Les baffes ne seraient-elles pas plutôt en dehors des urnes ?

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La lecture du récent article intitulé : «D’une gifle à l’autre» m’incite à faire quelques réflexions.

*«Certes, les enjeux n’étaient pas très clairs pour bien des citoyens»

Ce ne sont pas les enjeux qui ne sont pas clairs, ils sont connus de tous, ce sont les propositions concrètes différentes, proposées par les partis de gouvernement, pour justifier un choix.

*«Toutes les listes promettaient d’agir pour le bien-être de tous.»

Qu’est-ce que «le bien-être ? Est-il le même pour tous ?

Il y a le bien-être des actionnaires à entretenir, celui des sans travail ni toit pour se loger et les intermédiaires !
Comment, concrètement, chaque parti envisage-t-il d’y parvenir ?

Tout laisse penser dans les professions de foi (comme si nos hommes politiques avaient la foi dans leur sacerdoce!), plutôt à une nouvelle entourloupe des mots car,

aux « promesses électorales», beaucoup plus de Français y sont vaccinés que pour le Covid !

Mais peut-on avoir le droit légitime de rouspéter (par exemple pour les modifications des aides sociales ou des limitations de vitesse) si l’on ne vote pas ?»

A-t-on voté pour la construction des centrales nucléaires, l’EPR entre autres ?

A-t-on voté pour diffuser, partout et pour tous, le numérique, la 5G, la non protection des enfants des écoles aux insecticides pulvérisés ? Non seulement, on ne l’a pas fait mais, dans ce dernier cas, ceux qui s’y opposent sont condamnés.
A-t-on voté pour l’introduction des perturbateurs endocriniens qui font des ravages chez la jeunesse ?

Dans ces cas, c’est donc légal de «rouspéter» !

Légalement, on n’a pas le droit de «rouspéter» si on ne vote pas sur ce que l’on nous impose c’est-à-dire du «lard ou du cochon industriel», or une grande majorité ne supportent pas le cochon, surtout industriel.

L’abstention est logique, dans ce cas.

Mais vous avez le choix de voter pour des listes d’oppositions déclarées ? Pour bien des raisons, elles n’ont aucune chance d’aboutir et surtout de réussir !

Chacun sait, par expérience, que la puissance des lobbies, les nécessités économiques pour la croissance, le remboursement de la dette énorme réalisée pour aider les entreprises à se remettre à flot, les astreintes de la compétition mondiale des marchés… les investisseurs… imposent une politique, à peu de choses près identique, aux différents gouvernements. On a vécu le socialisme, la droite…!!!

Alors, voter ou pas voter, 68% des Français ont jugé que pour les décisions ultérieures, c’est bonnet blanc et blanc bonnet !

Si on veut que les choses changent, il faut changer de politique et demander de voter et surtout de réaliser, des projets portant sur les sujets qui concernent les citoyens. Beaucoup de jeunes sont, sans aucun doute, tout à fait motivés pour se prononcer sur :
Leur avenir et le sens de leur vie.
La justice sociale, la solidarité, le respect physique et moral… et non l’individualisme destructeur des personnalités.
La sécurité d’avoir un travail ayant un sens.
La sécurité de leur vie familiale.
La sécurité de pouvoir avoir de quoi vivre après des années de travail au service de la communauté.
La sécurité de pouvoir avoir des enfants avec un avenir plus serein, c’est pour cela qu’ils croient au travail utile pour s’élever dans l’échelle sociale et non dans la hiérarchie des fortunes spéculatives.
La sécurité de ne pas mourir prématurément de tous les «cides» de l’agro-culture, des produits industriels, de la malbouffe, des conséquences du réchauffement climatique…, de la pollution… d’autres Covid…


Les revendications de mai 1968 ne sont plus aussi éloignées de celles de maintenant, bien qu’on dise l’inverse !

Rouspéter après avoir voté ou rouspéter sans avoir voté, c’est peut-être légalement différent mais en fait identique au niveau du climat politique et social ambiant !

La dominance idéologique mondiale impose ses lois, c’est la lutte du pot de fer contre le pot de terre ! Ce n’est pas du pessimisme mais du réalisme ; il serait possible de changer mais pas dans le contexte politique actuel.

Je suis certain que la consultation des pensées de l’homme de la relativité peut nous amener à ouvrir les voies de la raison pour la réalisation d’une humanité durable.

“Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement.”

«La possession de merveilleux moyens de production n’a pas apporté la liberté, mais le souci et la famine.”

«La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque.”

« Le progrès technique est comme une hache qu’on aurait mis dans les mains d’un psychopathe.»

