Le bonheur, vaste problème !

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«le bonheur est un état émotionnel agréable, équilibré et durable dans lequel se trouve quelqu’un qui estime être parvenu à la satisfaction de ses aspirations et désirs. Il perçoit alors sa propre situation de manière positive et ressent un sentiment de plénitude et de sécurité d’où le stress, l’inquiétude et le trouble sont absents. Il élimine la colère, l’égoïsme et la cupidité. Cette impression ressentie, indispensable à la survie des mammifères, est principalement le résultat de la production de sérotonine poussant l’individu à maintenir une situation qui lui est favorable ; le bonheur ne doit pas être confondu avec la sensation passagère de plaisir, issue principalement de la production de dopamine». d’après Wikipédia.

Le bonheur est le reflet d’un état d’homéostasie, de paix et d’harmonie, avec soi et la vie.

+Certains considèrent que le bonheur se trouve quelque part, à l’extérieur de nous, dans l’univers matériel. Le néolibéralisme, qui nous dirige depuis longtemps, affirme qu’il est une promesse de bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés ; un passage de juste rigueur est nécessaire, elle portera ses fruits dont tout le monde, sans exceptions, profitera…

Je suis sceptique !

Ce sentiment de plénitude et de sécurité où le stress, l’inquiétude, la colère, l’égoïsme, la cupidité, la rivalité, sont exclus du capitalisme consumériste sur-productiviste ; accordons-lui, à la rigueur, un plaisir addictif, très artificiel, superficiel et passager, qui demande toujours plus.

Ce fameux « bonheur néolibéral » qu’on nous promet depuis 30 ans, ça vient quand ?

Dans ce bonheur matériel revendiqué, on trouve un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté, des salariés pressés comme des citrons en permanence, des inégalités, des sans abri pour vivre, des guerres… Pendant ce temps, une fraction malhonnête de personnes trouve à s’enrichir en se contentant de siéger dans des conseils d’administration par exemple.

Il est vraiment délicat de percevoir les bienfaits de ces fameux « marchés » !


C’est quand le bonheur libéral ? | 365 mots

http://www.365mots.com › 2011/11 › cest-quand-le-bo…

+Il y a une autre conception et voie, ou voix, du bonheur; elle n’est pas en dehors de nous, dans le matériel, mais en nous, dans notre intime, notre sensualité.

«On quitte le mode mental et on passe en mode sensations qui vient de nos cinq sens et on découvre le plaisir naturel de ce ressenti.»

Ce bonheur, je l’ai connu de nombreuses fois quand :

* Il y a 50 ans, dans un village des Landes ; je vibrais en même temps que les murs de l’église quand, le dimanche, avant d’aller au bistrot du coin, le chœur grave des hommes retentissait.

*J’écoute les chœurs polyphoniques basques ou corses dans une église.

*A l’abbaye de Solesmes, retentissent les chants grégoriens.

* Dans les églises, les palais et les châteaux de Salzbourg,  j’ai des sueurs froides quand retentit une œuvre de Mozart.

Et, dans un autre domaine,

*Je suis en immersion dans les odeurs, les couleurs, les chants de la nature, du maquis et de la garrigue de Provence. Chacune à sa personnalité, son sol, son odeur, sa couleur, sa faune…, ses relations.

« La nature est un somptueux théâtre où chaque jour est un spectacle ». Monique Moreau

La garrigue pousse sur les sols calcaires, on y voit l’ajonc épineux, le genévrier cade, le romarin, le chêne kermès, le ciste cotonneux, la salsepareille, le thym, l’aphyllante de Montpellier….son peuple grouille, saute, stridule, rampe, se cache ou s’expose. Métamorphoses aux mille couleurs et mille et une pattes, ce monde est le royaume des insectes et autres invertébrés : scorpion languedocien, magicienne dentelée(saga pedo), l’empuse et les mantes, le pompile , la scolopendre…

Le maquis pousse sur des sols acides, c’est le domaine de l’arbousier, la bruyère arborescente, le calycotome, le myrte… des lézards, couleuvres, insectes et de nombreux oiseaux. La cigale chante tout l’été ; n’oublions pas la tortue d’Hermann en péril après les incendies… Et tout ce monde vit en interrelations et interactions, matérialisant la complexité de notre monde.

Intégrés dans ce monde, chacun de nous a ses ressentis personnels dans son intime et sa sensualité.

Le bonheur est sensuel ! – Santé – LeVif

https://www.levif.be › sante › article-normal-85379

Jean-Claude Guillebaud illustre cette plénitude dans son dernier article de Sud Ouest dimanche ; je ne peux m’empêcher de le donner.

«Un moment de parfait bonheur.

Guerre massacre à Marioupol, rendez-vous professionnels, conversations parisiennes avec une candidate à la présidentielle… je n’étais pas tellement joyeux !

Et puis, la chose m’est tombée dessus; le bonheur de vivre reprenait soudain possession de moi. Mais pas sous la forme d’une de ces rêveries consolatrices qu’il nous arrive à tous de connaître. C’était plus concret, plus sensuel. Les odeurs d’herbe mouillée pénétraient dans la voiture. De loin en loin, le paysage s’était tranformé en mon absence, c’est-à-dire en 2 jours.. Le printemps avait repris la main. Adieu chemins boueux! Au diable le «gras» glaiseux de l’hiver et surtout les matinées sans chants d’oiseaux!

On était aussi dans la douceur des couleurs, notamment l’échantillonnage de ces verts qui habillent les champs cultivés. De leur côté, les fleurs d’aubépine coiffaient les palisses de leur blanc mousseux. Deux jours plus tôt on ne les voyait pas. Miracle instantané des saisons. Dans les fossés qui bordent la départementale, j’apercevais les colonnes de jaune et de bleu que traçaient, en alternance, les coucous et les premières jacinthes sauvages. Enfin ! Il ne s’agissait plus de penser mais de sentir et de regarder, du mieux qu’on peut, quitte à rouler moins vite. C’était le moment, j’apercevais les pinsons et des merles encore attelés à la construction de leur nid. Les premières chauves-souris sortaient de leur coin d’ombre. Dans la côte, je venais même d’entrevoir une chouette effraie, «une dame blanche» dont les ornithologues nous apprennent qu’elle peuple tous les continents. Ses grands yeux, sa face ronde en forme de cœur et son vol fantomatique inquiétaient les enfants que nous étions.

Bref, toutes les pensées et les soucis de Paris se détachaient de moi. Ils me rendaient à cette vie gourmande qui, dans ce vilain temps du monde, devient un privilège. Pour s’en ressaisir, il faut lâcher prise et ne plus jouer à l’intellectuel. Faire cela, c’est affronter gaiement les étonnés et les moqueurs.

En réalité, je savoure comme un secret personnel cette chance qui m’est encore de retrouver le goût du bonheur un soir de mars.»

« La nature n’est pas seulement matière, elle est aussi esprit » Carl Gustav Jung.

signé Georges Vallet

crédits photos:https://citation-celebre.leparisien.fr/citations/11805.

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