Le jour d’après

L’heure est encore à la stupéfaction, viendra le temps des larmes et du deuil qui déjà frappent beaucoup de nos concitoyens mais que l’on annonce plus massif encore et qui le sera. L’unité est donc la seule réponse possible dans la situation que nous vivons, qualifiée à  tort de guerre, car les mots ont un sens et nous ne sommes en guerre contre personne.

Le déficit de crédibilité de ceux qui nous gouvernent est dû à leur attitude précédant la crise : la violence dans la répression de la révolte des gilets jaunes, l’entêtement dans la volonté d’imposer une réforme des retraites auquel personne ne tenait. Mais l’heure des règlements de compte, des apostrophes et des procès, car il y en aura, n’a pas sonné. Les Français et l’ensemble des forces politiques doivent mettre leurs critiques entre parenthèses et contribuer à vaincre la mort qui s’abat sur le pays, la pauvreté qui risque de la gagner. Nous n’avons ni masques en suffisance, ni tests en quantité nécessaire, demain nous pourrions manquer de médicaments et nous nous déchirerions pour des questions subalternes ? Ce serait une grave faute.

De ce point de vue la dernière intervention d’Edouard Philippe sur TF1 jeudi aura été convaincante. Il s’est montré humble devant l’inconnu de ce virus, modeste en reconnaissant des erreurs possibles et surtout il a su rassembler avec cette volonté de « suspendre » la réforme des retraites éliminant ainsi un sujet de discorde majeur.

Il est encore bien tôt pour envisager le jour d’après qui ne sera pas « un jour », d’ailleurs mais un long processus dangereux lui aussi. Mais on peut déjà tirer quelques leçons de ce choc terrible, et c’est ce qu’a fait, dès sa première intervention, le président de la république.

La défaillance de l’Europe a été patente dans cette tempête. On nous dira que la santé n’est pas une compétence de l’Union. C’est une conception bureaucratique : en cas de danger, de problèmes graves, l’Europe est censée nous protéger. On a vu des stratégies contradictoires se développer entre pays européens face à un ennemi implacable qui ignore les frontières. L’incapacité européenne à coordonner les réponses de ses membres est une preuve de sa faiblesse, son manque de solidarité avec les plus touchés a choqué, et nombre d’Italiens ont brûlé des drapeaux européens. On craint désormais un « Italofrexit ».  Dans une lettre publiée dans le quotidien italien La Repubblica, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, regrette que trop de pays de l’UE se soient, au début de la pandémie trop concentrés sur leurs propres problèmes. “Ils ne se rendaient pas compte que nous ne pouvions vaincre cette pandémie qu’ensemble, en tant qu’union. Cela a été préjudiciable et aurait pu être évité ». Regrets trop tardifs.

La Chine, je veux parler du Régime et non pas de son malheureux peuple, s’est montrée sous son vrai visage : un pays mafieux. Notre naïveté est coupable, c’est la seconde leçon à tirer. Nous le savions mais nous ne voulions pas le voir par commodité. C’est ainsi que nous y avons transporté nos usines, notre savoir-faire et notre pollution. De nombreux articles de presse ont montré que le Régime chinois avait menti par omission sur la diffusion du virus, sur le nombre de morts et de contaminés. Les pénuries de masques sont dues à un comportement cynique, les Chinois se vendant aux plus offrants. On ne peut pas livrer les pans vitaux de notre nation –comme la santé- aux mains de la bureaucratie communiste chinoise. C’est suicidaire et immoral.

Il faut donc revenir à la Nation. Un terme, longtemps honnis du discours dominant prônant une mondialisation néo-libérale qui devait apporter sécurité, prospérité et bonheur. Emmanuel Macron, tirant très vite la leçon de la catastrophe, est revenu au dogme fondamental de la pensée gaulliste : la Nation défendue par des hommes politiques brillants mais isolés comme Michel Séguin ou Jean Pierre Chevénement. On entend même désormais le mot nationalisation, un tabou, dans la bouche du ministre de l’économie !

