L’idéal urbain, cauchemar anthropologique.

4.5
(56)

Parmi les brèves du comptoir d’Alternatives Pyrénées on en trouve une, dernièrement, qui aborde le sujet.

« cette science récente et passionnante que l’on appelle anthropologie»

L’anthropologie, étude de l’homme et des groupes humains, est née au XVIIIème siècle. Il ne faut pas la confondre avec la sociologie qui étudie les sociétés humaines.

Descartes, Hobbes, Rousseau ou encore Kant participent de cette forme première de l’anthropologie. Elle s’est ensuite développée au cours du XIXéme siècle en tant que science.

Ne rentrons pas dans les très nombreuses anthropologies qui se sont développées ; en France, les travaux de Claude Lévi-Strauss ont exercé une grande influence.

Ce n’est donc vraiment pas une science récente.

«Comme de nombreux concitoyens préfèrent la construction «horizontale» à l’habitat «vertical» contrairement aux recommandations

La préférence n’est pas générale chez les urbanistes et le ministère de l’intérieur !

Un peu plus d’un million de logements sociaux construits au cours des Trente Glorieuses, et pour la plupart intégrés au sein de grands ensembles immobiliers, sont au cœur de la géographie prioritaire de la politique de la ville depuis près de 40 ans.

L’expérience des «recommandations» en a montré le côté négatif, si bien que l’on s’emploie maintenant à démolir les barres et les tours.

L’accentuation de la ségrégation sociale, du chômage, de la délinquance, d’une économie illicite, des dégradations volontaires et involontaires du patrimoine immobilier ont eu raison de la position initiale des chercheurs.

Le système économique a favorisé, par intérêt, l’arrivée d’une population dont on n’a plus besoin, mais qui est restée, à qui on n’offre, comme avenir, que le chômage.

L’univers concentrationnaire favorise la prise en main des mafias, de la ghettoïsation, des zones de non-droit. Il favorise aussi la transmission du virus.

Les fameuses recommandations visent à diminuer les dépenses énergétiques, l’utilisation de la voiture, donc la pollution, et l’occupation de terres agricoles..

Bonnes idées mais manque de vision globale !

La vision globale invite à changer la philosophie de notre mode de vie.

*L’agriculture ou l’élevage paysan, non industriel où tout ce recycle, se réapproprierait les espaces occupés par les grands ensembles agroalimentaires comme les silos à maïs, les bâtiments de stockage des énormes tracteurs, le matériel d’irrigation, de drainage.., les énormes magasins de vente d’engrais, de pesticides, de réparateurs de matériel agricole…, sans oublier les hangars pour l’élevage des porcs ou des canards, générateurs de lisier toxique traité soit dans des centrales de production de méthane, ce gaz à effet de serre redoutable, soit répandu sur les champs.

On ne veut pas des éoliennes, on préfère les nouvelles odeurs nauséeuses, les pesticides.. qui diffusent dans les chaumières !

Avec les puissants engins, le besoin d’essence est important ; l’essence à bas prix vendue aux agriculteurs favorise la pollution.

Tout cela génère une double réflexion :

*D’un côté, au niveau des régions, il y aurait une création importante d’emplois par le développement des circuits courts qui feraient baisser la consommation d’essence ; le retour des petites exploitations polyvalentes autoproductrices d’énergie, éviterait le désastre économique de l’exploitation en cas de gel ou de sécheresse, les aides, les emprunts…

L’exode rural diminuerait, les vraies forces vives resteraient dans les régions au lieu de s’expatrier aux USA par exemple ou d’augmenter le chômage urbain, les entreprises ayant besoin d’un personnel qualifié.

Ce départ des forces vives de la région contribue à désincarner, à dessécher la structure démographique régionale et aboutit à un amenuisement du capital régional d’initiative créatrice dont la désertion réduit considérablement les capacités d’adaptation de la région.

L’exode rural, sur le marché du travail, par exemple, a entraîné, jadis, l’apparition du prolétariat urbain et contribué à faire émerger la question sociale.

