Mais où est passé le bus à hydrogène ?

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A Pau, le bus à hydrogène ou Bus à Haut Niveau de Service, nommé Fébus se fait de plus en plus discret. Au point que pour apercevoir ce véhicule qualifié par le maire de transport en commun unique au monde, il faut être très attentif. Mais que se passe-t-il donc ?

Bien sûr il y a eu la période confinement durant laquelle les transports en commun de toute nature ont modifié leur fréquence voire, pour certaines lignes, n’ont pas fonctionné du tout. On comprend bien que, dans cette circonstance si particulière, les techniciens de la station ont été dans l’incapacité d’assurer leur mission. Mais depuis le le 11 mai 2020, il n’y a plus de confinement et pourtant ce trafic n’a pas repris selon la fréquence promise – un passage toutes les sept minutes -, loin s’en faut.

Il semble que le problème vient de la production d’hydrogène. Mi mai donc l’alimentation en hydrogène s’est faite grâce à des semi-remorques venant de Lyon par la route. On mesure l’impact carbone d’un tel dispositif. La station d’hydrogène ne fonctionne donc plus comme envisagé. En raison d’une insuffisance de pression, les Fébus sortant n’étaient approvisionnés qu’à 35% de la capacité de leur réservoir.

Depuis le 29 juin 2020 (source vérifiée), aucun bus à hydrogène n’est sorti. Soyons honnête, seul un Fébus à hydrogène est sorti le vendredi 17 juillet à titre expérimental. Mi juin et début juillet deux tentatives infructueuses de redémarrage de la station d’hydrogène ont eu lieu.

Lorsqu’on téléphone à Idélis pour connaître les raisons de cette situation qui, pour le moins, ne correspond pas aux promesses que les politiques nous avaient faites, on nous donne des explications plutôt embrouillées (lundi 20 juillet 2020). On commence par vous dire que le Fébus fonctionne tout à fait normalement. Oui parce que le Fébus est le nom de la ligne et non pas le nom du véhicule, confusion facile. Puis lorsqu’on précise sa question en parlant non plus du Fébus, mais du bus à hydrogène, on sent à l’autre bout du fil comme une gêne. On vous fait attendre plusieurs minutes pour revenir vous dire que deux bus à hydrogène sur quatre sont en service. Bon, admettons ! Et lorsque on demande davantage de précision sur la ou les raisons de cette défaillance on obtient une filandreuse explication dont il est difficile d’extraire la substantifique moelle. Il y a nous dit-on, un manque d’approvisionnement en hydrogène au niveau de la station. Le personnel serait soumis à des mesures qui ont été prises. Bon ! devant l’embrouillamini de ces justifications, nous en sommes restés là.

Pour ma part malgré plusieurs passages à des heures différentes sur le trajet de notre Fébus à hydrogène (pour éviter toute confusion), je suis encore à la veille d’en voir circuler un. Je reconnais ne pas assurer une surveillance permanente mais je vois des Fébus, non hydrogène ceux-ci, circuler effectivement sur le tracé dédié.

Un autre point mérite d’être précisé ici pour souligner l’extraordinaire réussite du « transport en commun palois unique au monde ». Vient d’être construit à l’angle du boulevard de la Paix et de l’allée Catherine de Bourbon, un magnifique parking bénéficiant de plantations génératrices des zones ombragées. Il s’agit d’un parking dit « relais » destiné à permettre à ceux qui ont décidé d’emprunter le Fébus de stationner leur véhicule. Ainsi, bien qu’il soit encore gratuit, ce qui ne durera pas, il n’y a jamais plus d’une ou deux voitures sur les cinq cents places disponibles. Ces jours derniers, une entreprise s’affaire à placer les bornes de péage.

Ne parlons pas ici, je vous prie, de l’argent que ces installations ont coûté au contribuable ça ferait mesquin. Voilà donc un plan de transport en commun à Pau qui méritait en effet d’être planifié par un spécialiste du genre.

Pau , le 27 juillet 2020

par Joël Braud

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24 commentaires

  • Il se peut que MR Samuele Furfari soit un climatosceptique, anti vert de surcroît, lobbyiste du tout fossile même si vous voulez, ce n’est pas ce sujet qui importe. Son argumentation n’est absolument pas basée sur le fait que nous aurions un siècle de réserves fossiles mais sur les mêmes arguments techniques et scientifiques que l’Ademe, INERIS ou France Strategie qui démontrent que l’hydrogène dans son cycle de production restitution en énergie électrique, gaspille entre 40 % et 60% d’énergie selon qu’il soit gris bleu ou « vert » .. Il dénonce avec véhémence les subventions tout azimuts vers l’hydrogène avec raison à cause de cela et moi aussi.
    Si les écologistes analysaient plus profondément le cycle hydrogène, ils comprendraient que ce cirque politico industriel est effectivement une sorte de cheval de Troie pour justifier très prochainement, un nouvel engagement majeur vers le nucléaire, contraire aux objectifs de réduction officiellement annoncés pour 2035.
    Non Monsieur, le  » j’avais raison  » sur le plan local, n’est pas la minuscule motivation à poser ici mes arguments. J’apprécie à sa juste mesure cette condescendance, j’essaye juste d’éveiller ceux qui veulent bien s’intéresser à ces sujets H2, à d’autres discours que ceux rabachés et biens pensants, lus et vus à longueur de communications Nationales ou locales sous le mode
     » cacatoès  » . Pour ce qui est des subventions aux panneaux solaires, je n’ai rien contre puisqu’il s’agit là de véritables productions alternatives sur des process qui ne gaspillent aucune énergie, qui ne comportent aucun danger non plus et sont éprouvés réellement depuis longtemps. Par ailleurs les niveaux de subventionnent n’ont rien à voir malheureusement !

    • Pardonnez-moi, mais question condescendance vous n’êtes pas en reste en traitant de cacatoès ceux qui ne partagent pas votre point de vue parce que vous pensez avoir tout compris.

      Les panneaux solaires n’ont atteint ces dernières années un stade de production de masse que grâce aux subventions massives dont ils ont bénéficié (directement avec les subventions à l’installation ou indirectement avec des prix de rachat du kWh garantis et au-dessus du prix du marché). Cette stimulation du marché par les subventions a aussi permis d’investir dans la R&D par améliorer les rendements et les durées de vie des panneaux. Sans ça ils seraient restés cantonnés à l’équipement des sites isolés, car au départ ils n’étaient pas compétitifs face au kWh thermique. Donc s’ils ont été installé à Pau c’est non seulement grâce aux subventions ponctuelles sur l’opération, mais surtout grâce à toutes les subventions passées à la filière, que vous le vouliez ou non.

      Autre point : malgré tout ça, les panneaux photovoltaïques -tout comme l’éolien- ne resteront qu’une source d’énergie d’appoint tant qu’on n’aura pas un moyen de stocker l’énergie produite à très grande échelle, car jusqu’à preuve du contraire ils ne produisent pas la nuit ni par mauvais temps, et de façon plus générale les besoins de consommation ne correspondent pas forcément aux moments où les panneaux produisent le plus.

      Aujourd’hui les deux techniques principales pour stocker les kWh qu’on ne consomme pas sur le moment sont les batteries ou la production d’hydrogène H2 (je ne cite volontairement pas le stockage gravitaire hydraulique, dont les capacités ne peuvent que marginalement être augmentées). Alors oui le rendement du cycle kWh-H2-kWh est bien plus faible que celui du cycle kWh-batterie-kWh, et il n’y aurait aucune discussion si c’était le seul critère. Mais c’est ignorer l’inconvénient majeur des batteries : plus on veut stocker d’énergie plus il faut fabriquer de batteries, fabrication qui nécessite des ressources minières importantes, dont certaines sont dites « rares ». Par ailleurs les batteries ont une durée de vie limitée, et leur recyclage pose de gros problèmes. A contrario si on veut stocker plus d’énergie sous forme d’H2 il suffit de construire des réservoirs plus gros, c’est de la métallurgie classique.

