On a des «vagues» à l’âme !

4.6
(58)

Dimanche 4 avril 2021, des fêtards ont été verbalisés en pleine rave party près d’Aunay-sur-Odon pour mise en danger de la vie d’autrui. Le couvre feu n’a pas été respecté, les enceintes étaient assourdissantes, la proximité des présents ne permettait pas de respecter les gestes barrières, la contamination pouvait donc se faire. Ne discutons pas, il y a faute, la loi doit s’appliquer.

C’était la mise en danger de la vie d’autrui, non autorisée.

Le déconfinement général progessif décidé par Macron s’étalera sur deux petits mois.

+04 avr. 2021 Le Dauphiné.

Devant la situation sanitaire et cette troisième vague impressionnante sur le plan des chiffres, l’Agence Régionale de Santé (ARS) a demandé aux établissements de santé franciliens « d’anticiper une montée en charge du nombre de lits »afin d’atteindre l’objectif de 2200 lits en réanimation à brève échéance, avec un premier palier à 1800 lits en milieu de semaine prochaine ».

Comme lors du premier confinement, le ministère de la Santé a demandé, jeudi 12mars, la déprogrammation immédiate des interventions chirurgicales non-urgentes pour libérer des lits et des soignants et ainsi faire face à l’afflux de patients atteints du Covid-19. En Ile-de-France, les hôpitaux et les cliniques doivent annuler et reporter 40% des interventions. Et récupérer des lits pour les services de réanimation.

Sera-ce assez ? « Nous irons encore plus loin en terme de déprogrammation si la situation devait l’imposer », avait prévenu Olivier Véran lors d’une conférence de presse jeudi 11 mars.

Combien de décès ou de handicaps définitifs résulteront de cette déprogrammation des interventions pour des cancéreux en phase primaire, des cardiopulmonaires….?

N’y a t-il pas là atteinte à la vie d’autrui, autorisée cette fois ?

En conclusion d’une émission entendue sur France Inter où était évoquée cette question, l’invité a dit :

«jadis l’hôpital guérissait, maintenant il tue !»

+Avec la crise, démissions et burn-out se multiplient à l’hôpital.

Le burn-out se traduit progressivement par des manifestations émotionnelles, physiques, cognitives, comportementales, un désengagement, des doutes, une perte d’estime de soi. Il est cause de troubles psychiques, notamment dépressifs, avec lesquels il est parfois confondu. La souffrance au travail peut entraîner des erreurs au cours des soins, des maltraitances de patients, des suicides.

+Lors d’une enquête, plus de 10.000 infirmiers et aides-soignants ont déjà renoncé à leur vocation. Par Océane Herrero, le Figaro.fr.

+37,8% des praticiens libéraux sont touchés par l’hyperstress.

 https://www.caducee.net › actualite-medicale › burnout-…

N’y a t-il pas là atteinte à la vie d’autrui, autorisée ?

+Les données actuelles ne sont pas franchement rassurantes quoi qu’en dise Olivier Véran. Il y a tellement de chiffres de référence, qui changent en plus, suivant les besoins, que l’on trouve toujours celui qui favorise l’évolution souhaitée !

*Le nombre de personnes en réanimation reste stable dimanche à moins de 5600 après une lente décrue, 5978 il y a 7 jours. En revanche, les hospitalisations étaient en hausse 28818 contre 28603 la veille. Sud Ouest du 3 mai.

*Direct. Coronavirus en France : fin du masque en été ? L …

https://www.linternaute.com › … › Coronavirus

Il y a 3 heures — Les infos du mardi 4 mai. Les derniers chiffres du Covid-19 en France font état d’une nouvelle hausse des patients atteints du coronavirus en…

 « Vous ne trouverez pas un seul pays au monde qui retienne comme seuil de déconfinement une incidence de 400 cas pour 100 000 habitants. Tous les autres pays retiennent des seuils beaucoup plus bas, 40 au Japon, 100 dans de nombreux pays.

