Réflexion d’un confiné

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Oh bien évidemment je n’ai pas le sentiment d’être une exception. Ce que je vis en ces temps de confinement, beaucoup le vivent également, certains dans des conditions peut-être plus difficiles. Mais j’ai voulu apporter ici un témoignage, parmi d’autres.

Personne n’a le choix de vivre en dehors des règles qui sont imposées. C’est vrai qu’elles sont strictes mais c’est vrai aussi qu’elles sont justifiées. L’enjeu apparaît clairement à tous. Pourtant hier, alors que j’étais dans mon jardin en train de m’attaquer à l’une des dernières mauvaises herbes qui subsiste encore, un passant est venu me parler. Il a respecté les distances préconisées ! Tout naturellement la conversation a porté sur les règles de confinement et plus précisément sur « l’attestation de déplacement dérogatoire ». Il m’a dit qu’en effet, il y la loi, mais qu’il y a également l’esprit de la loi. Je n’ai pas voulu évoquer devant lui Montesquieu car j’aurais pu être considéré, à raison, comme un prétentieux donneur de leçons, catégorie vers qui ne va pas ma sympathie.

Alors je lui ai parlé de mon adjudant. Quand j’étais à l’armée, pendant mon service militaire, j’étais entre autres, sous les ordres d’un adjudant, dit adjudant de compagnie. Il était comme l’étaient à l’époque tous les adjudants : des militaires indispensables mais un peu bornés. Les temps ont changé et les adjudants aussi, ils sont devenus bien différents de cette image pas toujours justifiée. Il avait eu cette formule que, pour une raison inconnue, j’ai gardée en mémoire : « Réfléchir, c’est commencer à désobéir ». Au delà de cet aspect qui place le bidasse dans la soumission absolue à ses chefs, il faut en tirer un enseignement. Nous, les Français, nous sommes comme ça. On aime bien respecter les lois et les règlements les plus divers, mais pas sans avoir préalablement discuté ou du moins tenté de bénéficier d’un régime dérogatoire. C’est comme ça ! D’ailleurs ce n’est pas un hasard si l’attestation reprend ce mot : « dérogatoire ». Ainsi ce n’est pas moi qui, à ce passant, ai donné une leçon mais « mon adjudant ».

Cependant l’actualité apporte la preuve que, nous, peuple latin ne sommes pas parmi les plus disciplinés. Les médias nous parlent de Nice et de Bordeaux où les autorités vont devoir entrer en voie de répression pour obtenir des inconscients un respect aussi absolu que salutaire des règles fixées. Dans ces villes en effet, les citoyens, sans doute moins civiques qu’ailleurs, continuent de se balader dans les rues. Il y a même eu, je ne sais dans quel journal télévisé, l’image de policiers qui verbalisaient un piéton. Ce dernier en colère disait : « Déjà que nous ne pouvons pas travailler, maintenant il faut qu’en plus vous nous emmerdiez ». On peut comprendre que la situation est difficile pour tout le monde, mais il y a des situations où ce n’est pas le sens civique qui est en cause mais le déficit intellectuel.

Restons intelligents et évitons de réfléchir, enfin de trop et dangereusement réfléchir…

Pau, le 23 mars 2020

par Joël Braud

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20 commentaires

  • Finalement, si je comprends bien, les supermarchés sont considérés comme plus sûrs que les marchés et le petit commerce.

    La grande distribution suit scrupuleusement les consignes des autorités. En plus elle protège la filière alimentaire dont les producteurs nationaux. J’ai entendu M. Leclerc hier soir sur France 5 et je viens d’écouter les infos sur TF1. Il n’y aurait donc aucune place au doute.

    Et plus on y trouve encore d’autres produits qu’alimentaires, ce qui est pratique quand même… puisque les autres commerces sont fermés.

    J’ai fait les courses dans un supermarché samedi dernier, mon épouse aujourd’hui. Tout n’est quand même pas satisfaisant.
    Par exemple les flux ne sont pas contrôlés avant l’entrée, les rayons non alimentaires ne sont pas réduits. La circulation était fluide dans les rayons mais il y avait de l’attente aux caisses. L’espace devant les caisses n’est pas augmenté. Les queues commençaient dans les rayons où les clients viennent également et avec une confusion d’ordre lorsque des clients attendent aussi sur le côté.

  • Michel LACANETTE.

    REFLEXION D’ UN CONFINÉ …..

