Alexia et Jonathan

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Alexia et Jonathan les prénoms que les journaux télévisés ont fait retentir pendant une semaine et même proposé des débats avant la décision de la Cour d’Assises.

La saturation de l’information a été manifestement orientée et inéquitable. Rien ni personne sinon pour excuser ou du moins pour comprendre l’acte du condamné. Qu’en était-il de sa vie conjugale  ?  La belle-famille n’était-elle pas trop présente dans celle du ménage ?  Quelle était la place du mari dans le couple ? Bien d’autres questions sans doute, car les faits devaient bien avoir des causes psychologiques que les multiples communications médiatiques n’ont pas évoquées. Il y avait comme une espèce de « seul contre tous » ! Peut-être une image de ce que fut la vie de Jonathan DAVAL.

Une affaire aussi grave n’est pas qu’un fait pris dans son horreur. Derrière sa commission, il y a un être humain qui en quelques secondes devient un meurtrier. Il n’est pas né ainsi, il l’est devenu. Mais pourquoi ? Chacun cache au fond de soi-même une part d’obscurité qu’il ignore et toute la difficulté consiste à la déceler. Sans faire outrage à la médecine psychiatrique, il faut accepter qu’elle ne peut être qu’approximative. Pour tel expert un individu est totalement inutile irresponsable, pour tel autre pas complètement. C’est souvent le débat qui anime une audience criminelle. Il ne sera jamais clos.

Après avoir étranglé son épouse, Jonathan Daval a voulu en faire disparaître le corps. Était-ce pour cacher son crime ou pour effacer de sa vie des années de souffrances contenues ?  Est-il lui même capable de le dire  ?

Pierre ESPOSITO 

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5 commentaires

  • Monsieur Esposito,
    Il fallait avoir le courage d’évoquer cette question et vous le faites avec des mots adéquats. Je me suis posé la même sans avoir le courage de l’écrire. « Il n’est pas né ainsi [*meurtrier*], il l’est devenu ». Les conditions de sa vie matrimoniale ont été évoquées, certes, mais si rapidement. Le crime était tellement abject que nul n’a osé poser ces questions tellement légitimes : « Qu’en était-il de sa vie conjugale ?  » Sur l’autel médiatique de la violence faite aux femmes, nul n’a osé traiter sérieusement la question de la possibilité de la violence, ne serait-ce que psychologique, faite à un mari. Poser la question, juste poser la question.
    M’est alors revenu en mémoire, cette femme battue et violée pendant des décennies, qui avait fini, épuisée de tant de crimes, par abattre son mari d’un coup de fusil dans le dos. Condamnée par une cour d’Assise, elle avait bénéficié d’une grâce partielle puis d’une grâce totale, curieuse procédure, du président de la République.

  • Cette horrible affaire, les médias nous en ont repus jusqu’à l’écœurement. A en vomir!

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