Pedibus jambiscum

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La marche, c’est bien connu, est un des meilleurs exercices physiques. Aussi, pour garder la forme, je m’astreins quotidiennement à parcourir « pedibus jambiscum » (avec mes pieds et mes jambes – latin macaronique ou de cuisine) une distance d’environ quatre kilomètres. C’est fou, voire souvent inattendu, ce que l’on peut découvrir ou constater à l’occasion de ces déplacements.

En premier lieu l’état des trottoirs. Pour des raisons différentes, il arrive qu’ils soient encombrés ou difficilement praticables.

Encombrés par le stationnement des automobiles. Pour une raison qui est vraiment difficile à comprendre,  celui-ci est de plus en plus fréquemment occupé par des voitures stationnées à cheval sur le trottoir et la voie de circulation. Le conducteur accumule ainsi deux problèmes, l’un est d’être en infraction avec le code de la route puisque s’il stationnait son véhicule le long du trottoir à la même hauteur, la règle serait respectée et l’autre de provoquer une gène telle que le piéton, s’il veut progresser, doit descendre sur la chaussée. Pourquoi donc dans une situation où aucune interdiction de stationner n’existe, les conducteurs se comportent-ils de cette manière ? Si quelqu’un trouve une réponse cohérente à cette question qu’il la fournisse sans délai.

Encombrés également par le mauvais entretien des haies. Combien de fois, par négligence, la végétation non taillée déborde sur l’espace réservé au piéton. Pour tout un chacun un tantinet soucieux des autres, il apparaît nécessaire de faire en sorte qu’il en aille autrement. Cela, dans certains cas est tellement important que le trottoir devient impraticable. Le piéton doit là encore descendre sur la chaussée. Mais qui est chargé de faire respecter la règle et d’inviter ou sanctionner le propriétaire négligent ? Il me semble que cela est du ressort de la ville qui, maintenant dotée d’une police municipale, dispose des tous les moyens pour intervenir.

Difficilement praticables enfin par la mauvaise qualité du revêtement. Certains trottoirs ont une couche de bitume qui n’a pas été entretenue depuis fort longtemps. Au point que si vous voulez éviter une entorse il vous faudra avec la plus extrême attention regarder l’endroit précis où vous posez vos pas. Un effort d’attention qui perturbe gravement la rêverie du promeneur solitaire que je suis. Il se trouve même des endroits où des travaux de voirie ayant été réalisés, il faudra attendre plusieurs mois avant que la saignée soit définitivement re-macadamisée.

Enfin un autre inconvénient, qui lui ne résulte pas de l’état des trottoirs, est celui dont sont responsables les chiens ou leurs propriétaires. Ces braves animaux qui d’une façon générale me sont fort sympathiques, se promènent sans être tenus en laisse. Il faut rappeler à ce propos que sur la voie publique tout chien doit être tenu en laisse. Cette obligation est générale et pas seulement applicable en certains endroits. Dans ma vie lorsque j’ai été mordu par un chien son propriétaire m’a toujours péremptoirement affirmé que c’était la première fois et que son chien n’était pas méchant. Je serais donc un étrenneur des crocs de chiens.

J’aurais pu parler des bacs à déchets. Je ne le ferais pas parce qu’ils présentent pour moi un atout. Disposés sans ordre sur les trottoirs, ils m’obligent à slalomer ce qui est, vous en conviendrez, un exercice sportif des plus bénéfiques.

Tranquillisez-vous, je continue malgré ces énormes problèmes à pédestrement me déplacer. C’est d’ailleurs dans ces moments de solitude que je puise l’inspiration de mes articles. Je n’y trouve que des avantages et… vous aussi, j’espère.

Pau, le 27 septembre 2021

par Joël Braud

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6 commentaires

  • Je fais le même constat que vous dans Pau Centre.
    MAIS une expérience récente m’a surpris:
    Croisant par hasard M. le premier Adjoint, je lui ai signalé des pavés disjoints dans le quartier du Château, dégradation datant de nombreux mois, et dangereuse pour un piéton.
    Le hasard m’a conduit au même carrefour le lendemain, j’y ai vu des ouvriers en pleine exécution de la rénovation. MERCI.
    Malheureusement je n’ai qu’une chance infime de rencontrer, à nouveau,M. l’Adjoint pour l’en remercier… ou… pour lui signaler un futur chantier…

  • MERLE-VIGNAU Brigitte

    « C’est fou, voire souvent inattendu, ce que l’on peut découvrir ou constater à l’occasion de ces déplacements. »
    …Sans oublier les skate-boards, trottinettes et vélos qui circulent sur les trottoirs…au risque de faire tomber les moins jeunes !

    Melle Plume

  • Enfin voilà un article qui dénonce tout ce que je constate tous les jours à Pau. Y-a-t’il carence de la municipalité, de l’état d’esprit de sa population, des Français en général , je pense que tout une tranche de nos compatriotes est concernée et responsable. La solution ? certainement revenir à nos bons principes que nos parents nous avaient inculqués et aussi responsabiliser nos édiles démissionnaires. Comme disait le Grand Charles « vaste programme)

  • Ne pensez pas que Pau et ses environs aient l’ exclusivité d’ être promus au podium du challenge des villes aux voiries en mauvais état . Oloron Ste Marie est également capable de prétendre au podium. La Municipalité vient de lancer une campagne de lutte contre les crottes de chiens. La signalétique routière, gage de sécurité, y est dans certains secteurs quasi inexistante. On est en droit de se poser la question, à quoi servent nos impôts.
    Le problème est général en France, la France a la réputation d’ être un pays sale, mais n’ est t’ il pas aussi le reflet du comportement des citoyens qui n’ arrange rien au problème. Combien de lieux sont dégradés par l’ insouciance des usagers qui n’ hésitent pas à laisser leurs déchets parterre en pensant que les services de la voirie sont là pour effectuer le travail, compte tenu qu’ ils paient des impôts pour cela. Tout le monde s’ en fout et le problème n’ est pas prêt de cesser compte tenu que personne ne veut s’ attaquer aux causes racines qui est le comportement humain primaire.

  • Vous avez oublié les cannettes, les mégots, papiers, plastique, masques, crachats, et j’en passe… Les bas côtés des routes de la communauté d’agglo de PAU sont devenus des poubelles.
    Le Béarn parlons-en, est particulièrement sale…
    Ces mer…. ne sont bien souvent pas ramassées, elles sont broyées avec l’herbe, une commune bien connue qui s’affiche écolo, c’est la pire de toutes alors qu’elle devrait donner l’exemple.
    Passez-y en vélo vous pourrez admirer le spectacle , c’est affligeant.
    Quant aux zones d’arrêts pour camions, là aussi le spectacle est lamentable, et personne n’est là pour verbaliser alors qu’il y a de nombreux agents assermentés qui pourrait dresser un PV, mais tout le monde se dégonfle.
    Allez un peu de courage, Messieurs les gestionnaires de la com d’agglo, un PV à 135€ ne ferait pas de mal aux pollueurs.
    Au sujet des fumées noires toxiques de Lons, cela fait 8 mois que je n’en ai plus vu, après 3 ans de réclamations.
    Il y a du progrès.

    Tant que j’y suis, autant vous parler du bilan du ramassage de déchets, le 9ième chantier de nettoyage du gave d’Oloron qui s’est déroulé Préchacq-Navarenx le samedi 25 septembre. Les bénévoles (10 personnes dont 2 enfants) ont ramassés 215,45kg soit 1 000 litres de mer… sur une rive et quelques centaines de mètres : sacs plastiques, chaussures, fils téléphoniques, ferrailles, serviettes hygiéniques, micro plastiques, cordages, lino, textiles, géo textiles, verres, aluminium…
    Il y a encore 175km sur deux rives à nettoyer. Faites le calcul !
    C’est juste un constat, nos rivières et océans sont encore et pour longtemps encore les poubelles de « l’homme moderne ».
    Prochain chantier : 09/10/2021 à Saucède

  • La lecture de votre article, m’a fait un peu monter la tension, car cela m’a encore rappelé ce que je constate tous les jours dans ma rue… :

    1) Mauvais entretien du revêtement de ma rue…
    2) Bordures de trottoir qui ressemble en certains endroits à… des montagnes russes, à un point tel, que les personnes marchent au milieu de ma rue qui est une rue de desserte donc peu fréquentée à part les riverains propriétaires ou locataires de villas…, seules des personnes faisant du « jogging » ou des promeneurs de toutous, empruntent cette rue très calme…
    3) Bordures de trottoirs où poussent régulièrement des tiges de plantes dont je ne connais pas le nom de la variété ou de multiples herbes tout de même rasées presque régulièrement par les services de la voirie, idem pour le nettoyage des caniveaux… 😉 😉 😉

    / « Dans ma vie lorsque j’ai été mordu par un chien son propriétaire m’a toujours péremptoirement affirmé que c’était la première fois et que son chien n’était pas méchant. Je serais donc un étrenneur des crocs de chiens. » : je n’ai jamais été mordu par un chien, mais lorsque je croise une charmante personne 😉 😉 😉 avec un chien, rarement tenu en laisse, et qui me dit « ne craignez rien, il ne mord pas », j’ai l’habitude de répondre : « ce n’est pas pour moi que je crains, mais pour… vous et éventuellement votre chien, car moi, je mords !!! » 😉 😉 😉

    / « J’aurais pu parler des bacs à déchets. Je ne le ferais pas parce qu’ils présentent pour moi un atout. Disposés sans ordre sur les trottoirs, ils m’obligent à slalomer ce qui est, vous en conviendrez, un exercice sportif des plus bénéfiques. » : idem pour moi… 😉 😉 😉

    Cela dit, lorsque j’observe l’état de ma rue créée au début des années 60, j’enrage un peu… beaucoup, de payer de lourdes charges pour les impôts fonciers (> 2 300,00 € pour 2021)…

    P’tite satisfaction : de très vieux poteaux téléphoniques en bois sur lesquels il y avait les indications suivantes « ! Danger . Poteau à remplacer » , poteaux aussi vieux que ma rue, ont été remplacés seulement début mars 2021…

    Quant, aux trottoirs et bordures de trottoirs, je crains de passer de vie à trépas, sans que tout soit rénové partiellement ou en totalité, mais je crains fort de n’avoir pour seule consolation, que de continuer à payer des taxes foncières en légère mais constante augmentation depuis des décennies…

    P’tite précision : sur ce dernier point, bien évidemment, je continue d’enrager ou de marmonner, tout en réglant les impôts locaux en tant que contribuable palois, mais ce dont je suis sûr, est que je ne dois pas être le seul à faire les observations précitées…

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