Coût de fonctionnement de Fébus

4.6
(51)

Je vous prie de bien vouloir trouver ci joint un communiqué de presse et vous remercie par avance de votre attention.
Bien cordialement.  

André Duchateau

        COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Aujourd’hui (11 décembre 2019 NDLR) à midi , le voile sur les véritables coûts du choix hydrogène a commencé à être levé avec le vote du budget 2020 du syndicat des transports urbains .

La communication officielle nous parlait des 13,5 M€ HT pour 8 Fébus de 18 mètres mais ramenés à 5 M€ grâce aux énormes subventions pleuvant de toutes parts, le citoyen étant prié d’oublier que ces subventions sont l’argent du contribuable, le sien !

Ce jour, l’addition du surcoût de fonctionnement / an est la suivante :

1/ les coûts de l’électricité ne sont pas encore connus (66 Kwh par kilo de H2 / 260 Kgs/jour)

2/ contrat « full maintenance » des Fébus 370 000 € /an

3/ contrat « full maintenance » de la station hydrogène 280 000 €

4/ surveillance nocturne du site hydrogène 70 000 € /an

5/ 3 bus de substitution pour les immobilisations de maintenance des Fébus et les insuffisances d’autonomie à anticiper. 100 000 € /an

6/ surcoût de la prime d’assurance ?

7/ achat des certificats d’énergie ENR pour « décarbonner » l’hydrogène ?

8/ taxes et amortissement du foncier des travaux du dépôt lié à l’hydrogène 60 000€/ an

9/ amortissement d’un parc photovoltaïque annoncé, pour lesquels 900 000€ de la Région ont été attribués mais dont nul ne connaît le coût ….

TOTAL :  entre 900 000 € et 1,1 M€ ….

Malgré toutes les dénégations de tribune du président Patriarche, il y a bien une somme de 1 M€ supplémentaire annuelle inscrite dans la contribution forfaitaire de la SPL STAP IDÉLIS en 2020 et votée au budget 2020 que nul ne peut contester !

La conséquence du choix hydrogène est l’abandon du projet de ligne BHNS EST-OUEST et le déclassement salarial progressif d’une partie du personnel par la privatisation de 10% du réseau et la création d’un deuxième statut « nouveaux embauchés » en 2019 .

Autant de cotisations sécurité sociale et retraite qui manqueront progressivement aussi pour les générations actuelles et futures .

Pour ce qui est de la célébration « écologique » du FÉBUS , j’invite les curieux à venir respirer à l’arrière des Bus privatisés  » Blanc  » en circulation depuis le 8 juillet, moteur en marche …. Et à prendre connaissance du processus de gaspillage de l’électricité ( à 88% d’origine nucléaire ) de la production d’hydrogène par l’électrolyse de l’eau .

André DUCHATEAU

Conseiller départemental de Pau 1

Conseiller municipal de PAU

Conseiller communautaire CDAPBP .

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17 commentaires

  • P’tit récapitulatif pour rappel : comme d’hab, je vous renvoie à la (re)lecture des 5 articles suivants ainsi que les commentaires qui suivent ces articles… :

    1) article du 24 juin 2019 de Joël Braud : « BHNS, trop beau pour être vrai »
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2019/06/24/bhns-trop-beau-pour-etre-vrai/

    2) article du 21 janvier 2019 de Joël Braud : « Un joyeux bobinard »
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2019/01/21/un-joyeux-bobinard/

    3) article du 3 septembre 2018 de Joël Braud : « Pau, pour la gratuité des transports en commun »
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2018/09/03/pau-pour-la-gratuite-des-transports-en-commun/

    4) article du 7 mars 2018 de Joël Braud : « Merci qui ? »
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2018/03/07/merci-qui/

    5) article du 21 avril 2014 de Jean-Paul Penot : « Le bus-tram est mort. Vive le Fébus ! »
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2014/04/21/le-bus-tram-est-mort-vive-le-febus/

  • La poursuite du projet Fébus par M. Bayrou ressemble à la suite logique d’un « Je vous ai compris » adressé, lors des dernières élections locales, aux automobilistes inquiets des projets de la mandature MLC et ressentis comme anti-voiture. Les automobilistes ont quand même bénéficié de quelques mesures (ring, 4 voies du Pont d’Espagne par exemple).

    Avec l’aménagement actuel des ronds-points sur le tracé du BHNS, il me semble que tout cela ne peut fonctionner correctement que si le nombre de voitures diminue. Le rééquilibrage de l’usage des chaussées entre voitures et autres modes de déplacements me paraît toujours d’actualité.

