Alertes rouges.

4.6
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Les interventions des candidats à la présidentielle sont affligeantes, ahurissantes, dramatiques ; ils évoluent dans un ancien monde. Ils ne veulent pas comprendre que nous changeons de civilisation. L’ancienne est forclose du fait de son autodestruction en cours par, ce qu’ils appellent, « les forces de progrès » ! Les alertes rouges se multiplient de partout : milieu de la santé, de l’immigration… virale, de l’économie, du travail, du climat, des prix des matières premières… Comme cela a toujours été le cas, volontairement, on intervient dans les conséquences et on veut ignorer les causes, pour des raisons politico-financières.  

Ce sont les vices du libéralisme.

Ainsi, on ne fait rien pour enrayer le changement climatique car ce serait

  mauvais pour le PIB,

par contre tout se met en branle pour réparer, les conséquences donc, comme les catastrophes au niveau des personnes, des biens (habitat…), de l’environnement (pont, berges des rivières, invasion par la mer..), car c’est


 bon pour le PIB.

« La crise mondiale actuelle n’est pas un épiphénomène dû à la rapacité des banquiers et autres financiers. Elle résulte des vices cachés de la pensée libérale, tant politique qu’économique, dès ses origines. Le néolibéralisme de ces trente dernières années ayant simplement aggravé les choses. Les fondements moraux, anthropologiques, culturels, sociologiques, économiques du libéralisme ont toujours reposé sur du sable, du vent et des larmes. C’est ce que la crise actuelle, qui est une crise de civilisation, est en train de prouver. » Causes de la crise : Jacques Langlois, 66 ans, ancien cadre supérieur à EDF/GDF, spécialisé dans les « richesses » humaines.

Au cours des débats et des multiples propositions émises, les avis sont partagés. Certains se posent des questions :

* »À quelles conditions l’écologie, au lieu d’être un ensemble de mouvements parmi d’autres, pourrait-elle organiser la politique autour d’elle ? Peut-elle aspirer à définir l’horizon politique comme l’ont fait, à d’autres périodes, le libéralisme, puis les socialismes, le néolibéralisme et enfin, plus récemment, les partis illibéraux ou néofascistes dont l’ascendant ne cesse de croître ? Peut-elle apprendre, de l’histoire sociale, comment émergent les nouveaux mouvements politiques et comment ils gagnent la lutte pour les idées, bien avant de pouvoir traduire leurs avancées dans des partis et des élections ? » Bruno Latour et Nikolaj Schultzj. Memo sur la nouvelle classe écologique, janvier 2022.

  • « Peut-elle apprendre de l’histoire sociale comment émergent les nouveaux mouvements politiques et comment ils gagnent la lutte pour les idées ? »Ils y répondent avec bien d’autres têtes couronnées de la sociologie, des intellectuels, du milieu scientifique, des écrivains… dans « éloge des mauvaises herbes ». Dans un monde où tout doit être normé, catalogué, mesuré, homogénéisé, s’y inventent de nouvelles formes de vies et de liberté. C’est un carré de mauvaises herbes dans un paysage artificialisé, calibré, et bétonné. Utopique ? Les évolutions conceptuelles, révolutionnaires, partent toutes de minorités considérées comme utopiques, pensons à la naissance du christianisme, aux différentes étapes de l’humanisation…
  • Où suis-je ? Bruno Latour. « L’expérience du confinement a été terrible aussi bien au niveau individuel qu’au niveau collectif. Les États, comme les individus, espèrent revenir aussi vite que possible au « monde d’avant» ! Mais il y a une autre façon de tirer les leçons de ces épreuves, en tous cas pour ceux que l’on pourrait appeler les terrestres. Ceux-là semblent commencer à saisir qu’ils ne se déconfineront pas, d’autant que la crise sanitaire s’encastre dans une autre crise autrement plus grave : celle de comprendre enfin où ils sont, dans quelle terre ils vont pouvoir enfin s’envelopper – à défaut de se développer ! Où suis-je ? fait assez logiquement suite au livre précédent Où atterrir : comment s’orienter en politique ?
    Une fois atterris, parfois violemment, il faut bien que les terrestres explorent le sol où ils vont désormais habiter. Comment les aider ? Tel est l’objet de cet essai. Après Face à Gaïa, ces deux livres dessinent de plus en plus précisément le Nouveau Régime Climatique».

     
Dernièrement, l’Organisation des Nations Unies a lancé une alerte rouge pour l’humanité.

