Les urgences du gouvernement !

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« La première ministre Elisabeth Borne a apporté son soutien samedi à la proposition du groupe LREM d’inscrire le droit à l’avortement dans la constitution française. Plus tôt samedi matin, la chef de file des députés LREM, Aurore Bergé, avait annoncé le dépôt d’une proposition de loi à cet effet, après la décision historique de la Cour suprême des États-Unis de révoquer le droit à l’IVG. La Nupes a également annoncé vouloir discuter lundi d’un projet de loi en ce sens». ( Le Figaro ).
 Franchement, est-ce la première préoccupation des français actuellement ? Certainement pas, mais il faut bien satisfaire quelques lobbies qui vont continuer à tenter d’imposer leurs idéologies minoritaires. Et tous ces bons esprits s’étonnent peut-être d’un taux d’abstention sans cesse croissant lors des consultations électorales.
Notre première ministre qui appuie une telle démarche fait montre d’une grande faiblesse mais sa démarche n’est sans doute pas innocente à un moment où elle va devoir aller mendier, oui mendier, des alliances même ponctuelles pour faire avancer la machine.
La constitution doit se limiter aux principes généraux régissant la vie des citoyens et l’organisation des institutions. Sinon la porte sera ouverte à n’importe quelle revendication.

Pierre Esposito

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5 commentaires

  • Ne prenons pas exemple sur les USA .la loi Veil sur le droit à l’avortement n’est remise en cause par personne. Arrêtons ces débats stériles

  • « Franchement, est-ce la première préoccupation des français actuellement ?  » C’est du Bayrou mot à mot répété ici, franchement bien plus proche là du RN que de LFI.

  • Pierre-Michel Vidal

    François Bayrou se singularise en se déclarant contre l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution. Ce n’est paradoxal qu’en apparence: il joue son va-tout pour le poste de premier ministre que Macron a confié à Mme Borne mais c’est aussi le signe, sur le fond, de sa nature profonde liée aux courants les plus conservateurs sur cette question. En ce sens il est très éloigné des positions de Simone Veil

  • En complément, il faut se souvenir qu’en 2018 un projet de loi visant à l’inscription du droit à l’IVG dans la constitution avait été déposé par LFI et, en 2019, le PS avait fait la même proposition. A chaque fois, le parti présidentiel LREM (devenu Renaissance) s’y était opposé. Et aujourd’hui, c’est ce même Renaissance (ex LREM) qui fait la même proposition.
    Alors comment interpréter cela sinon en considérant que la composition de l’Assemblée nationale qui ne dispose pas d’une majorité absolue, mais seulement relative cherche, en faisant ainsi des concessions, à obtenir des alliances. C’est la culture du compromis résultant d’une élection qui, sans être à la proportionnelle, en possède toutes les caractéristiques. A méditer !

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