La prochaine présidentielle

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Il y aura beaucoup d’appelés mais qu’un élu.

La bataille présidentielle n’est pas engagée mais elle se profile et tous les combattants ne sont pas encore dans l’arène. Ils seront nombreux. Les insoumis et les divers mouvements écologistes seront là en témoignage de leur existence. Les socialistes chercheront en vain un candidat crédible.

Alors ? Le président MACRON, que personne n’avait vu arriver, ne doit son élection qu’à des circonstances factuelles. La mise hors jeu de François FILLON dans les conditions qu’on connaît, l’impossibilité pour Marine LE PEN de briser le plafond de verre et l’incapacité pour le reste de l’échiquier politique de proposer une candidature séduisante.

Bien que tout soit possible à moins de dix mois du premier tour du scrutin, rien n’est acquis à l’actuel occupant de l’Elysée.

La droite avec l’appui du MODEM (dont on perçoit mal d’ailleurs l’originalité et la consistance, hormis de judicieuses propositions de son président) et un candidat moralement irréprochable, pourrait jouer un rôle plus heureux qu’en 2017. Mais encore devrait-elle être présente au second tour !

À ce stade, plusieurs cas de figure sont envisageables car les hypothèques sont nombreuses.

Ainsi,  et bien  que les dernières élections régionales et départementales ont marqué un recul du RN, sa présidente peut toujours convoiter une place parmi les deux finalistes. Sa participation au second tour dépendra des scores du président candidat et du candidat de la droite.

Si la finale devait se disputer entre elle et le chef de l’Etat celui-ci aurait toutes les chances de poursuivre son bail présidentiel.

Il en irait de même si elle se retrouvait face à un candidat de l’autre droite dont le problème consistera à présenter et soutenir un seul candidat. Or, les récentes déclarations de Xavier BERTRAND, qui s’engage à n’effectuer qu’un mandat (proposition séduisante), et celles des responsables des «républicains» laissent à penser qu’un bras de force va s’engager entre eux.

Xavier BERTRAND devra gagner seul contre tous les autres et ils sont nombreux. Valérie PÉCRESSE, Laurent WAUQUIEZ, Bruno RETAILLEAU sont déjà partants pour une primaire que récuse Xavier BERTRAND et les discussions n’en sont qu’aux prémices. Ce dernier est loin de faire l’unanimité chez les siens qui semblent plus attachés à une personnalité qu’à un programme alors qu’un candidat issu des républicains pourrait se retrouver en bonne position au second tour et l’emporter face non seulement à  Marine LE PEN mais aussi à Emmanuel MACRON qui n’a pas plus de troupes qu’il n’en avait en 2017 et ne pourra compter sur une nouvelle affaire FILLON ni sur un nouveau mariage (de raison mais contre nature) entre gens de gauche et de droite.

Les semaines et mois à venir vont nous offrir un beau spectacle avec tous les ingrédients qui conviennent pour le sublimer : trahisons, mensonges, pacs, divorces, réconciliations, promesses, hypocrisies,  un lot pas sûr de réconcilier l’électeur et la politique ! Et puis sans doute des candidats qu’on n’avait pas vus venir. Le spectacle sera à coup sûr captivant car, au final, même s’il y aura beaucoup d’appelés il n’y aura qu’un élu .

Pierre ESPOSITO

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