TABDT, quand les militaires vaccinaient.

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Nous allons être de moins en moins nombreux à garder en mémoire ce sigle. Il s’agissait d’une vaccination militaire, à laquelle, comme beaucoup de recrues j’ai été soumis. J’en garde un souvenir peu sympathique d’autant, qu’à cette occasion, il n’était pas question de solliciter des récipiendaires un consentement éclairé.

TABDT signifie : Typhoïde A et B, diphtérie, tétanos. Nous étions réunis par sections dans un local de l’infirmerie et assis sur des bancs alignés. Nous étions torse nu et côte à côte. Il y avait des odeurs que je n’ai jamais pu identifier mais qui m’ont laissé un souvenir particulièrement désagréable. L’ambiance était alors à l’inquiétude parmi ces jeunes gens qui découvraient l’armée française.

Passaient dans notre dos des infirmiers, qui étaient surtout des appelés du contingent aux compétences médicales non définies. Le premier avait la mission de désinfecter la zone d’injection, dans le dos, à l’aide d’un coton imbibé de je ne sais quoi, peut-être de la teinture d’iode. Il frottait fort.

Un second suivait le même cheminement. Sans délicatesse, il plantait une aiguille dans une zone entre l’épaule et le cou. Il faisait cela à la chaîne, d’un geste machinal. Jamais il ne s’inquiétait de savoir si sa piqûre était douloureuse ou pas.

Alors arrivait un troisième personnage qui devait être un médecin à en juger par son air pontifiant. Celui-ci, équipé d’une seringue qui m’a paru énorme, injectait le liquide dans l’aiguille fichée dans la chair. On ressentait tous, à en juger par les gémissements, une certaine douleur qui n’émouvait en aucune manière les intervenants.

Le dernier personnage de cette séance était celui qui soulageait les receveurs puisqu’il était chargé de retirer les aiguilles. Il frottait avec un coton l’endroit de l’injection sans aucun ménagement et avec une ardeur douloureuse.

Selon ce dont je me souviens, il y avait ensuite une autre séance qui consistait à un test tuberculinique ou, si vous préférez, une cuti-réaction. Comme, personnellement, j’avais dans ma prime jeunesse fait une primo-infection, j’ai cru devoir le signaler. Ce test était en effet contre indiqué dans mon cas. J’ai eu droit en réponse, à un regard étonné qui transpirait l’ignorance et n’a pas empêché la griffure. Résultat, j’ai eu localement une infection.

Par la suite, nous étions mis à la diète et invités, durant les quarante huit heures suivantes, à beaucoup bouger le bras afin de faire circuler le produit vaccinal. Personne ne s’est inquiété de savoir s’il y avait des effets secondaires. Il était admis que cette vaccination était douloureuse, point à la ligne.

Il y a cinquante ans de cela, il n’était pas proposé à quiconque de consentir ; il n’était pas envisagé non plus de laisser s’écouler un délai de cinq jours (nécessaire à l’approvisionnement en vaccin, paraît-il). Il se dit qu’un document de 45 pages a été édité pour expliquer la procédure de vaccination contre la Covid dans les EHPAD. Je ne me souviens pas qu’un jeune appelé ait osé contester. C’était ainsi. Et pourtant ces vaccins n’étaient pas obligatoires, comme ne l’est pas non plus le vaccin contre le coronavirus.

On pourrait s’interroger pour savoir ce qui a changé. Sans doute qu’une bureaucratie paperassière a envahi notre façon de vivre ; que chacun a le souci de ne prendre aucun risque pour ne pas s’exposer à des poursuites judiciaires. Pourtant, actuellement, lorsqu’on décide de se faire vacciner contre la grippe, par exemple, un simple consentement verbal suffit. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour le vaccin contre la covid 19 ?

Pau, le 11 janvier 2021

par Joël Braud

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74 commentaires

  • Bonjour à tous
    Vacciner TABDT à la chaîne en 78 au 13ème RDP à Dieuze. Infection et néttoyage du trou à l’endroit de la piqûre au coton-tige, la boule de coton rentrait entièrement dedans.
    Aujourd’hui tout va bien. Les 2 injections sont passées sans problème.
    Bien à vous.

  • Hilarante cette succession de réactions que je découvre à l’instant. Je ne les ai pas comptées, mais je pense qu’il y a bien longtemps qu’il n’y avait eu un si grand nombre d’intervenants.

    Je me rappelle cette gentillette devinette :
    – « Comment les hommes peuvent-ils contraindre les femmes à cesser de parler de leurs expériences d’accouchement ? »
    – « En se racontant leur service militaire »
    Aucune dame n’étant venu raconter son accouchement, ça ne va pas s’arrêter de sitôt 😃

    • Oui, « Un Passant » la fréquentation et les commentaires de cet articles sont tout à fait inattendus. En chiffre cela donne 22480 vues et 72 commentaires. Plus qu’une incitation à se soumettre au vaccin ce qui était initialement son objet, il est devenu une occasion de rappeler des « bons » souvenirs de la période militaires que les appelés du contingent ont connue.

  • J’ai connu ce vaccin au 32 ème rald en Allemagne en 1967, c’était douloureux.

  • J’y ai eu droit en 78 à l’école militaire de Évreux. Engagée volontaire puis carrière.
    Je me souviens de la file d’attente en survêtement bleu et des 2 jours de soupe. Rien de bien méchant. Mais il était costaud quand même.

  • bien que n’etant pas militariste , je n’ai pratiquement que des bons souvenirs de mon service militaire en 1970-71, biensur le vaccin TABDT n’est pas le meilleur , ce que j’ai lu ici, me fais souvenirs ces réalités, tout est vrai. Pourtant un excellent souvenir s’y rattache pour moi, c’est vrai nous avions 48 h pour récupérer, j’en ai profité pour faire me mur, sauter dans un train, traverser la France pour retrouver ma petite amie, devenue ma femme depuis! merci a l’armée donc , vive la vaccination qui nous protège, ainsi nous gagnerons contre le COVID

  • Incorporé en Décembre 1979, j’ai reçu le TABDT dès les premiers jours du service et me suis retrouvé illico-presto semi-comateux au fond de mon lit avec 40 degrés de fièvre pendant près de 48 heures. Brutal. Dans l’escadron de cavalerie mécanisée où j’étais, tout a été très brutal, d’ailleurs. Seul aspect positif: au fond de mon lit, on m’a foutu une paix royale pendant 48 heures. Ce furent les seules de mon premier mois de service.

