La liberté des uns ne s’arrête pas toujours où commence celle des autres.

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«La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dont l’article 4 dispose que « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui […] ». On peine à mieux dire les choses. Là où rien n’est interdit en amont, nous devons pouvoir faire absolument ce que nous voulons tant que cela ne cause pas de préjudice à nos contemporains

Denys de Béchillon

L’Express, publié le 27/07/2021 à 14:51 , mis à jour le 28/07/2021 à 16:57

Je me posais la question de savoir si le fait d’avoir la liberté

* De pulvériser des insecticides à proximité des écoles et des voies de passage.
* De polluer sols, nappes, rivières, cultures et finalement nos aliments.

 *De disperser partout des perturbateurs endocriniens.

* De continuer à tolérer l’utilisation du glyphosate.
* De favoriser la malbouffe donc l’obésité le diabète, à origine de comorbidités redoutables en cas de rencontre avec le virus
* D’utiliser les cosmétiques allergisants polluant air extérieur et intérieur.

*De libérer des particules fines inhalées dans l’air ambiant ;  irritantes pour les muqueuses respiratoires et oculaires. La sensibilité des individus aux pollens est ainsi accrue lors des pics de pollution.

*De vendre des produits toxiques comme

Les assainisseurs d’air,

Les cires à meubles et à planchers,

Les détergents à lessive ou à vaisselle et assouplisseurs,

Les engrais et pesticides ;

Les pâtes de calfeutrage et adhésifs ;

Les peintures, teintures, vernis, solvants et décapants ;

* De provoquer une augmentation des GES, un déséquilibre climatique aboutissant à ces catastrophes actuelles détruisant des familles, tuant des gens dans des famines, incendies… des inondations  des guerres, des migrations…

* De permettre et d’amplifier les inégalités sociales.

* D’empoisonner le milieu marin par des rejets de matières radioactives dans le Gouf de cap Breton, par exemple, et l’irradiation des zones de stockage sur terre, sans oublier les risques, pour tous, de catastrophes nucléaires, tout ceci sans demander l’avis des citoyens !

ne causait pas de préjudices à nos contemporains, donc ne nuisait pas à autrui,

tout cela bien sûr, sous contrainte,  subi par tous, car il faut bien manger, respirer, se vêtir, se déplacer… Les indications étant sournoisement dissimulées par des logos ou des textes illisibles.

«La décision, par les pouvoirs publics, de se refuser à faire le nécessaire pour atténuer d’abord, éliminer ensuite, ces préjudices, présente donc une toxicité sociale certaine. La destruction du bien commun nuit à autrui bien avant de se nuire à lui-même.»

Le dirigeant et « le citoyens réfractaire présentant, par le fait statistique, un risque accru d’infection, il menace de contaminer les tiers sur une échelle plus grande. La protection de la santé publique celle de la nation tout entière – exige donc qu’on le pousse à dépasser ses préventions.  »  écrit Denys de Béchillon.
Pourquoi alors ne pas prévoir un passe sanitaire obligatoire pour avoir l’autorisation d’entreprendre, après des vérifications indépendantes suffisantes, des actions ne causant pas de préjudices et ne mettant pas en jeu la santé et la vie des contemporains ?

On s’apercevrait alors que la politique économique actuelle n’est plus possible et qu’il faut en changer !

Signé Georges Vallet

crédits photos :

Pinteresthommage a NELSON MANDELLA – le blog de michelotte | Citation liberté, Pensée positive citation, Liberté d’expression

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6 commentaires

  • « La nuisibilité n’est pas génétique, elle est secondaire, culturelle, donc modifiable »

    Sur quelles données scientifiques vous appuyez-vous pour affirmer cela ?

    Les neurosciences, disciplines qui ont connu de gros développements ces 20 dernières années, semblent montrer au contraire que les comportements aujourd’hui considérés comme nuisibles sont profondément câblés dans notre « cerveau primitif » (pré-cortex) et ont été favorisés par l’évolution. Ils garantissaient la survie à l’époque encore pas si lointaine où cette survie était une lutte de tous les instants, et où les conséquences négatives étaient négligeables du fait de la faible population totale. Ces comportements seraient donc génétiques avant d’être culturels.

