L’important ce n’est plus la rose mais le rosier !

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« La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité. » Alfred de Musset.

«L’important, c’est la rose» est une chanson de Gilbert Bécaud qui date de 1967, pendant la période des trente glorieuses; elle représente donc une période de prospérité exceptionnelle, caractérisée par une forte croissance économique (5,9%), le PIB de la France en 1945 représente 40% de son PIB d’avant-guerre. C’est le plein-emploi, l’accroissement rapide du pouvoir d’achat et l’essor de la consommation de masse.

L’allusion à la rose vient donc du fait que pendant cette période, on pouvait parler de beauté, bienfaits, un environnement de parfums, de couleurs, de vie pour les insectes butineurs dans une nature qui ne posait pas encore trop de problèmes. C’est la période rêvée pour la société en général, l’objectif de nos dirigeants actuels, par leur politique, s’imaginent pouvoir la faire renaître. Mais l’histoire n’est jamais un éternel recommencement.

C’est une illusion, car elle se fane.

Ils ont oublié que :

«Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin» Malherbe.

La réalité, comme le disait Musset, est que maintenant, il reste les épines!

Le changement climatique, l’intégrité de la biosphère (fonctionnelle et génétique), l’acidification des océans, l’appauvrissement de la couche d’ozone, la pollution atmosphérique par des aérosols, les flux biogéochimiques (azote et phosphore), l’utilisation de l’eau douce, les changements d’utilisation des sols, et le rejet de nouveaux produits chimiques (notamment les métaux lourds, les matériaux radioactifs, les plastiques, et autres).

En 2009 a été publié le cadre des limites planétaires, qui décrivait ces neuf processus essentiels influencés par l’humanité, qui menacent la stabilité du système terrestre entier.

La création d’une Haute autorité aux limites planétaires – Wild …

https://www.wildlegal.eu › post › la-creation-d-une-haute

Le dernier Rapport sur l’état de l’environnement en France publié par le ministère de la transition écologique lui-même, énonce “qu’outre le fait de constituer un cadre d’analyse novateur, l’approche inédite des limites planétaires correspond à la nécessité d’actualiser les informations environnementales en offrant aux citoyens et aux décideurs une compréhension plus globale de la situation nationale”. Grâce à ce nouveau référentiel, le Ministère affirme que

«la France dépasse six des neuf limites planétaires : 

«émissions de CO2 trop élevées, érosion de la biodiversité, perturbation du cycle de l’azote et du phosphore, contribution à la déforestation mondiale, acidification des océans et surutilisation des ressources d’eau douce.

Aujourd’hui, il y en a une de plus : celle relative à la pollution chimique.

Les 6 limites planétaires dépassées par la France

https://www.goodplanet.info › Vidéos du jour › Biodiversité

La pollution chimique a globalement franchi le seuil de danger pour la stabilité des écosystèmes. Une quinzaine de chercheurs européens ont évalué, pour la première fois, la quantité d’«entités nouvelles» (plastiques, pesticides, solvants, polluants organiques persistants, etc.) introduites dans l’environnement par les activités humaines, leur persistance, ainsi que le rythme auquel elles sont produites et dispersées dans la nature. Leurs conclusions, publiées mi-janvier dans la revue Environmental Science&Technology, indiquent que «l’humanité opère actuellement en dehors des limites planétaires»,

Présidentielle : 1 400 chercheurs s’inquiètent de l’absence de …

https://www.france24.com › France 24 › France

Présidentielle 2022 : Des chercheurs demandent aux …

https://www.20minutes.fr › elections › 3227039-2022

Les pollutions sont multiples, certaines sont limitables à l’échelon local, d’autres sont observables sur la totalité de la surface du globe et ne peuvent l’être que par une volonté internationale. 

La pollution de l’air :

* Les gaz à effet de serre sont les principaux bourreaux de notre planète. Ces gaz, en plus de polluer la Terre, sont également à l’origine du réchauffement climatique que l’on observe dorénavant sur la totalité de la surface du globe.

*Les autres polluants atmosphériques, comme par exemple les particules fines, sont également très néfastes pour la planète. Elles vont détruire la couche d’ozone terrestre ce qui va laisser passer les rayons ultraviolets nocifs à travers l’atmosphère. Tous ces polluants vont petit à petit réduire la qualité de l’air et vont ainsi provoquer la perte de nombreux organismes vivants ainsi que le développement de diverses maladies cardiovasculaires.

La pollution du sol terrestre :

Cette pollution consiste à la contamination des sols par le rejet de produits chimiques directement dans le sol. Une fois rejetés dans le sol, ces produits viennent ensuite contaminer les cultures agroalimentaires (pesticides, engrais) qui sont ensuite ramassées et ingurgitées par l’homme.

La pollution de l’eau :

Elle peut provenir de la pollution industrielle (dégazage des bateaux en mers, rejets de produits chimiques), de la pollution par le biais de l’agriculture: produits chimiques qui viennent contaminer les nappes phréatiques, excès d’azote et algues vertes, de la pollution automobile (rejet d’huile ou carburant dans les cours d’eau) ou du non-traitement des eaux usées.