.* Journal des femmes, mise à jour le 4 mai 2021

  • 28 950 patients hospitalisés(+132par rapport à la veille).
  • 1495 nouveaux patients ont été admis à l’hôpital pour une infection Covid ces dernières 24 heures (+697 par rapport aux 24 heures précédentes).
  • 5630 patients sont en réanimation (+ 45 au cours des dernières 24 heures).
  • 311 nouveaux décès à l’hôpital en 24heures.

*Covid-19. Taux d’incidence : plus aucun département ne …

https://www.ouest-france.fr › Santé › Virus › Coronavirus

Il y a 7heures — Alors que l’épidémie de coronavirus semble reculer en France, le taux d’incidence est en baisse … OuestFrance Paul GRATIAN et QI Yiqing.

Le taux d’incidence est en baisse dans de nombreux départements. Il est désormais inférieur à 400 cas pour 100000 habitants, soit le seuil fixé par Emmanuel Macron pour permettre une levée des restrictions. Mais cette barre symbolique, est extrêmement haute et demeure huit fois supérieure au premier seuil d’alerte.

Présenté comme une bonne nouvelle, il convient de ne pas se réjouir trop vite.

D’abord le taux d’incidence est légèrement sous-estimé. Cet indicateur est en effet calculé en fonction du nombre de cas détectés qui dépend fortement du nombre de tests réalisés, or la moyenne du taux d’incidence sur 7 jours comprend le jour férié du 1er mai, où les chiffres avaient été artificiellement bas.

Ce seuil de 400 doit être relativisé. Comme le rappellent de nombreux épidémiologistes, il reste très très haut et ne correspond à aucun critère scientifique. «Cette augmentation du seuil d’alerte de 50 à 400 a pour conséquences des décès, des Covids longues, des déprogrammations massives et un risque élevé que le déconfinement conduise à une saturation des hôpitaux.

Le seuil de 400 est médicalement incompréhensible », pointe par exemple Gilbert Deray, chef du service de néphrologie à la Pitié Salpêtrière.

Malgré cela :

«Nous sommes dans une vague épidémique nationale qui décline ; dans les semaines qui viennent nous pourrons à nouveau réopérer des malades non Covid» O.Véran.

Je le souhaite mais ce n’est pas encore franchement garanti d’autant plus que :

+Les écoles sont déjà ouvertes, le secondaire ouvre cette semaine, pas encore d’autotest. Qui pour faire les prélèvements ? Qui pour faire respecter les consignes de protection, surtout dans les classes à effectif non réduit (classes préparatoires par exemple), surveiller la cantine, désinfecter….

Les autotests sont délicats à faire, peu fiables, d’ailleurs non autorisés dans les avions.

Quand est-ce qu’on fait classe ?

+Tous les enseignants ne sont pas vaccinés.

Les vaccinations se font à un rythme tout à fait insuffisant pour atteindre les objectifs prévus.

Le retard n’est pas aussi étranger à la crainte du vaccin Astra Zeneca.

AstraZeneca : un adjuvant du vaccin serait-il à l’origine des thromboses ?

http://futurasciences.fr/tk/t/2/1243667733416e/69702925b3/01482255c/42031189e7/

+ Un cluster malgré des vaccinations dans un Ehpad des Landes(Biscarosse).

+Il n’est pas tenu compte des évolutions possibles des variants sud africain, brésilien, indien et d’autres non prévisibles à venir ; les vaccins sont des sources aussi d’émergence de virus qui n’étaient pas prédominants, du fait de la disparition des formes dominantes.

+Le programme ne tient pas compte non plus de l’évolution sanitaire dans les autres pays ; l’évolution favorable est entièrement liée à l’évolution globale de la vaccination dans le monde entier (Inde, Brésil..) car le commerce et les activités sont une source de contamination permanente, même en surveillant, ce qui est impossible, tous les mouvements de produits et de population à nos frontières !

La reprise programmée, avec les précautions théoriques prévues dans les textes pourrait être proche de la réussite mais, entre les textes et le terrain, c’est un abîme ! Le comportement indispensable, tant au niveau gouvernemental qu’au niveau des citoyens, n’est suivi qu’avec la plus grande et très inégale modération !

Le gouvernement annonce bien des résultats prévisibles mais il y en a déjà tellement eu qu’on est méfiant !