    Le hasard a voulu que je me sois retrouvé infirmier environ 3 mois plus tard. Les mois suivants, j’ai eu à mon tour l’occasion d’injecter ce même vaccin à chaque incorporation de 90-110 recrues, lors de séances qui duraient environ deux heures en tout.

    Environ 5% des recrues que j’ai vaccinées n’ont même pas réalisé que je les avait piquées.
    Qu’elles n’aient rien senti me comblait de satisfaction et il en était de même pour mes collègues infirmiers, contrairement à ce que semble sous-entendre un autre témoignage sur ce site qui semble prêter aux infirmiers-appelés une bonne dose de j’m’en foutisme, voire de sadisme. (Nos seringues étaient identiques à celles des hôpitaux civils de l’époque. La désinfection de la peau se faisait à l’éthanol, très rarement à l’éther. Nous n’utilisions aucun autre antiseptique à cet effet dans notre infirmerie).

    Environ 2 ou 3 recrues sur 100 se sentaient mal immédiatement après l’injection, avaient besoin qu’on les étende et qu’on leur donne un peu de « Coramine-glucose » pour les remettre sur pied. Ces réactions extrêmes et rares étaient plus sûrement liées à un état de stress important, qu’à une douleur de la piqûre. Dix minutes plus tard, ils avaient repris du poil de la bête.

    Enfin, j’ai eu l’occasion de faire des tournées de dortoirs au cours des 48h de « récupération »: ils étaient sans doute un peu plus calmes que d’habitude, laissant supposer qu’un nombre non négligeable de recrues étaient patraques, comme je l’avais été moi-même quelques mois plus tôt. Je n’ai jamais été témoin de problèmes plus graves.

    Au risque d’être pédant, le but d’un vaccin est de provoquer une réaction du système immunitaire. Il est donc prévisible, voire souhaitable qu’il y ait quelque conséquence au niveau de la physiologie des gens qui sont injectés avec. Inconfort, fièvre, plus ou moins importants, mais transitoires.

    Comme le disent également d’autres témoignages sur ce site, les avantages d’une vaccination, que ce soit le TABDT (ou ceux contre la COVID-19), sont certainement supérieurs à la gène, le plus souvent modeste, ou temporaire, d’un nombre de gens statistiquement très petit.
    Ce dernier point est vrai au niveau de la population dans son ensemble, comme il l’est au niveau de l’individu.

    Il est étonnant qu’au pays de Pasteur (1822-1895!) on remette en doute les bénéfices de la vaccination!
    En arrivera-t-on bientôt à jeter le soupçon sur l’utilité des antibiotiques ou de l’aspirine?

  • Ex de la 74/02 du 8ème RI de Landau in der Pfalz (les FFA, Forces Foutues d’Avance !) j’ai eu, bien sûr, droit à ce grand moment médical.
    Tout ce qui est dit plus haut m’a ramené 47 ans en arrière et j’en confirme la réalité. Bon, pour ma part, bien que pas particulièrement baraqué, je n’ai pas eu de réactions vraiment douloureuses pendant les 2 ou 3 jours qui ont suivi le TABDT et pendant lesquels on était consignés dans notre chambre 4 étoiles…. Mais, j’en ai vus, des costauds qui s’écroulaient, dans la longue file d’attente, parfois à la simple vue des copains qui se faisaient piquouser avant eux.
    Moi, mon pb aura été quand, lors de manoeuvres à Münsingen et après l’attaque au lance-flamme d’une casemate qui en avait vu d’autres (!) j’ai eu la malchance de me blesser à l’oeil avec un talon de branche.
    Alors là, oui, j’ai vu (sans jeu de mots) la rigueur et le professionnalisme des infirmiers (ex carrossiers pour certains)…. Pas compliqué le traitement : 1er jour collyre jaune sorti d’une simple malle militaire, 2ème jour, plus de jaune, bof, le bleu fera l’affaire jusqu’à ce que, rentré à la caserne après un raid de 200 km en 5 nuits, on me demande à l’infirmerie comment avait été soigné mon oeil et….de confirmer la couleur du collyre ! Bon, je n’en suis pas mort et si mes yeux m’ont ensuite joué des tours il semblerait qu’il n’y ait pas de lien direct.
    Je voudrais juste ajouter deux trois petites choses sur cette période :
    Incorporé rapidement et à contre-coeur après avoir cru pouvoir me planquer en ne me faisant pas recenser, j’ai atterri dans ce semi-disciplinaire qui portait bien cette qualification. Passé pendant 4 mois par les pelotons (« obligatoires sinon on allait en compagnie de combat »….où on allait quand même après) j’en ai bavé et j’en voulais à la terre entière. Ben,…aujourd’hui, je dis moi aussi que certains petits casseurs désoeuvrés devraient bien être obligés d’exécuter des ordres pour des corvées parfois – souvent – bien débiles mais qui leur montreraient que dans la vraie vie on ne fait pas toujours ce que l’on a envie. Bref, ils y apprendraient peut-être aussi ce que sont le respect et le civisme, ce civisme dont on parle tant avec la Covid, justement.
    A ce sujet, moi aussi, même pas très convaincu par l’ensemble de nos responsables qui ne clignent même pas des yeux quand ils se contredisent à deux jours d’intervalle, je me suis fait vacciner (hier) contre ce virus. Egoïstement d’abord, pour pouvoir espérer retrouver un semblant de vie normale et aussi pour participer autant que possible à casser cette chaîne destructrice de la contagion. Qui peut le plus peut le moins.
    Une petite dernière pour la route : Les odeurs ? Ben oui, quand on crapahute comme des bêtes et qu’on a une douche par semaine et encore à condition de s’y présenter dans les premiers pour avoir de l’eau chaude, il plane parfois dans un chambrée de 8 ou 10 gaillards, des odeurs pas très, pas très, enfin franchement pas bonnes !
    Et dire que maintenant, moi aussi, je ne garde en mémoire que les bons moments de ce temps-là. Parce qu’il y en a eus…..