D’un autre côté,

*Si la vie dans les grandes villes ou les métropoles était bien plus saine, si une régulation «humaniste» du marché spéculatif de l’immobilier était mis en place, si les transports en commun irriguaient les villes et les campagnes, si le bien collectif remplaçait le bien individuel, si la durée du travail global et journalier diminuait,… beaucoup de problèmes seraient résolus. Petite réflexion humoristique ; on pourrait, par exemple, reconstruire les tramways de Chalosse et du Béarn qui avaient été déclarés d’utilité publique ! bien des gares existent encore !

On pourrait aussi ne pas supprimer les distributeurs d’argent liquide car ils ne sont plus rentables.

«Depuis cinq ans, 2 000 distributeurs automatiques de billets (DAB) ont disparu en France. Désormais, 600 000 Français qui vivent en zone rurale doivent faire plus de quinze minutes de trajet pour pouvoir retirer de l’argent liquide

C’est bon pour la consommation d’essence et  la libération de polluants !

L’exode urbain diminuerait car le besoin de respirer, de vivre tout simplement serait résolu.

On verrait beaucoup moins« se former de longues files de voitures, vers 17 heures, à la sortie de Pau, route de Bordeaux notamment. Voitures occupées par une seule personne»

«La voiture a un bel avenir devant elle» car elle est imposée par le lobby des entreprises polluantes, des constructeurs de voitures et des producteurs de pétrole.

La croissance des intérêts privés et du P.I.B. est prioritaire.

Total : le bénéfice net au premier trimestre bondit à 3,3 milliards de dollars grâce à la remontée des cours.

Des villes saines, oui, c’est possible !

«Sacrée ville la plus heureuse, Helsinki a le niveau de pollution le plus faible de toutes les villes (13,08/100). Elle fait aussi partie des dix villes qui enregistrent le moins d’heures de travail. Avec autant de paramètres au vert, Helsinki mérite bien sa 6e place».

«Connue pour être la ville la plus cyclable au monde, la capitale hollandaise arrive en tête du classement des villes offrant le mode de vie le plus sain. Amsterdam propose plus de 400 activités en plein air qui facilitent la pratique d’exercices physiques et le maintien d’une bonne santé et se classe au 5e rang des pays les plus heureux du monde. Sans oublier son taux d’obésité, à 20,4% seulement, soit le 6e taux le plus bas d’Europe. Pas si surprenant donc, qu’Amsterdam soit la première destination pour son cadre de vie.»

«En matière d’heures travaillées par an, Stockholm se classe en 4e position avec 1 452 heures de travail (30.25 heures par semaine) et permet un meilleur équilibre entre travail et vie personnelle. En prenant aussi en compte son faible niveau de pollution (20/100) et le niveau de bien-être global de ses citoyens (7/10), il est clair que Stockholm offre une qualité de vie exceptionnelle.»

Ce capitalisme à visage humain existe, il a été imposé par les citoyens.

«La nouvelle population a du mal à vivre les coutumes, les habitudes, les traditions rurales. Il en est ainsi de la chasse ou désormais de la course landaise»

*Choisir ceux qui ne veulent pas tuer les puces ou les moustiques, pour argumenter, est vraiment facile ; entre la corrida et la course landaise il y a un fossé rempli de sang et de souffrance.

*Brigitte Bardot confirme son soutien à Marine Le Pen, une référence pour une argumentation scientifique !!!!

*Les ruraux, qui étaient près de 20 000 à protester, à Mont-de-Marsan, défendaient avant tout le droit de continuer les chasses traditionnelles dont l’atteinte à la biodiversité complète la cruauté vis-vis d’êtres sensibles. Nos connaissances ont évolué et ne sont pas prises en compte. Se défendre en disant que ce n’est qu’un détail par rapport aux nuisances du système économique n’est pas recevable ;

Ce n’est pas parce qu’il y a un monceau de déchets sauvages qu’il faut en rajouter !

«Les citadins, souvent jeunes, choisissent l’exil à la campagne et cela est vrai aussi dans le Béarn. Les conséquences de cet éloignement des centres sont négatives

Des jeunes, en effet, s’exilent à la montagne et deviennent bergers, ou, dans les campagnes, pour faire de l’agriculture biologique ou de la permaculture. Il n’y a rien de négatif mais au contraire que du positif pour eux ; ils donnent du sens à leur travail, donc à leur vie, et pour la collectivité qui voit ses entreprises de tissus, de sandales…. de charcuteries, ses magasins de produits bio… se multiplier, donc moins de chômeurs et la production d’une qualité incomparable.