      Nous avons donc deux solutions de stockage, dont aucune n’est pleinement satisfaisante. Mais il serait fou de délaisser la filière H2 alors que la filière batteries pourrait être une impasse, car malgré son mauvais rendement actuel l’H2 offre à priori plus de perspectives. Et oui il faut lancer et subventionner des projets opérationnels parallèlement à la recherche fondamentale qui continue : ces projets stimuleront en retour la recherche, comme ça s’est passé pour les panneaux.

      Et pour finir concernant les arguments développés par Samuele Furfari, je cite cette phrase de son article, qui dit tout :

       » l’hydrogène « renouvelable » devra être subsidié tant qu’il y aura du gaz naturel disponible, c’est-à-dire pendant au moins un siècle. »

      On se demande bien pourquoi on s’embête si on a encore pour un siècle de gaz disponible !

  • Il est pertinent cet article de l’opinion ! Et même trop rare sans doute parce que il est pas donné à tout le monde d’avoir le courage de ramer à contre courant de la sphère politico-industrielle Européenne et Nationale.

    J’en ai trouvé un autre à la suite de votre lien qui est une tribune du professeur d’université de Bruxelles plutôt mondialement réputée.

    Il est sans filtre abonné tel que je vous le livre . Il est cash et sans détour !

    J’ai la ferme conviction que ces experts indépendants très qualifiés, Etienne BEEKER et Samuel FURFARI sont dans le vrai et ont totalement raison d’affirmer que nous gaspillons des milliards à commercialiser des produits hydrogène hyper subventionnés alors qu’il fallait mettre ces moyens dans la recherche tant que le modèle économique et écologique fiable n’était pas trouvé .

    A lire absolument !

    https://www.latribune.fr/opinions/hydrogene-enieme-utopie-de-l-ue-ou-comment-se-chauffer-en-brulant-des-sacs-louis-vuitton-853316.html#awaitingComment2084319

    • Je comprends qu’en tant qu’ex-membre de l’opposition vous ne perdiez pas une occasion de dire « je l’avais bien dit ». C’est de bonne guerre.

      Néanmoins, choisissez mieux vos références : Samuele Furfari que vous qualifiez d' »expert très qualifié » est un climatosceptique assumé, pourfendeur des « écolos », er lobbyiste du pétrole et autres énergies fossiles. Son argumentation contre l’hydrogène est totalement surréaliste et basée sur la conviction qu’on a encore pour un siècle de pétrole et gaz naturel disponible et encore mieux, que leur utilisation jusqu’à la dernière goutte ne posera aucun problème pour le climat.

      C’est bien beau de critiquer les subventions pour l’hydrogène, mais sans subvention l’installation de panneaux photovoltaïques que VOUS avez fait installer au Zénith n’aurait pas été économiquement viable non plus. Sans subvention, quasiment aucune des filières alternatives aux énergies fossiles n’est actuellement viable à grande échelle à l’heure actuelle, donc on fait quoi ?

    • Les couts de l hydrogene vert n en sont qu au début de leur decroissance et des projection de l’ordre de 1,5 en 2030 et moins de 1 en 2050 sont envisagees. A terme l hydrogene est rentable et durable, contrairement aux fossiles qui vont se raréfier et devenir plus chers. Donc oui il faut subventionner pour acceler la transition et réduire le CO2 le plus vite possible pour le climat.

      https://www.comwatt.com/blog/energie/actu/stockage/le-prix-du-stockage-hydrogene-seffondre/amp/

  • A lire, un article qui me semble pertinent… :

    « Miracle ou mirage ? : La course ruineuse à l’hydrogène propre » (Site web « l’Opinion » . Economie : par Cécile Lemoine, publié 12 août 2020)
    Chapeau de l’article : « La France, l’Allemagne et l’Europe s’apprêtent à miser des dizaines de milliards d’euros pour développer la filière. Mais les technologies sont loin d’être assez matures pour produire de l’hydrogène « vert » à prix compétitif »
    URL : https://www.lopinion.fr/edition/economie/course-ruineuse-a-l-hydrogene-propre-221828

    Comme me l’a dit une connaissance, « Enfin un média pro qui exprime une réalité contradictoire aux stratégies et discours bien pensants… qui n’a pas peur de dénoncer « le fantasme des politiques » à propos de l’hydrogène vert (virtuellement vert à Pau … )  »

    A suivre, même avec en bas de page, le commentaire du jeudi 13 août « Coup de gueule au sujet de l’article sur l’Hydrogène »…

  • J’avais repéré le nom de ce député LREM qui se passionne dans la promotion de l’hydrogène au point d’annoncer une perle parmis les perles des représentants de ce mouvement : « la mutualisation de la station d’hydrogène de Pau pour le train et le bus …  » pour un chargé de mission ministérielle ça en dit long sur son incompétence .
    Bref ! Passons . Merci du rappel de cet article .
    Sinon sur la sécurité / hydrogène , je vous comprends … Pour AZF Toulouse nous avions vu les images du désatre causé mais j’ai pas souvenir d’image comme celles de Beyrouth avec l’explosion filmée en direct, pour le moins impressionnante !
    Pourquoi j’évoque cela ?
    Parceceque dans les 2 cas , il s’agit de nitrate d’amonium … Et l’amonium est issu d’un composant chimique dénommé NH4 lui même composé … De 4 atomes d’hydrogène .
    Vraissemblablement, sa présence n’est pas étrangère à la dangerosité de ces petits granulats d’engrais aux apparences insignifiantes .
    Ça donne une idée des futurs incidents que l’APHYPAC et ses industriels nous préparent en obtenant au plus haut sommet de l’État toutes les facilités pour la mise en oeuvre de leur stratégie de développement au sein même des espaces publics du territoire National .

  • Question sur la sécurité / hydrogène, car un peu surprenant… : une station de production et de stockage d’hydrogène, à moins de 500m environ du centre Jean Féger où le groupe Total a inauguré son super calculateur en 2019 = Quid ???

    Personnellement, je ne voudrai pas habiter près d’une station à hydrogène et pas uniquement, « pour ne pas être dérangé la nuit« , comme l’on signalé récemment, des riverains proches de cette station…

    Rappels :
    1) « Première ligne de bus hydrogène en France » (Site web « Engie Cofely » : Communiqué de presse – Pau, septembre 2017)
    URL : https://www.engie-cofely.fr/publications/communique-de-presse-hydrogene-pau/

    2) « La station hydrogène de Fébus : l’autre première mondiale » (Article -Communiqué du site web Pau.fr » . Fébus, publié le 15 mai 2020)
    URL : https://www.pau.fr/article/la-station-hydrogene-de-febus–lautre-premiere-mondiale

    3) « L’hydrogène vert : la solution miracle ? » (Site web « France Télévisions » : Reportage #cdanslair 31.07.2020, Vidéo « C dans l’air » via « YouTube » : durée = 3mn 44s)
    URL : https://www.youtube.com/watch?v=OgF1GerIrsE

    Pour info. et/ou rappel (?) : « Le Plan de déplacement urbain (PDU) soumis au public à la rentrée » (Encart, vu en page 6 « Pau & Agglo » du journal « La République des Pyrénées » du vendredi 7 août 2020)

    Mais revenons à un p’tit récapitulatif d’une sélection d’articles sur le « Bus-Tram » et le « Fébus » et ce, toujours pour info. et/ou rappel (?) et donc à (re)lire pour la « p’tite histoire » :
    Nota : ne pas hésiter à lire aussi les commentaires… 😉

    ①  » Bus-Tram : Information plutôt que consultation !  » (Site web « Alternatives Paloises » : article du lundi 02 avril 2012 par Robert Contrucci = plus de 60 commentaires à ce jour)
    Extrait de l’article : « Le projet de Bus-Tram va bouleverser beaucoup, beaucoup de choses à Pau. Il est dommage que, lors de sa présentation « officielle », si peu de monde était présent. Compté 129 personnes au-bas de l’auditorium dont bon nombre d’élus proches de MLC et de fonctionnaires de la ville. Absence remarquée des oppositions paloises. « Une démocratie endormie pour une ville apaisée » ! »
    URL : http://www.alternatives-paloises.com/article.php3%3Fid_article=5779.html