    • Que de souvenirs, merci
      Volontaire para, j’ai servi au 1er RCP à Pau; au camp de GER centre d’Instruction, et terminé Caporal/Chef(68-1A)
      Muté ensuite à la 13, j’ai vécu comme instructeur tout ce que racontez, a chaque nouvelle incorporation.
      Rallye de fin de classe, raid fourragères, marche commando, camping sur le terrain en moyenne 2/3 fois par mois etc……
      Ex: la marche commando: 8km en moins d’une heure en tenue de combat avec arme et sac à dos( 1à 2 par mois), y compris les gradés, et ne former qu’un groupe compact à l’arrivée
      En tète se plaçait un gradé pour donner la cadence, et le reste de l’encadrement section en queue comme » voiture de balai »car seul le temps du groupe était valable. Notre rôle consistait à éviter que des gars trainent; et les ramener en tête en prenant leur arme ou leur sac, voire les deux, en les prenant par le bras. A l’arrivée empêcher que les gars ne s’écroulent tout de suite en les faisant marcher pour que le rythme cardiaque diminue, puis repos.
      La première était horrible, et au bout de 3/4 le corps s’y était fait.
      Ceux qui l’ont fait s’en souviennent encore
      En compagnie de combat, c’était plus supportable car bien entrainé, tout comme moi .
      Un bon souvenir pour moi, car j’ai compris que l’esprit d’équipe, la volonté d’arriver et si la tête est solide, le corps suit; et cela me sert encore aujourd’hui.
      Cordialement

  • Eh ben ! voilà un sujet qui suscite des commentaires … J’ai effectué mon service militaire en 74 . Dans mon souvenir le vaccin en question était suivi d’un ou deux (????) rappels . J’ai fait mon malin et trouvé le moyen d’échapper à l’un de ces rappels . Deux années plus tard je me suis rendu au Maroc et….j’ai attrapé la Typhoïde !Je suis devenu un fervent partisan de la vaccination ! Peut être faut -il rappeler que :

    – le vaccin protège celui qui le reçoit

    – les vaccinés protègent l’ensemble du groupe (couverture vaccinale)

    A l’exception de ceux qui ne peuvent être vaccinés pour des raisons médicales ,les anti -vaccins sont ,en termes
    d’économie des « passagers clandestins  » . Le passager clandestin profite du moyen de transport (la couverture
    vaccinale) mais il refuse d’en payer le prix (le risque minime lié à la vaccination ) .
    Se faire vacciner c’est limiter sa liberté individuelle pour favoriser celle du groupe humain .

    Etok

    • En 1972 j’ai fait un peu la même chose. Il y avait en fait 3 injections. J’ai fait les deux premières. J’ai raté la 3ème pour aller voir copains et … copines 😉 Du coup j’ai dû repartir à zero ! Ce qui fait 5 x TABDT. Mon épaule doit être à mémoire de forme, elle s’en souvient encore. A part ça, on devait observer une diète au moment de l’injection. 48 h. On nous amenait une soupe dans un grand récipent, genre 200 L d’eau avec … une carotte et une pomme de terre. C’était léger… D’autres petits malins ont fait le mur et ont fait la fête, certains ont été bien malades … Que de souvenirs.

  • Merci a tous ces anciens qui montrent combien on est devenus douillets normal quand on est nés dans la ouate

  • Bonjour,
    J’étais infirmier au 35 RI à Belfort. Suite aux classes je me suis proposé pour devenir infirmier. Je suis alors parti pour 2 mois au service de santé des armées à Nantes. J’y ai suivi une formation dense et passionnante. J’y ai appris à faire bien sûr des piqûres sauf les intraveineuses. Ensuite je suis retourné dans mon régiment où je faisais les TABDT à chaque incorporation. Cela ce passait sans problème en confiance, il suffisait de bien bouger le bras après l’injection pour faciliter la diffusion du vaccin. Au quotidien, je faisais des intramusculaires pour administrer des antibiotiques à mes camarades malades. Je n’ai pas un bon souvenir de mon service mais un très bon souvenir de mon travail d’infirmier et du sérieux du service de santé. Le médecin chef avec qui je travaillais était quelqu’un de très compétent, de famille modeste il était devenu médecin grâce à l’armée. Ces compétences que j’ai acquise, rien à voir avec celles des infirmiers professionnels, j’ai pu les utiliser auprès de ma famille et de mes amis. La formation était un vrai plus à l’époque pour beaucoup d’appelés.
    Portez vous bien.

  • De la 73/10, incorporé au soixante quinzième RI de Valence, j’ai été piqué TABDT.
    Pratiqué à la chaine oui, mais ce n’était pas une boucherie comme certains le laissent supposer.

    Que se soit dans le civile ou à l’armée, il y a toujours eu ceux qui craignent les piqûres et que l’on ne doit pas blâmer pour cela, ceux qui ne craignent pas et qui ne doivent pas s’en glorifier.

    Après, il y a ceux que le vaccin indisposaient un peu, mais en grande majorité pas de réaction négative après vaccination et personnellement je n’ai vu personne prendre mal au coeur.
    Me concernant, le TABDT est passé comme une lettre à la poste.

    Concernant les odeurs, elles ne sont pas imputables à l’armée, mais au manque d’hygiène de certains civiles appelés que nous étions. On retrouve ces odeurs dans les vestiaires de toutes entreprises civiles, qui mettent pourtant des douches à disposition de leur personnel d’atelier.

    Moi aussi, ayant un métier manuel assez sale j’ai conservé mon TABDT en faisant l’équivalent de son rappel. A soixante huit en je continue, car je suis très bricoleur. Je me suis écorché les mains plus d’une fois et jamais une infection.

    Patrick LHERMET.

