir ailleurs comment fonctionne le privé…
    Depuis 1947 la SNCF n’a pas connu une seule année sans grève…

    La SNCF ce n’est pas que les TER, la grande vitesse fonctionne plutôt bien mais elle ne viendra jamais jusqu’à Pau et encore, uniquement vers Paris

    Pour aller à Hendaye essayez donc Bla bla bus l’aller simple est à 7 euros

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