Bientôt des cactus en Arctique !**

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La région arctique est la zone située autour du Pôle Nord, constituée essentiellement d’un océan entouré de terres. A l’extrême nord, l’Arctique est principalement couverte de neige et de glace, tandis que sa partie la plus au sud est couverte de forêts boréales. Entre les deux s’étend la toundra. L’Arctique abrite tout une série de plantes, d’animaux et d’humains particulièrement bien adaptés à survivre dans des conditions qui comptent parmi les plus extrêmes de la planète. Le réchauffement climatique, la pollution et l’utilisation croissante des ressources met toujours plus à mal les fragiles populations et écosystèmes de l’Arctique.

Le monde économique  ayant tout fait pour favoriser le réchauffement climatique afin de faire des profits, la température mondiale dont celle de l’Arctique s’élève actuellement très vite entrainant de nombreuses conséquences.

* L’Organisation météorologique mondiale a validé ce mardi le record de température de 38° C pour l’Arctique; l’OMM, une agence de l’ONU, sonne l’alarme sur les changements subis par notre climat.

 * Les glaciers, les banquises se réduisent comme peau de chagrin ;  on assiste à la fonte du pergélisol gelé en permanence sous le sol,  Au fur et à mesure que le pergélisol dégèle, du dioxyde de carbone, du méthane, et des microbes (virus), précédemment enfermés sous terre sont libérés. Ces gaz à effet de serre  vont provoquer un réchauffement et une décongélation supplémentaires de ce pergélisol, dans un cercle vicieux appelé rétroaction positive.

* D’ici 2100, la fonte des glaciers de l’Arctique aura contribué à elle seule à une augmentation du niveau des océans d’environ 5 cm. 

*Par contre, le réchauffement peut favoriser la croissance de la végétation, et par conséquent l’absorption du CO2.. 

La région arctique compte trois principaux types de végétation : déserts polaires au nord, forêts boréales au sud, et toundra entre les deux. L’augmentation des températures devrait favoriser l’expansion vers le nord de la forêt boréale aux dépens de la toundra, et de la toundra aux dépens du désert polaire.

L’expansion de la forêt devrait accentuer le réchauffement climatique, étant donné que les nouvelles zones boisées sont plus sombres que la toundra qu’elles remplacent, et qu’elles absorbent dès lors davantage d’énergie solaire. Cependant, cela pourrait être en partie compensé par le fait qu’elles absorbent également plus de carbone atmosphérique.

Suite au réchauffement, des proliférations d’insectes peupleront les larges zones forestières. La plupart des scénarios prévoient davantage de feux de forêts, et ce, dans tous les écosystèmes. 

*Les températures plus élevées font également fondre la glace terrestre dans l’Arctique à un rythme plus rapide, ce qui entraîne un ruissellement plus important dans l’océan où elle contribue à l’élévation du niveau de la mer.

 *La part des rayonnements solaires qui sont renvoyés vers l’atmosphère par réflexion, l’albedo, diminue à mesure que la neige et la glace fondent, provoquant un réchauffement plus intense de la surface.

*Le changement climatique influencera l’accès aux ressources naturelles comme les baleines, les phoques, les oiseaux et les poissons. De nombreux animaux arctiques, comme les ours polaires, les phoques et les oiseaux de mer, doivent leur survie à la productivité biologique de la mer et à la présence de la banquise, lesquelles dépendent fortement des conditions climatiques.

*Une diminution de certains types de végétation auront une incidence sur les animaux qui s’en nourrissent (comme les lemmings et les rennes). A leur tour, les prédateurs comme les renards, ou les oiseaux de proie ainsi que les communautés humaines ,qui dépendent de ces animaux, pâtiront de cette diminution. 

*Les niveaux élevés du rayonnement ultraviolet lié aux fluctuations de la couche d’ozone auront des répercussions néfastes sur les humains, les animaux et la flore.