    ②  » IDELIS: l’ échec annoncé du Bus-Tram (5)  » (Site web « Alternatives Pyrénées » : article du 5 septembre 2013 par Oscar)
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2013/09/05/idelis-l-echec-annonce-du-bus-tram-6/

    ③  » Le projet de bus-tram vous transporte-t-il ? 2 L’économie générale du projet  » (Site web « Alternatives Pyrénées » : article du lundi 16 octobre 2013 par Jean-Paul Penot)
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2013/10/16/le-projet-de-bus-tram-vous-transporte-t-il-2-leconomie-generale-du-projet/

    ④  » Pau : une enquête publique sur le nouveau tracé du tram-bus  » (Site web « France Bleu » : article du 15 novembre 2016 par Margaux Stive, France Bleu Béarn)
    URL : https://www.francebleu.fr/infos/transports/pau-une-enquete-publique-sur-le-nouveau-trace-du-tram-bus-1479227837

    ⑤  » Fébus révolutionne nos déplacements  » (Site web « Pau.fr » : Grands projets) : article du 20 mai 2019)
    URL : https://www.pau.fr/article/febus-revolutionne-nos-deplacements

    ⑥  » BHNS, trop beau pour être vrai.  » (Site web « Alternatives Pyrénées » : article du 24 juin 2019 par Joël Braud = plus de 30 commentaires à ce jour)
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2019/06/24/bhns-trop-beau-pour-etre-vrai/

    « As usual » : bonne lecture… 😉 😉 😉

    Par ailleurs, et alors que le choix du bus à hydrogène, fait débat à Pau, pour info. et/ou rappel (?) : à côté du bus à hydrogène, v’là ci-après et à mon (humble) avis, une gabegie du Président de la région Nouvelle-Aquitaine (Coût : 120 M€ environ), en espérant que ce projet de ligne ferroviaire tombe aux oubliettes !!!
    Concerne : projet de ligne ferroviaire « Pau-Canfranc » et le tronçon « Oloron – Bedous », hélas déjà réalisé avec en partie l’argent des contribuables !!!
    Article Train et route en vallée d’Aspe : enjeux et questions » (Par G. Manaut . Association CROC, publié le 3 novembre 2017 sur le site web Alternatives Pyrénées » )
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2017/11/03/train-et-route-en-vallee-daspe-enjeux-et-questions/

    Et un article de plus, dans le débat sur le tronçon « Oloron – Bedous » et par extension, la réouverture de la voie ferrée internationale « Pau – Canfranc » via l’article suivant :
    « Le train à hydrogène pour freiner les camions en vallée d’Aspe ? » (Site web « La République des Pyrénées » : par Gildas Boënnec, publié le 10 septembre 2018)
    Chapeau de l’article : « La réunion du Comité pour la réouverture de la ligne Oloron- Canfranc a été l’occasion d’évoquer les solutions qui permettraient de faire baisser le trafic de camions en Aspe, du portique jusqu’au train à hydrogène en passant par la prolongation de la ligne. »
    Court extrait (Projet de train à hydrogène) : « Chargé d’une mission ministérielle sur le verdissement du parc ferroviaire, le député LREM Benoit Simian a expliqué à l’assemblée son projet de réalisation d’une première expérimentation de train à hydrogène sur le territoire français. L’élu, qui a passé une partie de son enfance à Aydius, veut pousser pour que la ligne Oloron – Bedous devienne une ligne-pilote. « Il faut implanter le projet sur une zone environnementale à intérêt fort. C’est typiquement le cas de la vallée d’Aspe, où se trouve le Parc national des Pyrénées. Il faut aussi penser à la mutualisation de la station à hydrogène : à Pau, elle pourra servir à la fois au train et au bus. Enfin, l’infrastructure nécessite une production d’hydrogène à proximité et le site industriel de Lacq permettrait de fournir le train en hydrogène ‘‘gris’’. » Le projet, en outre, ne serait « pas incompatible » avec la prolongation de la voie ferrée jusqu’à Canfranc. »
    URL : https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2018/09/10/le-train-a-hydrogene-pour-freiner-les-camions-en-vallee-d-aspe,2419716.php

    Par ailleurs et toujours pour rappel, en cet été 2020 un peu morose, une chronique qui, pour une fois, ne me fait pas monter la tension comme la lecture du « Canard enchaîné », tant le contenu est cocasse par la photo d’illustration mais aussi par certains commentaires (44 commentaires à ce jour), lecture via le blog « Oloron Blog » (par Joël Adam, publié le 4 mars 2019 dans « Clin d’œil », Oloron-Sainte-Marie)
    Chronique « Qui a dit qu’il n’y avait pas un chat sur la ligne Oloron-Bedous ? » (Chronique rail(leuse))
    URL : https://oloron.blog/2019/03/04/qui-a-dit-quil-ny-avait-pas-un-chat-sur-la-ligne-oloron-bedous-chronique-railleuse/#comments

    A lire, pour le « fun » et… sans masque !!! 😉 😉 😉

  • Comme je l’avais anticipé…. La presse du jour nous relate les justifications de 3 mois de dysfonctionnement d’après confinement ou de fait, les Fébus hydrogène ont été indisponibles à 80 % en moyenne sachant qu’il y a eu en réalité une interruption totale des sorties de 3 semaines en juillet . Et quelle est cette justification ?  » la technologie Novatrice , c’est un pari à risque  » !
    Ah ? Mais alors pourquoi nous avoir expliqué en débat public et dans l’analyse des offres que la technologie hydrogène bénéficiait d’un retour d’expérience de 20 ans et qu’à ce titre elle était garante d’une meilleure fiabilité que la technologie électrique rechargeable du groupe IRIZAR supposée risquée car sans retour d’expérience et appelée à essuyer les plâtres ?

    Pourquoi avoir donné le double de la note sur le caractère esthétique innovant et environnemental à la proposition hydrogène alors qu’elle avait déjà 20 ans et que le tout électrique était lui réellement innovant , égal voir + performant sur l’environnement ? quand à l’esthétique … forcément subjectif mais beaucoup de Palois préfère l’esthétique Bayonnaise au passage .
    Note doublée pour la fiabilité et la sécurité …. ?
    Le tout faisant basculer la notation sur le choix hydrogène handicapé par son prix .

    A postériori … C’est franchement …

    • On peut également observer que les élus qui ont fait le choix de l’hydrogène, F. Bayrou et N. Patriarche sont actuellement taiseux sur le sujet. Auraient-ils honte ou manqueraient-ils de courage ?

  • Les articles H2-mobile.fr , on les classe dans OUIOUI au pays des merveilles ou conte de fée de la bibliothèque rose ? Remarquez, ça permet à chacun de rester dans son confort personnel sans faire de mal à personne, sans se poser de question , finalement c’est une option que la grande majorité des élus , cadres privés ou publics, citoyens adoptent plutôt que de s’empoisonner à réfléchir sur le sens de cette aventure qui s’impose malgré nous, peu à peu …
    Espérons MR Contrucci, Espérons … jusqu’à la prochaine péripétie . Les Fébus bougent à nouveau … et on nous certifie que 2 d’entre eux roulaient tous les jours depuis le 17 Mars sur la presse numérique locale ce matin … circulez, il n’y a rien à débattre ! une vraie newsletter de OUIOUI au pays des merveilles cet article en fait !

  • Quelques informations pour info. et/ou rappel (?) :

    / Bus hydrogène : « Tout nouveau, tout Pau : le BHNS »

    Article « Pau créée sa propre station d’hydrogène pour alimenter des bus verts » (Site web « H2-Mobile » : par Adeline ADELSKI , publié le 03/02/2019)
    Chapeau de l’article : « La Communauté d’agglomération Pau Béarn Pyrénées construit une station de production et de distribution d’hydrogène jouxtant l’actuel centre d’exploitation des transports urbains. Un chantier unique en France, qui prépare le lancement d’une nouvelle ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) écologiques. »
    URL : https://www.h2-mobile.fr/actus/pau-creee-sa-propre-station-hydrogene-alimenter-bus-verts/

    Nota : voir aussi les vidéos et aussi d’autres informations via les « Tags » : Pau + Van Hool + Nouvelle-Aquitaine + France + ITM Power.

