Décidément Fébus, encore en rade !

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Et voilà qu’en cette seconde période de confinement, nous avons droit à une nouvelle absence du bus à hydrogène. Ce dernier baptisé « l’uniquaumonde » par qui vous savez devait être très performant. Déjà en juillet et août 2020, un arrêt technique dû à un dysfonctionnement de la station à hydrogène, nous avait valu un arrêt de près de deux mois. Si ça continue comme cela, nous allons nous habituer aux défaillances du Bus à Haut Niveau de Service (BHNS).

Dans cette affaire, il faut reconnaître qu’il est légitime de se poser des questions. Le choix d’une pile à hydrogène pour faire fonctionner ces bus était-il le meilleur ? Les contribuables palois et ceux de l’agglo n’ont-ils pas le sentiment que cette « belle » réalisation sert davantage l’image des élus que les usagers ? Parce qu’après tout c’est l’argent de ces derniers qui a servi à payer cette fastueuse dépense. La note, selon ce que savons, s’élève à 74 millions d’euros. Quel est le coût de ces problèmes techniques à répétition ?

Soyons réalistes, dans la mesure où la ligne Fébus est assurée par des bus ordinaires, le service est assuré. Ce n’est donc que moindre mal, mais le prestige en moins. On finit par se demander si l’essentiel de cette ligne de transport en commun n’est pas la mise en place d’un axe de circulation réservé en exclusivité aux bus reliant l’hôpital à la gare. L’accessoire étant le véhicule lui-même.

Alors pour y voir plus clair, nous avons décidé de poser des questions à Nicolas Patriarche, maire de Lons et également Président du Comité Syndical Mixte de Pau Béarn Mobilités (SMPBM).

Nicolas Patriarche ne peut précisément dire la date à laquelle la panne de la station est survenue, il n’a été lui-même informé que par la presse locale. Le problème technique a été constaté dans la semaine du 9 au 15 novembre. Il s’agit d’un composant électrique de l’électrolyseur qui a été défaillant. La pièce doit être remplacée, elle sera livrée dans un délai qu’il n’est pas en mesure de préciser. Cependant, il affiche une réelle satisfaction sur le taux de fiabilité de l’électrolyseur en service. Et, pour reprendre ses termes, il se dit plutôt content.

Actuellement (20 novembre 2020) quatre bus à hydrogène sur six sont en fonctionnement sur la ligne Fébus. Il faut rappeler, qu’en période normale, sur huit bus, deux restent au dépôt, l’un en réserve et le second en maintenance. Il a été constaté, depuis ce second confinement, une baisse de 40 à 50 % de la fréquentation. Toujours dans le registre de la fréquentation, Nicolas Patriarche tient à préciser qu’après le premier confinement, il avait été enregistré, sur cette même ligne, une augmentation de celle-ci à hauteur de 20 %, (calculé en comparaison avec l’ancienne ligne T2). Après le premier confinement, la ligne Fébus est celle qui a eu la meilleure reprise. Il existe, selon notre interlocuteur, des statistiques sur la fréquentation de Fébus :

  • en temps normal, plus de 8 000 voyageurs par jour
  • depuis le second confinement, un peu plus de 4 000 voyageurs par jour.

La panne actuelle, qui ne concerne que l’électrolyseur, n’impacte en rien la fiabilité des bus à hydrogène. Celle-ci, mesurée par son taux de disponibilité, est de 97 % et ce depuis décembre 2019. Un résultat considéré comme très satisfaisant.

Autre satisfaction, le président du SMPBM, est fier de recevoir des représentants des villes de Laval, Limoges, Bordeaux, Marseille, du département de la Dordogne, et de Tarragone ; ils viennent découvrir Fébus.

Questionné sur la faible fréquentation du parking relais situé à l’angle du boulevard de la Paix et de l’avenue Catherine de Bourbon, Nicolas Patriarche reconnaît que les 320 places sont en effet très peu occupées. Ce n’est pas la bonne période pour en tirer une conclusion définitive. Il pense que les parkings relais concernent une nouvelle clientèle, celle-ci, sans doute mal informée, ne connaît pas les tarifs pratiqués. Ainsi un abonnement mensuel sur la ligne Fébus, incluant le stationnement est de 30 €. Ce qui est concurrentiel avec les tarifs de la place de Verdun par exemple. Il y a, à ce propos, une effort de communication à faire en direction des usagers potentiels. Les trajets domicile – travail ne représentent qu’un tiers de nos déplacements.

