La guerre en Ukraine, longue ou courte.

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Le Mardi 10 Mai la chaîne BFMTV a organisé une émission particulièrement longue et intéressante sur la guerre russo-ukrainienne. Un invité de marque était notre ministre J.Y. Le Drian. Tous les experts sont tombés d’accord pour dire que cette guerre serait longue, c’est-à-dire durerait de 3 à 5 ans. Le 14 Mai, S. Lvrov, Ministre des affaires étrangères russe a déclaré, à son tour, que l’Opération Militaire Spéciale (puisqu’il lui est interdit de prononcer le mot guerre) durerait plusieurs années. Le Président Zelenski, cette même semaine a estimé que la guerre serait terminée, au bénéfice de son pays avant la fin de l’année 2022.

Essayons de voir comment elle pourrait être courte, c’est à dire ne durer encore que 3 à 5 mois de plus.

D’abord, dans notre vingt-et-unième siècle, tout va plus vite qu’avant, y compris les guerres.

Ensuite, du point de vue des ukrainiens la guerre contre les séparatistes dure depuis l’année 2014, ce qui nous amène en 2022 à déjà 8 ans de guerre, donc les 5 ans des experts sont déjà passés.

Pour que la guerre soit longue il faudrait que Poutine ordonne la mobilisation générale. Pour cela il lui faudrait déclarer la guerre.

Or, V. Poutine ne va pas explicitement, déclarer la guerre à l’Ukraine pour deux raisons: ~ l’une formelle : il ne reconnaît pas l’Ukraine comme un pays.

~ l’autre pratique : il est difficile de mobiliser toute la Fédération de Russie.

Nous formons ici deux hypothèses exclusives qui toutes deux amènent à une guerre courte (3 à 5 mois de plus).

Hypothèse 1 La Russie empêche l’arrivée des armes de l’Occident.

Alors, malgré son courage, l’armée ukrainienne voit s’user progressivement son stock de chars, d’avions et de drones de combat. Les Russes continuent à raser les villes. Au bout de trois mois les ukrainiens, par la voix de leur Président préfèrent perdre définitivement la Crimée et le Donbass et renoncer à toute alliance plutôt que de voir leur capitale, Kiev, rasée. Ce dont les menace le Président russe.

Conclusion : On peux supposer, alors, que la guerre est courte à l’avantage de la Russie.

Hypothèse 2 La Russie ne peut empêcher l’arrivée des armes de l’Occident.

Le Président américain a prévu d’envoyer pour 20 Milliards de dollars d’armes à l’Ukraine donc, même si une partie est détruite une fois passée la frontière, il en restera assez pour décider du sort de la guerre. On se permet de supposer que :

D’abord, l’artillerie russe est détruite par les canons automoteurs français, 155 mm, capables de tirer 6 coups à la minute puis de se déplacer à 50 KM/h ce qui les met quasiment hors de portée de l’artillerie russe. Ces canons sont d’ailleurs aérotransportables et peuvent donc arriver très vite à la frontière.

Ensuite, les missiles américains Javelin portables à l’épaule d’un combattant, le combattant étant éventuellement porté par un char ukrainien, font des ravages dans les colonnes de chars russes. Les Javelin sont capables de percer le blindage du plus puissant des chars russes : le T-90. Et les drones « kamikazes » qui explosent au contact de leur cible offerts par la Turquie achèvent le travail de liquider les chars et les moyens de transport russes.

Ensuite, Les missiles Stinger sol-air à courte portée, volant à Mach3 et avec guidage vers leur cible à l’infra-rouge rendent le vol à basse altitude des avions russes particulièrement dangereux, donc ils ne peuvent plus bombarder.

Remarque : Il ne suffit pas d’avoir des armes, encore faut-il avoir des munitions à mettre dedans. Or, les Russes sont à court de munitions car ils en ont déjà tiré beaucoup et, avant la guerre, c’était l’Ukraine qui était leur principal fournisseur. Au contraire, les Occidentaux se préparent à fournir pas moins de 20 Millions de munitions en tout genres aux ukrainiens.

Enfin, les missiles anti-navires dotés de radars altimétriques, leur permettant de voler à quelques mètres au dessus des flots les rendant indétectables, avec une portée de 40 à 200 KM, vont agir avec une coopération Amérique-Ukraine. Les Américains, grâce aux satellites, repérant les coordonnées d’un navire russe et les fournissant aux ukrainiens qui les exploitent instantanément. La flotte russe de la Mer Noire doit se retirer loin des côtes et n’a plus aucune action sur la guerre au sol.

Conclusion : une guerre courte au bénéfice de l’Ukraine.

Kharkiv étant libérée à la mi-Mai, on peux supposer que, moins de 5 mois plus tard, tous les territoires ukrainiens occupés par l’armée russe seront libérés, y compris le Donbass, mais pas la Crimée. Le coût de l’Opération Militaire Spéciale apparaît exorbitant à V. Poutine, qui, pas fou du tout, mais réaliste, demande l’arrêt des combats et se contente du trapèze de la Crimée comme gain victorieux. Le réalisme russe rencontrant le réalisme ukrainien, la guerre s’arrête moins de 5 mois plus tard. La faim dans le monde est évitée.

Pau, le 15 Mai 2022

Jean-François de Lagausie

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