    J’ose espérer que la station de production et de distribution d’hydrogène, est/ou sera de nouveau opérationnelle et que le constat exprimé dans cet article Mais où est passé le bus à hydrogène ? : « Il semble que le problème vient de la production d’hydrogène. Mi mai donc l’alimentation en hydrogène s’est faite grâce à des semi-remorques venant de Lyon par la route. On mesure l’impact carbone d’un tel dispositif. La station d’hydrogène ne fonctionne donc plus comme envisagé. En raison d’une insuffisance de pression, les Fébus sortant n’étaient approvisionnés qu’à 35% de la capacité de leur réservoir.« , ne sera qu’une lointaine péripétie dans le fonctionnement à Pau, du bus à hydrogène ou Bus à Haut Niveau de Service, nommé Fébus… 😉

  • MR Contrucci : je saisi une de vos phrases à la volée pour vous donner une nouvelle précision qui n’atténuera pas votre dégoût… mais la partager, bien que je m’en suis déjà ouvert auprès des ex élus du SMTU version 2014-2020 , fait toujours un peu de bien dans l’espoir d’être entendu des citoyens qui s’intéressent aux sujets complexes 😊… :

    «  l’argent des contribuables palois, des contribuables en général ainsi que celles des contribuables européens qui apprécieront ou seront dégoûtés par toutes ces subventions versées sans réel contrôle (?!?), sans réelle pertinence / l’utilité publique de certains choix technologique de motorisation des véhicules de transport en commun… »

    En Décembre 2016, alors que la procédure d’appel d’offres sur le matériel roulant avait commencé depuis 2 mois, se déroulait simultanément la consultation du public par le commissaire enquêteur chargé d’instruire le rapport de déclaration d’utilité publique modificatif du tracé du BUSTRAM. Cette procédure de DUP modificative n’était pas circonscrite au seul sujet du tracé et autorisait quiconque à aborder tous les sujets de la DUP y compris le matériel roulant .
    Ayant moi même rencontré le commissaire enquêteur en tant que citoyen, puis déposé une contribution de proposition alternative, j’ai eu une discussion avec ce dernier portant sur l’hypothétique option hydrogène qui avait été très vaguement citée dans des débats antérieurs comme une des possibilités « nouvelles » de motorisation s’offrant au Syndicat. Ancien ingénieur chimiste, il était opposé au choix de cette technologie mais avait été rassuré lors de ses rencontres préalables aux permanences dédiées à la réception du public, par la direction du SMTU qui lui avait indiqué que le SMTU ne choisirait pas une motorisation hydrogène.
    Du coup, le commissaire enquêteur rédigea ses conclusions au mois de février 2017 en émettant une recommandation défavorable au choix hydrogène, malheureusement pas une réserve qui aurait été juridiquement plus efficiente, beaucoup plus gênante, croyant en toute confiance la direction … qui dans la même période faisait ses dossiers de demande de subvention « zéro émission » auprès de l’Europe et le faisait savoir au 12 candidats à la fourniture de 8 Mégabus de 18 mètres …

    Vous aviez donc là un dispositif de contrôle légal qui a été sciemment contourné par l’ordonnateur au prix de ce que certains appelle de la remarquable malice d’avocat d’affaires , mais qui me semble relever d’autre chose que chacun qualifiera par lui même !
    Mon intime conviction est que si l’intention réelle du SMTU avait été communiquée au commissaire enquêteur en toute transparence, il aurait prononcé une réserve contre l’hydrogène et non une recommandation défavorable. Ça changeait TOUT !

    Les conclusions du commissaire enquêteur telles que je les cites sont consultables en préfecture .

    Par ailleurs, j’ai lu dans un lien associé à un autre lien publié par vos soins, qu’un appel d’offres conséquent sur l’agglomération Lyonnaise concernant des trolley bus électriques ( longue tradition là bas ) avait été suspendu en Novembre 2019 … il sera intéressant de suivre ce qui va se passer .. et peut être de faire savoir les réalités hydrogène mises sous le couvercle ici . Le dossier Palois n’étant finalement qu’un petit dossier dans un univers politico-industriel bien opaque .

  • Consternant ! Il est vrai que l’argent du contribuable ne coute rien. Alors, pourquoi ne pas en profiter ?

  • Merci à M. Duchateau pour toutes ces informations qui répondent à plusieurs questions mentionnées dans mon commentaire du 29 juillet 2020.

    A la lecture des infos, on ne peut être que consterné par ces révélations sur le processus qui a conduit au choix du bus à hydrogène à Pau : outre le « puissant lobby énergétique« , entre les « pseudo-sachants » et M. le Maire, l’État (« plan National hydrogène en 2018 qu’il faut bien consommer« ) ET celles de l’Europe (« …discrimination positive exclusive au bénéfice de l’hydrogène depuis 2015 + multiples programmes de subventions Européennes« , par le jeu des subventions qui abondent de la part de l’État , des régions, des départements, agglomérations avec… l’argent des contribuables palois, des contribuables en général ainsi que celles des contribuables européens qui apprécieront ou seront dégoûtés par toutes ces subventions versées sans réel contrôle (?!?), sans réelle pertinence / l’utilité publique de certains choix technologique de motorisation des véhicules de transport en commun…
    En dehors du choix technologique retenu et du montage financier de ce « plan de transport en commun à Pau qui méritait en effet d’être planifié par un spécialiste du genre, effectivement, il y a concurrence libre et totalement faussée !

    J’ose espérer, que le processus qui a conduit au choix des bus à hydrogène, pour les autres villes ne s’est pas effectué comme à Pau, mais on peut avoir quelques doutes ?!?
    Le « gugusse » que je suis, a eu quelques brusques montées de tension et pourtant je ne lisais pas « Le Canard enchaîné » !!! 😉 😉

    Quelques informations pour info. et/ou rappel (?) :
    / Ville d’Amiens :
    Article « Amiens Métropole achètera 43 bus électriques de l’Espagnol Irizar » (Site web « Le Courrier Picard » : publié le 23/10/2017)
    URL : https://www.courrier-picard.fr/art/65673/article/2017-10-23/amiens-metropole-achetera-43-bus-electriques-de-lespagnol-irizar

    / Ville de Bayonne :
    Article « Trambus dans le BAB : peut mieux faire ? » (Site web « France Bleu, Pays Basque » : publié le Lundi 9 décembre 2019)
    Chapeau de l’article : « Premier trimestre d’activité du Trambus. L’autobus 100% électrique relie les hauts de Bayonne à la mairie de Biarritz. Les 12 kilomètres sont effectués en 53 minutes, pour le moment, car pas mal de détails doivent être réglés.  »
    URL : https://www.francebleu.fr/infos/transports/trambus-dans-le-bab-peut-mieux-faire-1575477230

    / Actualité « Hydrogène » (Rappel) :
    Site web « Techniques de l’ingénieur » (Hydrogène dans l’actualité + Hydrogène dans les livres blancs + Hydrogène dans les conférences en ligne + Hydrogène dans les ressources documentaires) dont l’article suivant « Bruxelles dote l’Europe d’une stratégie hydrogène propre et d’une « alliance» » (Posté le 10 juillet 2020 par Joël Spaes dans Énergie)
    URL : https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/bruxelles-dote-leurope-dune-strategie-hydrogene-propre-et-dune-alliance-81661/
    Nota : voir aussi, après cet article, la section « Pour aller plus loin : Dans l’actualité + Dans les ressources » documentaires)

    « As usual » : bonne lecture…. 😉 😉

    « Un jour j’irai vivre en Théorie, car en Théorie tout se passe bien.» (phrase attribuée et sans certitude, à Pierre Desproges : 1939 – 1988)