Enfin, Nicolas Patriarche revient sur le financement. Le projet Fébus a coûté 72 millions d’euros. Sur ce budget, l’achat des véhicules et de l’électrolyseur représentent 13 millions d’euros. A partir de là il est actuellement impossible d’envisager une autre ligne perpendiculaire à celle en fonctionnement.

Mais devant une telle dépense, il est bien normal que le contribuable palois s’interroge. Payer des impôts n’est pas donner un blanc seing aux élus sur l’usage qui en est fait. Nicolas Patriarche apporte ici un éclairage.

Pau, le 23 novembre 2020

par Joël Braud

https://alternatives-pyrenees.com/2020/08/17/gaston-toujours-en-panne/

https://alternatives-pyrenees.com/2020/07/27/mais-ou-est-passe-le-bus-a-hydrogene/

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16 commentaires

  • C’est aux « chevaux du lac Ladoga » et « en même temps » au sketch de Bourvil « L’eau ferrugineuse » https://www.facebook.com/watch/?v=536115983887400 que me fait penser cette histoire d’eau distillée dans les commentaires.
    En fait, la notion de « progrès scientifique et technique » serait de moins en moins une évidence pour le profane.

  • Suite à l’article ci-après:

    ① Article : « Hydrogène : l’Europe doit revoir sa copie » (Site web du magazine « L’Express » : par Sébastien Julian, publié le 08/12/2020)
    Nota : Article réservé aux abonnés…
    Chapeau de l’article : « Couplé aux énergies renouvelables, il n’est pas économiquement viable, dénoncent d’anciens spécialistes de la Commission. »
    Court extrait : « Dans un communiqué publié ce lundi, 14 ingénieurs et scientifiques retraités de la Commission européenne étrillent le plan hydrogène de leur ancien employeur. Selon eux, le fait de mettre autant l’accent sur les énergies renouvelables (ENR) est une aberration économique car cela pose un problème de rentabilité insurmontable. Ils incitent donc le Vieux continent à revoir la copie, continuer les recherches et miser sur des réacteurs nucléaires à haute température plutôt que des électrolyseurs. L’Express donne la parole à trois des signataires : Marc Deffrennes, Samuel Furfari et Serge Crutzen. »
    URL : https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/hydrogene-l-europe-doit-revoir-sa-copie_2140290.html

    Avis d’un internaute : une connaissance, suite à l’article précité, m’a fait part de son avis que je retranscris ci-après :
    « Et oui …. il fallait continuer les recherches … on ne commercialise pas un produit quand il n’est pas prêt . On ne met un BHNS en service que lorsque toutes ses composantes de service sont au rendez vous pour en recueillir l’adoption par le public, sinon c’est l’échec assuré et nous sommes tout à fait normalement dans l’échec à PAU.

    Ces commissaires Européens ont raison d’attaquer le plan Hydrogène mais comme ils ont soutenu le nucléaire et le pétrole toute leur vie, ils ont un peu de mal à s’en départir et s’en prenne aux énergies renouvelables …. les tenants du plan actuel les financent pour justifier le caractère « vert » de l’hydrogène … alors qu’il faut les financer pour réduire la place du nucléaire sur ce tout petit hexagone National truffé de sites de déchets radioactifs pour 10 000 ans .

    L’accident Nucléaire n’est jamais arrivé mais il arrivera inéluctablement un jour en France d’autant que l’ingénierie Française du nucléaire accumule les échecs et les mauvais compromis depuis une dizaine d’années sur le fameux EPR et subit une perte de compétence préoccupante .
    Mr Macron nous annonce hier la décision de construction dans 2 ans de plusieurs autres centrales…
    C’est dingo !
    »

  • On peut dire qu’un bus à hydrogène émet de la vapeur d’eau, et un bus diesel pollue plus. Mais si le BHNS payé est remplacé par des bus diesel, il coûte plus cher et pollue autant.
    Mais pour un projet à 72 millions €, 13 millions € les véhicules et l’électrolyseur, cela laisse donc pour la voie en site propre 59 millions € ? Dans ce cas si le site est propre, le BTP est ruineux en France. Bien plus que les énergies nouvelles.