Est-ce là un discours de circonstance ? Peut-on faire confiance à des hommes et des femmes qui ont mené une politique dans une direction opposée de manière acharnée ? Jusqu’où ces nouveaux convertis assumeront-ils ce virage ? Il faut, en tout cas, les prendre au mot car « nécessité fait loi ».  

Pierre-Michel Vidal    

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13 commentaires

  • Condamner la chine qui est notre principale fournisseur en tout genre… En rêve seulement ! Ne soyons pas naïfs !
    Les parlementaires qui abandonnent leurs formations respectives, n’attendons rien d’eux ! Ce n’est pas parce qu’il y a du grand vent qu’on doit quitter le navire ! C’est se dédouaner ! La situation est grave, mais pas perdue ! Ce n’est pas en critiquant Pierre, Paul ou Jacques que les choses progressent. Retroussons-nous les manches et avançons tous dans la même direction.

    • Michel LACANETTE.

      Ne pas condamner le gouvernement chinois s’ est se condamner soi-même. Contrairement à ce que vous pensez le comportement de tous les gouvernements occidentaux devra être revu à l’ égard de la Chine. Bien sûr le commerce continuera avec la Chine, mais la bienveillance aveugle qui a prévalu à son égard devra être reconsidérée, non pas par de la méfiance aveugle, mais par des mesures de prévenance. Se dédouaner serait de rester aveugle au poids que souhaite prendre la Chine sans réformes de son lamentable comportement.

  • « — la grande guerre a été précédée d’une longue accoutumance à une violence verbale inouïe des parlementaires et des chefs d’État . »

    La suite n’a pas été meilleure. Pour l’actualiser en résumant ou caricaturant: « Faisons payer la Chine, et pressons le citron jusqu’à ce que les pépins craquent. »

    On a vu ce qu’il en est advenu après la grande guerre : Endettement des Etats européens dû à l’effort de guerre, Insolvabilité de l’Allemagne. Et puis bien pire.

    Après l’épidémie coronavirus, relocaliser des fabrications stratégiques serait bien.
    A quelle échelle ? Nation (i.e. France) ?, Région (i.e. Europe) ? Mais cela signifiera aussi des augmentations de prix.

    Commentaires divers :
    – Sur l’endettement : La communauté internationale ne devrait-elle pas « contrôler » les préteurs ? Au Japon les prêteurs sont nationaux. En France, internationaux. Les pays les plus riches bénéficient de taux bas. Etc…
    Mais des accords internationaux existent-ils ?

    – Sur les assurances et le bien commun : Actuellement je vois des tentatives pour mettre à contribution les compagnies d’assurances. Comment interpréter cette adjuration, compte tenu des interdépendances du global et du local mais aussi de l’importance des risques et des nécessités de réassurance ?
    Beaucoup de nos compagnies d’assurances ne sont-elles pas des mutuelles (ou ont le nom de mutuelles) ?
    L’assurance est un bien commun qui est aussi un fondement ou un rempart de la condition salariale. L’est-elle encore ? La notion de bien commun n’est-elle pas évolutive, que ce soit pour le libéralisme ou pour le citoyen ?

    – Sur la conduite de la guerre de 14-18 : Nous nous souvenons des chefs militaires de cette période (au moins Joffre, Pétain, Foch). Par contre, hormis Clémenceau, nous souvenons-nous vraiment des chefs de gouvernement d’avant 1917 ?
    Ceci par analogie à la conduite du combat contre le Coronavirus où les gouvernants sont confondus avec les chefs de combat ou les stratèges.
    Il me semble que le Président Trump échappe à cette confusion, justement en jouant avec.

    – Sur la « naïveté des Etats :
    Une similitude vécue dans l’industrie. La production récriminait : Un commercial vendrait l’usine pour avoir une commande. Le commercial pestait : Il n’y a que l’écoulement des produits hors normes qui intéresse la production.
    Le PDG concluait : Un bon commercial est un commercial qui vend bien un bon produit.

  • Michel LACANETTE.

