Municipales paloises, à quatre mois de l’échéance.

Il n’aura pas échappé aux citoyens attentifs à la vie politique paloise qu’actuellement on est plutôt dans le flou. Quels sont exactement les enjeux de l’élection municipale de mars 2020, qui aura lieu dans exactement quatre mois.

Enfin pas exactement puisque certains ont fait connaître leur programme tandis que d’autres en sont encore à jouer le jeu des alliances.

Commençons par celui qui s’est non seulement déclaré candidat, mais qui vient d’afficher son programme. Jean-François Blanco du parti EELV (Europe écologie les verts) est à la tête d’une liste nommée Pau Arc-en-ciel. Son programme écologiste envisage une ville 100% énergie renouvelable, gratuité des bus, priorité au vélo, marginalisation de la voiture par « désubitumisation » des rues. L’aspect social n’est pas oublié puisqu’il promet le rétablissement des subventions allouées aux associations. Chacun bien sûr jugera de la faisabilité de ce programme.

Olivier Dartigolles, membre du parti communiste, n’a pas officiellement fait acte de candidature. Seulement ses différentes et récentes prises de position laissent penser qu’il est sur les starting blocks. A moins d’une alliance avec Blanco, il devrait partir en tête de liste. Ce ne sera pas une première campagne qu’il conduira pour les municipales paloises.

Pascal Boniface, allié à Jean-François Maison s’est déclaré sous l’appellation « Pau ensemble ». Ancien adjoint au maire, il a récemment démissionné pour se lancer dans la campagne électorale. Selon certaines informations, il bénéficierait du soutien de deux membres du parti La République en marche (LREM). A noter cependant que ce soutien n’engage que ces deux dissidents puisque le référent départemental de ce même parti les a publiquement désavoués en rappelant que LREM avait choisi de soutenir François Bayrou.

Jérome Marbot premier secrétaire fédéral du parti socialiste du département des Pyrénées Atlantiques, laisse planer un doute sur ses possibles alliances. Il nomme son mouvement : « Pau rassemblé ». Cependant son attitude très critique vis à vis de François Bayrou, laisse penser que lui aussi est sur les starting blocks. Il nourrit l’ambition de redonner du corps au parti socialiste. Il est entouré de André Duchateau et de Stéphanie Maza deux membres connus du parti socialiste.

On peut citer encore Joseph Damour candidat déclaré du parti « Debout la France ». Peu connu sur la place paloise, il défendra les idées de Nicolas Dupont-Aignan, soucieux d’être représenté dans notre ville.

Il reste que François Bayrou n’a pas encore annoncé sa candidature. Cependant le soutien récemment déclaré de LREM est un indicateur clair sur ses intentions. Mais quand on occupe une position de sortant, il faut laisser planer le doute et entretenir le suspens. C’est de bonne guerre et ça attire les regards. Actuellement d’ailleurs il est très présent à Pau lorsqu’il reçoit le premier Ministre pour un débat sur la retraite, Jack Lang pour l’inauguration de l’Espace des arts et, bientôt dans un mois, il inaugurera la ligne de Bus à haut niveau de service en présence du Président de la République. Tout cela en période de campagne électorale.

Les candidatures vont maintenant se préciser. Chacun établira un programme et présentera sa liste. Retenons surtout que ces élections municipales tiennent très peu compte des appartenances politiques ou des programmes. Les électeurs se prononcent exclusivement sur une personne : la tête de liste.

Pau, le 25 novembre 2019

par Joël Braud

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Un commentaire

  • Pierre-Michel Vidal

    Je pense qu’il ne faut pas faire l’impasse sur une probable candidature Rassemblement National. Comment Marine Le Pen laisserait-elle le vide face à François Bayrou ? Dans toutes les hypothèses le sortant a une victoire apparemment acquise face aux multiples aspirants. Les « turbulences » pourraient venir de l’extérieur: liées aux ennuis nationaux du Modem mais c’est peu probable, avant les élections du moins. La question est : y-aura-t-il un second tour ? Et on peut ajouter celle-ci: y aura-t-il -dans ce contexte- une liste opposante au sortant qui fasse un score à deux chiffres ? Sans s’appeler Madame Irma on peut dire que c’est peu probable. François Bayrou peut dormir sur ses deux oreilles. Il n’ y a pas de vrai suspens. Dommage pour la démocratie…

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