    Concernant les pannes, les investisseurs privés sont supposés financer la recherche/développement nécessaire, puisqu’ils ne manqueront pas de réquisitionner les bénéfices si ça marche. Mais les investisseurs privés sont-ils frileux en France ? C’est quand même un problème que ce soit le client qui finance et essuie les plâtres.
    Et puis, pour un élu local se sentir une âme de pionnier est une chose, mais utiliser l’argent public pour financer la mise au point du prototype est contestable. Ce ne sont pas les thèmes de dépenses publiques qui manquent.

    • « un bus à hydrogène émet de la vapeur d’eau »
      Est-ce vraiment un avantage, surtout si la technologie se généralise et s’étend considérablement comme il est envisagé?
      Pourquoi?

      Le plus grand gaz à effet de serre… c’est l’eau ! – Nouvel Obs
      http://www.nouvelobs.com › Rue89 › Infusion de sciences

      « Et qui est le principal responsable de cet effet de serre naturel ? Pas le CO2, qui ne représente que 0,04% de notre atmosphère. Pas les oxydes d’azote et autre méthane, aux pourcentages encore plus faibles. La grande responsable, celle qui représente jusqu’à 4% de la composition de l’atmosphère, c’est l’eau ! »

      Cette eau à laquelle on pense lorsqu’il s’agit de faire la pluie et le mauvais temps, mais pas quand on parle réchauffement. Cette eau, pourtant, est responsable de 65 à 85% de l’effet de serre naturel réalisé par notre atmosphère.

      Pour être honnête la vapeur d’eau reste très peu de temps dans l’atmosphère, à peine quelques jours, tandis qu’un gaz comme le dioxyde de carbone y demeure un siècle environ. Mais quand même cela reste préoccupant si tous les jours, nuit et jour, des tonnes d’eau sont rejetées par les centrales nucléaires, les voitures et camions, les trains, les industries….

      De plus, Le réchauffement climatique accentue l’évaporation de l’eau, ce qui assèche les terres, accroît l’effet de serre et le réchauffement des océans.
      Imaginons les colonnes de camions et de voitures à hydrogène, sur les autoroutes, rejetant de l’eau en plein hiver! Quel verglas en perspective!

      • « Mais quand même cela reste préoccupant si tous les jours, nuit et jour, des tonnes d’eau sont rejetées par les centrales nucléaires, les voitures et camions, les trains, les industries…. »

        Absolument pas préoccupant, car la vapeur d’eau dans l’atmosphère est en équilibre thermodynamique avec les océans. Si on en ajoute elle précipite (pluie, etc…), et si on retire artificiellement l’évaporation des océans compense. En d’autres termes, l’homme n’a aucune influence directe, à l’échelle du globe, sur la teneur de l’atmosphère en vapeur d’eau.

        « Imaginons les colonnes de camions et de voitures à hydrogène, sur les autoroutes, rejetant de l’eau en plein hiver! Quel verglas en perspective! »

        Bon, là il faudrait revenir aux bases de la chimie 🙂 : toute combustion d’hydrocarbures (essence et gasoil compris, donc) rejette des grandes quantité d’eau. C’est même ça qui oxyde et finit par trouer les pots d’échappement. Si ça faisait verglacer les routes on l’aurait constaté depuis longtemps…

        J’ajoute pour A.D. histoire de ne pas multiplier les messages : « Sur la question de l’eau… Personne n’en parle encore tant cette technologie pose déjà de multiples incertitudes … Mais l’eau qu’elle rejette ne serait pas une eau tout à fait comme celle dont s’abreuvent les vivants sous toutes leurs formes, mais une eau distillée qui répandue massivement pourrait poser quelques difficultés nouvelles à dame nature !  »

        Une molécule d’eau est une molécule d’eau, et toute eau sous forme de vapeur dans l’atmosphère est par nature pure. Quand elle condense sous forme de pluie c’est de l’eau « distillée » par nature. Là aussi, si la nature craignait la pluie, on le saurait depuis longtemps.

