Bruno Le Maire dévoile son plan de relance… des virus !

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Arcachon n’a pas connu une affluence de touristes aussi importante depuis des années ; la Bretagne, surtout le Sud, a été submergée par l’arrivée des vacanciers ; en Lozère, les campings sont pleins…, la Creuse est devenue attractive…

Sud Ouest :

+le 1e pic du midi de Bigorre cartonne, 20% de plus de touristes qu’en 2019 .

+«Les chiffres de fréquentation de la première quinzaine d’août confirment ceux de fin juillet. Le Béarn et le Pays basque accueillent autant de touristes, voire plus qu’en 2019.» ; c’est la ruée vers l’Ossau, les hébergements sont pleins…

On ne dit pas si l’ascension de « Jean-Pierre » doit se faire en respectant la distanciation physique, avec masque, et s’il y a un itinéraire de montée et de descente !!!!

Je crois savoir que c’est plutôt le casque qu’il ne faut pas oublier !

Et pourtant

l’économie se désole de l’absence de touristes !

En fait, ce n’est pas le tourisme français dans les régions, trop sobre, qui est intéressant ; on s’en contente, naturellement, car, tel le héron, on est heureux et tout aise de trouver un limaçon, mais ce qu’il faut c’est l’argent des gros «dépenseurs» étrangers qui fréquentent la capitale, car, en France, seule la capitale importe !

Beaucoup de Français des régions ne sont pas vraiment préoccupés par les difficultés financières des palaces parisiens !

Certains évaluent les deux aspects du phénomène et constatent :

Français ou étranger, le tourisme qui repart n’a pas que des avantages !

On peut évoquer :

+La multiplication des accidents de la route résultant de la désinvolture de vacanciers en goguette, certains alcoolisés ou drogués.

+L’été, chaque jour, 7000 véhicules traversent, en polluant, la commune d’Ainhoa vers les ventas, sans même regarder l’un des plus beaux village de France !

+ Les pollutions de l’air, de l’eau, les bruits, déchets, résidus chimiques; c’est aussi 60% du trafic aérien, donc une source majeure d’émission de gaz à effet de serre. C’est un gaspillage d’eau quand les paysans du coin en manquent, de nourriture….

+ L’urbanisation : hôtels, parkings, routes nouvelles pour l’accès des autocars, défigurent l’authenticité et le calme de notre patrimoine.

+ La consommation de carburant pour les déplacements des touristes et pour alimenter des circuits longs, les embouteillages…

+ Les incendies attisés par la sécheresse, involontaires (mégots jetés), ou volontaires (en France, 12 millions de personnes souffrent d’une maladie mentale, soit une sur cinq !) ; dans ce domaine, le nombre de sinistres est proportionnel à la fréquentation.

+ L’accélération de la transmission virale car en vacances, c’est le brassage, on se rassemble, et beaucoup ôtent le haut et le bas !

 Pas toujours toutefois car, au camping naturiste Arnaoutchot, par exemple, sur la commune de Vielle-Saint-Girons, dans les Landes, on a  les fesses à l’air mais un masque sur le visage !
+ Des accidents en mer du fait de l’ignorance irresponsable des farfelus de la plage qui se croient invincibles (baïnes), les accidents aussi en montagne pour ces pseudo-montagnards en espadrilles…

Le gouvernement se réjouit que l’hyper-consommation reparte ; les Français retournent dans les magasins, les restaurants ; la vente de voitures est en hausse, les centres-villes se remplissent de monde, les transports en commun aussi, avec, selon Santé publique France, 51% de personnes positives ne présentant pas de symptômes. Ce grand nombre de porteurs sains, asymptomatiques et contaminants, sont en liberté non surveillée ; bientôt les établissements d’enseignement vont accueillir une population peu ouverte à la discipline !

Le virus en profite.

Et pourtant, économie oblige, Bruno le Maire souhaite un retour de l’activité à son niveau d’avant crise d’ici 2022 !

Tout se met en place pour qu’après un rattrapage des déficits occasionnés par la Covid, la dynamique économique de jadis reprenne à une croissance accélérée! Le plan de relance est prêt.

Ils sont fous ces économistes !!

Ils n’ont pas compris que tant qu’une transition écologique concrète ne sera pas sur les «rails!», les virus se multiplieront, la dette augmentera car les difficultés sanitaires, sociales et économiques s’amplifieront ! 

Un plan de relance, oui, mais en vue d’une croissance dé-carbonnée à visage humain.

Pourtant, E.Macron, le12 mars 2020, prononçait un discours «révolutionnaire !» :

+ Défense de «l’ensemble des travailleurs et des travailleuses» ; éloge de la solidarité.

+ Santé gratuite, sans condition de revenu, de parcours ou de profession, c’est-à-dire notre État providence, n’est pas un coût ou une charge, mais un « bien précieux»

+« Il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour, interroger les faiblesses de nos démocraties. »

Jean-Claude Guillebaud, le 17/03/2020, en lisant ce discours :

J’ai fait un rêve !

www.lavie.fr › debats › bloc-notes 17 mars 2020 –

«Oui, je me suis mis à rêver comme le fit jadi– toutes proportions gardées – Martin Luther King. Les dirigeants de notre pays iront-ils jusqu’à tourner le dos à ce principe de compétition, à cette fascination indulgente pour les riches, à cette vie collective transformée en bagarre permanente ? En finirons-nous avec ce (léger) dédain pour les perdants et les précaires, à ce prétendu devoir de travailler plus longtemps, quitte à s’approcher – exténués – de la fin dernière ?»

Perturbé par ces chaleurs, comme il y a quelques années, «I had a dream too».

La courbe du chômage s’effondrait !

On avait enfin compris que le travail ne manquait pas mais qu’il n’était plus fait par l’homme. Nos milieux politiques et économiques avaient développé une pensée globale tenant compte de tous les facteurs qui intervenaient et évoluaient sans cesse ; ils avaient créé de nouvelles conditions de gestion du monde du travail où la croissance du PIB n’était pas essentielle mais celle du niveau de vie de l’ensemble des citoyens.

Turgot, en 1774, a des idées économiques nouvelles ; il pense qu’il faut sortir la production du carcan qui l’étouffe, la faire respirer, se fier au marché. Il est ce qu’on appelle de nos jours un libéral.

Il ordonne la libéralisation du commerce des grains. Cela se traduit par une catastrophe. La récolte de 1774 a été très mauvaise et le blé manque dans certaines provinces. Le blé file là où il pourra se vendre le plus haut et du coup, il manque partout, la spéculation fait valser les prix. Bientôt les gens ne peuvent plus acheter le pain, des émeutes terribles éclatent, c’est la guerre des farines. Le ministre ne réussit à mater ces «rebelles» qu’en envoyant des milliers de soldats châtier ces impudents qui utilisent «des moyens brutaux illégaux»pour régler leurs problèmes !

La révolution allait suivre.

Dans le délire de mon sommeil paradoxal, l’intelligence humaine, pour prévenir ce pire, promulgua lois et décrets :
+ Puisque les machines travaillent à notre place, elles produisent pour nous de la valeur ajoutée, il est normal que la durée du travail des hommes baisse.

+Au lieu de faire des bénéfices en remplaçant du personnel par des machines, on a décidé que chaque machine, du fait de son travail, méritait un salaire équivalent au nombre de personnes remplacées ; ce dernier, reversé, permettait la vie normale des citoyens, la consommation des ménages, le paiement de la Sécu dont le déficit s’amenuisait.

+De nombreux emplois ont été créés dans toute la sphère des énergies renouvelables, la disparition de l’agriculture entièrement mécanisée, polluante n’est plus destructrice d’emplois ; le mode de vie est à la hauteur des besoins réels et non des besoins démentiels jamais assouvis. On a relocalisé les fabrications essentielles.

