Pour un plan MARSHALL du nettoyage CITOYEN du Gave de PAUBELLE.

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Le 27/09/2019, 132 bénévoles avaient répondus présents au nouvel appel de l’association Ohlala -Eaux vives pour un nettoyage des berges du Gave de Pau sur la commune de MONTAUT ainsi que sur terre et dans les rues.

Depuis 2016, c’est deux fois par an que cette association se bat pour rendre vie au gave et le débarrasser de ces déchets à mort lente.

UN GRAND BRAVO aux ORGANISATEURS.

Une tonne ou 1000kg ont pu être récoltés sur les rives du gave accrochés aux branches des arbres et buissons, du sac plastique, bouteilles, emballages, aux bonnes grosses ferrailles parfois intransportables, de toutes les couleurs et tailles.

Le gave de Pau apparaît, au premier coup d’œil, vu de loin, propre mais en réalité en y regardant de plus prés, il est complètement pollué par les plastiques.

Le beau site de présentation  » vallées des gaves  » (http://www.valleesdesgaves.com/gp/PLVG/2 ) se concentre sur ses pléthores de contrats de rivière : son classement Natura 2000, ses compétences Gémapi, programme Leader européen, contractualisation région-département, contrat de ruralité, valorisation de la filière cyclo, voie verte des gaves etc… et j’en passe.

Une liste IMPRESSIONANTE sans fin dont seuls se gargarisent les élus pour dire j’ai signé, j’ai signé ! Un ego démesuré, ou l’essentiel n’est pas traité.

A raison de 6 sacs par radeau, et quelques deux cents mètres de rives traitées, le gave de PAU faisant 191km contient, très certainement, plusieurs centaines de tonnes de plastiques restant accrochés aux buissons des berges, sans parler des ferrailles, voire un pont arrière de camion échoué sur le haut de la berge, qui doivent se compter, là aussi, par centaines de tonnes. Le constat est sans appel, 80% des déchets plastiques dérivant dans les Océans proviennent des rivières devenues dans le monde entier des poubelles.

Comme il avait été écrit le 6 juillet 2020 sur le site Alternatives Pyrénées dans un article intitulé  » POLLUTION PAR LE PLASTIQUE « , Monsieur Joël BRAUD constatait que

 » la pollution par le plastique était très visible à PAU. Faut-il s’en soucier ? »

C’est-à-dire une pollution par les citoyens en amont dans les rues.

Ne serait-il pas temps pour nos décideurs politique de prendre, enfin, sérieusement cette question en compte non seulement à l’échelle locale mais aussi à l’échelle nationale ?

Ne faudrait-il pas renommer le GAVE de PAU en GAVE DE PAUbelle pendant un temps, jusqu’à ce qu’il retrouve son aspect normal ?

Il y a ce qui reste visible comme les gros plastiques épais et moins épais, les micros et les macros plastiques (pour ceux qui ont de bons yeux), mais maintenant, beaucoup plus insidieusement et plus grave, les nanoparticules font leurs apparitions depuis certainement longtemps, mais n’avaient pas été répertoriées. Elles se déversent, au final, dans l’océan en contaminant toute la chaîne alimentaire d’amont en aval des micro-organismes aux poissons que nous mangeons.

Aujourd’hui c’est 5000 milliards de particules de plastiques qui flottent dans nos océans constituant » une soupe de plastiques  » provenant à 80% de nos rivières.

Nos responsables politiques ont-ils pris conscience de l’ampleur de la catastrophe maintenant engagée qui constitue une véritable bombe à retardement non seulement à l’échelle de nos territoire par aussi à l’échelle mondiale ?

Un GRAND merci à Monsieur Bruno GRASSL, présent lors de cette journée, Professeur à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour chercheur à l’institut IPREM UMR CNRS de nous ouvrir les yeux sur cette nouvelle dégradation de notre milieu aquatique qui, depuis 40 000 ans, a fait vivre des générations de néandertaliens et les sapiens que nous avons été et que nous sommes, qui nous ont laissés en héritage une nature non polluée.