    • « La nuisibilité n’est pas génétique, elle est secondaire, culturelle, donc modifiable »

      Sur quelles données scientifiques vous appuyez-vous pour affirmer cela ?

      Sur le fait que le mot nuisible est seulement une vision culturelle; la nature ignore «le côté nuisible». Elle ne connaît que les échanges de matière, énergie et information entre tout, et la réalisation d’équilibres dynamiques.

      Les mauvaises herbes, les «nuisibles» sont des conceptions culturelles car les unes comme les autres ont une importance fondamentale dans les équilibres écosystémiques: c’est la biodiversité. Les chasseurs, les éleveurs, les agriculteurs veulent les éliminer car ils menacent leurs profits potentiels, c’est du culturel!

      «Les comportements aujourd’hui considérés comme nuisibles sont profondément câblés dans notre « cerveau primitif » (pré-cortex) et ont été favorisés par l’évolution. Ils garantissaient la survie à l’époque encore pas si lointaine où cette survie était une lutte de tous les instants,»

      S’ils garantissaient la survie c’est pour cela qu’ils ont été conservés par la sélection naturelle; c’était tout simplemement adaptatif.

      Tout au long de l’évolution, comme les scientifiques l’ont montré, le cerveau a disposé d’une grande capacité d’adaptation aux demandes de son environnement : la plasticité est une qualité évolutive remarquable; des connexions neuronales ont été créées ou renforcées, d’autres ont été affaiblies ou éliminées, selon les besoins. C’est cette plasticité qui a permis à une certaine lignée humaine, la nôtre , de survivre alors que beaucoup d’autres ont disparu.
      Ces lignées n’auraient-elles pas été assez « nuisibles », à qui?

      • « Sur le fait que le mot nuisible est seulement une vision culturelle »

        Pas du tout. Quand l’homme provoque la disparition d’une espèce, on peut tout à fait objectivement dire que l’homme a été nuisible à cette espèce.

        « la plasticité [du cerveau] est une qualité évolutive remarquable »

        Sans doute, mais l’échelle de temps fait tout. L’évolution des espèces est un processus lent, qui « fonctionne » très bien pour s’adapter à des changements lents. Ce dernières centaines d’années l’homme a provoqué lui-même des changements radicaux dans sa façon de vivre, mais à cette échelle de temps son cerveau ne s’est pas modifié. Et ce cerveau pousse à des comportements instinctifs qui garantissaient la survie il y a peu, mais qui posent problème dans nos sociétés (par exemple, la surconsommation compulsionnelle vient du comportement de se gaver de nourriture quand on pouvait et quand on ne savait pas de quoi les lendemains seraient faits).

        • «Pas du tout. Quand l’homme provoque la disparition d’une espèce, on peut tout à fait objectivement dire que l’homme a été nuisible à cette espèce.»

          Seul l’homme culturel peut le dire car la nature ignore le nuisible. La volonté, par des agriculteurs et des chasseurs, d’éradiquer «les nuisibles» revient en réalité à éradiquer «des indispensables» à la vie humaine!
          L’homme culturel peut aussi dire qu’en provoquant la disparition d’une espèce il est nuisible à son espèce.

          Vous abordez dans un deuxième temps un sujet vraiment intéressant mais où l’humilité doit rester présente dans les affirmations que l’on avance. Cela fait de nombreuses années que le fonctionnement du cerveau est abordé et les neurosciences, si elles ont fait progresser la connaissance, elles n’ont pas, loin de là, résolu le problème.
          Le contenu de mes réponses n’engagent donc que ma conception personnelle.