+Une loi Macron bis est promulguée : remise en état et utilisation des voies ferrées interurbaines qui sillonnaient notre pays, des canaux réunissant les grands fleuves et agglomérations, le cabotage, les bassins de vie régionaux : l’artisanat, commerces de proximité, retour du service public dans les villages, des gendarmeries, écoles… Des milliers d’emplois ont été pourvus avec, c’est vrai, moins de bénéfices pour les actionnaires des hypermarchés, des autoroutes, des compagnies aériennes… ; par contre, la consommation intérieure est montée en flèche du fait des salaires réguliers, des impôts rentrent dans les caisses, les indemnités de chômage disparaissent.

Le plus important peut-être est que le moral est au beau fixe car le travail prend un sens, la confiance en l’avenir est revenue, la disparition de l’angoisse du chômage retentit sur la psychologie : plus d’efficacité au travail, moins de dépressions, de mésententes, de rivalités, de violences…

Je me réveille, j’ouvre ma radio, je lis mon journal habituel ; le rêve est transformé en cauchemar.

Pourtant si tu t’imagines fillette, fillette

Signé : Georges Vallet

Crédits photos : FLE en vrac ! Le passe simplearcdeferreira.blogspot.com

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3 commentaires

  • « qui représentent tout de même 1% de la population générale. »

    Ah, vous me rassurez. car avec ce 1 sur 5, j’avais cru comprendre, si ma mémoire de mes cours de calcul de CM2 est bonne, que 20% de la population de la France était malade mentale.
    15.600 palois
    11 membres du Conseil municipal 😱

  • « + Les incendies attisés par la sécheresse, involontaires (mégots jetés), ou volontaires (en France, 12 millions de personnes souffrent d’une maladie mentale, soit une sur cinq !) ; dans ce domaine, le nombre de sinistres est proportionnel à la fréquentation. »

    Quel rapport entre les incendies et le nombre de maladies mentales, s’il vous plaît, Monsieur Vallet.

    Oh ! J’aurais bien d’autres questions à vous poser sur « la multiplication des accidents de la route », par exemple. Une comparaison juillet-août 2019 et juillet-août 2020 nous aurait bien renseignés, par exemple. Ou sur ce que vous pensez être une recrudescence des accidents dus aux baïnes et à la Ccovid réunis : vos sources m’eussent aidé à comprendre.
    Mais non, juste ce 1 Français sur 5 malade mental et la relation entre ce nombre et les incendies de forêts.

    Je vous remercie

    • « Quel rapport entre les incendies et le nombre de maladies mentales, s’il vous plaît, Monsieur Vallet. »
      `On peut peut-être admettre que plus la circulation est importante plus les risques de prises de feu dans les régions sensibles est grande, on peut même peut-être aller aussi jusqu’à une proportionnalité.
      En effet, le départ de ces feux est presque toujours d’origine humaine, les causes étant, comme je le disais, très variables. Parmi elles les malades mentaux y ont une place non négligeable.

      Que se passe-t-il dans la tête d’un pyromane ?
      http://www.sciencesetavenir.fr › Santé › Cerveau et psy
      17 sept. 2019 –
      Mais pour 1% de la population, le feu procure excitation et plaisir, devenant une fin en soi : ce sont les pyromanes « purs ».
      «Parmi les 5% de cas psychiatriques, on trouve couramment des pyromanes purs, qui représentent tout de même 1% de la population générale.
      Certaines psychoses comme la paranoïa ou la mégalomanie peuvent donner naissance à des délires, comme une voix leur ordonnant d’allumer le feu. Les bipolaires en phase maniaque, marquée par une surexcitation intense et un sentiment de toute puissance, peuvent également devenir pyromanes. Enfin, certains cas de démence, comme la maladie d’Alzheimer, causent l’allumage d’un feu accidentel.»

      Pyromanie – Pyromane : entre serial killer et pervers sexuel …
      http://www.doctissimo.fr › ps_7936_pyromane_itw_lamothe
      Les pyromanes. Le Dr Pierre Lamothe, directeur du service médico-psychiatrique régional des prisons de Lyon, les compare à des pervers sexuels. Il répond …
      «Chaque été, ils sont la cause de milliers d’hectares qui partent en fumée. Qui? Les pyromanes. Le Dr Pierre Lamothe, directeur du service médico-psychiatrique régional des prisons de Lyon, les compare à des pervers sexuels.»

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