    S’il semble rationnel que la voiture paye les externalités négatives qu’elle produit, la logique « fin du mois, fin du monde… » est plus que jamais sous-jacente. Donner des alternatives aux automobilistes est encore nécessaire. Alors, faut-il multiplier les lignes de BHNS, améliorer l’existant ou autre ?

    Jusqu’à présent, les élus « attendent les instructions de Paris, avec pour ambition de caser leurs projets dans les containers normalisés des plans nationaux (1) ». Cela a été le cas du BHNS et l’est aussi de l’hydrogène.

    Une ligne BHNS a pour priorité de rapprocher les équipements les plus attractifs d’une ville moyenne ainsi que les emplois tertiaires qui s’y concentrent afin de renforcer ses fonctions de centralité. Une structuration fréquente des centralités dans une ville moyenne est la liaison : —/Tertiaire/Gare/Commerces-Culture/Administratif/ Santé/ Université/— (2). On peut rapprocher ce modèle de celui de l’ « énergie des territoires » de l’IGN et popularisé localement en son temps par la CCI avec le concours de M. Poulit (3).

    A l’évidence, Pau rentrait dans ces schémas nationaux.
    Par contre relier Auchan à Carrefour me parait répondre à une autre logique.

    Mais pour prendre vraiment des initiatives, les élus « ont-ils suffisamment de légitimité politique (1) »? Et à quelle échelle ? : C de C, Pays de Béarn, Département, Région ?

    Reste donc à proposer des alternatives crédibles à l’usage de l’automobile. Lesquelles ? Peut-être, multiplier les parcs relais, les aires de covoiturage, le « Transport Collectif en Site Propre » y compris en périphérie, les systèmes d’information, détections et techniques d’intervention, péages, etc…
    A suivre…

    (1) Villes moyennes, petites villes déclassées ou mal gérées ? Tous urbain N°21 ; Janvier 2018
    (2) Jean Haëntjens ; La ville frugale ; fyp éditions ; 2011
    (3) Jean Poulit ; Le territoire des hommes ; François Bourin éditeur ; 2005

  • Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt dit le proverbe chinois.

    Reprocher à Febus sa technologie c’est faire semblant d’oublier l’ineptie du concept de BHNS à Pau dont la majorité précédente s’était emparée pour presque doubler la taxe sur les transports prélevée sur l’économie locale. Ceci afin de tenter d’équilibrer les déficits abyssaux de la STAP par une sorte de fuite en avant désespérée aux frais de tous les contribuables et majoritairement de ceux qui n’en utilisent pas les services. Typiquement français.

    Pour ceux que cela intéresse, il n’est pas inintéressant de se reporter à une série d’articles que j’avais écrits en 2013, 6 ans déjà, pour tenter d’y voir clair. Une confrontation d’ailleurs amusante entre le projet et sa réalisation.

    Pour ma part j’en déduis que Fébus est une tentative habile et plutôt réussie d’insérer de manière positive et sympathique une décision catastrophique qui relève de la mandature de Monsieur Duchateau, dans une forme de consensus palois. Un peu comme le funiculaire, Fébus saura trouver sa place dans notre cité pour le bien de tous, léger comme l’hydrogène mais bien lourd dans nos finances.

    Alors, Monsieur Duchateau, comme le mal est fait mais qu’il présente plutôt mieux qu’on pouvait le craindre, ayez l’élégance de reconnaître à ceux qui n’ont pu faire autrement qu’assumer vos décisions, qu’ils l’ont fait de manière intelligente pour à peine un peu plus cher, ce qui n’a aucune importance. L’essentiel étant qu’ils ne se risquent pas à une deuxième ligne aussi inutile que la première.

    Voir

    1- IDELIS: les jolis comptes des faits (1) https://alternatives-pyrenees.com/2013/08/29/idelis-les-jolis-comptes-des-faits
    2- IDELIS: La vie de Château (2) https://alternatives-pyrenees.com/2013/08/30/idelis-la-vie-de-chateau-2-3/
    3- IDELIS: Le tonneau des Danaïdes (3) https://alternatives-pyrenees.com/2013/08/31/idelis-les-chiffres-qui-font-peur-3/
    4- IDELIS: les idées lisses de l’air du temps (4) https://alternatives-pyrenees.com/2013/09/04/idelis-les-idees-lisses-de-lair-du-temps-4/
    5- IDELIS: l’ échec annoncé du Bus-Tram (5) https://alternatives-pyrenees.com/2013/09/05/idelis-l-echec-annonce-du-bus-tram-6/