  • Il est clair que la documentation technique, les prises de position de certains industriels , les déboires à répétition commencent à s’accumuler sur la toile malgré tous les efforts du puissant lobby énergétique pour réfréner, contrer, masquer les réalités fragiles de leur technologie hydrogène par un très solide méga business plan qui a commencé à Bruxelles il y a plus de 12 ans maintenant avec l’ouverture des vannes de l’argent public.
    Arriver à profiter de multiples programmes de subventions Européennes pendant dix ans et obtenir une multiplication de ces subventions pour toute la filière ces derniers jours alors qu’aucun des objectifs énoncés il y a dix ans n’ont été atteints, est un tour de force qui devrait interpeller sur la véritable nature de cette filière.
    Comme certains observateurs aiment à le dire : l’hydrogène est une énergie d’avenir depuis un siècle …. et ça paye !
    Donc premier élément de réponse :
    1/ L’Europe induit une discrimination positive exclusive au bénéfice de l’hydrogène depuis 2015 pour les subventions aux projets de transports en commun « zéro émissions «  obligatoire dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants, facultatives ailleurs.
    2/ État , Régions, Départements, agglomérations abondent de leurs subventions souvent en renforçant cette discrimination pour ce qui est de l’Etat qui a adopté un plan National hydrogène en 2018 qu’il faut bien consommer.
    Deuxième élément de réponse :
    1/ A PAU , F.Bayrou , comme vous l’avez rappelé, avait promis l’arrêt du projet BUSTRAM , un nouveau projet 3 fois moins cher que celui à 80 M€ validé et déclaré d’utilité publique en 12.2013 . C’était un double mensonge de campagne . Il connaissait parfaitement ses obligations à réaliser .

    2/ il pouvait faire une DUP ( déclaration d’utilité publique ) modificative pour changer le tracé et afficher une économie de projet . Je dis bien «  afficher «  . C’est ce qu’il a fait mais à fait perdre 2 ans et demi au projet qui pour autant, se démarquait finalement assez peu du projet « BUSTRAM ». L’idée de se démarquer par le matériel roulant lui a sans doute été suggéré par les services en cours de procédure. Son goût pour l’expérimentation, le paraître le meilleur et le premier en tout à fait le reste ….

    3/ l’appel d’offres pour le matériel roulant est paru le 19/10/2016 sous la procédure appelée «  dialogue compêtitif « . Il ne comportait aucune caractéristique exigeant une motorisation «  zéro émissions «  ( au sens de la loi de T.E Hybride, batteries, hydrogène ) .

    4/ le 22/11/2016 , il y avait 12 candidatures enregistrées et admises à participer à la phase 1 du dialogue compétitif . Au cour de cette phase 1 , le SMTU a envoyé un courrier signifiant aux candidats que le syndicat avait entrepris des démarches pour obtenir des subventions sur les solutions techniques de véhicules répondant au critère «  zéro émission » au sens de la loi de transition énergétique du 17/08/2015.

    5/ 9 candidats se désistèrent dans les semaines qui suivirent . On peut assez aisément déduire que les constructeurs candidats ont parfaitement compris le message du courrier …Les subventions Européennes n’allant qu’à la solution hydrogène portée par un seul candidat . La transparence ayant manifestement quelques limites, je n’ai jamais pu obtenir ce courrier . 1 resta en lice pour la pure forme … les deux autres étant la solution tout électrique d’IRIZAR ( BAYONNE – Amiens ) à 10 M€ sans subvention et le groupe VAN HOOL et sa solution hydrogène à 14 M€ avec fortes subventions …

    Ce qui m’a fait dire : concurrence libre et totalement faussée !

    En dehors de cet aspect, si vous lisez l’article que j’ai mis en copie, vous verrez que oui, l’argument du SMTU pour le choix hydrogène a été de dire que le système de recharge aux terminus IRIZAR présentait trop de contraintes d’exploitation et que le retour d’expérience de la solution hydrogène garantissait une bien meilleure fiabilité.

    Toute cette phase est restée complètement secrète et en dehors de toute information des élus jusqu’au 2 Novembre 2017 , soit 3 mois après la notification du marché au lauréat intervenue le 1er Août, 3 mois c’est aussi le délai d’expiration de recours juridique . Et pour cause , il y avait matière à contestation juridique, de mon point de vue .

    Après, peut être que l’on va bientôt nous expliquer que l’absence du Fébus hydrogène depuis des semaines ne sont pas des contraintes d’exploitation mais des mesures volontaires pour faire des économies … qu’à Bayonne et Amiens, les retours sont catastrophiques …. et je ne sais quoi encore ! Du reste je n’ai pas de retours sur
    le fonctionnement des tout électriques .

    C’est bien sûr en tant qu’ancien élu municipal et communautaire , conseiller départemental en exercice que j’exprime ici mon opinion et diffuse un certain nombre d’informations que j’estime devoir librement porter à la connaissance des citoyens qui s’interrogent. A.D .

  • Le lien étant limité aux abonnés , je le retranscris ici pour mémoire du seul débat public réel ayant eu lieu après décision, notification du marché en Août 2017 et expiration de tout délais de recours pour le choix hydrogène .
    Article de la République des Pyrénées du 8.11. 2017 :

    « André Duchateau et les élus de Billère ont critiqué le mode de motorisation choisi et ont déploré l’absence de débat avec les élus.
    Première française, mondiale même. Les élus de la majorité, François Bayrou et Nicolas Patriarche en tête, n’avaient que des mots élogieux et plein d’espoir à l’égard du bus électrique à hydrogène, le 31 août, quand il s’était agi d’annoncer le choix de motorisation pour le futur BHNS palois, bus à haut niveau de service. Rares avaient été les sceptiques et les voix critiques à se faire entendre. Sachant sans doute que la décision était déjà actée, et le marché passé avec le constructeur belge Van Hool.
    Ce lundi soir cependant, à l’occasion du premier conseil du Syndicat mixte des transports urbains (SMTU) depuis cette annonce, trois élus ont initié le débat (durant une heure et demie) en remettant en cause le choix de l’hydrogène : le Palois André Duchateau et les Billérois Arnaud Jacottin et Jean-Yves Lalanne. Cela tombait bien : c’était l’heure des orientations budgétaires 2018 mais aussi celui de voter, un peu plus tard, le plan de financement de ce fameux matériel roulant et des infrastructures associées (la station de production d’hydrogène).
    « Des surcoûts attendus »

    « Au regard de l’enjeu, cette décision aurait pu être soumise à l’ensemble du conseil syndical » a démarré André Duchateau. Au fil de ses calculs, l’ancien président du SMTU a évoqué ses craintes quant à de possibles surcoûts de fonctionnement, les chiffrant jusqu’à plus de 500 000 euros par an, en plus de l’investissement, environ 8 millions en déduisant les subventions attendues.
    « La somme que représente ce surcoût ne sera pas consacrée au réseau classique qui voit déjà le nombre de départs de bus diminué de 7 % depuis deux ans. C’est une offre de services en moins. On ne pourra pas, demain, desservir par exemple les nouvelles communes qui nous ont rejoints en 2017 comme Denguin ou Rontignon. Ce choix de l’hydrogène, c’est 100 % de la communication et 20 % de service public de transports en moins » tacle le socialiste qui affirme que l’encouragement de l’Europe (via des aides) pour ce type de motorisation a faussé le débat, « c’est de la distorsion de concurrence ». Et aussi de s’inquiéter de l’après : « Une seule station de production d’hydrogène est prévue, mais quand il faudra alimenter d’autres BHNS, il faudra à nouveau investir ».
    D’où son penchant, affiché, vers une solution « plus éprouvée », moins « expérimentale », comme le bus hybride, « cela aurait déjà coûté moins cher ». Ou s’il fallait parler de zéro émission, de préférer le 100 % électrique, « en 2018, deux usines en France, dans l’Oise et en Alsace vont bientôt construire des bus urbains 100 % électrique avec une autonomie de 240 km par jour ».
    Pour André Duchateau, le choix du SMTU s’avère donc « une erreur qui nous embarque dans un cheminement financier qui s’ouvre sur un gouffre abrupt ». Charge confortée par l’avis d’Arnaud Jacottin qui craint que ce BHNS palois ne devienne « l’éléphant blanc » du SMTU, « alors que nous sommes comptables de la gestion future ». Billère craint ainsi que ce BHNS, remplaçant le T2, « ne soit qu’une ligne vitrine. Maintenant, quand on évoque une 2e ligne (qui partirait vers… Billère, NDLR), plus rien n’est sûr ».
    « L’hybride est un naufrage »