     » La défaillance de l’Europe a été patente dans cette tempête.  »
    L’ Europe n’ a été que ce que les Etats ont voulu qu’ elle soit. Un espèce de  » machin » comme disait De Gaulle auquel vous vous référez. Au delà des polémiques actuelles, il faudra revoir, à l’ encontre des dirigeants Européens qui ne souhaitent qu’ une chose tourner la page comme si rien ne s’ était passé, ces décennies de fuite en avant qui nous ont mené dans une impasse.
    Au même titre qu’ il faudra faire condamner financièrement l’ état Chinois pour » crime sanitaire contre
    l’ humanité » sans quoi il n’ engagera aucune réforme pour améliorer le sort de son peuple. Ce qui nous exposera de nouveau à de nouvelles pandémies. Ce que l’ on ne peut admettre pour le devenir des générations futures.
    Maintenant que l’ on connaît le coût humain, économique, sanitaire, social qu’ engendre ce genre d’ affaire, on ne peut se payer le luxe de renouveler l’ expérience.

    • Michel LACANETTE.

      LE JOUR D’ APRÈS …..

      Coronavirus : des parlementaires convient les citoyens à préparer « le jour d’après »
      Les mesures les plus populaires seront portées par les parlementaires dans un plan d’action post-crise, promettent-ils. Source AFP
      Publié le 04/04/2020 à 10:31 | Le Point.fr
      La consultation durera un mois.

      Quel système de santé demain ? Quel monde du travail ? Et comment partager le pouvoir ? Une soixantaine de parlementaires lancent ce samedi une consultation en ligne durant un mois pour préparer « le jour d’après » la crise du coronavirus. Emmenés par les députés ex-LREM Matthieu Orphelin – proche de Nicolas Hulot – et Paula Forteza, ainsi que par le Marcheur Aurélien Taché, ces élus invitent à mettre « à profit le confinement pour imaginer ce que nous voulons de mieux », sur ce site lejourdapres.parlement-ouvert.f

      • Très bonne idée, j’ai lu un certain nombre de propositions très positives à débattre; cela ne peut provenir que de parlementaires qui ont l’intention de quitter LREM car il est bien évident que le jour d’après sera réservé à trouver l’argent nécessaire pour combler la dette abyssale qui existera; Macron s’y emploiera avec détermination; Il faudra relancer les entreprises et l’économie avec une intensité encore plus grande que celle qui existait avant pour être le plus compétitif possible, peu importe l’hyper-pollution, le record de GES, le bien respiré transitoire….les morts invisibles plus nombreux que l’on acceptera, par millions, du fait de cette orientation.
        Les bonnes paroles, les engagements du Président manquent de précision , il ne dit pas quand; il les réalisera; en fait, le jour d’après n’existe pas, c’est l’ère d’après qu’il faut construire donc des mesures s’orientant progressivement vers un autre modèle basé sur une transition écologique que notre Président n’a absolument pas envisagé pour le présent et l’avenir.

    • « il faudra faire condamner financièrement l’ état Chinois pour » crime sanitaire contre
      l’ humanité » sans quoi il n’ engagera aucune réforme pour améliorer le sort de son peuple. Ce qui nous exposera de nouveau à de nouvelles pandémies. Ce que l’ on ne peut admettre pour le devenir des générations futures. »