    ….. C’est bien de faire la guerre, mais cela coûte extrêmement cher.
    En 1945 les Allemands ayant perdu la guerre, ont été condamnés à payer des dédommagements de guerre pour les dégâts qu’ ils avaient occasionnés à travers l’ Europe.
    Aujourd’ hui nous sommes en guerre, selon notre Président, mais passé la pandémie ira t’ il jusqu’ au bout de la démarche en demandant des dédommagements financiers aux Chinois? Ce qui serait normal, car ils sont responsables de la diffusion du virus, n’ ont t’ ils pas jeté en prison le médecin lanceur d’ alerte qui dénonçait cette situation depuis presque une année
    Aujourd’ hui personne n’ envisage cela, pas plus Macron que Trump ou Angela, ni aucun autre Président concerné, encore moins l’ OMS. Ils ont tous peur de prononcer face à la Chine le mot de « CRIME SANITAIRE » et
    encore moins de parler de dédommagements financiers pour préjudice sanitaire.
    Pourtant si l’ on veut que le comportement des Chinois change, afin que cela ne se reproduise plus,
    il nous faut exiger des dédommagements, sonnants et trébuchants, pour les énormes dépenses engagées,
    sans quoi nous serons toujours en retard d’ une guerre et nos amis Chinois s’ en tireront honorablement
    en nous envoyant à la face quatre palettes de PQ et de masques. Cela continuera de plus belle, le tout
    accompagné par le réchauffement climatique.
    Ne parlent-ils pas de relancer leur industrie sans tenir compte de quoi que se soit, juste pour devancer les Américains dans la panade.
    Le monde occidental , ainsi que tous les pays concernés par cette pandémie, ne peuvent accepter une telle situation. Si le législatif n’ existe pas il nous faut l’ inventer.
    Il faut que le législatif international puisse répondre au CRIME SANITAIRE.
    Dans l’ attente d’ un futur dédommagement on devrait commencer par mettre immédiatement tous les biens Chinois dans les pays concernés sous scellés, afin de servir de caution de réserves aux dégâts causés.
    Les Chinois saisiront sûrement les biens Occidentaux en Chine, mais ils n’ en sortiront pas gagnants s’ ils perdent les marchés. Si nous ne faisons pas cela aucun pays concerné par la pandémie ne s’ en sortira.
    Rien ne doit être comme avant dans le domaine de la surveillance et de la prévention sanitaire, sans quoi nous hypothéquerons définitivement l’ avenir des générations futures.
    L’ époque est sûrement exceptionnelle, mais sûrement pas formidable pour des millions de personne touchées
    directement ou indirectement par l’ incurie des Chinois. On peut pas se dire le pays au monde le plus évolué et
    laisser son peuple dans une situation moyenâgeuse, avec un portable dernier cri à la main.

    • Pierre-Michel Vidal

      Si on veut aborder la problématique « du monde d’après » ce qui est encore prématuré et sans nuire à l’unité nationale qui doit nous animer aujourd’hui, il faudra ré-évaluer nos relations avec le Régime Chinois. On voit la naïveté des Européens (et notamment des Français) à son égard. Les chiffres du virus y ont été notoirement sous-estimés, la date de son éclosion et ses modes de diffusion masquées. Sa manière de traiter les populations dans la crise a été inhumaine. Et désormais Les dirigeants du Parti Communiste Chinois se moquent de nous en se présentant comme nos sauveurs alors qu’ils ne cessent de spéculer sur les masques que l’on a fait fabriquer chez eux. Cela renvoie à l’ouverture immorale d’une officine du gouvernement chinois à Pau, l’Institut Confucius, qu’il faut fermer le plus rapidement si on ne veut pas rajouter un scandale aux scandales. On ne peut plus s’asseoir sur la liberté et les Droits de l’Homme au nom du principe que  » l’argent n’a pas d’odeur ».

      • Michel LACANETTE

        « ….il faudra ré-évaluer nos relations avec le Régime Chinois. On voit la naïveté des Européens (et notamment des Français) à son égard. »
        Je partage entièrement votre propos. Les temps ne sont pas à la polémique, mais à celui d’ essayer de sauver des milliers de patients en faisant face à cette pandémie. Mais je pense que pour l’ avenir les dirigeants Occidentaux devront revoir leurs position face à la Chine. Il vont devoir avoir le courage de leur parler face à face sans se mettre des gants et cesser de leur faire des courbettes de dominés. Sans quoi aucune réforme sanitaire ne sera entreprise en Chine et nous resterons à leur merci de voir se renouveler ce genre d’ affaire.
        J’ ai préconisé la mise sous scellés des biens Chinois en Occident je souhaite que les dirigeants Occidentaux aient le courage de cette action.