    En première ligne, le président du Syndicat, Nicolas Patriarche, n’a pas évité le débat, bien que la décision, comme il l’a rappelé, soit déjà « juridiquement » prise. « Cette idée de l’hydrogène n’est pas sortie du chapeau, cela a été évoqué en conseil en mars » a répondu l’élu sur les critiques de manque de discussion. Soulignant aussi que le choix avait été fait par la commission d’appel d’offres « et non par une seule personne ».
    Que l’Union européenne pousse à cette technologie, « c’est qu’il y a des raisons » poursuit Nicolas Patriarche, démentant les coûts annoncés par son prédécesseur. « Vous voulez de l’hybride ? Mais l’ensemble des réseaux qui l’utilise, la RATP bus à Paris en tête, abandonne cette motorisation. C’est un naufrage. Cela ne reste qu’un petit moteur électrique qui vient suppléer un moteur thermique classique fonctionnant au diesel. Carburant qui, en outre, va voir son prix continuer à augmenter » expose le maire de Lons. Rappelant aussi que la loi de transition énergétique obligera après 2025 à avoir des bus 100 % sans émission.
    « Irréalisable » pour des lignes partout

    Un choix de l’hydrogène également fait au détriment du 100 % l’électrique (par captation), « beaucoup moins souple et sur lequel il n’y a pas de retour sur expérience. C’est risqué. C’est le choix de Bayonne pour son bus-tram mais ils vont essuyer les plâtres. Alors que l’hydrogène, cela fait 20 ans que cela roule dans plusieurs villes européennes ».
    Quant au service du transport commun dans l’agglo, « notre but est de maintenir la même offre kilométrique, certes différemment répartie. Quant aux nouvelles communes, on ne leur a jamais promis de leur mettre des lignes régulières. Le faire sur 37 communes, c’est irréaliste et irréalisable » a clarifié Nicolas Patriarche.
    Le SMTU peut déjà compter sur plus de 15 millions de subventions

    Cette soirée de conseil syndical du SMTU a aussi été faite de chiffres. D’abord ceux concernant le BHNS. Le coût global du projet pour le SMTU est estimé aujourd’hui à 56,337 millions d’euros. Pour les travaux, le syndicat va bénéficier de 5,41 millions de l’Etat, 326 000 € du Département, 1,772 million de l’Agglo de Pau et 1,4 million de la Ville (pour la place d’Espagne).
    Le SMTU va également se voir soutenu pour l’achat des bus électriques à hydrogène et les installations associées. Ce lundi, le plan de financement voté montre que les 8 bus de 18 mètres coûteront 9,420 millions d’euros et que la station de production et de distribution d’hydrogène (dont les travaux devraient débuter en 2018) coûtera elle 4,139 millions. Comme aides, Pau va recevoir 4,376 millions de l’Europe au titre des programmes européens (Jive 2 et 3 Emotion), 1,6 million au titre des fonds Feder et 900 000 € de la Région.
    BHNS : 30,3 millions investis en 2018
    Soit un total actuel de subventions pour le BHNS de 15,784 millions, somme à laquelle le SMTU espère encore ajouter 1 million issu de la revente de foncier et une implication de l’Etat sur le volet hydrogène. À noter enfin qu’à l’heure des orientations budgétaires 2018, le président a annoncé que pour la première fois de sa création, le SMTU devra recourir à l’emprunt, alors que la dette s’élèvera autour de 4,2 millions au 31 décembre 2017.
    42,8 millions de dépenses d’investissement sont prévues en 2018, dont 30,3 pour le BHNS.

  • Le choix hydrogène est tantôt « innovant et expérimental «  quand cela arrange l’exécutif local pour justifier de grosses carences d’exploitation , tantôt « une technologie connue depuis plus de 20 ans qui bénéficie d’un retour d’expérience «  au contraire de la technologie tout électrique retenue à Bayonne qui, selon Messieurs BINDER et PATRIARCHE présentait de trop fortes contraintes d’exploitation par rapport au BHNS Hydrogène …

    Ces messieurs se gaussaient de mon appel à la raison le 7 décembre 2017 pour un choix de motorisation hybride conforme à 100% à la loi de transition énergétique, qui aurait eu le mérite de pouvoir être de fabrication Française et 100% fiable en arguant devant l’ensemble des élus appelés à voter le budget intégrant les financements de ces acquisitions, que la motorisation Hybride était UN NAUFRAGE !! Plus aucun réseau n’en voulait selon eux . Pur et honteux mensonge quand on est censé se porter garant du sérieux technique et scientifique des arguments présentés aux élus appelés à décider .

    Depuis, le SMTU de MR Patriarche a acquis 8 bus Hybrides dont deux de 18 mètres qui ne tombent jamais en panne et viennent se substituer aux fameux Fébus hydrogène , si «  innovants «   et si « fiables «  ! !

    Pour rappel :
    https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2017/11/07/bhns-tout-le-monde-ne-roule-pas-pour-le-choix-du-bus-electrique-a-hydrogene,2214010.php

    Ce jour là, j’avais informé les élus que les Suisses du groupe CARPOSTAL ( 2400 bus ) , après un essai de 5 ans de bus hydrogène, déjà soutenus par l’Europe dans le cadre du programme « CHIC « , avaient décidé en février 2017 de ne pas donner suite à cette expérience en raison de l’inadaptation économique de cette technologie aux contraintes d’exploitation … dans l’un des pays les plus riches du monde par habitant, sur une société 30 fois + importante que celle gérant le réseau Palois …

    Cet hiver, je vous avais donné des indications sur les coûts de fonctionnements officiels qui restaient à compléter des coûts d’assurance et de bus de substitution .

    Là, nous ne sommes pas encore dans le naufrage, mais l’avarie semble sérieuse. La précipitation politique à courir derrière les échéances électoralistes et les modes communicantes ne doivent pas être étrangère à l’accumulation de déboires dont nous aimerions bien connaître effectivement les détails après 8 mois de mise en service souffreteuse .

  • Avant de poser plusieurs questions suite au contenu de cet article, et afin de mieux « cerner » la problématique sur le choix « Bus à hydrogène » (Pau) ou « Bus électrique » (Bayonne), quelques informations susceptibles d’intéresser les internautes via les sites web suivants :

    Ville de Pau :
    ① « Fébus » (Pau . Dossier de presse du 06 septembre 2019 : 15 pages)
    URL : https://www.pau.fr/allmedias/docs/20190906-DP-Arriv-e-F-bus.pdf

    + « Tout ce qu’il faut savoir sur Fébus » (Site web « Pau.fr« , publié le 19 mai : 15 pages)
    URL : https://www.pau.fr/article/tout-ce-quil-faut-savoir-sur-febus

    ② « Ces villes françaises qui font le pari écolo mais coûteux du bus à hydrogène » (Site web « BFM TV » : par Frédéric Bergé, publié le 21/09/2019)
    Chapeau de l’article : « Les premiers bus électriques à hydrogène, une alternative « propre » aux bus à batteries, vont entrer en exploitation en Ile-de-France, à Pau et dans le Pas-de-Calais. Mais leur coût unitaire reste élevé et ils requièrent une infrastructure de recharge d’hydrogène spécifique. »
    URL : https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/industries/ces-villes-francaises-qui-font-le-pari-ecolo-mais-couteux-du-bus-a-hydrogene_AN-201909210044.html

    ③ « Le bus à hydrogène fait ses débuts » (Site web « PresseLib » : publié le 16 décembre 2019)
    Chapeau de l’article : « Après Bayonne, début septembre, c’est au tour de Pau de lancer ses bus à haut niveau de service. Le premier est électrique, le second roule à l’H2O… »
    URL : https://presselib.com/apres-bayonne-debut-septembre-cest-au-tour-de-pau-de-lancer-ses-bus-a-haut-niveau-de-service-le-premier-est-electrique-le-second-roule-a-lh2o/

