La maison brûle, avons-nous encore la liberté de regarder ailleurs !

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Les forêts brûlent, les maisons et des hommes aussi, un milliard d’animaux dont près de 50% des Koalas ont péri en Australie, les gens meurent dans les inondations, les températures extrêmes deviennent invivables, la vie de nombreuses populations proches de la mer est en péril… Le pourtour méditerranéen s’assèche, les populations affamées quittent leur pays et nous submergent…

Il en est fini de :

«Journaliste, pour ta première page
Tu peux écrire tout ce que tu veux
Je t’offre un titre formidable
La ballade des gens heureux»

Pendant ce temps, certains ne veulent rien changer comme le Premier ministre australien, d’autres sont à la recherche de propositions alternatives au système économique actuel.

Est-ce vraiment encore le moment ?

Dernièrement, je lisais :

«C’est une curieuse conception de la liberté que de considérer que l’on peut vivre enfermés, se nourrissant d’aides renouvelées, jusqu’à quand ? – c’est-à-dire de la mendicité publique».

Cela devient, en effet, insupportable d’être obligés d’aider, en permanence, et pour très longtemps sans doute, avec les deniers publics,

* Les entreprises du transport aérien, les industries automobiles, les fabriques de plastique…, les cimenteries… le BTP… qui polluent intensément et dont les profits diminuent.

* Les sous-traitants des grosses entreprises en difficultés.

* Les sommes fabuleuses versées pour la construction des nouvelles, et l’entretien des anciennes, centrales nucléaires, trop vieilles et incomplètement sécurisées.

* Les agriculteurs qui ne peuvent plus vivre du fait du chaud, du froid, de la pluie, des insectes et des virus végétaux…, des cultures qui ne sont plus en rapport avec le climat…

*Tous les commerces, les petits surtout, y compris les hôteliers des régions maritimes qui ont moins de clients que jadis du fait des pollutions de la mer (baignades dangereuses, recherche de coquillages toxiques), des tempêtes, et par endroits des algues vertes, sans oublier les gestionnaires des stations de montagne du fait de l’absence de neige.

*Les élevages industriels qui sont parasités par des infections bactériennes ou virales.

* Les pêcheurs qui ne font plus les pêches intensives d’avant, du fait de l’épuisement des reproducteurs par une surpêche qui détruit, en plus, les fonds marins et les dauphins…

* Les forestiers dont les forêts sont mises à mal par les insectes, le feu, la sécheresse.

* Toute la filière de santé submergée, parfois abandonnée, par la pandémie du virus Delta.

* Les victimes des catastrophes climatiques comme les incendies, les inondations, les pluies torrentielles mais aussi les sécheresses qui fissurent les murs…

* La sécurité sociale du fait des remboursements des tests, des médicaments, des maladies qui résultent de la pollution, de la malbouffe, des maladies nouvelles qui apparaissent à la suite du réchauffement, des actes reportés qui s’aggravent..

* Les aides pour s’adapter à la hausse des températures: isolation, achat de chaudières plus performantes, aux municipalités pour construire des barrières à la montée de la mer…,

Tout ceci vient du fait que l’on revendique les sacro-saints principes de liberté de pouvoir continuer à profiter :

*Des transports aériens, de la construction de plus en plus d’autoroutes entrainant les déforestations et la baisse drastique de la biodiversité.

*Des gros véhicules 4×4 polluants, des nouvelles voitures qu’on veut de plus en plus nombreuses, encore très dépendantes du pétrole et des métaux rares.

La voiture électrique considérée comme « un mieux pour la planète» est loin d’être la panacée car la planète s’en moque ; d’autre part elles roulent à l’électricité : origine ? Déchets nucléaires ! Les voitures électriques émettent leur part de particules fines ; près de la moitié proviendraient de l’abrasion des roues, du revêtement routier ou des freins.

Les batteries lithium-ion et les métaux rares posent problème et le recyclage aussi. D’énormes progrès, dans le bon sens, restent à faire. On ne pose pas de bornes électriques sans émettre du CO2 !

*De l’hyper-consommation, tout l’arsenal des nouveautés dans tous les domaines, jetables, non recyclées et polluantes comme smartphones, tablettes, ordi toujours plus performants, objets connectés ; la numérisation, de plus en plus généralisée, est très énergivore. Des progrès ont été faits dans la sobriété énergétique mais largement compensés par la multiplication de la consommation !

*De continuer une urbanisation démentielle, extensive, complètement inadaptée aux nouvelles conditions ambiantes et surtout à venir : zones submersibles, zones boisées, zones de montagnes, bord de mer et de rivières… et consommatrice de terres cultivables !

* D’un tourisme redoutablement destructeur et pollueur des milieux.

* D’une agriculture de plus en plus productiviste grâce aux manipulations génétiques, à tous les «cides», au gros matériel utilisant peu de personnel, ne pouvant intervenir que dans des sols compactés pratiquement azoïques…

* Liberté fortement revendiquée de pouvoir continuer à manger de plus en plus de viande, non seulement à l’origine de troubles de la santé mais d’utilisation de terres agricoles rien que pour nourrir le bétail, très gros producteur de méthane.

Les résultats de cette liberté ont été été de nombreuses fois annoncés par le GIEC, non seulement aux politiques mais à tous les peuples de la planète ; à chaque étape, les constats empiraient, les GES et la température moyenne augmentaient et les prévisions devenaient de plus en plus pessimistes.

On ne pouvait pas dire qu’on ne savait pas !

Le quotidien britannique, le «Guardian» révèle le rôle du méthane dans le dérèglement climatique ; ce gaz, produit par l’agriculture, le gaz de schiste et l’extraction de pétrole, joue un rôle de plus en plus important dans la surchauffe du globe. Car bien qu’il ait une durée de vie plus courte dans l’atmosphère que le CO2, son « potentiel de réchauffement » est plus de 80 fois supérieur. Selon les experts onusiens, réduire le dioxyde de carbone ne suffira donc plus à résoudre la crise climatique et stopper l’inexorable hausse des températures.

Le dégel du permafrost on s’en moque, ce n’est pas en France !

La politique, et malheureusement bien des citoyens, ont considéré que la liberté de jouir d’un « supposé progrès» devait l’emporter sur la nécessité de s’en protéger.

Des autruches sont parmi nous, le Premier ministre australien en fait partie car il faut respecter les volontés de Dieu !

Il était possible, depuis longtemps, de «faire des propositions et des actions alternatives». L’économie capitaliste n’a pas compris que c’était aussi son intérêt, à moyen terme, car les profits de la transition écologique sont potentiellement prodigieux.

Les drogués de la croissance éternelle, du P.I.B et les lobbies ont fermé le ban !

Le dernier rapport du GIEC du lundi 9 août 2021 ne laisse plus grand choix. Il faut prendre connaissance des données scientifiques essentielles. Pour survivre, notre société ne peut plus se contenter des petits pas; seuls les grands pas sont incontournables,

quoi qu’il en coûte !

Par comparaison avec le vaccin, plus la liberté de ne pas se faire vacciner durera, plus le prix à payer sera lourd, en argent et vies humaines.

Un appel d’urgence est à envoyer à tous les futurs électeurs :

«Quand le feu est à la maison de ton voisin, la tienne est en danger»

proverbe grec !

Pas d’abstention, indignez-vous est dépassé, se mobiliser est d’actualité ; choisir les politiques qui ne mettront pas le feu devient une nécessité morale individuelle, collective, sociale, sociétale, spécifique même!

Signé Georges Vallet

crédits photos:Rassemblement autour du douxNotre maison brûle et nous regardons ailleurs »


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