Pas de problème  » vivons avec les canicules ! « 

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Il faut s’habituer à vivre avec les canicules, qu’il disait !, notre réconfortant ministre de la bonne santé.

Tout le monde n’est pas d’accord !

Malgré le risque environnementale, une dérogation a été demandée et acceptée pour trois centrales nucléaires.

Canicule : des dérogations pour autoriser les centrales … https://reporterre.net › Canicule-des-derogations-pour-a…

Il y a 3 jours – Canicul : des dérogations pour autoriser les centrales nucléaires à fonctionner ? … Durée de lecture : 2 minutes.

« La sécurité de l’approvisionnement électrique plutôt que la protection des poissons. C’est en substance ce qu’a choisi le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE en demandant à l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) d’autoriser le fonctionnement de trois centrales nucléaires même en cas de dépassement e la température réglementaires de rivières situées à proximité selon le media Montel. Cette décision intervient alors que la France traverse son pire épisode de canicule depuis 2003. Plus précisément, les trois centrales concernées – Goldfech (Tarn-et-Garonne), Blayais (Gironde) et Saint Alban (Isère) – pourraient continuer à fonctionner même si le seuil légal des 28° C de température de l’eau était dépassé en aval de leurs installations, a indiqué EDF dans un courriel mercredi 13 juillet. Cette dérogation exceptionnelle s’appliquerait jusqu’au 8 août. »

De toute manière, cette mesure limitée dans le temps sera insuffisante compte tenu de l’évolution du climat, de la multiplication des canicules, des sécheresses, du niveau d’étiage très bas. Il faudra bien, quoi qu’il en coûte, arrêter les centrales et se contenter des énergies renouvelables qui ont été sous subventionnées ou malheureusement du charbon !

Selon RTE, les canicules ont déjà provoqué des indisponibilités simultanées de réacteurs atteignant prés de 6 GW, soit environ 10 % de la capacité installée, et ce problème va s’accroître dans les années qui viennent.

La nature doit se plier à l’économie ; selon RTE, « il n’y a aucun risque concernant l’alimentation électrique des Français ; elle passe avant la limitation de la protection de l’environnement.

Pourtant, en France, il y a un peu plus de 100.000 kilomètres de lignes haute tension supportée par 260 000 pylônes, 4 000 postes sources, plus d’un million de kilomètres de lignes moyenne et basse tensions et des postes de transformation HT/BT dans tous les quartiers : presque 800 000 !

Avec une telle empreinte territoriale, il est évident que le réseau électrique est exposé à tous les risques climatiques qui peuvent se présenter : vent, givre, éclairs, températures extrêmes, et aux effets indirects : avalanches, glissements de terrain, inondations, chute d’arbres, vents violents ; d’autant plus que ces infrastructures sont majoritairement à l’air libre : la moitié seulement du réseau de distribution et une toute petite fraction du réseau de transport sont enterrés.

Actuellement, l’impact de la canicule et de la sécheresse qui durent, des feux, sur des milliers d’ha, est catastrophique ;  tout le réseau électrique est détruit et les dangers sont grands pour rétablir le courant. Actuellement, les feux de Gironde gagnent Les Landes, Hostens va être évacué, en attendant plus ; des moyens aériens sont demandés, des habitations, des vies humaines sont en jeu. 

Est-ce vraiment le moment de se pencher sur les vertus de la croissance, sur le pouvoir d’achat ou sur la nécessité de travailler plus longtemps ??

Les dérogations prévues pour quelques semaines, sont ridicules par rapport à l’étendue des problèmes ; nous serons obligés de passer par une réduction massive de la consommation ; attaquons-nous d’abord  au gaspillage d’électricité depuis les chaumières jusqu’aux bureaux, entreprises, industries… de construction des voitures électriques, vie nocturne…!

 Ensuite, il faudra vraiment, avec sérieux, compétence, réalisme… se pencher sur les avantages et dangers du nucléaire, sur les principes de prévention et de précaution. L’article de Paul Larreya sur « Pourquoi Total refuse-t-il de s’engager dans le nucléaire ?  » arrive à point pour monter que le sérieux, la compétence, le réalisme.. cela existe !
 L’environnement, cela commence à bien faire ! rappelez-vous ! C’est vrai, les canicules, les feux, l’agonie des agriculteurs et de bien des Français, les nombreux décès des personnes âgées….