  • Salut à la classe 69 1C. de trêves ( Allemagne) 51 RT
    Je me rappelle bien de ce vaccin et surtout d un apprenti infirmier ( le type était maçon dans le civil) et surtout notre peur de le voir avec l aiguille en main …
    Nostalgie d un bon service militaire 13 mois 1/2 …je garde malgré tout de bons souvenirs sauf les 2 premiers mois …!!!
    Pas merci à Jacques Chirac d avoir supprimé ce service national ça occuperer nos jeunes au lieu de lancer des mortiers sur notre police!!
    Bonne santé a vous

  • Bonjour de la classe 63 1A à Noyon j’ai comme tous les engagés été vacciné TABDT. J’étais de corpulence frêle, j’ai supporté les 2 piqûres sans problème. Alors que des baraqués tombaient dans les pommes (dû au stress), et une 3ème catégorie alors que l’on nous disait de ne pas boire d’alcool, se rendaient après la piqûre, direct au foyer s’enfiler des canettes de bière : je ne vous dis pas les résultats

    • idem pour moi çà a passé comme une lettre à la poste mais avec l’épaule douloureuse et la faim au ventre car nous n’avions que du bouillon à avaler Pfff c’était en 68 .

  • Honnêtement vous n’en racontez pas un peu trop là! J’ai eu mes trois piqures en 1966 et le rappel d’un an. Cela se passait un samedi matin, tous à la chaîne mais rien de bien sinistre. Ensuite on était dispensé de tout jusqu’au lundi matin avec menu allégé. Mais à part un peu mal à l’épaule et certains un peu fiévreux je n’ai vu personne se plaindre autant que ce que certains racontent. Comme le covid quoi! C’est peut être pour nous faire croire qu’ils ont fait une sorte de guerre de14 et qu’avant tout était pire.

  • Comment suis-je arrivée là moi aussi ! Ah si, en recherchant la signification ! Fille d’officier cela me rappelle toute mon enfance ! Le banc à la caserne, nous tous assis dessus, le piqueur derrière et, après … 40* pendant 3 jours, le bras et le dos paralysés ,grelottant et pleurant dans le lit, aïïïïe …quelle douleur …c’était horrible …

  • 69/1C GET512 Saint Lo.
    Le plus dur a été la diète.

  • Classe 69/1C –

  • Brigitte Letessier

    Bonjour,
    Comment suis je arriver sur ce site??? Sans doute en surfant sur le net dans ce contexte de vaccination anti-covid…
    Je suis du Morbihan , infirmière en retraite, j’ai connu l’obligation que nous avions pour faire nos études (1983) d’être vaccinés par le TABDT ( 3 jours sans aller à l’hôpital bosser… régime et ko .. ) puis plus tard nous a nous aussi connu celui de l’hépatite …et les 2 ont été rangés aux oubliettes…
    Quand je parle aux jeunes infirmiers de ce vaccin : ils ne savent pas ce que c’est…les anciens infirmiers doivent s’en souvenir…
    Sur ce : prenez soin de vous et continuons de bouger dans les limites imposées et tentons de garder sourire et bienveillance.

  • Moi aussi j’ai reçu le vaccin TABDT le 14 août 1971 lors de mon incorporation au régiment à Montlucon
    J’ai eu une première dose le 14 août sans avoir de réaction particulière. Ensuite pour la 2 ème dose j’ai été écarté
    sans avoir eu de commentaire pour expliquer le pourquoi. J ai été le seul sur tout le régiment de plus de 150 incorporés à n’avoir pas eu le rappel de la vaccination. En consultant mon livret militaire je viens de m’apercevoir que la date a été rayée. On peut se poser des questions sur les vaccinations à venir

    • C’est en consultant mon livret militaire que je suis arrivé à ton message. Je dis « tu » parce que j’étais au CISM de Montluçon en juin 1970.
      Je voulais voir mes vaccinations… Eh bien je n’ai moi aussi qu’une seule date en face de 1°TABDT,le 20 juin.
      J’étais dans la compagnie du Capitaine André.
      J’ai trouvé la coincidence amusante…

  • Il est vrais que nous sommes libres de ne pas se faire vacciner , mais cela devrait comporter des conditions pour fréquenter certains lieu et transports . La liberté des uns
    s’arrête ou commence celle des autres.

    Personnellement je suis entièrement d’accord avec le récit de Joël BRAUD.

    L.C (classe 65)

  • La nouvelle génération ne connaîtra pas la vaccination TABDT, par contre pour les réseaux sociaux… :

    Extra, cette vidéo qui résume avec humour en 1mn03, ce qui pourrait se passer pour les personnes accrocs aux réseaux sociaux… 😉 😉 😉

    Titre de la vidéo : « Allo Papa ! » (Avec Juliette LUIZET et Jean-Marie CARLIER : image Lisa BAPTISTE . Réalisation Anthony CARLIER . Atelier Ciné Passion Velaux)
    URL : https://vimeo.com/482601457

    A regarder en famille (?) et/ou à diffuser à vos… petits-enfants, vos petits-cousins, etc… ! 😉 😉 😉

    Dans un autre registre et alors que circule sur le web, une pétition contre le passeport sanitaire, n’hésitez pas à consulter les 2 articles suivants :

    ① Article : « Passe sanitaire : oui, mais ! » (Site web du site « Alternatives Pyrénées » ainsi que les commentaires (…) : par Joël Braud, publié le 8 mars 2021)
    Chapeau de l’article : « Qu’on l’appelle « Passe sanitaire » ou « Passeport vaccinal », l’objectif reste le même, inciter les citoyens à la vaccination. Seulement mettre en place un tel dispositif n’est pas sans poser un certain nombre de questions. »
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2021/03/08/passe-sanitaire-oui-mais/

    ② Article : « Dégats du « complotisme » » (Site web du site « Alternatives Pyrénées » ainsi que les commentaires (…) : par Pierre-Michal Vidal, publié le 21 novembre 2020)
    Chapeau de l’article : « Bien sûr, l’Histoire ne se répète pas, elle n’est pas non plus cyclique comme on le dit parfois de manière puérile, elle avance tout simplement et à chaque instant le monde bouge, dans le bon ou le mauvais sens, c’est selon. »
    URL : https://alternatives-pyrenees.com/2020/11/21/hier-aujourdhui-degats-du-complotisme/

    « As usual » : bonne lecture… 😉 😉 😉

  • Bonjour, article d’une véracité saisissante et des commentaires qui m’ont fait rire à gorge déployée tellement ils m’ont rappelé de douloureux souvenirs qui avec le temps sont devenus des souvenirs en or. Et rire à l’heure actuelle…..
    74/12 FFA Landau in der Pfalz.