    • La sinophobie va bon train…

      La Chine a trop tardé à prendre la mesure du problème, c’est un fait. Et le bilan officiel est probablement très en dessous de la réalité, certes.

      Mais je ne vois pas quelles leçons on peut se permettre de donner de notre côté : une fois l’épidémie déclarée et reconnue en Chine, qu’avons-nous fait en Europe pour nous préparer à faire face ? STRICTEMENT RIEN pendant un mois, puis des demi-mesurettes pendant encore un mois, alors qu’on aurait dû savoir à quoi s’attendre. On a d’abord imaginé que le virus allait rester gentiment en Asie comme précédemment le SRAS, et ensuite on a imaginé qu’on était bien plus malins qu’eux et qu’on allait savoir gérer sans souci. On a vu. Pas la peine de mettre notre propre incurie sur le dos de la Chine.

    • Un commentaire à la Trump, qui ne mérite que mépris. Comme si on accusait les Espagnols pour la grippe espagnole… qui avait, de fait, son origine aux USA. Triste de lire ce genre de commentaire.

        • La sinophobie va bon train… Pour ce qui me concerne la sinophobie n’ est pas ma tasse de thé, mais plutôt le réalisme. Quand l’ on constate le comportement des dirigeants Chinois face à cette affaire, je pense qu’ il faudra leur demander des comptes sur leur comportement. N’ ont’ ils pas cherché à cacher cette épidémie comme une maladie honteuse face à leur propagande qui vantait à tue-tête la grandeur de la Chine. Quand l’ on voit les dissensions qu’ il y a au sein de l’ Europe pour octroyer des aides à l’ Italie et l’ Espagne, je pense que aucun pays tout seul ne pourra s’ en sortir et peut être même pas les EU.

          Un commentaire à la Trump, qui ne mérite que mépris. Comme si on accusait les Espagnols pour la grippe espagnole…
          Je n’ ai jamais accusé les Chinois d’ être les instigateurs de ce virus, mais par contre les dirigeants ont favorisé le contexte en ne faisant pas de réforme dans le domaine alimentaire, notamment dans l’ élevage des animaux, surtout en mélangeant les animaux sauvages de toutes sortes et d’ élevages.
          Ne venaient’ ils pas de subir une terrible épidémie de peste porcine qui avait ravagé les élevage qui je pense aurait dû être pour un sérieux avertissement. Qu’ ont ‘ ils fait rien ou pas grand chose.
          Que feront’ ils demain s’ ils n’ ont pas une forte pression des pays occidentaux ? Ne rêvez pas pas, rien ou pas grand chose.
          Pourra t’ on se payer le luxe d’ une nouvelle pandémie de même ampleur ou pire?
          Je vous laisse l’ honneur de me donner la réponse. Peut être l’ aurais je le jour où vous recevrez votre feuille d’ impôt ….. En attendant je vous recommande de vous protéger pour ne pas alourdir la facture.

          • Comme on dit balayons devant notre porte avant de tout mettre sur le dos de la Chine : encore une fois qu’ont fait les pays occidentaux pour enrayer l’épidémie sur leurs territoires, alors qu’ils avaient sous les yeux ce qui se passait en Chine ? Jusqu’à début mars rien de sérieux n’a été fait dans nos pays, alors que Wuhan était confiné depuis fin janvier.

            De l’avis des spécialistes la Chine a perdu 2 à 3 semaines en voulant cacher/minimiser le problème au départ, mais nous avons perdu au moins autant de temps par vanité en nous pensant plus malins qu’eux. Il aurait fallu confiner dès qu’on n’était plus capable de suivre les chaînes de contamination. Et je ne parle même des débiles profonds que sont Trump ou Boris Johnson, qui il y a encore 3 semaines se vantaient de ne pas craindre un petit virus de rien du tout et disaient qu’il n’y avait pas besoin de paniquer.

            La faillite n’est pas que chinoise, elle est quasi planétaire. Mais bon c’est facile et plus satisfaisant de dire « bouh les vilains chinois », ça évite de trop se remettre en cause.