    • Les transports en commun ont pour vocation de faciliter les déplacements, c’est une évidence que je ma plais à énoncer. Ainsi pour inciter les citoyens à emprunter ce moyen de transport, il faut le rendre attractif, voire incitatif. Qu’est-ce qui peut agir dans ce sens ? Des sièges en cuir ? Une longueur de 18 mètres ? Une énergie à l’hydrogène ? Oui lors de la période de découverte qui sera de courte durée. Je crois que le plus incitatif, ce qui permettra de faire davantage fréquenter les centre de la ville, est le prix des transports en commun. Or là depuis l’avènement de François Bayrou, il faut constater :
      Que l’abonnement annuel pour les 65 ans et plus est passé de 55 € à 139€, soit (si mes calculs sont justes) + 152,72%.
      Que le prix du trajet qui était de 0,82 € est passé à 1,00€ soit + 21,95%
      Fébus est principalement un affichage. Nous verrons si au bout d’un an l’objectif de fréquentation est atteint.

      •  » Ainsi pour inciter les citoyens à emprunter ce moyen de transport, il faut le rendre attractif, voire incitatif. »

        L’ un des moyens de rendre ce moyen de transport incitatif est d’ augmenter de manière significative, pendant la journée, les tarifs de stationnement des véhicules individuels en ville. La différence récupérée pourrait être affectée à faire baisser les prix des transports en commun. Sans quoi le stationnement en ville sera toujours aussi difficile et les transports en commun, vides.

    • « Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt dit le proverbe chinois.  »

      Quand l’élu obtient des subventions européennes, l’idiot regarde le coût de fonctionnement du FEBUS.

      Quand le lobby palois de l’automobile pousse le Grand Prix, l’idiot parle de transition énergétique,

      Quand Trump nie le réchauffement climatique, l’idiot lit les synthèses du GIEC.

      ……………

      Quand Oscar se cite, l’idiot a des références scientifiques …..

  • PierU, c’est vrai qu’il m’est arrivé d’utiliser l’argument des subventions en atténuation des coûts, je le reconnais volontiers . Réflexe défensif certes pour rassurer sur un montant global jugé trop onéreux. Ce qui est différent avec l’utilisation du même argument aujourd’hui , c’est d’une part la proportion qui était de 15% pour les travaux, ils sont annoncés à 60 % pour les bus hydrogène. D’autre part, ce qui me gêne le plus, c’est la notion de concurrence libre et totalement faussée avec l’apport de ces 60 % de subvention sur un choix de motorisation écologiquement et économiquement très discutables en fonctionnement . La procédure de marché public est restée très secrète  » parceque à dialogue compétitif dans sa 2 ème phase  » justifie l’exécutif . J’ai pu apprendre bien à postériori de la notification de marché qu’après avoir lancé l’appel d’offres en Octobre- Novembre 2016, un courrier du SMTU a été adressé aux 12 candidats constructeurs de bus pour leurs signifier l’intention du SMTU d’avoir recours aux subventions Européennes liées aux choix de motorisation conformes à la transition énergétique . En 1 mois, 8 candidats se sont retirés, 2 sont restés dans le dialogue pour la forme jusqu’en Mars 2017 car leurs offres ne rentraient pas dans ce cadre . Pourquoi ?
    Parce qu’il n’y a de subventions Européenne que pour l’hydrogène !
    Il n’y avait donc qu’une seule offre de bus hydrogène, celle de Van Hool qui pouvait être retenue au vu du courrier de décembre 2016 . Le candidat arrivé 2 ème était IRIZAR , selon le modèle tout électrique livré à Bayonne et Amiens pour un prix avoisinnant les 10 M€ sans subvention ( et il n’y aurait pas eu de subvention ).
    J’ai évidemment demandé à avoir une copie du fameux courrier de décembre 2016 .  » La transparence  » ayant ses limites ici, je ne l’ai jamais eu . Je rappelle que la notification du marché a été faite le 4 Août 2017, l’annonce au public le 31 Août par FB et le premier conseil syndical le 6 novembre 2017 . Je n’ai pu réunir ces éléments qu’en octobre … Soit le délai de recours de 2 mois à compter de la notification du marché expiré . Ce choix hydrogène a donc été fait par la voie de subventions Europpénnes qui ont faussé la concurrence et dans le cadre d’un déni de démocratie, puisqu’au nom de la procédure  » à dialogue compétitif  » , la décision a été prise en vertu des délégations de pouvoir au président du SMTU, sans aucune informations prélables aux élus ni débat, système à priori légal certes, parceque anticipé bien en amont dans la qualification des délégations.
    Oui je m’écarte du sujet des subventions qui sont aussi l’argent du contribuable mais c’est l’occasion de partager avec A P et les citoyens lecteurs, ces éléments de « vie démocratique ».
    Pour info, j’avais clairement dénoncé tout cela le 6 / 11 / 2017 devant une assemblée d’élus qui n’a quasiment pas bronché ( 3 contre 2 abstentions ).
    Sur le point 1 , je suis d’accord avec vous , il y a une erreur de stratégie à mon avis qui rejoint un peu votre analyse . J’y reviendrai une autre fois . A.D .