Le drame dans tout cela est que le retour à la vie d’avant, tellement souhaitée, déjà commencée d’ailleurs (vacances) pour certains, bientôt pour les commerces, les manifestations culturelles, éducatives et sportives, donc ceux qui étaient désespérés, à juste titre, est corrélé à un risque de 4ème vague évoqué par le monde scientifique.

La décision de Macron est électoraliste, politique et économique, absolument pas sanitaire. On ne parle plus des drames de burn out, des laissés pour compte de la deuxième et troisième ligne de la pandémie, de la psychiatrie, et des incertitudes liées au virus ; on veut libérer les contraintes des professionnels du tourisme, de la restauration, du commerce et de toutes les activités économiques, même les polluantes, en avançant à très petits pas dans la transition écologique !

Il compte sur une récompense le jour des élections.

Signé Georges Vallet

crédits photos:Citation vague à l’âme Pensée positive, méditation Développement personnel | Citations vague, Pensées positives, Citation

Notez cet article

Cliquez sur une étoile

Note moyenne 4.6 / 5. Nombre de note : 58

Aucun vote jusqu'à présent ! Soyez le premier à noter cet article.

Nous sommes désolé que cet article ne vous ait pas intéressé ...

Votre avis compte !

Souhaitez vous nous partager un avis plus détaillé ?

3 commentaires

  • « Vous faites la même erreur que 90% de commentateurs en vous attachant à l’évolution des chiffres d’une journée à l’autre »

    A la relecture de mon texte , je n’ai pas l’impression.
    Il faut considérer l’ensemble du texte et ne pas cibler uniquement les données récentes évoquées; elles n’avaient pas pour but de démontrer une évolution d’ensemble mais un état des lieux à ce moment là.

    J’ai bien insisté sur le fait que, globalement,
    « Le taux d’incidence est en baisse dans de nombreux départements. Il est désormais inférieur à 400 cas pour 100000 habitants, soit le seuil fixé par Emmanuel Macron pour permettre une levée des restrictions »
    J’ai voulu insister sur le fait que « cette barre symbolique, est extrêmement haute et demeure huit fois supérieure au premier seuil d’alerte. » et qu’il n’était pas raisonnable de se contenter de cette valeur de 400!
    Il faut donc rester très vigilant du fait des nombreux retards, insuffisances et incertitudes que je signale.
    Cette baisse, après les nombreuses contraintes levées, se poursuivra-t-elle jusqu’à fin juin,en atteignant un taux d’incidence proche de 50 par exemple, je le souhaite évidemment; j’ai simplement des doutes , et je ne suis pas le seul, comme dans le milieu scientifique, par exemple!
    Mais cet aspect sanitaire et rigoureux n’est pas prioritaire pour le Président. Il a décidé que 400 était suffisant pour relancer l’économie, peu importe si le personnel soignant est encore en limite de burn-out, si les lits non Covid sont entièrement disponibles… il faut prendre des risques pour être réélu.

    • Il faut bien comprendre que le taux d’incidence dépend énormément du nombre de tests effectués : plus on cherche plus on trouve.

      Le seuil de 50 avait été défini au printemps 2020, alors qu’on effectuait environ 40.000 tests par semaine. Actuellement on fait 300.000 tests par semaine, avec une pointe à plus de 500.000 fin mars : forcément cela se traduit par plus de cas détectés et donc un taux d’incidence plus élevé toutes choses égales par ailleurs.

  • « 28 950 patients hospitalisés(+132par rapport à la veille).
    1495 nouveaux patients ont été admis à l’hôpital pour une infection Covid ces dernières 24 heures (+697 par rapport aux 24 heures précédentes).
    5630 patients sont en réanimation (+ 45 au cours des dernières 24 heures). »

    Vous faites la même erreur que 90% de commentateurs en vous attachant à l’évolution des chiffres d’une journée à l’autre, chiffres qui ne reflètent aucunement les tendances. Les tendances de tous les indicateurs sont clairement à la baisse depuis le 20/25 avril, et ce ne sont pas une ou deux journées avec une petite remontée qui sont signifiantes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *