« Nous tout ce qu’on veut c’est etre heureux »

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Les vacances voilà notre préoccupation. Les médias nous serinent avec les manœuvres de l’Assemblée Nationale : la nomination d’untel au perchoir, une motion de censure qui n’a pour objet que de faire un peu de chahut sans aucune chance d’aboutir, l’invective au nom des prétendus lendemains qui chantent… Tout cela ne nous intéresse pas. « Nous », les 52% des citoyennes et citoyens qui n’ont pas voté aux dernières élections, la majorité du pays, le peuple délaissé, ce cirque ne nous intéresse plus et nous ne sommes pas prêts de revenir, dans ces conditions, aux isoloirs.

Certes nous sommes attachés à la démocratie mais devant l’incapacité de nos hommes politiques à s’entendre sur l’essentiel, sur ce qui ne devrait pas faire débat entre gens de bon sens, devant le retour des procès de Moscou chez les héritiers de Jaurés et la prétention des battus à se présenter comme les gagnants avant aller faire leur tournée des popotes des pays sud-américain, ce continent délabré, nous haussons les épaules et fermons nos écoutilles aux clameurs de leurs chantres médiatiques…

Comme le disait si bien l’ami de Bizanos, Daniel Balavoine :

« Nous, tout ce qu’on veut c’est être heureux

Etre heureux avant qu’d’être vieux »    

Nous sommes donc partis sur les routes après la longue et pénible parenthèse du Covid, vers Pampelune, par exemple, ces fêtes qualifiées de « Folie » par la presse locale. Et bien non ! Le pèlerinage de San Firmin n’est pas une folie. Cela nous manquait de partir avec les copains du collège, de coucher dans la voiture, de boire plus que de raison (une fois en passant) et de se faire peur en se jouant la vie, calle Estafetta, face à la manade menaçante qui court à fond les bidons et accroche tout ce qui est à portée de ses cornes au passage. On vit comme Hemingway cet écrivain que nous a conseillé la prof de Français et qui nous a fait rêver ; on joue son existence à pile ou face sur les pavés de Navarre un instant ou, comme Ernest toujours, on joue à croire qu’on peut mourir (si je l’ai bien lu…). C’est une course qui nous éloigne du principe de précaution, nous écarte du politiquement correct, de la cancel culture et de toutes leurs prescriptions insupportables.

« Nous, tout ce qu’on veut c’est être heureux

Etre heureux avant qu’d’être vieux »    

Et ce qui nous importe c’est de savoir si les fêtes Bayonne, de Dax ou de Mont-de-Marsan auront toujours ce grain de folie ; ce côté borderline qu’elles avaient avant… (… le covid). Si aux fêtes de mon village on se retrouvera comme avant pour jouer au « croque’vache ». S’il y aura de la castagne après le bal et si on pourra emballer la jolie Magali. Se laissera-t-elle aller pour un baiser sur la bouche ? (Comme avant le covid ?) Et les frais matins, le visage rouge de tant d’excitations, y aura-t’il ces œufs au jambon sur la place communale, ou, comme dans les villages landais, ces tripes « aux pompiers » ou à la mairie après la nuit blanche au rythme des fanfares ? Va-t-on perdre ces traditions qui font le sel de notre terre ?   

« Nous, tout ce qu’on veut c’est être heureux

Etre heureux avant qu’d’être vieux »    

Et nous avons cherché une location sur la cote pour réunir la famille. Quelque chose de bien pour que les enfants soient contents. Les petits-enfants surtout. En fait, c’est nous qui sommes contents car nos forces déclinent nous sommes plus près de la fin que du début et nous ne l’ignorons pas. Les cris des gosses, les portes qui claquent, les disputes des couples ça nous rajeunit et ces moments nous sont précieux. Nous le savons : ils sont ultimes. Alors nous n’avons pas voulu mégoter : nous avons loué une grande villa, nous avons rempli le frigo de rosé et fait provision de foie gras. Tous cela nous a « couté un bras », ça n’est pas pris en compte dans le calcul de l’inflation  mais quand « on aime on compte pas ».

« Nous tout ce qu’on veut c’est être heureux !» et franchement des gesticulations politiciennes on s’en f…t.

Pierre-Michel Vidal

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Un commentaire

  • Bis, ter repetita… :

    « Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux » 😉 😉 😉
    (Jules Renard, écrivain : 1864 – 1910)

    « Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri » 😉 😉 😉
    (Citation de Jean de La Bruyère : 1645 – 1696 / « Les Caractères » ou « Les Mœurs de ce siècle », œuvre publiée pour la première fois en 1688 à Paris)

    Et une autre citation, que j’apprécie particulièrement avec le temps qui passe… :

    « Il est utile de penser quelquefois. Pour rester heureux, on ne doit pas trop penser 😉 😉 😉
    (Citation de Gustave Le Bon, médecin, anthropologue, psychologue social et sociologue français : 1841 – 1931)

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