  La crise climatique représente une alerte rouge pour l … https://www.un.org › press › sgsm20994.doc.htm

Climat : « Les enjeux n’ont jamais été aussi élevés

https://news.un.org › story › 2022/02


Pendant ce temps,

  • pour la vielle garde conservatrice, celle qui a peur du changement, le classement des problèmes déterminant pour l’élection sont : le pouvoir d’achat qui rafle la mise avec 48 % des réponses (contre 38 % en 2017). Cette fois, il devance d’une plus courte tête la sécurité, qui arrive en deuxième position (46 %) et la protection sociale (santé, retraites…). Après moi le déluge, l’hyper consommation, quelle que soit la qualité, est une addiction entretenue par notre économie. On en parle pas !
  • Pour les jeunes,  qui sont l’avenir de la France, le pouvoir d’achat (33%) et l’écologie (32%) sont les principales préoccupations des électeurs de moins de 30 ans, d’après un sondage Ipsos pour la FAGE, le principal syndicat étudiant.

+C’est normal, pour eux, ce n’est pas l’hyper consommation, c’est la consommation seulement ; plus d’un jeune sur deux a des difficultés à se procurer une alimentation saine et équilibrée, c’est 23% de plus par rapport à 2012. Payer son logement représente aussi une difficulté pour un jeune sur deux interrogé, en augmentation de 25% en dix ans.

+ Les sujets liés au climat et à l’environnement arrivent également parmi les grandes préoccupations. D’après ce sondage, plus de huit jeunes sur dix pensent que si les choses continuent sur le même rythme, les catastrophes écologiques vont se multiplier. Pour résoudre cette crise environnementale, il faut bousculer le système économique. La FAGE propose de former « 100% de la population aux enjeux de la transition écologique ».

Présidentielle : l’environnement et le pouvoir d’achat…

https://www.franceinter.fr › presidentielle-l-environnement

il y a 2 jours 
Au début de 20ème siècle, J-H Rosny aîné écrivait un roman préhistorico-philosophique qui fascina des générations d’adolescents »Le roman raconte une guerre entre deux tribus. La première s’est fait voler le feu par l’autre.

C’est sur la conquête du feu que  peut se résumer ce roman préhistorique, à l’aube de l’humanité.  La conquête du feu ? Nous en sommes toujours là ! On ne l’appelle plus le feu mais l’énergie qui se manifeste : *D’un côté, par la combustion des énergies  fossiles(véhicules, aéronautique, industrie, cimenteries..) les feux issus de la terre  * De l’autre, par leurs conséquences : Les feux sur la terre.

Les incendies sont un danger pour la vie sur la planète et ses habitants : inhalation de fumée, dégradation des sols et pollution de l’eau, destruction des habitats de nombreuses espèces. Sans oublier l’aggravation du réchauffement climatique, en raison de la destruction des forêts, cruciales pour absorber le carbone que nous émettons. Le constat est sans appel ; aucun plan sérieux n’est prévu; que fait-on pour assurer la dispersion rationnelle des gens lors d‘inondations jadis exceptionnelles, au niveau des grandes métropoles ?  

Pour Jean-Claude Lalonde, président de l’Anccli, « Il y a une non-préparation des Français à une crise nucléaire majeure « On ne comprend pas pourquoi, à l’image de ce qu’on fait depuis trente ans sur la sécurité routière en France, on ne mène pas des campagnes nationales », poursuit-il, rappelant que chaque Français habite à moins de 200 kilomètres d’une installation ; c’est inacceptable. »

Les Français pas assez préparés en cas d’accident nucléaire https://www.europe1.fr › societe › un-rapport-pointe-li…


Méga-feux : le monde n’est pas prêt à faire face à la…

https:www.linfodurable.fr> Environnement.


Depuis 2016, la série de rapports  Frontières du PNUE jette un coup de projecteur sur les problèmes environnementaux émergents. L’édition de cette année, intitulée  Bruits, flammes et décalages, se penche sur trois préoccupations : les paysages sonores urbains, les feux de forêt et les changements phénologiques.  

C’est la « Guerre du feu « !

signé : Georges Vallet

crédits photos:TwitterNations Unies (ONU) on Twitter: « « Si nous ne réduisons pas dès maintenant la pollution par le carbone, l’objectif de 1,5 degré sera rapidement hors de portée ». — @AntonioGuterres appelle à

TwitterNations Unies (ONU) on Twitter: « « Si nous ne réduisons pas dès maintenant la pollution par le carbone, l’objectif de 1,5 degré sera rapidement hors de portée ». — @AntonioGuterres appelle à

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