Cela commence à bien faire !

En effet , les Français vont être rassurés, les grands magasins seront toujours allumés toute la nuit, Paris ville lumière ?, rien à craindre, pour les gros consommateurs aussi ;

Jusqu’à quand ?

Pendant ce temps«Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.» J.Chirac

signé : Georges Vallet

crédits photos : tps://www.google.fr/imgres?imgurl=https://citation-celebre.leparisien.fr/https://www.google.fr/imgres?imgurl=https://citation-celebre.leparisien.fr/

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4 commentaires

  • La police n’a pas reçu la consigne de verbaliser les « bons » électeurs, tout simplement.

  • Cerise sur le gâteau
    dernières nouvelles LCI.

    « 10.000 litres d’eau, c’est ce qui est prévu pour arroser les routes du Tour de France. Selon André Bancala, le « Monsieur route » du Tour de France, sur RMC, les organisateurs seraient contraints d’utiliser ce stock dans les prochains jours à cause des températures caniculaires. L’objectif est clair, faire redescendre la température de la chaussée en l’arrosant. Une technique utilisée lors de l’épreuve de vendredi, notamment dans la descente de la Côte de Saint-Romain-en-Gal. 2000 litres ont été aspergés.
    Avec cette eau, les organisateurs font tout pour éviter que le bitume transpire, et forme des plaques noires et collantes sur la chaussée. Des plaques noires, à l’origine de problèmes d’adhérence et donc dangereuses pour les coureurs.
    Des températures caniculaires qui inquiètent sérieusement. Mardi, pour la 16e étape du Tour, la chaleur pourrait battre des records. Comme le rapporte RMC Sport, les organisateurs du Tour pourraient faire appel aux pompiers. « Ils devraient donner un coup de main avec de l’eau brumisée à certains endroits pour tiédir le peloton, précise le spécialiste. C’est une idée qui circule pour limiter l’effet de chaleur. »

    Pour refroidir les routes pyrénéennes, de l’eau pourrait être utilisée. Le Tour dispose de véhicules transportant jusqu’à 10.000 litres d’eau, comme l’a confié le « Monsieur route » du Tour à l’AFP. Si on ne sait pas encore si l’intégralité du stock sera utilisée, cette possibilité ne manquera pas de faire polémique alors que de nombreux départements sont frappés par une sécheresse inédite. »

    Quel gaspillage d’eau alors que le 8 juillet 2022, 68 départements étaient concernés par des mesures de restriction des usages de l’eau!
    Les pompiers n’ont-il pas des missions plus urgentes en ce moment que de brumiser le peloton?
    Devant une telle situation , le respect des coureurs, des suiveurs, de la caravane…(et des routes!!!) imposait que l’on arrête la course jusqu’à la fin de cette période caniculaire; on a bien su faire quand la course a été arrêtée par des manifestants.

  •  » rien à craindre, pour les gros consommateurs aussi »
    Il est est de même pour les gros consommateurs de carburant. Les transporteurs routiers et aériens, eux d’ autant plus car aucune taxe sur le kérosène, le sont, les agriculteurs également, ainsi que les pêcheurs et peut être
    d’ autres branches d’ activité. Il serait plus utile de demander un effort moyen à tout le monde que de favoriser les gros consommateurs sans leur demander d’ effort, alors qu’ ils doivent représenter 80% de la consommation, mais
    80% des emplois . Ce sont les porteurs d’ emplois qu’ il faut aider, mais ceux là sont des petites et moyennes entreprises qui ne participent pas au renom du pays

  • Ce soir, 16 juillet 2022, au journal de 20 h 00 sur la 2, un reportage sur un groupe de jeunes qui sillonnent les rues de Paris pour, de façon acrobatique, éteindre les enseignes lumineuses restées allumées la nuit. Leur motivation est évidemment écologique. Ils soulignent que l’économie faite par le respect d’une interdiction datant de 2012, correspond à la consommation de 300 000 ménages.
    Le malheur est que les autorités ne répriment pas comme le prévoit la loi. Personnellement, je me souviens qu’après le premier choc pétrolier, dans les années 70, la police nationale verbalisait ceux qui laissaient allumées leurs enseignes commerciales.
    Pourquoi la police, qu’elle soit nationale ou municipale ne verbalise pas ? De la vertu de la répression…

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