Quelques compléments sur le virus peu précisés dans les médias.

4.2
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Un article paru le 3 octobre me semble intéressant car il apporte des informations sérieuses pas vraiment diffusées par les supports habituels de l’information, plus prompts à ressasser et générer le buzz que la réalité. Ces mises au point permettent d’éclairer certains déboires, échecs, incertitudes et de définir les précautions nouvelles à mettre en place.

On lira les références dans l’article.

http://futurasciences.fr/tk/t/2/62727690800e5b/980669b747/01375c720/42031189e7/

Voici pour ceux qui trouveraient la lecture trop compliquée ou trop longue, un résumé des passages les plus intéressants et explicatifs des nombreuses incertitudes ou ignorances.

+ Le nombre moyen de personnes infectées par un porteur du virus, ne reflète en rien la réalité de la transmission car 70 % des malades ne transmettent le virus à aucune autre personne, et 10 % à 20 % des malades, super propagateurs donc, contribuent à 80 % des contaminations. La propagation se fait donc par des «clusters» de façon soudaine et imprévisible.

+ Les scientifiques ne disposent d’aucun indice pour trouver ces super propagateurs «Un individu peut brusquement devenir très infectieux pendant un jour ou deux, car le virus est souvent présent de façon intermittente dans les voies respiratoires pendant de nombreuses semaines».

Ceci explique aussi pourquoi la prévention par les cas contacts est largement inefficace, puisque 70 % des gens ne contaminent personne.

+ Les gouttelettes de moins de cinq microns peuvent rester en suspension dans l’air pendant de nombreuses minutes, voire pendant des heures», Non seulement ces minuscules particules perdurent plus longtemps, mais elles pénètrent aussi plus profondément et plus efficacement dans les poumons, ce qui augmente le risque d’infection. Parler pendant une heure dans une pièce relâche 460 fois la charge virale nécessaire à une transmission. Même les masques chirurgicaux ne bloquent pas les particules de moins de trois microns.

Pire, les mesures de prévention ont parfois pour effet pervers de favoriser la diffusion des nouveaux variants. « Le port d’un masque insuffisamment filtrant peut diminuer la densité des virus exhalés sous une valeur ne permettant plus l’infection par des virus standards, mais encore suffisante pour des variants plus contagieux. Ces derniers seront alors progressivement enrichis parmi les virus circulants», illustre le virologue Jean-Michel Claverie. C’est aussi le cas de la vaccination : «Les virus standards étant freinés, cela ouvre un « coupe-file » aux variants de plus grande affinité pour le récepteur nécessaire à l’entrée du virus SARS-CoV-2 dans les cellules de l’hôte.

+Avec la Covid, 59 % des infections proviennent de personnes asymptomatiques, soit en période d’incubation,  «La létalité provoquée par un virus ne donne pas vraiment d’indication sur sa dangerosité, confirme l’épidémiologiste Pascal Crépey. Avec une progression plus souterraine et plus silencieuse que le SRAS, la Covid-19 a fini par toucher beaucoup plus de monde et donc provoquer beaucoup plus de victimes. »

+Impossible de prédire quels malades sont les plus susceptibles de développer une forme sévère (8 à 15 % des cas). L’âge, le sexe, l’obésité, le diabète, sont certes des facteurs de risques avérés, mais certains patients subissent une aggravation soudaine et inexplicable. Dans ce contexte, difficile de définir des priorités en matière de vaccination et de prévention.

La transparence souhaitée ne peut laisser voir que ce que l’on connaît.

On n’est pas sorti de l’auberge !!!!

signé Georges Vallet

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7 commentaires

  • Pierre-Michel Vidal

    Il est dangereux d’intervenir dans un débat scientifique très ouvert; contradictoire même comme tous les débats de ce type. Il faut avoir l’humilité de rester à sa place. Nous ne sommes pas virologues. Que savons nous de cette science complexe qui nécessite des années d’études et de recherches ? Toute interprétation peut avoir des conséquences graves comme on l’a vu avec l’adhésion naïve aux thèses du professeur Raoult coqueluche des médias et d’une partie du grand public et désormais voué aux gémonies (quelques mois plus tard). Restons prudent sur ces sujets extrêmement technique. Le pire n’est jamais sur même si l’annoncer c’est s’assurer d’un succès à tous les coups.

  • Voilà qui risque de relancer certaines convictions et surtout d’énormes craintes et de nouveaux conflits mondiaux!