  • Pierre-Michel Vidal

    Selon France bleue : « Coronavirus : en Béarn, les halles de Pau et le marché de Nay resteront ouverts ». Or les marchés fermés ou ouverts doivent être fermés dans toute la France sauf dérogation pour certaines communes rurales. Nay donc cela se peut se comprendre mais Pau? Que fait le préfet pour faire respecter la loi ? On met des amendes, à juste titre, à ceux qui se baladent sans raison et on autorise ces marchés. Il faudra donner des explications dans une situation d’urgence sanitaire. Quel exemple lamentable supplémentaire après la tenue des élections municipales. Quel danger on fait courir à la population. Pau n’est pas une exception. Le virus est là. N’y allez pas! Là aussi réfléchissez, sachez désobéir il s’agit de civisme.

    • Tout à fait d’accord avec cette opinion. Dans la réalité, et c’est là que les dès sont pipés, il faut savoir que face à Bayrou, le préfet de notre département ne pèse pas grand chose. Bayrou qui se targue, à la moindre occasion, d’être (très) écouté par le président de la République peut, à ce titre, en imposer au préfet. Ce dernier qui représente l’Etat a théoriquement autorité sur les élus locaux, mais comme il tient à son poste et à son avancement il ne s’oppose pas et ne contrarie pas Bayrou. Cela peut paraître difficile à admettre et pourtant … De la théorie constitutionnelle à la réalité du terrain. Je n’irai pas aux halles de Pau, non pas en ayant conscience de désobéir, (personne ne m’oblige à y aller) mais en ayant conscience que la fréquentation de ce lieu est dangereux.

    • « Il faudra donner des explications dans une situation d’urgence sanitaire »

      Les avez-vous seulement cherchées, ces explications, avant d’accuser tout le monde d’irresponsabilité ? Etes-vous allé dans un marché restés ouverts pour voir comment ça se passait ?

      Les dérogations sont subordonnées à la mise en place de mesures de filtrage et de régulation du flot de visiteurs (nombre limité de clients en même temps dans l’enceinte, distances de sécurité, cheminement imposé). Il n’y a pas que Pau, le marché bio de Billère aussi a obtenu une dérogation pour continuer dans ces conditions (je ne pense pas que le préfet s’aplatisse aussi devant le maire de Billère ?). Connaissant des personnes ayant été à ces deux marchés (aujourd’hui même pour Billère), je peux rapporter que c’est comme ça que ça se passe.

      La police nationale vient vérifier que tout se passe en sécurité, et le marché perd sa dérogation si ce n’est pas le cas.

      • Pierre-Michel Vidal

        Pas d’ironie ce n’est pas le moment.
        Oui vous avez raison je ne vais pas sur les marchés depuis le début de l’épidémie – pourtant je les adore. Le maire et le préfet y vont-ils ? Je reste confiné! J’obéis aux consignes et aux souhaits des soignants -ils ne cessent de le dire. On a vu ce qu’ont donné les mesures de sécurité sanitaire lors des dernières municipales: il y a eu plusieurs foyers d’infection lors des dépouillements notamment malgré ces fameuses mesures. Tirons les leçons de ces expériences. Ne soyons pas dans le déni. Nous sommes une région épargnée. Pour le rester la seule manière c’est un confinement strict.
        In « Le Figaro » d’aujourd’hui sondage OXOA: « Les Français sont favorables à 86 % à un durcissement global du confinement, et 87 % à un durcissement des sanctions ». C’est le bon sens.
        Moins de dérogation c’est plus d’efficacité, je le dis avec le respect que l’on doit au représentant de la République, M. le préfet! Il suffit d’un contact malheureux pour que le virus contamine plusieurs personne. C’est notre vie à tous qui est en jeu.

        • Où voyez-vous de l’ironie dans ma réponse ?

          S’il faut interdire tous les marchés, par cohérence il faut aussi fermer tous les commerces d’alimentation, qui ne sont pas des lieux plus sûrs que les marchés.

        • Pour information, voici ci-dessous le communiqué du Préfet, en date du 24 mars 2020
          Ce lundi 23 mars, le Premier Ministre a précisé les mesures de confinement et informé de la fermeture des marchés couverts ou de plein air.
          Ainsi, il est désormais prévu que la tenue des marchés, couverts ou non et quel qu’en soit
          l’objet, est interdite.