  • J’ai pris connaissance avec beaucoup d’intérêt des divers commentaires et la plupart m’ont rappelé ma vaccination à Sathonay Camp en janvier 1962. File indienne dans le couloir, torse nu, en silence, je serrais les fesses tellement j’avais peur des piqûres. Je voyais des « armoires à glace » s’écrouler sur des civières après le passage devant l’infirmier « boucher de formation  » dans la vie civile…..J’étais tellement crispé que je ne sentis pas l’impact de l’aiguille dans l’épaule, je quittais la salle en agitant les bras, regagnais rapidement la chambrée et entamais un jeune de deux jours…..sans fièvre.
    La seconde série de piqûres quinze jours plus tard fut également bien acceptée.
    Souvenir ! souvenir !

  • Incorporé le 3 mars 1968 (classe 68 1/B) j’ai reçu comme tous mes camarades de chambrée cette fameuse injection.
    Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’en garde un ….très mauvais souvenir….

  • 63/1A. vacciné TABDT en Janvier 63 ! Même pas mal et pas d’effets particuliers . Covid c’est fait idem !
    Certains tombaient dans les pommes , bof , moins mal qu’un piqure de guêpe !

  • Michel LACANETTE.

    Les nostalgiques du vaccin TABDT de leur jeunesse militaire, vont pouvoir revenir dans les casernes pour le vaccin covid. A partir des prochains jours les militaires sont pouvoir vacciner les civils.
    Merci pour ce retour dans le passé. Que de souvenirs : la promiscuité, les odeurs, la taille de l’aiguille…tout y sera
    tel à l’ identique !

    • Papa Shoultz pour ceux qui me reconnaîtront du poste fusibles dans la marine du Porte Avion Clemenceau année 1966/1967 C est vrai , un peu mal à l’homoplate le lendemain mais dans l ensemble ça était moins dur que notre camarade.salut à tous. C’était en fait pas si mal. Bien que contestataire j en garde un très bon souvenir

  • J’ai aussi reçu ce vaccin, je suis de la 76/10 dans un régiment de transport sanitaire stationné à l’époque à Horb am Neckar en RFA.
    Les conditions d’injection étaient les mêmes qu’évoquées. Impossible de prétendre à une permission après le vaccin, et rebelote pour le rappel. Résultat : 1ère Perm 5 mois après. D’un autre côté le temps de route était dissuasif pour rentrer revoir la famille.
    Les gens des départements d’outre-mer avaient du mal à supporter l’affaire et bon nombre sont allés récupérer à l’infirmerie, pour les autres une séance de sport à été bénéfique pour diffuser la douleur à l’épaule.

    • J étais à Tübingen suite à ce vaccin un camarade de chambre est décédé.
      Suspicion de méningite quarantaine en chambre
      Nous ne pouvions plus nous doucher WC improvisé (pot de chambre) repas tous les étrangers à la chambre devaient porter combi NBC et on a eu droit a notre 2 ème dose je me rappelle avoir été malade comme un  »chien »

  • Heureusement, j’ai reçu mes deux doses car, à la lecture du texte je commençais à me faire du souci en apprenant que le service de santé de l’armée allait prêter « main forte » pour vacciner « à tour de bras »!!!!

  • ELECTICIEN 73/12 SARREBOURG

    J’ai effectué mon service militaire en 1973/12 dans les transmissions à SERREBOURG, en Alsace. Comme 99% des appelées dans les transmissions étaient des électriciens, comme ils étaient au « courant », certains étaient promus infirmier.
    Pendant le premier mois dans chaque contingent, était désignée au hasard une nouvelle recrue pour devenir infirmier et venir en renfort à l’infirmerie. C’est de cette façon que je suis devenu infirmier sans avoir aucune connaissance médicale.
    Après une longue explication de 15minutes on me demandait de réaliser des injections de pénicillines avec des aiguilles de 50 mm dans la cuisse des malades (j’avais 20 ans aucune expérience, vos enfants avaient confiance comme j’étais habillé en blouse blanche ils pensaient que j’étais infirmier de métier) après quelques semaines je vaccinais les nouveaux appelés du fameux cocktail du vaccin de TABDT (Typhoïde A et B, diphtérie, tétanos.) On devait tous y passer.
    Je me souviens, j’avais une grosse seringue dans laquelle j’y aspirais tout le flacon de vaccin, les appelés étaient torse nu en file indienne, je leur injectais l’un après l’autre une dose de produits après leur avoir désinfecté la peau sur l’omoplate et avoir pris le soin de changer d’aiguille.
    Par sécurité, tous les vaccinés étaient consignés en chambre pendant 48 heures avec interdiction de boire de l’alcool).
    Il fallait environ 20 secondes pour une vaccination en 6 heures, je pouvais vaccinais 1000 recrues
    À ce rythme, il suffirait de seulement 1000 infirmiers pour vacciner 60 millions de Français du Covid19 en deux mois.
    J’ai gardé de tout cela, un très bon souvenir, libéré de l’armée je suis redevenu électricien, mais vue mon expérience, mon épouse me demande de lui injecter le vaccin de la grippe tous les ans.