    Des coronavirus encore inconnus potentiellement « très dangereux » découverts à Wuhan
    http://futurasciences.fr/tk/t/2/8253553030351e/697042dc26/9128161f1/42031189e7/

  • Et ce n’est pas tout!
    Coronavirus : le plasma convalescent augmente le risque de mutation
    http://futurasciences.fr/tk/t/2/825296888829ea/3867221979/618750fae/42031189e7/

    « Non seulement l’administration d’anticorps se révèle inefficace dans les cas de forme sévère de coronavirus, mais elle favorise l’apparition rapide de mutants chez des patients avec une faible réponse immunitaire. Un effet totalement contraire à celui attendu. »

    • Toujours dans le même esprit, seulement pour informer:

      1°) SARS-Cov-2 : deux variants dangereux se sont combinés en un nouveau virus
      http://futurasciences.fr/tk/t/2/0272478895ea13/0897554010/914763233/42031189e7/

      « Les variants anglais et californien se sont combinés pour donner lieu à un nouvel hybride qui possède donc les caractéristiques inquiétantes de ses deux « parents ». Ce cas, pour l’instant unique, est appelé à se multiplier au fur et à mesure que les différents variants se diffusent dans la population. »

      2°) Comment expliquer le recul spectaculaire du coronavirus en Inde ?
      http://futurasciences.fr/tk/t/2/0272478895ea13/6897556a42/914763233/42031189e7/

      « Alors que les restrictions sanitaires sont quasi inexistantes et que la vaccination demeure très faible, l’Inde semble épargnée par une deuxième vague d’épidémie de Covid-19. Les scientifiques restent perplexes. »

      « Une autre enquête dévoilée par le gouvernement indien indique que 56 % des habitants de la capitale New Delhi ont déjà contracté le virus, soit un taux de contamination bien supérieur aux chiffres officiels. Cette théorie de l’immunité collective est pourtant battue en brèche par le cas brésilien qui malgré un taux d’infection supérieur à 70 % continue de connaître une flambée de l’épidémie. De plus, au niveau national, le taux d’infection ne dépasse pas 21,5 % selon une étude de l’Indian Council of Medical Research. La jeunesse de la population et le climat sont peut-être d’autres explications.  »

      3°)Pourquoi avoir quelques effets secondaires après un vaccin est-il bon signe ?
      http://futurasciences.fr/tk/t/2/0272478895ea13/7817655405/914763233/42031189e7/

      « Selon la nature du vaccin, les effets secondaires peuvent être plus ou moins intenses. Le vaccin d’AstraZeneca est constitué d’un vecteur viral, un adénovirus, incapable de se répliquer, qui porte la protéine S du SARS-CoV-2. Par nature, ces vaccins sont plus immunogènes que les vaccins à ARNm. L’ANSM a recensé beaucoup de syndromes grippaux liés à l’injection du vaccin d’AstraZeneca. Bien que ces types de symptômes post-vaccinaux soient connus, ils sont beaucoup plus handicapants qu’un simple bras endolori. Environ 10.000 personnes ont reçu le vaccin d’AstraZeneca, essentiellement issues du monde hospitalier, et 149 cas de syndrome grippaux ont été signalés.
      En revanche, des symptômes plus sévères ou inattendus et persistants ne sont pas normaux ; ils doivent faire l’objet d’une prise en charge médicale.
      Par exemple, à la suite de l’injection du vaccin de Pfizer, de nombreuses personnes ont eu de l’hypertension artérielle, un symptôme plus grave qu’une simple inflammation, mais dont l’évolution a été positive dans la plupart des cas. »

      • Pour se tenir au courant.

        Immunité : voici l’arme qui va peut-être nous sauver des variants
        http://futurasciences.fr/tk/t/2/82528848428ebd/884709c2af/71177f991/42031189e7/

        « Les mutations du coronavirus remettent en cause l’efficacité de la vaccination car les anticorps n’arrivent plus à reconnaître le virus. Heureusement, notre système immunitaire comporte une deuxième ligne de défense : les lymphocytes T. Une arme dont comptent bien se servir les médecins. »

        • Les virus ne sont pas tous dangereux pour l’homme, loin de là!

          Plus de 140.000 virus identifiés dans notre intestin !
          http://futurasciences.fr/tk/t/2/7292393990b3e2/980833b3ec/010783591/42031189e7/

          Les scientifiques du Wellcome Sanger Institute viennent d’identifier le génome de plus de 140.000 virus différents qui évoluent tous dans nos intestins ! Ces virus ne représentent aucun danger direct pour les cellules humaines puisque ce sont des bactériophages, des virus qui s’attaquent exclusivement aux bactéries.

          • La moitié des gens qui contaminent leurs collègues au bureau se savent malades
            http://futurasciences.fr/tk/t/2/3223118698d79a/48289970da/3117969d9/42031189e7/

            «La situation en entreprise et dans le monde professionnel apparaît comme la plus insatisfaisante sur un plan sanitaire», tranche le Conseil scientifique dans un avis rendu le 11mars. «Presque un professionnel sur deux (46 %) est symptomatique lorsqu’il contamine un collègue sur son lieu de travail», relève le comité, qui s’appuie sur l’étude ComCor de l’Institut Pasteur publiée le 2 mars.

            Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les salariés ne sont pas contaminés majoritairement dans les open spaces. Les contaminations ont lieu d’abord dans un bureau partagé de deux à cinq personnes (26,7 %), puis à la cafétéria (23,6 %). Et le masque ne constitue absolument pas une garantie: dans 40,4 % des cas, la personne source et la personne infectée portaient toutes les deux un masque, relève l’étude ComCor. Autre constatation étonnante : «la relation entre le diplôme et le risque d’infection suit une courbe en U». Les non-bacheliers et les bac+5 sont ainsi les plus à risque d’être contaminés sans doute en raison de la nature de leur emploi qui les expose à davantage de monde.

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