“Le mot progrès n’aura aucun sens tant qu’il y aura des enfants malheureux.”

“L’État est notre serviteur et nous n’avons pas à en être les esclaves.”

“Un problème créé ne peut être résolu en réfléchissant de la même manière qu’il a été créé.”

« La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.”

“L’école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste.”

“Ne fais jamais rien contre ta conscience, même si l’État te le demande.”

«Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.”

signé Geoges Vallet

crédits photos :Bertrand LemennicierLemenicier – L’abstention aux élections

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9 commentaires

  • Robert Contrucci

    Merci de bien vouloir m’excuser car je ne suis pas passé par l’option « Répondre »…

    / Votre commentaire du 28 juin 2021 à 20h 10 min : voir svp ma réponse adressée ce jour 29 juin 2021 à 0h 41min…

    • De façon simple, notre constitution n’a pas été écrite par une constituante mais par M Debré. Elle a été produite pour un homme, le Général de Gaulle qui imaginait un président au dessus des partis. Il a dit, lui même, que le jour où les partis entreront dans la sphère de l’exécutif, il faudra réécrire la constitution. Qu’est ce que ĹREM ? Quel est le rôle de Macron ? On peut penser que notre constitution est à bout de souffle. Il est à parier que ce ne sont pas les élections qui vont le dire… mais la rue.

      • Vous avez raison de rappeler ce qui a été à l’origine de la constitution de la cinquième République. De Gaulle, avec Debré l’a envisagée à sa mesure, « au-dessus des partis » comme vous le dites si bien. Mais depuis 1958, elle a été modifiée ou remaniée (comme vous voulez) vingt quatre fois. L’élection du président de la République au suffrage universel et le quinquennat remplaçant le septennat en sont des exemples. Croyez-vous que de Gaulle aurait accepté la cohabitation ? Certainement pas ! Ce qui signifie deux choses, d’une part que cette constitution est très adaptable aux circonstances et d’autre part qu’elle peut être modifiée. Enfin, elle nous a permis de surpasser certaines étapes de notre histoire. Mai 68, la guerre d’Algérie et la crise économique de 2008. Pour ne citer que ces exemples. Est-ce pour autant qu’il faut considérer que notre constitution est à bout de souffle ? Pas à mon avis, mais nous verrons. En tout cas les beaux esprits qui prônent avec véhémence le retour de la proportionnelle ne sont pas assez intelligents pour se rendre compte que ce sera un retour à la politique des partis. La cinquième est une constitution de type présidentielles, faut-il revenir à un régime parlementaire ?

        •  » pour se rendre compte que ce sera un retour à la politique des partis.  »

          Ne pensez-vous pas que c’est le cas en ce moment?
          Ras le bol de toutes ces promesses, des » y-a -qu’à »; on est vacciné, plusieurs doses même!

          Retournement de vestes , de convictions, d’exigences; magouilles pour les uns, arrangements pour les autres…., cela se produit aussi bien avant qu’après les élections.
          Le « sans parti »(société civile) ou « le multi-partis », suivant la conception, Macron n’ a pas plus réussi, pourtant il avait la majorité, soutenu par le Modem ensuite.

          Des partis, il y en aura toujours et c’est heureux pour la démocratie et la liberté de penser et de s’exprimer; que des grandes tendances politiques se manifestent, cela me semble souhaitable car c’est le reflet de la vie culturelle.

          Pour moi, la calamité actuelle ne vient pas du mode d’élection ou de la constitution mais de notre société avec son culte de l’individualisme, de l’ego démesuré d’un trop grand nombre; être reconnu, avoir le pouvoir, le profit, la richesse, soit personnellement soit en se servant du tremplin des autres qui reçoivent parfois des miettes, c’est l’objectif!
          On les trouve aussi dans tous les autres mondes comme celui des entreprises, de l’économie, de la finance, des grandes administrations…; les ravages sont également présents.
          Le « collectif »est un gros mot que ces gens là ignorent pourtant la situation sanitaire et environnementale devrait les faire réfléchir! `
          Mais sont-ils « assez intelligents »pour réfléchir!