          Toutefois, le Préfet de département peut, après avis du maire, accorder une autorisation
          d’ouverture des marchés alimentaires qui répondent à un besoin d’approvisionnement de
          la population si les conditions de leur organisation ainsi que les contrôles mis en place
          sont propres à garantir le respect des mesures visant à lutter contre la propagation du
          virus. Ces contrôles seront opérés par les services de police et de gendarmerie.
          M. Eric SPITZ, Préfet des Pyrénées-Atlantiques, sera très vigilant sur le respect des mesures
          d’hygiène notamment :
          • gestion des flux (comptabilisation des entrées et sorties) ;
          • affichage et respect des gestes barrières ;
          • mise en place d’un dispositif visant à empêcher les clients de toucher les produits exposés
          et distance entre les étals ;
          • respect de la distance au moins égale à un mètre entre clients, pas de poignée de mains ni
          d’embrassade.
          En cas de non-respect, le Préfet retirera immédiatement l’autorisation accordée.
          Une liste des marchés dont l’autorisation d’ouverture aura été délivrée sera mise en ligne sur le
          site Internet des services de l’État:www.pyrenees-atlantiques.gouv.fr
          Textes de référence
          – loi n°2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de COVID19
          – décret n°2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de
          COVID19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.
          A partir de là, on peut considérer qu’ici une demande dérogation a été adressée au préfet par certains maires, Pau, Nay, Billère. A noter qu’aucune dérogation n’a été accordée dans les Landes.
          Selon certains témoignages qui me sont parvenus : de la part d’un étalier du carreau des halles. Ce marché n’offre pas un réel intérêt commercial. Les chalands ne sont pas disciplinés et il est impossible de faire en sorte que les distances soient respectées et que les produits ne soient pas touchés. De la part du service de police. Il est déploré le manque de masques et de ce fait les risques courus par les forces de l’ordre. D’autre part de très grandes difficultés pour gérer les flux parce que le public ne s’y soumet pas ce qui oblige à une proximité. Il serait obligatoire de ne pas permettre à plus cent personnes d’êtres présentes en même temps et de faire entrer par groupes de dix. Cela est jugé impossible. On verra dans ces conditions si le préfet maintiendra cette autorisation dérogatoire.

      • bien d’accord !moi je vais régulierement au marché de Nay et suis contente de pouvoir soutenir des petits producteurs et pas uniquement les grandes surfaces:sont-elles vraiment moins dangereuses ? je peux vous confirmer qu’à Nay les règles d’hygiene sont bien respectées(à Pau je n’y vais plus:loin et il faut payer pour stationner !

        • Soit-dit en passant 25% des marchés (dans la France entière) avaient pu obtenir une dérogation fin mars. C’est peut-être plus aujourd’hui.

          Le décret a juste inversé la charge de la preuve : ce n’est pas aux autorités de montrer qu’un marché n’applique pas des mesures suffisantes pour pouvoir le fermer, mais aux marchés de montrer qu’ils appliquent les mesures suffisantes pour pouvoir rester ouverts. C’était sans doute nécessaire pour mettre un terme rapidement à de trop nombreuses situations hors de contrôle, et ensuite autoriser au cas par cas.

          Encore une fois l’alternative logique aurait été de fermer TOUS les commerces alimentaires, pas juste les marchés. C’est ce qui a été fait à Wuhan, avec la mise en place d’un ravitaillement organisé à domicile pour tout le monde. Je ne pense pas qu’on pourrait faire si facilement la même chose en Europe.

  • Pierre-Michel Vidal

    L’esprit de responsabilité qui doit prévaloir en même temps que le civisme nécessaire à l’unité nationale ne justifient pas les paroles de l’adjudant de Joël : « réfléchir, c’est commencer à désobéir ». Nous avons vu par exemple que l’invitation à voter aux municipales a été un facteur d’accélération de l’épidémie. C’est désormais un fait. Ainsi ceux qui n’y sont pas allés, malgré leur attachement au suffrage universel, ont eu raison car ils n’ont pas mis en danger la santé de leur voisin. En quelque sorte ils ont désobéi mais ils ont réfléchi aussi.
    Sans esprit de polémique, car l’heure des comptes n’est pas venue, il faut obéir certes mais réfléchir en même temps. C’est difficile mais nécessaire à l’acceptation des consignes.L’obéissance aveugle finit toujours dans le chaos et la destruction. Ce sont des actes citoyens, réfléchis et raisonnables dont nous avons besoin.

    • Nous ne parlons pas de la même chose parce que le vote en France n’est pas obligatoire. Les mesures de confinement sont, elles, obligatoires. D’autre part en relisant ma conclusion vous constaterez que je mets un bémol à certaines affirmations péremptoires.

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