      Vous serez bien obligé de l’admettre, car, une fois que vous aurez condamné financièrement la Chine, une fois que vous aurez empoché de l’argent, qu’elle aura engagé les réformes que vous jugez nécessaires, en admettant que cela soit possible, la multiplication des apparitions de virus continuera, en accéléré sans doute, et ce partout dans le monde.
      La responsabilité incombe à la mondialisation dont la Chine est un composant très actif, au même titre que la plupart des autres pays de type occidental néolibéral.
      Chine ou pas Chine, nous serons confrontés, du fait de cette politique, à de nouvelles épidémies et pandémies.
      La crise écologique est la cause première comme de nombreuses crises sanitaires précédentes.
      L’émergence ou la ré-émergence d’un virus est un phénomène multifactoriel, favorisé par la perturbation d’un ou plusieurs facteurs au sein d’un écosystème.
      Elle peut être issue d’un bouleversement des niches écologiques des animaux hôtes, entraînant un contact favorisé avec l’être humain. La déforestation par exemple, augmente le risque de contact avec des animaux sauvages potentiellement infectés, l’élevage intensif, la pollution, la fréquence et l’intensité des transports, la délocalisation des productions…, le réchauffement climatique, la perte de biodiversité sont un seul et même problème activant la propagation.
      Il faut prendre enfin conscience que la santé de l’Homme dépend intégralement de celle de son environnement.
      Parti communiste chinois, républicain des USA, gouvernements des pays européens,…même combat, au profit des virus!
      L’émergence virale peut aussi être due à un défaut d’hygiène et de couverture vaccinale et médicale. On a constaté depuis le début du conflit en Syrie la ré-émergence de la poliomyélite infantile causée par une souche de poliovirus sauvage endémique du Pakistan (Arie, 2013).
      Dans le cas de virus transmis par des insectes vecteurs, des changements dans leurs aires de répartition peuvent également favoriser l’émergence de virus dans la population humaine. Ces dernières décennies, la migration des moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus (le moustique tigre) vers les zones urbaines ont conduit à l’émergence du virus Zika et du virus Chikungunya chez les humains. En conséquence, l’augmentation de la fréquence des infections humaines a permis la sélection de variants génétiques plus efficaces de ces virus à l’origine des récentes épidémies (Weaver & Forrester, 2015). L’émergence virale est également favorisée par de nouveaux comportements à l’échelle mondiale. Du fait de la mondialisation, les flux de personnes se sont accrus, facilités et accélérés, permettant alors une meilleure dissémination des virus. Le MERS-CoV par exemple, endémique du Moyen-Orient, a été importé en Europe par des patients transportés en avion (Mailles et al., 2013). En Corée du Sud, le premier cas avéré de MERS-CoV a été constaté le 20 mai 2015 chez un patient de retour du Moyen-Orient.
      Intéressant à lire.

      http://www.monde-diplomatique.fr › 2020/03 › SHAH
      17 mars 2020 – Une étude menée en 2017 a révélé que les apparitions du virus, dont la … une nouvelle pandémie nous guette, et pas seulement à cause du ..

      Institut Pasteur
      Le VIH est aujourd’hui une des causes principales de décès dans le monde pour les adolescents et les femmes en âge de procréation. Le nombre de nouvelles infections augmente actuellement en Europe de l’Est et, en France, on déplore encore environ 6000 nouvelles contaminations par an.
      Le sida a été décrit pour la première fois en 1981. Cependant, grâce à des études rétrospectives sur des sérums zaïrois, un virus VIH de 1959 a pu être identifié. D’autres études ont montré que le VIH circule chez l’homme depuis plus longtemps que cela, depuis la fin du 19e siècle probablement.
      Il est possible que le VIH ait pu exister dans une population isolée avant de se disséminer en raison de l’urbanisation croissante du monde et de l’augmentation des flux de populations au début du 20e siècle. Les VIH ont un réservoir animal. Au moins trente espèces de singes africains (dont les chimpanzés, gorilles, singes verts, mangabeys, mandrills et cercocèbes) sont naturellement infectées par des rétrovirus proches du VIH : ce sont les virus de l’immunodéficience simienne (SIV).
      Pourquoi ne demandez-vous pas au Zaïre, au Cameroun, à l’Afrique en général, le versement d’argent pour cause de crime sanitaire?
      Sidaction.org, 31mars 2017:
      En France, le VIH touche 230000 personnes et causerait 2700 décès par an. En 2013 les laboratoires ont fait payer jusqu’à 41000 euros la cure de trois mois.
      Montant des dépenses pour la recherche et pour soutenir les malades?
      Chiffres 2018 à retenir::
      37,9 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde
      1,7 million de personnes ont été infectées
      79 % de toutes les personnes vivant avec le VIH connaissaient leur statut VIH
      23,3 millions de personnes avaient accès à la thérapie antirétrovirale
      770 000 personnes sont décédées de maladies liées au sida dans le monde

      Où est la Chine dans tout cela, je ne l’ai pas rencontrée!