        • « Absolument pas préoccupant, car la vapeur d’eau dans l’atmosphère est en équilibre thermodynamique avec les océans »
          Pour le phénomène général, bien d’accord mais au niveau local:

          les véhicules à hydrogène, un mensonge écologique …
          http://www.agoravox.fr › les-vehicules-a-hydrogene-un-73324
          14 avr. 2010 —

          + »Conséquences sur les climats locaux:
          Nous savons déjà que les villes et les routes créent des microclimats notamment par l’augmentation des températures maximales diurnes et nocturnes. Que se passera-t-il avec une injection supplémentaire de vapeur d’eau dans l’atmosphère?
          La concentration de vapeur d’eau dans l’atmosphère augmentera, augmentant de ce fait la saturation. Nous risquerons donc de voir augmenter la fréquence des précipitations et des orages au-dessus des villes et des routes surtout en été.
          +Conséquences sur les biotopes
          Ces apports d’eau devront s’écouler. Les abords des villes et des routes principales risquent de se voir transformer en zones humides, voire en zones marécageuses, comme cela se produit déjà actuellement après les périodes de fortes pluies. Avec tous les problèmes que cela posera pour l’agriculture ainsi que pour la faune et la flore présente à ces endroits.
          Il y a également un risque de lessivage des sols. L’eau produite par ces technologies est pure, (elle s’ajoutera donc à l’eau de pluie),elle se gorgera donc des sels minéraux présents dans le sol, appauvrissant par la même les terres. Cette eau se chargera également des polluants présents (nitrates, pesticides, …) quelle amènera directement aux rivières ou aux nappes phréatiques …. »

          « Là aussi, si la nature craignait la pluie, on le saurait depuis longtemps. »
          « la nature, elle s’en moque complètement, pour l’homme c’est différent!

          • Je ne savais pas que Agoravox était désormais une référence scientifique… Pour votre information, Agoravox est un média « participatif » où n’importe qui peut publier un article, avec un contrôle éditorial sinon existant du moins réduit à sa plus simple expression. C’est en gros un gros Alternatives-Pyrénées en quelque sorte.

            Alors qui est ce « bzh_nicolas » dont vous buvez les paroles (à défaut de boire l’eau de la combustion de l’hydrogène) ? Quelles sont ses références dans le domaine sur lequel il s’exprime ? Si on clique sur son nom on lit une courte présentation : « Ingénieur dans le monde de l’informatique […] je fais partie des rêveurs qui espèrent un monde meilleur ». Avec ça on tient un spécialiste des questions énergétiques, des réactions chimiques, et du cycle de l’eau, c’est certain…

            Tout son texte sur les dangers de l’eau qui sort d’un moteur à hydrogène est scientifiquement à mourir de rire.

            Enfin, il serait à mourir de rire s’il n’était pas révélateur d’une époque où n’importe quel ignorant (ou charlatan assumé) dispose avec internet d’une tribune où il peut faire profiter les foules de son incompétence. Et ça devient tragique quand les dites foules commencent à croire tout et n’importe quoi.

          • Réponse aux propos de PierU du 9/12/20

            J’avais oublié votre immense compétence scientifique et le fait que des propos tenus par celui que vous critiquez correspondent à ma façon de penser, m’inquiète!
            Personnellement, je ne suis pas attentif ni convaincu par n’importe quels propos lus sur internet, y compris sur Alternatives Pyrénées; je ne retiens que les idées qui me semblent justifiées en fonction de mes modestes compétences, autres que celles qu’apporte la géophysique.

            Pourriez-vous avoir l’obligeance de me dire ce qui est à mourir de rire dans les propos énoncés suivants:

            «Nous risquerons donc de voir augmenter la fréquence des précipitations et des orages au-dessus des villes et des routes surtout en été.»

            C’est déjà ce qui se passe donc cela favorisera l’amplification..

            «Il y a également un risque de lessivage des sols. L’eau produite par ces technologies est pure, elle se gorgera donc des sels minéraux présents dans le sol, appauvrissant par la même les terres. Cette eau se chargera également des polluants présents (nitrates, pesticides, …) qu’elle amènera directement aux rivières ou aux nappes phréatiques ….»

            Donc, rien de nouveau si ce n’est l’augmentation des phénomènes.

            Bilan: Ce ne sont pas les dangers spécifiques de l’eau rejetée par les moteurs à hydrogène qui sont en cause mais le fait que cette eau s’ajoutera à celle que le réchauffement provoquent déjà.
            Alors, la situation est déjà assez préoccupante au niveau climatique, du fait de l’utilisation des produits pétroliers, que ce n’est pas à mourir de rire que d’en rajouter!