          «Ces dernières centaines d’années l’homme a provoqué lui-même des changements radicaux dans sa façon de vivre, mais à cette échelle de temps son cerveau ne s’est pas modifié»

          Les neuroscientifiques savent maintenant que le cerveau change de façon significative durant la vie en fonction des demandes de son environnement donc des apprentissages. Ces modifications concrètes, physiques, des circuits neuroniques, ont lieu à mesure que les synapses se modifient et l’importance des modifications dépend du type d’apprentissage.
          Les données collectées durant les deux dernières décennies ont confirmé que le cerveau conserve sa plasticité toute la vie durant. Et comme la plasticité est à la base des apprentissages, on peut apprendre à tout âge, même si de manière différente, par des moyens différents et en passant par des étapes différentes (Koizumi, 2003; OCDE, 2002).
          C’est Jean-Pierre Changeux et d’autres neurobiologistes qui ont créé le terme «plasticité neuronale» ou synaptique.. Aujourd’hui, on considère que le cerveau est constitué de «réseaux de neurones», et que la plasticité synaptique est à l’origine de l’apprentissage et de la mémoire. À chaque fois que l’on apprend et mémorise quelque chose, un ou plusieurs réseaux sont activés et le passage de l’influx nerveux «renforce» ce réseau.
          Donc le cerveau se serait bien modifié.

          «Et ce cerveau pousse à des comportements instinctifs qui garantissaient la survie il y a peu, mais qui posent problème dans nos sociétés (par exemple, la surconsommation».

          Vous n’ignorez pas que le cerveau est un organe extraordinairement complexe ou tout est en relation avec tout et interagit, assurant ainsi les meilleures conditions biologiques du «bien-être» ou homéostasie. Les comportements instinctifs d’origine sous corticale, dont vous parlez, depuis des siècles, liés à la plasticité synaptique, ont assuré progressivement cette fonction.

          Le changement de vie imposé par la politique du profit, la nécessité de consommer de plus en plus a semé la panique dans les chaumières!
          L’activation du circuit de la récompense que procurent «la consommation de «goûteux» plats transformés ou l’acquisition d’une nouvelle voiture, aboutit à la libération finale de dopamine, le messager chimique du plaisir. Cette libération de dopamine aide à mémoriser le stimulus agréable. C’est ce qui nous amène à répéter un comportement nous procurant du plaisir et nous pousse à la consommation! C’est l’addiction.
          Les équilibres de base sont fragiles, les perturbations trop importantes les mettent en péril; c’est l’objet de l’angoisse que génère l’accélération incontrôlée de la croissance économique. C’est ce qui explique tous les problèmes actuels liés à l’inadéquation entre la vitesse de l’évolution économique et la possibilité adaptative de l’homme.
          Le déséquilibre est tel que les comportements instinctifs ne permettent plus de rétablir l’homéostasie.

  • Il manque un élément : l’Homme ! N’est-il pas nuisible par nature ?

    • Non, absolument pas « par nature », pendant longtemps son comportement s’est adapté dans son écosystème, par obligation.

      On pourrait dire la même chose de n’importe quel être vivant. C’est une question d’équilibre, il doit être réalisé et respecté.
      La nuisibilité intervient quand l’un des composants de l’écosystème prend le dessus et élimine les autres ou d’autres, il y a alors un déséquilibre irréversible et la conséquence est la disparition aussi de celui qui en est la cause! L’équilibre se rétablit alors.
      De telles manifestations se sont produites au cours du passé au cours des grandes évolutions environnementales de la terre, mer, air.

      « L’intelligence humaine! »a permis tout un enchaînement culturel qui a provoqué le côté nuisible que l’on constate.

      La nuisibilité n’est pas génétique, elle est secondaire, culturelle, donc modifiable.
      Cette même « intelligence » pourrait très bien, du fait des connaissances acquises, inverser la dynamique et rétablir l’équilibre avec l’environnement, sachant que la disparition des autres est le chemin de sa propre disparition.
      Malheureusement la politique n’est pas gérée par le raisonnement mais par l’intérêt immédiat de certains.

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