      Par contre, si vous envisagez de militer pour la condamnation du néolibéralisme, au niveau des gouvernements en place, le nôtre n’étant pas à exclure, pour crime contre l’humanité, je m’y associerais.

      • Michel LACANETTE.

         » Pourquoi ne demandez-vous pas au Zaïre, au Cameroun, à l’Afrique en général, le versement d’argent pour cause de crime sanitaire?
        La situation de ces pays n’ est pas du tout la même que la Chine. Le reproche que je fais à la Chine c’ est d’ avoir cherché à cacher le problème et même à le nier au départ. N’ ont’ ils pas emprisonné lamentablement le Médecin lanceur d’ alerte pour essayer de nier la vérité dans un premier temps et qu’ ils n’ ont pas pu nier longtemps compte tenu de l’ importance que prenait cette affaire. C’ est ce comportement là qu’ il faut faire condamner.

        « Par contre, si vous envisagez de militer pour la condamnation du néolibéralisme, au niveau des gouvernements en place, le nôtre n’étant pas à exclure, pour crime contre l’humanité, je m’y associerais.
        C’ est au peuple à demander des comptes à nos dirigeants sans quoi l’ extrême néolibéralisme continuera de plus belle. Dans cette affaire on ne peut plus se contenter de belles paroles. Il faut des actes forts.
        Patrick Pelleau médecin urgentiste, expliquait l’ autre soir à l’ émission C à vous qu’ après cette pandémie il faudrait revoir totalement l’ enseignement et la formation des personnels médicaux. Pensez vous que cela pourra ce faire sur de belles paroles, que nous connaissons depuis des décennies et sans injection d’ énormes financements en urgence et non sur des dizaines d’ années, car nous aurons l’ épée de Damoclès des pandémies sur la tête. C’ est dans ce sens là qu’ il faut faire payer la Chine et non pas par esprit de revanche.

  • « Notre naïveté est coupable »
    Nos entreprises cherchaient tout simplement à produire au moindre coût, je n’appelle pas cela de la naïveté mais un calcul individualiste intéressé.

     » On ne peut pas livrer les pans vitaux de notre nation –comme la santé- aux mains de la bureaucratie communiste chinoise. C’est suicidaire et immoral.

    Tout à fait d’accord, mais qui a livré ces pans vitaux ? Gouverner c’est prévoir ! Qui ne l’a pas empêché mais favorisé ? Qui n’a pas cherché à prévoir ce qui arrive ? Aucun gouvernement !
    Au contraire, on a tout fait, et on s’en glorifiait de ces marchés, pour livrer du savoir-faire dans de nombreux domaines comme l’aviation, les centrales nucléaires….à ces Chinois, copieurs d’excellente qualité. Alors, condamner les Chinois de vouloir glaner des informations, travailler et vendre le plus possible, c’est le Corbeau et le Renard !

    « un comportement cynique, les Chinois se vendant aux plus offrants. »
    Quelle horreur de vouloir vendre le plus cher possible ! Connaissez-vous des pays qui veulent vendre le moins cher possible !

    « De nombreux articles de presse ont montré que le régime chinois avait menti par omission sur la diffusion du virus, sur le nombre de morts et de contaminés. »

    Etait-ce fondamental pour nous de connaître le nombre de morts ? Pensez-vous que ce sont les seuls pays à publier des chiffres inexacts ? Les connaissent-t-ils vraiment ? Le drame de ce nombre, c’est pour le peuple chinois, pas franchement pour nous.
    Quant au nombre de contaminés, combien il y en a en France ????

     » On entend même désormais le mot nationalisation, un tabou, dans la bouche du ministre de l’économie ! »
    Pas de soucis, ce n’est pas pour un rééquilibrage de la puissance de l’État mais pour que l’argent public soutienne les entreprises pendant le coup dur ; elles retrouveront leur liberté privée après.
    De même que Macron nous raconte des histoires en voulant augmenter un grand nombre de héros ; il y aura la dette énorme à épuiser, on en parle déjà souvent dans les médias. Dans 10 ans peut-être!!!