          • Je crois avoir déjà répondu indirectement : la vapeur d’eau rejettée par les véhicules à hydrogène ne s’joutera à rien du tout et n’augmentera aucun phénomène, car ils sont supposés remplacer les véhicules thermiques actuels (essence, gasoil, ou GPL) qui rejettent déjà de la vapeur d’eau en quantité. Si vous me demandez si c’est plus ou moins je n’ai pas fait le calcul, mais je mets ma main à couper que c’est du même ordre de grandeur. De mémoire la combustion d’un litre d’essence rejette environ un litre d’eau liquide (vieille règle du pouce).

            Par ailleurs ce n’est pas l’humidité qui en premier lieu favorise des micro-climats (y compris les orages) dans les zones urbanisées ou le long des routes, mais l’augmentation des températures au sol dues à l’artificialisation des sols, qui ne peuvent plus absorber l’eau de pluie et inversement qui ne font pas d’évaporation. En réalité l’hygrométrie dans ces zones est plus faible que les zones rurales où la végétation évapore d’énormes quantités d’eau (du moins en été).

            Ce qui m’amène à la dernière remarque : comment se fait-il que l’eau évaporée par la végétation ne pose pas de problème, alors que celle rejetée par les moteurs à hydrogène en poserait ? Attention si vous me répondez « ce ne sont pas les même quantités », car vous aurez raison : la végétation rejette globalement beaucoup plus de vapeur d’eau que les véhicules. Bref, vous faite une histoire d’un épiphénomène.

            « Je ne retiens que les idées qui me semblent justifiées en fonction de mes modestes compétences »

            –> C’est classique, et ça s’appelle le biais de confirmation. Vous lisez un article Agoravox qui dit ce que vous avez envie d’entendre, et à partir de là vous ne renoncez à questionner la crédibilité du média et de l’auteur.

    • Interressante reflexion qui appelle complément et précisions :  » utiliser l’argent public pour financer la mise au point du prototype est contestable  »

      Si c’était cela, à la limite, je ne contesterai nullement l’injection d’argent public pour financer de la recherche sur des prototypes en devenir . A condition que le prototype ne devienne un produit commercial que lorqu’il a fait la preuve de sa pertinence économique et écologique .
      Le problème des 7 Milliards d’argent public injectés en France dans de multiples projets hydrogène, ou du choix hydrogène des Fébus, c’est que nous ne sommes pas sur des prototypes mais sur des technologies commercialisées alors qu’elles n’ont pas fait leurs preuves de leur pertinence écologiques, compte tenu du fait que la chaine énergétique Hydrogène par électrolyse gaspille entre 50% et 60 % d’électricité avant d’avoir restituer le moindre mètre de mobilité . Compte tenu des coûts de production, de maintenance et de sécurité des matériels qui renchérissent de 250 à 300 % ces choix par rapports à des technologies hybrides/ gasoil .
      Les 50 PME et grands groupes Français qui s’engagent dans l’hydrogène le font parceque l’argent public coule à flot, finançant de fait autant les projets que la spéculation boursière autour de cette mode initiée par tous ces représentants politiques en recherche de posture d’image de pionnier …. Au frais du contribuable .

      Pourtant, j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire , FRANCE STRATÉGIE avait produit une note très pertinente en 2014 appelant à ne surtout pas se précipiter dans la commercialisation des électrolyseurs et véhicules hydrogène en l’état de la recherche et des résultats insuffisants obtenus , pour toutes ces raisons . Les Lobbys industriels l’avait aussitôt vilipendé, pour arriver 6 années plus tard à obtenir l’ouverture du coffre fort public en mode OPEN BAR !

      Sur la question de l’eau… Personne n’en parle encore tant cette technologie pose déjà de multiples incertitudes … Mais l’eau qu’elle rejette ne serait pas une eau tout à fait comme celle dont s’abreuvent les vivants sous toutes leurs formes, mais une eau distillée qui répandue massivement pourrait poser quelques difficultés nouvelles à dame nature ! Du travail en + pour les scientifiques en perspective .