  • ancien arpète de Saintes en 1970 (apprenti mecano de l’armée de l’air ),j’ai aussi été vacciné avec le TABDT ,j’ai le souvenir d’une douleur persistante à l’épaule pendant plusieurs jours ,par contre l’injection ne m’avait pas marqué plus que ça .On nous conseillait de ne pas manger de charcuteries pendant quelques jours ,certains camarades étaient patraques ,moi je ne perdais pas l’appétit et mangeais de tout.Le rappel avait été pire ,la douleur avait duré quasi une semaine

  • Merci pour ce souvenir. Le TABDT m’avais tellement marqué que je l’ai oublié pendant 50 ans. C’est dire si cela avait été « terrible ». J’y suis passé comme mes camarades. On a obéi. On se rappelle surtout la piqure mais peut être que l’aiguille était plus grosse à l’époque. Rien à voir avec celle du covid que l’on ne sent pas.
    Pour la vaccination, la défiance des français est, peut être compréhensible, quand on voit la liste des contre-indications d’un médicament.

  • Je suis Médecin à la retraite et j’ai été vacciné par le TABDT. Il faut préciser que ce vaccin était globalement mal supporté, mais sans effet indésirable grave. Il était remarquablement efficace et après la vaccination complète vous étiez protégés toute la vie contre les typhoïdes A et B.
    Il a été abandonné et remplacé en France par un vaccin composé d’un polyoside capsulaire de Salmonella Typhi, très bien supporté mais ne donnant une protection que de trois ans avec une efficacité de 80 % environ. Il ne protège pas contre la typhoïde B
    D. Baudon

    • Bonjour en 1969 vacciné réforme temporaire en 1970 retour à l’armée deuxième tournée, je crois que je suis immunisé.

    • Bonjour, Ancien Chasseur du 8eme groupe de Chasseurs Mécanisé, Bataillon Sidi Brahim, Quartier Foch à Wittlich et adhèrent à l’amicale des anciens chasseurs, j’ai édité cette rubrique « TABDT, QUAND LES MILITAIRES VACCINAIENT » (visible sur Facebook dan l’Amicale Des Anciens du 8eme BCP)..Voila ma question, pour enrichir mon « exposé » me permets tu d’y incérer ton commentaire « je suis médecin à la retraite …..etc »…Cordialement

  • Celui qui n’a jamais eu le TABDT ne sais pas ce qu’est une vaccination………….La première vaccination est horrible, les suivantes, du velours………….

  • Bonjour,
    Vacciné TABDT en 1970 au 43ème R.I. On recrapahutait juste après et silence dans les rangs. Je ne me souviens pas de malades ni d’effets secondaires.

  • Je viens d’avoir ma première injection ANTICOVID et quand j’ai dit à l’infirmière que ma dernière vaccination remontait a 60 ans exactement a la même époque pour le vaccin obligatoire du TABDT, elle est tombée des nues car elle ne connaissait pas !!!
    Alors aujourd’hui comme hier je ne suis ni confiant ni méfiant seulement discipliné ou encore un peu naïf, comme a l’époque de mes 20 ans Finalement je me dis que c’est mieux comme ça, car par bonheur j’ai traversé jusqu’à ce jour mes bientôt 80 vieillissant sans trop de problèmes de santé, si ce n’est d’ordre « mécaniques » dû a l’usure du temps. Mais je me retrouve bien dans tous les commentaires de mes « compatriotes » et ça me fait bien sourire, maintenant!!!!

  • Ancien de l’armée de l’Air, 66/46 à Rochefort, le savoir faire des infirmiers était tel que fréquemment nous attendions l’injection pourtant déjà réalisée. Vaccinés systématiquement le samedi matin, le soir nous faisions le mur.
    Quelques exceptions pour certains qui terminaient à l’infirmerie mais les effets secondaires étaient pris en considération avec de rares cas hospitalisés.
    Avec bien sur le rappel 5 ans plus tard.
    De bons souvenirs, et le vaccin astra…. reçu il y a une semaine mais rien de rien à refaire rapidement la deuxième injection.

  • Incorporé en mai 68, comme tous les appelés j’ai eu droit à la vaccination TABDT un samedi matin, le commentaire de J BRAUD résume parfaitement la situation de l’époque, (odeur, gémissements, tous alignés sur un banc torse nu, // le planté de l’aiguille tout en douceur !!!! ), fièvre, douleurs dans l’épaule, mais le lundi matin après 48 heures de diète, tous au rapport. je n’ai pas eu connaissance dans le régiment d’effets secondaires ou de maladie grave après la vaccination.
    Par contre cela ne m’a pas empêcher de prendre le COVID à Noël, 8 jours de fièvre sans autres problèmes par la suite.

  • j’ai 84 ans – classe 56/2B – Comme tous les appelés en 56 et surtout en partance pour l’algérie,j’ai subi les fameux vaccins contre le tiphus et le TABDT – personne dans mon entourage n’est mort de ces vaccins,s’ils sont morts c’est d’autre chose – je vais me faire vacciner contre le covid qui ne doit pas être plus terrible que le TABDT – j’ai lu que qu’un militaire avait refusé le TAB celà me paraît invraisemblable mais il est vrai que c’était en 1981

  • Bonjour .J’ai été enfant de troupe à Tulle de 1954 à 1959. A 12ans en 54 j’ai eu droit à ma 1ere TAB et 5 ans plus tard j’ai eu droit au rappel alors , pensez si je m’en souviens !!! Les doses étaient sûrement les mêmes que pour les appelés du contingent

  • Appelé classe 62/2A, j’ai comme tous les autres été vacciné au TABDT et au typhus aussi pour l’Algérie.
    Je retrouve in extenso, dans le commentaire de Joel Braud, le souvenir mémorable de cette vaccination et de ses conséquences peu agréables mais bien utiles par la suite. Je n’ai jamais eu la grippe ni le Covid 19.
    Cela ne m’a pas empêché de me faire vacciner pour éviter ces deux maladies dernièrement. Sans aucune hésitation et encourageant toute ma famille et amis à suivre mon exemple..
    Apprendre par vos commentaires que nous avons pu être immunisés à vie ! Cerise sur le gâteau, n’en déplaise aux réfractaires actuels.

    • C’est fabuleux les forums. Un intervenant se demande si un vaccin reçu il y a 60 ans pour des virus totalement différents pourrait protéger du covid19 aujourd’hui (ce qui en soi est extrêmement improbable). Le suivant critique le gouvernement de ne pas encore avoir étudié la question, et est appuyé par un autre qui estimé au doigt mouillé que « ça vaudrait le coup ». D’extrêmement improbable on est passé en 3 message à une piste prometteuse, et ceux qui n’y croiraient pas sont qualifiés de « réfractaires » par un quatrième larron.

      Encore 2 ou 3 messages sur ce thème et « on » va sûrement finir par conclure qu’il est certain que ça marche mais qu’on nous le cache 😀 !

      • Et alors en quoi cela vous gêne que des anciens évoquent ici des souvenirs de l’époque de leur service militaire. Du haut de votre prétention vous les jugez comme ils ne sont pas. Ce que vous avez relevé n’est évidemment pas l’essentiel de leurs propos. Ils ressentent de la nostalgie, eux, un sentiment qui vous est sans doute inconnu. Mais votre besoin de vous comporter en censeur, en donneur de leçon, vous fait oublier qu’ils peuvent ressentir une certaine émotion et vouloir la faire partager. Votre commentaire est complétement décalé, vous n’avez rien compris.

        • C’est votre réaction qui est décalée. J’ai réagi sur un point bien précis, alors merci de ne pas me faire des procès d’intention sur le reste (mais j’ai de la chance que vous vous en teniez au procès d’intention, l’intervenant suivant regrettant quant à lui que je n’en ai pas pris une, mais c’est moi le « censeur »).

          Laisser imaginer qu’il pourrait y avoir un effet protecteur du TABDT contre le covid est dangereux, cela méritait donc une petite mise au point. Et c’est aussi un exemple de la façon dont naissent les rumeurs sur internet, car on est bien passé en quelques messages d’une simple interrogation (sans fondement) à quelque chose de plausible.

      • C’est marrant qu’il y en ait qui la ramène en permanence.
        Hé oui, que de souvenirs. Comme cela est si bien décrit, tout le monde était assis sur le banc et pas un, ne moufter.
        A cette époque, vous n’auriez même pas commencé votre réflexion, que déjà, vous en preniez une.
        C’est une époque que vous avez sans aucun doute évité, probablement dû à votre âge, ce qui est bien dommage.
        Elle vous aurait apprise certaines choses de la vie.
        TABDT, Typhus en 1970

        • Ah que de souvenirs avec tous ces «  vieux de la vieille » qui se remémorent leur TABDT comme une «  campagne » ! Classe 70/5 armée de l’air à Evreux avec encore quelques «  Nord- Atlas » volants. j’ai été bien plus «  traumatisé » par la coupe sauvage orchestrée à 22h dans les lavabos de la base et qui s’est terminée par une « boule à zéro » de ma flamboyante chevelure, que par cette piquouse de tarlouze ( j’aime la rime)dont on nous gratifiait. Plus de 50 ans après je me dis que si j’ai survécu à tout ça, ce n’est pas un petit vaccin de plus ou de moins qui aura raison de ma presque vieille carcasse qui a connu plus de rappels anti- tétaniques et polio que de « mistral gagnants ».

  • Classe 63 2 B 6° RPIMa caserne Bosquet Mont de Marsan Landes;

    Le même samedi matin : Épaule gauche TABDT, épaule droite Typhus

    un mois plus tard en revenant d’une marche de 30 km vaccin contre la fièvre jaune pour tous les gars de la 3° section. Vaccin qui me sera refait avant mon départ pour travailler au Gabon.

  • Sous les drapeaux ( classe 77/12 premier régiment d’artillerie basé à montbéliard ) avec mes camarades nous avons eu droit à ce vaccin 💉. Il est vrai que la douleur était là, pour ma part, j’ai évité d’avoir cette petite paralysie en faisant du sport, j’avoue que une fois les muscles froid 🥶 la douleur revenait aussitôt.
    Je pense qu’une étude 📑devrait être faite sur les appelés vaccinés pendant leurs périodes sous les drapeaux.

    • pour moi en 59 la TABDT 3 jours a 40 de fièvre, le seul de la chambré, les suivent 39 et 38, le pois des couvertures m’écrasé, et toujours aussi froid! le typhus rien! je ne veux pas essayer le covid.

  • Bien vu !! J’ai moi aussi été « traité  » au TABDT ça nous rendait patraque pendant 2 ou 3 jours et bien entendu la vaccination avait lieu en fin de semaine .Est-ce que ces vaccins nous ont rendus immunisés contre le covi19 !!!!

    • Bravo , c’est exactement ce que je me suis dis , a vérifier auprès de ceux qui ont eu droit au TABDT si aucun n’a été contaminé par le Covid et par conséquent, éradiquer cette pandémie grâce à une méthode ancienne de l’armée Française
      Ex brigadier Chanem du 1er REC.

      • je ne sais pas si ça immunise contre le covid 19,mais un mois après ma libération j’ai marché sur un clou de 140, il est rentré dessous et ressorti dessus, et bien pas de problème,pas d’infection, rien, et pourtant le clou était rouillé.

    • A ce sujet, apparemment aucune enquête n’a été menée par tous les « savants gouvernementaux » que le pays compte actuellement. Si ça se trouve tous les « piqués TABDT » appelés à l’époque, dont je faisais partie, sont immunisés sans le savoir !