Il n’en sera certainement pas de même pour notre société ou le roi plastique domine à tous les échelons de notre vie courante comme pour le roi charbon en se voyant décerner le podium de la médaille d’or et la médaille d’argent des J.O. des polluants.

Il est étonnant que la création des 6ème, 7ème, 8ème, 9ème, 10ème continent dont 2 dans l’Océan Pacifique, 2 dans l’Atlantique, et 1 dans l’Indien n’a été revendiquée par aucun État !

Le prochain nettoyage citoyen aura lieu le dimanche 27 septembre 2020.

Vous pouvez vous inscrire sur https://www.ohlala-eauxvives.fr/ohlala-lasso.html

Afin de donner l’exemple dans NOS responsabilités en amonts de la pollution, j’invite tous les responsables politiques des communes situées sur le Gave de PAU comme de celles situées sur ses affluents à se joindre à cette journée et à la mettre en place deux fois par an :

un véritable plan

MARSHALL CITOYEN

du nettoyage du Gave de PAU et de ses affluents.

Un plan MARSHALL du nettoyage citoyen de TOUTES les rivières de France et de leurs affluents ne devrait-il pas être inscrit, dès à présent, en priorité dans le programme de Monsieur le futur haut commissaire au plan ?

Pau le 11 août 2020

par PéCé

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Un commentaire

  • En effet, un grand bravo aux organisateurs et aux bénévoles qui tentent de vider le tonneau des danaïdes. Si toutes le communes riveraines pouvaient faire de même, cela serait vraiment bien.

    Il est lamentable de penser que le dévouement et le bénévolat soient considérés comme la seule issue pour permettre la continuation des profits de certains, et éviter la pollution et donc les maladies des autres.

    Malheureusement, pour faire avancer plus sûrement les choses, le dévouement ne devrait pas s’arrêter là; c’est l’affaire de tous; un collectif de citoyens de plus en plus étendu devrait, en parallèle, mener une action de grande envergure.
    Quelques pistes pour agir:

    + Au niveau personnel, ne pas utiliser les sacs en plastique du commerce, même dits recyclables, car c’est souvent inexact, de la pub, ou très partiel; venir avec son propre filet pliant. A la maison, organiser autrement les rangements avec des récipients, de verre par exemple….et respecter les consignes de tri.

    +Les citoyens devraient faire plus de pression sur les conseils municipaux des communes rurales pour qu’ils sensibilisent la population plus «énergiquement» et de façons plus «dissuasives», en particulier pour lutter contre les dépôts sauvages, et qu’ils assurent un tri comme en ville, car, dans bien des communes rurales, le tri sélectif n’existe pas.
    Les maires, souvent agressés, doivent obtenir le soutien actif de la population par des pétitions, des lettres aux élus, aux ministres et à leur supérieur hiérarchique, pour avoir la possibilité financière de mener à bien ce comportement de salut public; je pense aux pressions nécessaires pour obtenir le rétablissement des gendarmeries rurales aujourd’hui disparues.
    +Au niveau politique, en sélectionnant positivement, au moment des consultations électorales ceux qui disent (au moins!) être déterminés à s’engager dans cette lutte (le rappeler au besoin plus tard!)

    + Faire pression au moment des campagnes électorales législatives, ou en dehors, (rappel aux engagements, pétitions, lettres, manifestations..) sur les députés de la majorité, pour que le gouvernement s’engage dans une transition écologique forcément orientée vers la disparition progressive du plastique ainsi que le recyclage des employés des entreprises de production de ce plastique.

    +Agir, au sein d’associations:
    . Demander aux politiques et aux entreprises d’exiger la baisse drastique des emballages, plastiques ou pas d’ailleurs. Il y a deux ou trois ans l’une d’entre elle avait aidé les clients à laisser sur place, près des portes des grandes surfaces, les emballages non indispensables, des produits achetés.
    . Demander aux responsables éducatifs divers, aux comités de quartiers, adultes donc, aux écoles entre autres, de pouvoir intervenir (films, photos…,) pour expliquer, avec pédagogie, l’intérêt immédiat et futur, pour chacun de nous, de supprimer la fabrication du plastique d’emballage et ne pas disperser les déchets dans la nature; actuellement on peut stigmatiser le rejet des masques par exemple.

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