      • « Du travail en + pour les scientifiques en perspective . »
        Pour les politiques aussi ,et surtout même, alors qu’ils se doivent d’assurer la « sécurité » dans tous les domaines; scientifiquement il n’y a guère de mystères.
        En complément de mes propos antérieurs on pourra lire avec intérêt le complément ci-dessous:

        Les véhicules à hydrogène, un mensonge écologique …
        http://www.agoravox.fr › les-vehicules-a-hydrogene-un-73324
        14 avr. 2010 — Ces deux technologies ont la particularité de ne rejeter que de l’eau … si on examine le cycle complet : hydrolyse de l’eau/stockage de H2 sous …

    •  » C’est quand même un problème que ce soit le client qui finance et essuie les plâtres. »

      Actuellement c’ est la politique des fabricants, ils sont tellement sûrs de leurs produits de par la technologie numérique et demain de l’ IA, qu’ il n’ y a plus de période d’ essai ou de mise au point.
      A lire leurs propos on obtient actuellement des produits matures au premier coup. Aujourd’ hui on sait faire voler un avion et connaître son comportement avant qu’ il ait vu le jour. N’ est ce pas ce qui est en train de ce passer avec le vaccin du covid. Mais là les dégâts risquent d’ être plus humains et non matériels.

  • Payer des impôts n’est pas donner un blanc seing aux élus sur l’usage qui en est fait.

    Cela n’a rien à voir avec le sujet, j’en conviens, mais avec les impôts, oui!

    « Afin de compenser les pertes cumulées des dernières saisons, l’Agglo et quatre actionnaires privés vont recapitaliser le club SEM Elan Béarnais à hauteur de 557444 euros(68,62% pour la ville de Pau et la communauté d’agglomération)

    Je n’avais pas prévu, en payant mes impôts, de donner un blanc seing pour qu’ils aillent renflouer une société sportive professionnelle qui paye des joueurs, même pas béarnais, une somme à la hauteur de leur taille!
    Le meneur Palois Laurent Sciarra « Aujourd’hui, à Pau, je suis à 100 000 euros sur dix mois, soit 10 000 euros par mois, plus la maison.
    Le 10 mars 2020: « Cette saison, l’Élan Béarnais a vu sa masse salariale augmenter de près de 300 000 € par rapport à l’année passée ».

    • Bien vu, M. Vallet !

      Ce matin, j’ai eu la même réaction que vous en entendant à la radio, le montant de la recapitalisation de l’ Élan béarnais !!!

      J’ose espérer qu’il n’en sera pas de même via des subventions trop importantes à la Section Paloise dont la plupart et parmi eux, les « mercenaires » (…) ne sont certainement pas payés « une petite poignée de dollars » par mois…
      La masse salariale de la SP doit être supérieure à celle de l’Élan béarnais (?).

      Personnellement, les clubs de sport subventionnés, même avec une infime partie de mes impôts locaux, ne m’intéressent pas !!!

      Subventions et recapitalisations ? : hélas, la plupart des palois s’en tapent, puisque environ 46% parmi eux, sont des… contribuables !!!

      Cela dit et pour revenir à l’objet de cet article, on ne peut que souhaiter la réalisation d’une ligne BHNS dans l’axe Est – Ouest avec :
      1) un parking-relais à chaque extrémité (Terminus) de cette liaison Est – Ouest.
      2) une fréquence de passage acceptable qui ne soit pas d’environ 30mn comme constaté sur certaines lignes de bus…

    • Monsieur Vallet, merci, et vous n’êtes pas vraiment hors sujet! Du tout même. Quant à monsieur Braud il évoque une idée qui a effleuré et fait sourire nombre d’entre nous : « On finit par se demander si l’essentiel de cette ligne de transport en commun n’est pas la mise en place d’un axe de circulation réservé en exclusivité aux bus reliant l’hôpital à la gare. L’accessoire étant le véhicule lui-même. » Que du bon sens! bon, certes moins prestigieux pour notre « Capitale Humaine » . (à propos quelqu’un sait d’où est sorti ce slogan et à combien le package? merci)

  • /  » À partir de là il est actuellement impossible d’envisager une autre ligne perpendiculaire à celle en fonctionnement « …

    Rappel :
    Lors du meeting du vendredi 28 février 2020 aux parc des Expos avant les élections municipales de mars, François Bayrou avait évoqué l’amélioration de la ligne de bus « BHNS » sans précision sur le mode de motorisation, liaison qui justifierait enfin, la création de la ligne « Fébus » Sud/Nord…

    QUID ?!?

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