  • Je souscris à l’essentiel de vos interrogations et critiques sur ce choix de l’hydrogène. Tout en rappelant néanmoins deux choses :

    1) la faute originelle sur la 2ème ligne de BHNS vient de la mandature MLC : si vous aviez inclus cette 2ème ligne dans un projet phasé plutôt que de ne parler que de la ligne nord-sud, Bayrou aurait bien été obligé de se positionner. Il aurait pu l’abandonner certes, mais difficilement et la responsabilité lui en aurait incombée, alors que là il n’a même pas eu à l’abandonner. Et si vous n’avez pas inscrit la 2ème ligne c’était déjà parce que votre projet de ligne nord-sud était onéreux et absorbait tous les crédits pour longtemps.

    2) l’argument des subventions en oubliant qu’elles viennent des contribuables vous l’avez servi également à l’époque, face aux critiques sur le coût de la ligne nord-sud.

  • Daniel Sango,
    Pour une analyse la plus objective possible, il convient de ne pas mélanger la question des investissements travaux et de leurs amortissements avec le sujet du matériel roulant hydrogène . Sans les travaux du BHNS, il y aurait depuis 10 ans un réseau de 55 bus, 130 conducteurs ( au lieu de 230 ), pas de lignes à 10 minutes, pas de service de soirée et du dimanche, pas de coxitis, pas de bus à Serres castet, Morlaas, aéroport, très peu de quais adaptés, pas de vélos électriques, idécycle etc …
    L’autorisation de programme globale BHNS est à 75,5 M€ desquels il faut donc séparer les 13,7 M€ des Fébus H2 et de la station H2 .
    61,8 M€ donc de travaux et équipements de controles .
    Ensuite, au coût des Fébus H2 s’ajoute une partie des travaux réalisés au dépôt ( 2,6 M€ ) , ceux qui sont dûs à ce choix spécifique de motorisation . Rien ne nous a été communiqué de précis là dessus bien évidemment, mais je l’évalue à environ 0,6 M€ en mentionnant 1 hectare aménagé et goudronné occupé par la station et ses abords qui n’aurait pas été utile sur un choix hybride ou GNL , ainsi que sur les coûts de sécurisation du périmètre du site .
    Dans la réponse officielle qui nous est donnée sur les comparaisons des frais de maintenance des fébus H2 seuls les 370 000 € sont pris en compte pour justifier d’un différentiel qui ne serait que de 200 000 € / an . Sauf que la maintenance de la station fait partie du choix de motorisation et que c’est 280 000 € de + .
    650 000€ : 8 = 81 250 € : 40 000 kms = 2, 03 / kms
    Sauf que les 6 fébus H2 du jour sont tous rentrés à 19 h 30 , les 2 autres prennent le relais jusqu’à minuit ou 1 h selon les jours … Et qu’il faut ajouter les 2 bus hybrides 18 mètres qui prennent le relais autant que de besoin … Pour maintenance ou défaillance . Maintenance 32 000 € / an + amortissement etc …
    Avec 7 Bhns hybrides ou GNL à 0,40 c€ / kms de maintenance , on aurait fonctionné de 6 h à minuit ou 1 h du matin sans difficulté . Totalement conforme à la loi de transition énergétique Européenne je le précises . Investissement 5 M€. Marques de fabrication Française à 60 % .
    Et je ne parle pas des assurances en moins, des amortissements en moins et des mauvaises surprises en moins aussi .

  • C’est dur que d’être dans l’opposition et de n’avoir laissé comme bilan qu’un vaste chantier en déshérence !
    Et puis, que ne ferait-on pas pour survivre ! Dans quelques mois il faudra se présenter devant les électeurs. Avec quel bilan.
    Pauvre opposition, aussi sinistre au local qu’au national.

  • Très intéressante contribution.
    Ce Fébus serait donc finalement aussi polluant que la com qui l’accompagne : du pur enfumage !
    On attend les dénégations.