    • Pierre-Michel Vidal

      Encore une fois je ne condamne pas le (malheureux) peuple chinois mais le régime dictatorial dont ils sont les victimes. Peut-on oublier les millions de mort de la « Révolution Culturelle », l’effrayante répression qui a suivi la révolte dite de « Tian’ammen » en 1989, l’invasion du Tibet et la destruction de sa culture millénaire, le génocide dont son victimes les Oïghours, etc. ? Il est temps de revenir à une certaine morale dans nos relations internationales. C’est aussi (et peut-être d’abord) cela l’écologie politique, dont vous êtes un adepte (à juste titre). On oublie de dire que le Régime communiste chinois est le plus grand pollueur de la planète. Tout cela pour le plus grand profit d’une poignée de bureaucrates communistes. On condamne la Russie de Poutine à tout bout de champ et on prend pour argent comptant toutes les salades du Régime Chinois. On ne peut plus continuer à fermer les yeux au nom du profit.
      Cf. https://www.lefigaro.fr/vox/monde/covid-19-qui-osera-demander-des-comptes-au-regime-chinois-20200401?fbclid=IwAR0VAAaPD22fiRlX73dmtT-px9zphx2E4u3vfQ4BRd3hnwHVTtXkfHv4mSs

  • L’heure des comptes n’est pas arrivée. Par contre celle de leur mise à jour, à charge, est une constante de l’auteur.
    Et les conclusions sont déjà indiquées. Toujours les mêmes : Faillite de l’Europe, incurie de nos dirigeants et retour nécessaire du Grand Homme et du national dont cette pandémie révèle aussi les limites.

    • Pierre-Michel Vidal

      « Retour du Grand Homme » ça n’est pas mon propos car nul n’est indispensable, retour des principes de sa politique oui. Nécessité de « faire Nation » comme le souhaite avec raison le président ne veut pas dire « retour du national » comme vous dites (mais vous m’aviez compris, j’en suis sur). C’est même le contraire.
      Pour être précis, il est souhaitable de prendre le virage du souverainisme avant que Marine Le Pen n’ait mis définitivement la main dessus. Enfin ça n’est pas un papier à charge à l’égard du gouvernement, ça l’est seulement dans la critique de sa politique antérieure à l’épidémie. Ma seule « constante » a été de m’inquiéter d’une situation sous-estimée par beaucoup (cf. les municipales). On le vérifiera dans mes papiers précédents.

      • La charge contre l’Europe sur ce thème de la crise Covid 19 comme sur d’autres est l’exercice que de multiples chroniqueurs et politiques adoptent aisément depuis deux mois mais ils oublient un peu vite que les États Européens ne coopèrent pas sur toutes les compétences . La santé n’a jamais fait l’objet de consensus tant les systèmes de santé divergent entre pays Européens, notamment avec nos Ex partenaires Anglais.
        L’Europe n’a donc jamais eu de politique Européenne de la santé . Dès lors, déplorons l’insuffisance d’Europe justement, plutôt que de verser dans un Nationalisme modéré, dont nous savons ( et Chevènement le sait depuis 2002 ! ) qu’il sert ceux que nous entendons combattre par dessus tout, ce qui n’empêchera en rien les relocalisations indispensables .
        A observer la force, parfois la violence de certaines analyses belliqueuses contre la Chine, pour des motifs que je ne conteste pas, cela interroge sur la capacité collective à glisser rapidement sur des discours quelque peu  » vas t’en guerre  » . Imaginons ces mêmes comportements dans 5, 10, 15 ans avec des Nationalismes triomphants au sein de l’Europe … N’oublions jamais la sage parole de François Mitterrand quelques semaines avant sa mort, ou celle beaucoup plus récente de Jacques Delors . Comme le soulignait à l’UPPA un conférencier, lors du centenaire de l’armistice de 1918, la grande guerre a été précédée d’une longue accoutumance à une violence verbale inouïe des parlementaires et des chefs d’État . Et les réseaux sociaux n’existaient pas …

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