La pollution alimentaire :

La transformation des aliments consomme aussi beaucoup d’eau. Le transport essentiellement routier des denrées pollue l’air et émet des gaz à effet de serre, sans compter l’impact des importations par avion. … Sans oublier les déchets d’emballages alimentaires qu’il faut collecter, traiter, recycler ou incinérer. Ajoutons tous les additifs et les produits transformés de l’alimentation industrielle.

La pollution par les déchets nucléaires sont désormais de plus en plus visibles.

Ces déchets peuvent entrainer de graves conséquences sur notre environnement s’ils sont rejetés directement dans l’air ou dans le sol (par un mauvais traitement ou accident). Ils ont la particularité de rester très longtemps «actifs» dans l’environnement et d’être particulièrement mortels pour toute forme d’êtres vivants.

*de.fr › DébatsLe nucléaire est l’un des plus grands fléaux du XXIe siècle

*Le nucléaire est-il une solution pour le climat – Greenpeace …

https://www.greenpeace.fr › Faqs

25 janv. 2022 — Face à l’urgence climatique, l’énergie nucléaire est vantée comme une « solution » par certains, puisqu’il s’agit d’une énergie dite décarbonée, ce qu’elle n’est pas si on comptabilise tous les à cotés.

Les autres formes de pollution :

La pollution lumineuse, électromagnétique, visuelle, sonore ou encore spatiale. Bien que ces nouvelles formes de pollution (pour la majeure partie créée par l’Homme) soient assez récentes à l’échelle de l’humanité et moins présentes que celles citées précédemment, elles n’en restent pas moins dangereuses et problématiques. À terme, ces nouveaux types de pollution risquent d’être aussi nocifs que les pollutions plus classiques.

N’oublions pas les pollutions sociales.

Elles sont nombreuses et insidieuses, cela va de la pollution par tous les dires des hommes politiques, des médias, des réseaux sociaux, de la pub…

*inégalités sociales, première source de pollution ? – The …https://theconversation.com › les-inegalites-sociales-pre…

*Impact des inégalités sociales et de la pollution … – TEL – Thèses

https://tel.archives-ouvertes.fr › tel-01308518

*Apprenons à nous protéger des pollutions psychiques

https://www.lavie.fr › ma-vie › sens-et-sante › apprenons-…

*Pollution psychique et consommation

https://blogs.mediapart.fr › blog › pollution-psychique-…

La pollution numérique

https://www.greenpeace.fr › la-pollution-numerique

La pollution numérique désigne toutes les formes de pollution engendrées par le secteur informatique : effet de serre, contamination chimique, érosion de la biodiversité, production de déchets électroniques. 10% de l’électricité mondiale est consommée par le numérique. Le constat est sans appel ; le numérique représente 4% des émissions de GES dans le monde. Et ce chiffre risque de doubler d’ici à 2025. En France, le secteur numérique représente 2% des émissions de GES et pourrait atteindre les 7% d’ici 2040. La pollution au travail : chômage, management, asthme, équipements, sont aussi des sources de pollution comme, par exemple les imprimantes et photocopieurs qui sont la source de COV, d’ozone et de articules fines. N’oublions pas l’éclatement familial, la pollution par le transport pour se rendre au travail…

*Pollution de l’air au travail, facteur aggravant de l’asthme

https://meersens.com › pollution-de-lair-au-travail-facte…

L’air est 5 à 7 fois plus pollué que celui de l’extérieur et surtout sur notre lieu de travail.

Pour nos candidats qui sont dans le déni, la pollution est un mal nécessaire pour faire marcher l’économie donc inutile d’en parler.

Cachez cet environnement que je ne saurais voir.

Cachez ces vieux que je ne saurais voir.

 Ils évoquent la jeunesse, le pouvoir d’achat, les retraites, la réforme de l’Etat, la réindustrialisation, de l’Europe, l’immigration… la sécurité.

L’environnement est le degré zéro du débat, la politique de l’autruche donc.


Attention, si on se limite à ces seules considérations un proverbe arabe nous dit :

« Qui veux respirer le rosier devra respirer le fumier. »
 » Si la matière grise était plus rose, le monde aurait moins les idées noires. « Pierre Dac.

signé Georges Vallet

crédits photos : A quoi servent les épines du rosier ? – France Bleu

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2 commentaires

  • Vous oubliez dans votre descriptif , la pollution bactériologique, qui à mon point de vue va prendre de plus en plus d’ importance, quoi qu’ en pensent certains, qui veulent nous persuader qu’ ils maîtrisent la situation et que le savoir faire scientifique résoudra les problèmes. La pollution bactériologique provoquée accidentellement ou pas, n’ est que la résultante de toutes les autres pollutions, qui ne sont là que pour affaiblir les résistances du vivant. Chez l’ homme il y a le covid, chez le porc et les sangliers la peste, chez les volatiles la grippe aviaire, sans compter chez les bovins la terrible maladie de creutzfeld jacob, en n’ oubliant pas les maladies émergentes chez les poissons initialement liées à l’ écosystème, d’ une part la nodavirose chez les poissons sauvages et l’ herpèsvirose chez les poissons d’ élevages, sans compter tant d’ autres qui me sont inconnues.

    • Merci de réparer cet oubli et de compléter mon descriptif, vous avez tout à fait raison d’évoquer tous les exemples que vous citez.
      C’est inadmissible de ma part et je ne comprends pas pourquoi, surtout avec la pandémie que nous subissons et la grippe aviaire qui est hélas une redoutable pollution en ce moment.

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