Le capitalisme n’a pas compris que son comportement lui retromberait un jour dessus, cela commence.

Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse.

Signé Georges Vallet

crédits photos:https://www.franceculture.fr

https://www.laculturegenerale.com/tant-va-la-cruche-a-leau-qua-fin-elle-brise-expression-definition-origine-signification/ | La culture générale

https://lepetitjournal.com › magazine › quelles-sont-les-vil..

l‘idéal urbain, cauchemar anthropologique | Les Echos

https://www.lesechos.fr› 2013 › mis à jour 6 nov.2019

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2 commentaires

  • « Les attaques ad hominem ne devraient pas avoir lieu sur ce site. C’est écrit dans la chartre qui a été adoptée que vous enfreignez ici lourdement.  »

    A aucun moment je n’ai indiqué votre nom, ce n’est donc pas « ad hominem.

    Si on ne peut plus évoquer des désaccords avec des thèses développées et le justifier, alors ce n’est plus « à chacun sa vérité »

    « je ne peux pas commenter plus avant le charabia de vos articles (?) que vous commettez. »

    Ce n’est sûrement pas une attaque ad hominem!

    « je ne les lis que très rarement »
    c’est votre droit!
    Quant à moi, tout ce qui est écrit par les rédacteurs m’intéresse et je participe car cela fait partie de l’intérêt d’Alternatives Pyrénées .

    SI mes textes ne sont pas conformes à la charte, que la direction me le fasse savoir!

  • Pierre-Michel Vidal

    Les attaques ad hominem ne devraient pas avoir lieu sur ce site. C’est écrit dans la chartre qui a été adoptée que vous enfreignez ici lourdement. La démagogie est en effet toujours payante: il y a un public pour ça. La mauvaise foi aussi. L’ironie gratuite est le signe d’une méchanceté profonde. Un siècle pour une science, qu’est-ce à côté de la longue histoire des mathématiques ou de la géométrie par exemple? L’anthropologie est donc bien une science récente (personne de sérieux ne le conteste d’ailleurs)… ce qui ne diminue en rien son intérêt.
    Je constate que maintenant vous vous référez à Brigitte Bardot et à Marine Le Pen c’est dire le niveau… Vous crachez aussi sur les 20 000 manifestants montois: ce sont pourtant vos concitoyens. Le racisme social que vous pratiquez sans cesse est écœurant.
    Sur le fond : Evidemment que le souhait de jeunes urbains d’aller vivre à la campagne est compréhensible. Mais il faut qu’ils y aillent avec une ouverture d’esprit nécessaire à une intégration harmonieuse; avec le respect que l’on doit aux personnes que l’on rejoint. Leur passé, c’est vrai par exemple pour les langues régionales, a beaucoup à leur apprendre. C’est un problème qui n’est pas nouveau et qui s’est posé avec les néo-ruraux après 68. Ce sont toujours les mêmes que l’on méprise : les gens simples, attachés à leurs traditions, à leurs habitudes. Sans doute vous situez-vous au-dessus d’eux… La voiture c’est par exemple, pour la majorité d’entre nous, un bien durement acquis. Il en est de même de la maison individuelle (horizontal). Nous y tenons…

    Bien sur tout le monde voudrait un monde meilleur mais personne ne croit que demain on rasera gratis. Et il est légitime de se demander qui paiera la facture. L’histoire nous a appris où se trouvaient les perdants de ces changements.

    Comme je ne comprends rien à vos prétendus arguments (?), je ne peux pas commenter plus avant le charabia de vos articles (?) que vous commettez. Je ne les lis que très rarement d’ailleurs. En fait de « brèves de comptoirs » -comme vous qualifiez aimablement le travail des autres- vous rappelez ces propos de bistrots où l’on enfile les perles. Ca ne fait pas avancer les choses mais ça défoule.

    Ceci dit en toute amitié bien sur, car après-tout pourquoi pas ?

    N’oubliez pas la chartre tout de même!

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