Des galaxies à la société et à nos molécules, tout change.

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La science actuelle s’emploie à approcher le plus possible le comment et le pourquoi de ces transformations. 

*Dernièrement on a lancé le télescope James-Webb, il va hausser notre connaissance des origines de l’univers.

*La pandémie nous permet d’avancer dans le fonctionnement interne de la cellule.

La perception de ces changements de l’infiniment grand à l’infirment petit va du très visible à l’invisible, à notre échelle de perception ; il faut alors faire appel à la technologie.

*Les évolutions visibles se situent dans tous les domaines, de l’aspect extérieur du corps humain (vieillissement) à la société, la politique, le mode de vie, l’environnement, le climat,….

*Notre corps compte quelque 100 000 milliards de cellules. Si on les mettait toutes bout à bout, on aurait un joli ruban de quelque 15 000 km de longueur. Il y a environ 250 types cellulaires différents, cellules du sang ou de la peau, cellules musculaires ou cardiaques, neurones et fibroblastes, etc. Vingt milliards de ces cellules meurent chaque jour. Elles sont bien évidemment remplacées. Près de 20 millions de cellules se divisent en deux cellules filles chaque seconde. Le terme «diviser» est d’ailleurs assez mal choisi puisqu’en biologie, «diviser» veut en fait dire «multiplier». Quand on dit qu’une cellule se divise, ce n’est pas une réduction puisqu’en fait, elle double.

Les cellules ont des durées de vie variables. Une cellule de peau  vit de 3 à 4 semaines avant d’être renouvelée. Un globule rouge vit lui quelque 120 jours. Une cellule de la rétine ne dépasse pas la dizaine de jours. Une cellule de foie ou de poumon vit de 400 à 500 jours tandis que les cellules tapissant la surface de l’intestin ne «tiennent» que 5 jours. Par contre, nous conservons nos neurones et nos cellules cardiaques toute notre vie, leur replacement est très lent et aléatoire, des recherches sont en cours. 

 Nous changeons de corps tous les quinze ans.

Une chose est certaine c’est que rien ne peut arrêter la dynamique énergétique du monde ; il n’est pas possible d’organiser des arrêts sur image sans provoquer des dégâts.

« Le monde déteste le changement, c’est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser. » Charles F. Kettering.

L’exemple, longuement discuté dernièrement, à propos du maintien ou non du sapin de Noël, en est une illustration concrète.

Il y a ceux qui ne veulent pas toucher à la tradition en la conservant  «quoi qu’il en coûte » ; parce qu’ils l’aiment.

Il y a ceux qui prétendent que cette position est dangereuse, car contraire à l’évolution de la vie, de la société.

Les sages prétendent :

« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge » Winston Churchill

Dans le domaine évoqué, la pérennisation nous prend à la gorge.

La conservation de la tradition débouche sur :

« Une société qui survit en créant des besoins artificiels pour produire efficacement des biens de consommation inutiles ne paraît pas susceptible de répondre à long terme aux défis posés par la dégradation de notre environnement » Pierre Joliot-Curie.

Conserver  le symbole du sapin de Noël, c’est programmer la rébellion de notre écosystème et l’effondrement sociétal.

En effet :

De nombreuses ressources sont mises en œuvre pour la culture en mode agricole du sapin de Noël. Le cycle de vie d’un sapin de taille moyenne est de 7 à 10 ans pour une utilisation malheureusement limitée à seulement quelques semaines. 

Les méthodes de culture, la coupe, le ramassage, et le transport ont un impact non négligeable sur l’environnement. En effet, les plantations engendrent une pollution des nappes phréatiques par les produits phytosanitaires, employés, et bien que des efforts considérables aient été concédés depuis dix ans par les producteurs qui utilisent cinq fois moins de pesticides qu’auparavant, le problème reste d’actualité. Une convention a été signée en 2003 entre l’Association française du sapin de Noël naturel et le Parc naturel régional du Morvan pour le développement environnemental de la filière. Toujours est-il que de nombreux producteurs pressés par les impératifs commerciaux entretiennent leurs plantations à grands renforts d’herbicides néfastes pour la qualités des eaux.

Les insecticides utilisés pour lutter contre les insectes et les acariens afin d’obtenir une plante parfaite, à la ramure idéale, ne sont pas non plus sans danger. Le diazinon, pesticide à large spectre nuisible pour la biodiversité, est un poison extrêmement dangereux pour les oiseaux, les poissons et les êtres humains ; en cas d’ingestion il peut même s’avérer mortel. Son lessivage lors des précipitations naturelles pose donc un problème car lui aussi s’infiltre dans la nappe phréatique.

La solution « sapin artificiel », n’en est pas plus une solution écologique. Les matériaux le composant étant souvent issus de l’industrie pétrochimique et l’impact du transport étant trop important car ils sont pour la plupart produits dans des pays asiatiques. Pour finir le recyclage est absent et ils finissent incinérés.

On est en droit de se poser la question : Pour le plaisir égoïste de certain, parce qu’ils les aiment, justifie-t-elle de tels résultats létaux ?

 Un peu de bon sens, il est urgent de changer d’avis !

 « Evoluer et changer de point de vue fait partie de la vie. Une personne qui reste toujours sur ses positions finira par avoir tort ». Gandhi.
signé Georges Vallet

credit photo : Centre des sciences de MontréalPourquoi les feuilles changent-elles de couleur à l’automne? | Centre des sciences de Montréal

On est en droit de se poser la question : Pour le plaisir égoïste de certain, par ce qu’ils les aiment, justifie-t-elle de tels r

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