  • Critiquer Fébus c’est bien et je note avec intérêt vos remarques. D’autre part pour l’avoir emprunté je doute de sa rapidité réelle. Je crois qu’il est temps aussi de parler désormais d’un schéma global des transports en commun : leurs rotations -une demi-heure entre chaque bus en périphérie et pas de bus le dimanche, à Mazères par exemple-, le coût du billet aussi. La vraie mesure « révolutionnaire » (c’est le mot employé pour la pub du Fébus) aurait été de tester les bus gratuits. Calais, ville LR, l’a adopté la semaine dernière. Avec Fébus, auquel je souhaite beaucoup de succès, on a opté pour les vieux outils.
    Mais qui propose quoi? On aimerait entendre des propositions nouvelles…

    • On ne critique pas Fébus, on essaie juste de reconstituer les informations qui seraient dues au citoyen.
      Les lois de la physique sont telles que l’utilisation du vecteur hydrogène fait multiplier par un facteur 2, 3 voire davantage la consommation électrique par rapport à une solution de bus électrique sur batterie avec recharge en bout de ligne, solution choisie par Bayonne à peu près au même moment.
      Une fois que l’on a fait diverger les coûts d’utilisation comme à Pau, on ne peut plus parler de bus gratuit!

      Le mieux est maintenant d’attendre, de pied ferme, les dénégations lors de la campagne des municipales,
      aura t-on l’ancien ou le nouveau monde?

      • L’ADEME, agence pour la maitrise de l’énergie publie:
        https://www.ademe.fr/rendement-chaine-hydrogene

        Le passage par le vecteur hydrogène pour le stockage de l’énergie électrique divise par 3 la quantité d’énergie disponible.
        Il faut rajouter l’écart de consommation entre un bus électrique et un bus à hydrogène du à la masse emportée supplémentaire(masse des réservoirs blindés, de la pile, de l’hydrogène)
        Le FEBUS de Pau, première mondiale pour un bus articulé de 18 mètres avec sièges en cuir)consommera 4 fois plus (au moins ) que le bus bayonnais

        • Merci Dudule pour ce document Ademe et vos commentaires exacts !
          Il est interressant de voir que l’ademe reprend poliment les arguments du syndicat de transport et de l’aphypac ( lobby hydrogène Français ) pour justifier le choix hydrogène , malgré son lourd handicap conceptuel de la chaine énergétique, en arguant du fait que le nombre de bus nécessaires en exploitation serait inférieur aux bus batteries …
          Encore une tromperie pour justifier un choix ! Le recours aux bus gas oil de 18 mètres se poursuit et se poursuivra à longueur d’années pour palier aux nombreuses phases de maintenance des bus hydrogène ou de sa station … Le besoin réel n’est pas de 8 Fébus mais de 10 .
          D’autre part, le réseau proposé depuis juillet 2019, ne s’appuie en rien sur la ligne BHNS pour optimiser les fréquences sur des destinations Nord et Sud en interconexion avec le BHNS . Si c’était le cas et cela aurait du l’être, les Fébus seraient beaucoup + sollicités en énergie puisqu’ils embarqueraient au niveau de la station  » Catherine de Bourbon » des passagers arrivant de Serres Castet et Montardon , ou à la gare des passagers arrivant de Gan Jurançon , ou Gelos Mazères …
          Sauf que si on fait ça avec les Fébus aujourd’hui, à 17 h 30 ils sont tous à plat !
          C’était ça le but du Bhns ! Augmenter les fréquences de passages grace à l’interconnexion fréquente à une ligne rapide ( et 2 même ! ) Là, comme l’observe avec bon sens la population , on a une jolie ancienne ligne T2 avec des fauteuils en cuir …

  • Merci pour ces précisions, et encore vous ne parlez ici que des coûts externes…

    Il faut aussi en plus y rajouter les coûts d’investissement des bus et de la voirie (toujours en coûts complets) de manière à y ajouter l’amortissement de ces investissements…
    Pourriez vous nous donner ces coûts ?
    Pour ma part je ne sais où les trouver…

    Concernant la ligne EST OUEST si elle est abandonnée, ce bus n’a strictement aucun intérêt pour les habitants de l’agglo comme j’ai eu l’occasion de l’écrire à de nombreuses reprises.
    Mais les palois ne voient pas plus loin que le bout de leur nez notre bonimenteur Bayrou le sait bien…

  • Nous attendons maintenant la comparaison du coût d’utilisation au km entre note FEBUS à pile à hydrogène
    et le bus bayonnais électrique à recharge en bout de ligne par pantographe.

    Facteur 2,3 ou 4? ….les paris sont ouverts

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