          • D’accord M. Vallet. Des partis politiques, ils y en a et il en faudra toujours, mais lorsqu’ils prennent trop d’ascendant sur l’exécutif au point de le limiter ou de le bloquer dans son action, on se trouve dans une impasse. Et c’est là que mon raisonnement rejoint ce que vous dites dans votre dernier paragraphe et avec quoi je suis en parfait accord. Je veux dire par là que lorsque les partis politiques sont dotés de trop grands pouvoirs, on se trouve alors dans un régime parlementaire où les ententes d’arrière cuisines, les petits arrangements entre les coquins, n’ont d’autres buts que de promouvoir, non pas des idées mais des personnes (Le culte de l’individualisme). Renverser un gouvernement (24 en 12 ans dans la quatrième) devient un exercice qui cherche avant tout à se placer en tête de l’influence afin de faciliter l’émergence de l’un d’entre eux.
            Juste une chose, au mot « collectif », j’aurais préféré le mot « intérêt général ». Vous savez, celui qui doit prévaloir sur tout autre considération.
            Enfin, je crois l’avoir écrit par ailleurs, l’abstention n’est pas de cause technique, mais politique. Un élu ne doit pas l’être dans son intérêt personnel, mais doit se considérer comme étant au service de ses concitoyens. L’individualisme et les égo surdimensionnés ont fait oublier cette règle.

  • Robert Contrucci

    C’est une règle de citer au minimum, le nom de l’auteur d’une ou plusieurs citations…

    / Je pensais que le fait de dire, comme je l’ai fait, que « les pensées étaient de l’homme de la relativité » était suffisant, tant il est connu comme tel, pour un homme un peu cultivé !

    Ah, bon ?
    Vous pensez donc que TOUS les internautes sont un peu cultivés ?
    Personnellement, et sans faire de l’élitisme, je ne pense pas… à moins que vous vous adressez uniquement à des internautes… un peu cultivés !

    / au rapport entre vos citations annexes et le sujet traité :
    il n’y a absolument aucune relation = c’était juste pour changer un peu du trop plein de sérieux de vos citations… ;-).;-) 😉

    • « Vous pensez donc que TOUS les internautes sont un peu cultivés ?
      Personnellement, et sans faire de l’élitisme, je ne pense pas… à moins que vous vous adressez uniquement à des internautes… un peu cultivés !

      1°)Je pense, de mon côté, que vous faites erreur; les lecteurs de notre site ont sûrement bien plus de connaissances que vous l’imaginez. C’est d’ailleurs assez désobligeant, à leur égard, de supposer le contraire! Ils savent aussi chercher, comme vous et moi, la connaissance qui manque, dans internet ou ailleurs.

      2°) Si vous aviez raison, le fait de savoir que les pensées soient d’Albert Einstein ou de Tartempion n’aurait aucun intérêt.

      3°) »c’était juste pour changer un peu du trop plein de sérieux de vos citations »
      C’est une initiative personnelle qui ne s’imposait vraiment pas ; cela peut même être vécu comme un comportement moqueur que vous n’apprécieriez peut-être pas si je pratiquais ce genre d’humour, à la fin des listings que vous publiez, « pour changer un peu du trop plein de sérieux de vos citations »!

  • A l’attention de l’auteur de cet article…: intéressant article qui se termine par une flopée de citations sans la moindre citation du nom de l’auteur…
    En effet, et sans mettre en doute votre honnêteté intellectuelle, je pense qu’après une citation, un extrait d’un texte ou d’un d’article, il est souhaitable et toujours utile pour les internautes d’en citer la source, surtout dans le cas présent, puisque vos 11 citations sont… d’ Albert Einstein (1879 – 1955 : prix Nobel de physique en 1921)

    Enfin, et pour terminer sur quelques citations qu’entre autres, j’apprécie : 😉 😉 😉
    . « Je ne sais pas ce qui est beau, mais je sais ce que j’aime et je trouve ça amplement suffisant » (Boris Vian : 1920 – 1959)

    . « Quel heure est-il ? Midi cinq – Dans une minute, ce sera l’heure de Catherine – Comment cela ? – Catherine de midi six ! » (Pierre Dac : 1893 – 1975, L’Os à moelle)

    . « C’est pas parce qu’on à rien à dire, qu’il faut fermer sa gueule » (Michel Audiard : 1920 – 1985)

    Et encore une dernière citation, ambiance « Noël avant l’heure » : 😉 😉 😉
    . « Mille cinq cent oies du Périgord ont entamé une grève de la faim à quelques jours de Noël. On ignore encore les causes d’une telle décision » (Daniel Prévost : 1939 – toujours en vie et… tant mieux pour lui !)

    • A l’intention de l’auteur de la remarque:

      « sans la moindre citation du nom de l’auteur… »

      Je pensais que le fait de dire, comme je l’ai fait, que les « pensées étaient de l’homme de la relativité » était suffisant, tant il est connu comme tel, pour un lecteur un peu cultivé!

      Par contre, je ne vois pas trop le rapport entre vos citations annexes et le sujet traité alors que les miennes expriment une réflexion en rapport direct avec l’expression du taux record d’abstentions.

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