    Ville de Bayonne :
    ① « Bayonne met en service son Trambus électrique » (Site web « Transport urbain » : publié le 10 septembre 2019)
    Chapeau de l’article : « Troisième réalisation du genre mise en service cette année : après Amiens et Aix en Provence, c’est l’agglomération de Bayonne qui rejoint le club des BHNS électriques. Le Trambus constitue la tête d’affiche d’une politique cherchant à réduire la domination de l’automobile dans les déplacements quotidiens, qui représente actuellement 83% des motifs domicile-travail.  »
    URL : http://transporturbain.canalblog.com/archives/2019/09/10/37625869.html

    ② « Le Trambus 100% électrique » (Bayonne . Éditeur du site : Communauté d’Agglomération Pays Basque
    URL : https://www.trambus-paysbasque.fr/fr/trambus/100-electrique/

    ③ « Keolis lance le BHNS Tram’bus 100% électrique de Bayonne-Anglet-Biarritz pour le compte du Syndicat des mobilités Pays Basque Adour » (Site web « Keolis » : communiqué de presse du 6 septembre 2019)
    Chapeau de l’article : « Après les lancements du BHNS (bus à haut niveau de service) électrique d’Amiens et du tramway fer de Caen, l’arrivée du BHNS Tram’bus de Bayonne-Anglet-Biarritz représente une nouvelle étape dans le déploiement de la stratégie « électromobilité » du Groupe, qui est conforté comme premier exploitant de mobilités électriques en France. Le 2 septembre, Keolis, exploitant de Chronoplus, réseau de transport de la Communauté d’agglomération Pays Basque, a débuté l’exploitation d’une ligne de Tram’bus 100% électrique. Longue de 12 km et comprenant 30 stations, cette ligne, qui constitue un mode de transport innovant et plus durable, reliera Bayonne à Biarritz en 30 minutes.  »
    URL : https://www.keolis.com/fr/medias/newsroom/communiques-presse/keolis-lance-le-bhns-trambus-100-electrique-bayonne-anglet

    Informations sur… l’hydrogène (Sélection de sites web) :
    ① « Fiches pédagogiques > Hydrogène dans les transports »
    URL : https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/hydrogene-dans-les-transports

    ② « Techniques de l’ingénieur » : posté le 8 novembre 2018
    Dossier : « Hydrogène dans l’actualité » »
    URL : https://www.techniques-ingenieur.fr/glossaire/hydrogene

    ③ « Bureau Veritas : Le Mag »
    Chapeau de l’article : « L’hydrogène et le gaz naturel liquéfié (GNL) sont les nouveaux carburants appelés à se développer notamment pour les véhicules utilitaires et les poids-lourds. Leur stockage, transport et distribution dans des stations service adaptées supposent un certain nombre de précautions. »
    URL : https://www.bureauveritas.fr/les-carburants-alternatifs-exigent-de-nouvelles-normes-de-securite

    Information sur… la mobilité électrique (Sélection de sites web) :
    ① « Les bus électriques sont-ils écologiques ? » (Site web « France Bleu » : publié le jeudi 3 octobre 2019 – Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris)
    Chapeau de l’article : « Fini et enterré le diesel ! Désormais, les bus achetés par Ile de France Mobilité sont « écologiques ». Une nouvelle commande de véhicule bio gaz a été passée hier. Elle vient compléter une précédente, contractée au printemps avec des bus électriques. Sont ils « propres » pour autant ?  »
    URL : https://www.francebleu.fr/infos/transports/les-bus-electriques-sont-ils-ecologiques-1570056028

    ② « Bus électriques » (Publication du site web « Transbus« )
    Chapeau de l’article : « Silencieux et non polluants localement, les bus électriques ont des avantages sur leurs homologues diesel. Ces véhicules font régulièrement parler d’eux, mais à ce jour, les réseaux qui exploitent des bus de ce type sont encore rares.
    Ce dossier TRANS’BUS a été restructuré avec une page dédiée aux minibus électriques. En effet, les contraintes d’exploitation ne sont pas du tout les mêmes entre un minibus et des autobus de 12 à 24 mètres. Pour les véhicules d’un grand gabarit, des infrastructures spécifiques sont nécessaires. »
    URL : https://www.transbus.org/dossiers/buselectriques.html

    Les questions, dans l’ordre ou le désordre… :
    1) Quel a été le processus de décision qui a conduit, à Pau, au choix du « Fébus » à hydrogène ?

    2) Est-ce que la technologie hydrogène a été choisie aux dépends de la technologie électrique de recharge rapide en terminus ( système IRIZAR de Bayonne et Amiens ) en raison des contraintes d’exploitation jugées trop contraignantes ?

    3) Quel est le coût final de Fébus à ce jour ? (74 M€ selon le dossier de presse du 6 septembre 2019 de la ville de Pau ou… 83,4 M€, hors coût du projet photovoltaique » (« Le coût final devrait se situer autour de 87 M€ » selon l’article « Le vrai coût de Fébus » (Site web « Alternatives Pyrénées » : publié le 22 mars 2018 – Par AltPy Rédacteurs)
    Chapeau de l’article : « « cet équipement que nous allons offrir aux Palois ». Il y a quatre ans, c’était «nous arrêterons ce projet Pharaonique du bustram. On nous dit que c’est impossible, ce sont des balivernes et des mensonges ».  »
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2018/03/22/le-vrai-cout-de-febus/

    4) En tenant compte des différences entre le réseau de bus de Pau (Longueur du tracé = 6km + différences / configuration du terrain et… urbanisme) et celui de Bayonne (Longueur du tracé = 25,2 kms + différences / configuration du terrain et… urbanisme), quelles auraient été les économies ou l’évaluation d’un projet « Bus électrique » à Pau ?
    Pour info, le coût du projet « Tram’bus » de Bayonne était estimé « à 130 M€ pour un transport urbain reposant sur 2 lignes à haut niveau de service de 25,2 kilomètres : une ligne est-ouest de Bayonne nord à Biarritz centre et une ligne nord-sud du centre de Tarnos au sud de Bayonne, vers Bassussary. » selon les informations contenues dans le dossier de présentation « Le Tram’bus : le nouveau visage de l’agglomération » (Site web « Trambus.bayonne » : 8 pages au format .pdf)
    URL : http://www.bayonne.fr/fileadmin/user_upload/fichiers/Mairie_de_Bayonne/Docs/Renovation_urbaine/TRAMBUS_BAYONNE_2017-8pages-OK-BD.pdf

    5) Est-ce que la technologie 100% électrique IRIZAR (Nota : question posée suite à la consultation de différents sites web… ), comme à Bayonne, Anglet et bientôt Tarnos, aurait été moins coûteuse, plus efficace ET… sans risques pour… Pau, car les questions sécuritaires au sens large demeurent… ?

    6) Qu’en est-il de la controverse sur le choix de la technologies hydrogène pour le BHNS à Pau (technologie hydrogène) et ce, outre les aléas de circulation du « Fébus » constatés récemment tels que constatés dans cet article = interruption momentanée du « Fébus » = l’irrégularité de la circulation des Fébus, pouvant décourager les usagers automobilistes potentiels…
    En effet, d’après cet article, Il semble que le problème vient de la production d’hydrogène. Mi mai donc l’alimentation en hydrogène s’est faite grâce à des semi-remorques venant de Lyon par la route. On mesure l’impact carbone d’un tel dispositif. La station d’hydrogène ne fonctionne donc plus comme envisagé. En raison d’une insuffisance de pression, les Fébus sortant n’étaient approvisionnés qu’à 35% de la capacité de leur réservoir. = pourquoi, un tel dysfonctionnement qui semble être dû à un problème de maintenance par un ou plusieurs prestataires en charge de… la continuité de service et de la maintenance opérationnelle technique 24h/24 ?

    7) QUID du coût, maintenance des véhicules et/ou entretien technique + sécurisation de la station de production d’hydrogène (Gardiennage et caméras de surveillance…) : maitrise / risques encourus; en effet, il y des possibilités de malveillances et attentats ET… est-ce qu’une expertise indépendante de sécurité a été effectuée ?

    Il semblerait que l’hydrogène domine toutes les contraintes d’exploitation…

    Observations constatées / existence des parking-relais sous-utilisés (Exemple : angle boulevard de la Paix et Allées Catherine de Bourbon) et questions… :
    1) Est-ce qu’il était nécessaire de créer le parking relais du stade du hameau à 2M€ ou plus (?), au détriment même partiel, de la perspective de la création d’une ligne BHNS Est- Ouest, pourtant prévue dans le récent programme du maire de Pau ?

    2) Qu’en est-il de l’aménagement final et de l’utilisation par les automobilistes du parking relais au Nord de Pau prévu en version  » Bustram  » et donc, de celui qui a été réalisé à l’angle de l’avenue Philippon ?

    Constat(s) / Mobilité hydrogène :
    Par ailleurs, on ne peut que constater, l’importante influence du lobby Hydrogène en France et en Europe… : avec le lobby « AFHYPAC» (Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible) : « À la une… + Derniers articles »
    URL : https://www.afhypac.org/.

    relayé, par ailleurs, par la presse qui façonne, comme d’hab…. l’opinion publique.
    Exemple, via la publication du journal « Le Monde » : article « Comment la filière hydrogène compte accélérer le développement de sa technologie » (Par Louisa Benchabane • Publié le 23/07/2020)
    Chapeau de l’article : « Les acteurs de cette filière, qui regroupe notamment trente-trois grands groupes de la filière, dont Air liquide, Engie ou Total, expliquent, dans un manifeste à destination de l’Etat, la marche à suivre pour que la France soit leader dans le secteur. »
    URL : https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/07/23/le-plan-de-la-filiere-hydrogene-pour-accelerer-le-developpement-de-la-technologie_6047006_3234.html

    suivi de publications, telle que celle du site web « Transitions & Energies » :
    Article « Le plan de l’Afhypac pour développer une filière hydrogène en France » (La rédaction, publié le 24 juillet 2020)
    Chapeau de l’article : « Si la France ne veut pas se laisser distancer dans la course à l’hydrogène comme carburant de substitution au pétrole et au gaz, elle doit mettre en place rapidement un plan d’investissement ambitieux. L’Afhypac, l’association professionnelle qui défend la filière hydrogène en France, vient de rendre publiques ses propositions.  »
    URL : https://www.transitionsenergies.com/plan-afhypac-hydrogene-france/

    et de déclarations, telle que celle du DG de l’équipementier « Faurecia » :
    Article « La pile à combustible, la révolution attendue de l’automobile électrique? » (Site web « BFM Business » : par Thomas Leroy, publié le 27/07/2020)
    Chapeau de l’article : « Invité sur le plateau de Good Morning Business, le directeur général de l’équipementier Faurecia, Patrick Koller, mise beaucoup sur cette technologie qui permettrait de se passer de la batterie. »
    URL : https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/la-pile-a-combustible-la-revolution-attendue-de-l-automobile-electrique-1954559.html

    ce qui peut donc amener à se poser quelques questions toujours dans l’ordre ou le désordre… :
    1) Est-ce que les multiples collectivités territoriales de France finissent par persuader leurs parlementaires et ministres d’ aller de l’avant, les politiques de tous bords se faisant balader comme des marionnettes par les multinationales ?

    2) L’hydrogène n’est-elle pas le cheval de Troie de la filière nucléaire qui fait sa percée en terre écologique ?

    3) Est-ce que l’hydrogène est plus écolo que l’électricité pour la mobilité, parce ce qu’il n’y a pas de batterie ?

    Ces derniers points d’interrogation signalés, donneront l’occasion à quelques internautes et grâce à leur éventuelle et bonne connaissance du dossier « Mobilité électrique / Mobilité hydrogène », de répondre plus précisément, , aux questions soulevées dans cet article et d’autres plus ou moins pertinentes (?) dans mon commentaire…
    D’avance merci de vos renseignements pour… néophite. 😉 😉

    « Last but not least » (Rappels d’articles, rapports, informations diverses) :
    Mobilité / Urbanisme :
    . Article du 29 novembre 2018. « Mobilité, urbanisme et transition écologique : des enjeux croisés » (Site web « Cerema »)
    URL : https://www.cerema.fr/fr/actualites/mobilite-urbanisme-transition-ecologique-enjeux-croises

    . Article « Mobilité urbaine, comportements individuels et territoires » (Site web « Cités Territoires Gouvernance » : par Frédéric Larose, 2011)
    URL : http://www.citego.org/bdf_dossier-102_fr.html

    . Rapport n° 009796-01 établi par Bruno FARENIAUX, Hervé de TREGLODE, Ruth MARQUES, Philippe SCHMIT (coordonnateur) et Pierre TOULOUSE (Site web du « Ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie : publié en novembre 2015 = 117 pages)
    Titre du rapport : « Urbanisme et mobilité »
    URL : https://www.actu-environnement.com/media/pdf/dossiers/809-cgedd-urbanisme-mobilite.pdf

    Autres sites web gouvernementaux à consulter (Pour information et/ou rappel) :
    . « Plan de déploiement de l’hydrogène pour la transition énergétique » (Dossier de presse . Paris, 1er juin 2018 : 19 pages)
    URL : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/2018.06.01_dp_plan_deploiement_hydrogene_0.pdf

    . « Action des territoires pour la transition énergétique » (Ministère de la Transition écologique : publication du mercredi 10 juin 2020)
    URL : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/action-des-territoires-transition-energetique

    J’arrête donc là, ce que certains traiteront peut-être d’élucubrations, quoique… 😉 😉

    « As usual » : bonne lecture…

  • Rassurez vous, 4 ans après avoir crié au scandale au sujet de la température des dalles de la piscine, le problème n’est toujours pas résolu par notre maestro. Pour le Fébus, combien d’années faudra t-il attendre pour résoudre ces problèmes de jeunesse ?
    Il vaut mieux s’occuper de planification , on ne risque pas de tels déboires.

  • Pierre-Michel Vidal

    Comme beaucoup de Palois je doute de l’efficacité de Fébus que l’on voit passer toujours vide. Les transports en communs dans leur ensemble sont déplorables dans notre ville. Il faut avoir une conception GLOBALE d’un réseau qui fonctionne à l’avantage de tous les citadins. Des rotations plus nombreuses: Il faut attendre une demie-heure entre chaque bus si vous habitez la périphérie, privée de bus le dimanche. Il faut réduire les délais. Il faut le dire: Fébus qui n’est même plus un bus à hydrogène est un échec coûteux pour le contribuable. Il n’aura fait progresser en rien les déplacements des individus dans la cité qui, dans ce secteur aussi, prend du retard par rapport à ses voisins le BAB ou Tarbes.
    Il est regrettable que cette question n’ait pas été abordé dans la campagne électorale, ou si peu… Il y avait un vrai débat à mener… Tous ces messieurs, d’un camp comme de l’autre, ne prennent pas le bus ça ne les intéresse donc pas… Et voilà concrètement pourquoi les électeurs ne se sont pas déplacés.

  • Merci pour cet article qui met en évidence l’incapacité (ou plus probablement l’absence de volonté évidente, pour ne pas déplaire ) de la presse locale dite PQR de faire la moindre investigation sur des sujets « chauds ».

    • Vous dites fort justement que la presse locale reste taiseuse sur ce sujet, comme sur d’autres d’ailleurs, qui pourraient déplaire aux élus locaux en charge des responsabilités. J’avoue ne pas en comprendre la raison. Est-ce une soumission en échange d’avantages dont j’ignore la nature ? Est-ce une façon de ne pas suivre de suffisamment près les problèmes et préoccupations locales ? Je l’ignore, pourtant des fois une analyse objective serait bien utile.

    • oui, la presse indépendante permet de lire des infos intéressantes visibles nulle part ailleurs (à moins que le Canard enchainé ne s’intéresse un jour à la production d’hydrogène chez le lointain successeur de Fébus, Gaston).
      La presse locale est sans doute dépendante des élus au moins pour remplir aisément la partie du journal informations officielles multiples. Ce qui ne justifie pas le silence ailleurs, mais il faudrait aussi connaitre la taille actuelle de la rédaction.

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