  • Alors que beaucoup de Français sont réticents à se faire vacciner contre le Covid-19, mon esprit taquin, m’empêche de ne pas résister à l’envie de publier ce qui suit : dédié à l’auteur de cet article… : 😉 😉 😉 😉

    ① Article « Semaine de la vaccination : pourquoi j’ai refusé de me faire vacciner il y a 20 ans » (Site web de « L’Obs » : par « meshorizons » Prof, publié le 23 avril 2014)
    Édité par louise-auvitu, Auteur parrainé par audebaron)
    Chapeau de l’article : « LE PLUS. Du 22 au 26 avril se tient la 8e édition de la semaine de vaccination. En France, selon une enquête Ipsos, 71% des Français feraient confiance aux vaccins, contre 77% il y a un an. Comment expliquer cette désaffection pour les piqûres ? En 1981, Philippe Szykulla fait son service militaire. Il se souvient d’avoir lutté contre sa vaccination. »
    Court extrait : « Décembre 1981, je suis incorporé sous les drapeaux. Début des classes, visites médicales et vaccination : TABDT pour chacune des jeunes recrues (Typhoïde, paratyphoïde A et B , diphtérie et tétanos) + test anti-tuberculinique. »

    En-têtes des paragraphes :
    . « Et j’ai dit non »
    . « Un capitaine tout puissant qui n’y peut rien ! »
    . « L’aveu du colonel-médecin »
    . « Une demi-défaite contre une demi-victoire »
    et… la conclusion à la fin de ce dernier paragraphe : On se pose actuellement la question de la désaffection des Français pour la vaccination. Outre le fait qu’ils agissent comme pour le vote, en s’abstenant, les comportements excessifs, tels que je viens de le relater, ont terni la crédibilité du corps médical, un peu comme celui qui touche nos politiques.
    Il est souvent dangereux de prendre le citoyen pour un imbécile qu’il n’est pas, au risque de, finalement, le mettre en danger.

    URL : https://leplus.nouvelobs.com/contribution/1189724-semaine-de-la-vaccination-pourquoi-j-ai-refuse-de-me-faire-vacciner-il-y-a-20-ans.html

    Nota : pour les anciens (Appelés sous les drapeaux ou militaires de profession), nous avons tous été soumis au calendrier vaccinal…
    ② Article : « Vaccination : effets indésirables évalués chez les militaires » (Site web de « Allo Docteur » (Par la rédaction d’Allodocteurs.fr, rédigé le 20 juin 2012)
    Chapeau de l’article : « L’Eurosurveillance, journal européen de surveillance, prévention et contrôle des maladies infectieuses, a dévoilé le 14 juin 2012, une étude sur les effets indésirables liés aux vaccins, réalisée au sein de l’Armée française. Les militaires, qui sont soumis à un calendrier vaccinal strict de par leur profession, constituent en effet une population idéale pour ce type d’étude. »
    URL : https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-vaccination-effets-indesirables-evalues-chez-les-militaires_7424.html

    Et la conclusion de cet article (Celui de Joël Braud) est bien lucide… : On pourrait s’interroger pour savoir ce qui a changé. Sans doute qu’une bureaucratie paperassière a envahi notre façon de vivre ; que chacun a le souci de ne prendre aucun risque pour ne pas s’exposer à des poursuites judiciaires. Pourtant, actuellement, lorsqu’on décide de se faire vacciner contre la grippe, par exemple, un simple consentement verbal suffit. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour le vaccin contre la covid 19 ? 😉 😉 😉

    • Etonnant témoignage que celui de ce nommé Szykulla qui fait part de son refus de se faire vacciner lors de son service militaire en 1981. Il dit vouloir disposer de son corps à sa guise et ne pas accepter que les femmes ne soient pas également vaccinées. La vaccination a pour but principal de protéger chaque individu d’une maladie contagieuse et, ce faisant, d’éviter qu’elle ne se propage. En ne considérant que son point de vue de disposer de son corps, il oublie qu’en n’étant pas contagieux lui-même, il évite de contaminer les autres. Un véritable nombrilisme. Quant à cet argument concernant les femmes, il y avait d’autres moyens de faire en sorte qu’elles bénéficient de la même vaccination qu’en refusant de soi-même se faire vacciner. Il aurait pu militer pour l’extension du TABDT.
      Enfin il parle de son capitaine qui, selon ce qu’il dit, ne respecte pas les appelés du contingent et du médecin colonel qui dit que le vaccin n’est plus d’actualité mais qu’il faut finir les stocks. Il ne disposait pas de ces arguments au moment où il a exprimé son refus de se faire injecter le TABDT. Alors cela ressemble davantage à un règlement de compte avec l’armée qu’à une attitude pouvant servir à un enseignement.

      • Merci pour votre article
        Appelé en 68, votre article relate avec beaucoup de précision cet épisode de la TABDT; sauf que le médecin était aussi un appelé dans mon Régiment
        Muté après mes classes en compagnie d’instruction, j’y ai assisté tous les deux mois à chaque incorporation (environ 200 jeunes), avec de très rares effets secondaires.
        De plus étant dans un Régiment susceptible d’intervenir en Afrique, nous avons eu aussi les vaccins ad hoc, sans problème.
        Aujourd’hui la polémique autour de la vaccination contre le Covid est certes légitime, mais dangereuse pour notre santé.
        Le refus ne pourra à terme que prolonger l’épidémie avec les conséquences que l’on connait

        • Christian Vandewalle

          L’autre vaccin c’était contre le typhus pour les partants en Algérie

        • La seule souffrance c’était de manger de la soupe pendant 48 heures et les douleurs .
          Ensuite tt est nickel , j’ai 62 ans (anciens képi blanc ) le tabac m’a fait plus de mal que tt le reste .

          • Jean-Paul Carrez

            C’était en Allemagne en 1959 dans l’armée de l’air, bien sûr qu’on se souvient tous de ce grand moment d’exception mais sortant de 8 années de pensionnat, la séance du TABDT, autant qu’il m’en souvienne, ne m’était pas apparut aussi désastreuse. Le seul point marquant était l’interdiction absolue de boire de l’alcool. Ce qu’à pu constater l’un de mes copains d’époque qui a pu sévèrement s’en rendre compte.

      • Merci pour ce retour dans le passé. Que de souvenirs : la promiscuité, les odeurs, la taille de l’aiguille…tout y est ! A l’époque l’Armée nous donnait royalement 3 jours d’indispo. Pas de viande rouge, du bouillon, pas d’alcool. Bar fermé. Passage en piaule d’un infirmier pour voir si ça allait et hop! Rappel tous les 5 ans. J’en suis pas mort mais je n’ai jamais rien chopé y compris avec toutes les autres injections obligatoires pour les OPEX et pourtant je me suis fait secoué plus d’une fois.

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