*En raison du changement climatique , les nombreuses communautés indigènes dont la culture et les activités sont modelées par l’environnement arctique se retrouvent confrontées à de nouveaux défis ; en plus de ceux posés par leurs conditions sociales, économiques et politiques actuelles, le temps leur devient incertain et ils pâtissent des changements au niveau de la neige et de la banquise. De plus, comme dans d’autres régions du monde, l’arrivée de populations d’une autre civilisation, ici, les européens, américains du nord ou asiatiques,  a déclenché des maladies contre lesquelles ils n’étaient pas immunisés.

Par exemple, si l’on se limite aux Inuits, habitants autochtones de l’Arctique nord-américain, du détroit de Béring à l’est du Groenland, un territoire de plus de 6000 kilomètres, on trouve  le commentaire suivant :

Le peuple inuit – Centre de santé – Inuulitisivik

https://www.inuulitsivik.ca › activites-et-culture › le-pe…

« En plus des biens manufacturés, les baleiniers ont apporté des maladies infectieuses. Les Inuits ne possédaient aucune immunité naturelle contre ces maladies et des centaines, voire des milliers, sont morts. La population des Inuits de l’Arctique de l’Ouest canadien (appelée Inuvialuit) est tombé d’approximativement 2000 à 2500 personnes en 1850, à 150 personnes en 1910. »

Passons sur les autres maladies comme la tuberculose, la blennorragie, la syphilis, la grippe…

L’arrivée des populations d’autres civilisations, parlons en.

L’Arctique attise les convoitises des entreprises de production d’énergies carbonées. Elle renfermerait 13% des ressources mondiales non découvertes de pétrole et 30 % de celles de gaz naturel.

 L’allongement des saisons d’eaux libres et la mondialisation provoquent l’augmentation du nombre de voies navigables de l’Arctique s’ouvrant au transport commercial. Or, le passage des navires fait peser plusieurs menaces : naufrages, déversements d’hydrocarbures, introduction d’espèces non indigènes etc. Par ailleurs, les grands navires ne disposent généralement pas des protections et de plans d’urgence adéquats, les régions éloignées de l’Arctique n’ayant pas la capacité d’assister les navires en détresse. Le trafic maritime dans le détroit de Béring est susceptible d’augmenter régulièrement dans les années à venir, à mesure que l’industrialisation se développe dans les eaux de l’Arctique, de la Russie et de l’Alaska.

Plusieurs activités économiques sont établies en Arctique ou à la périphérie du cercle polaire : la pêche, l’exploitation forestière, l’exploitation minière (pétrole, gaz, minéraux)

La raréfaction, à l’échelle mondiale, des énergies fossiles combinées au réchauffement climatique, facilite désormais la navigation et font de l’Arctique un espace très convoité pour ses nombreuses ressources. La richesse du sous-sol du pôle Nord provoque des tensions entre les États riverains qui cherchent à s’approprier ce formidable potentiel.

Encore un exemple où l’homme est une arme de destruction massive.

 iI détruit toutes les ressources environnementales au détriment de l’humain, de la faune et de la flore pour des profits financiers de quelques uns. Le régime politique qui sévit partout dans le monde est responsable de cette délinquance environnementale généralisée.

Yelch nous prévient :  » avec la chaleur, les premiers touristes vont arriver « , le mal va s’ajouter au reste !  

signé Georges Vallet

crédits photos : https://www.letelegramme.fr/france/canicule-l-attenuation-se-profile-07-08-2018-12046538.php

** Opuntia fragilis pousse jusqu’au  58º de latitude Nord, soit à moins de 8º du cercle polaire arctique. Certaines populations sont exposées à des extrêmes de températures allant de -50 à 50 °C 

https://www.letelegramme.fr/france/canicule-l-attenuation-se-profile-07-08-2018-12046538.php

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2 commentaires

  • « Avant l’arrivée des « Blancs » si mauvais d’après vous, ils vivaient dans des igloos; Maintenant ils vivent dans des maisons avec machines à laver le linge, machines à laver la vaisselle, télévision, éclairage électrique »

    Croyez-vous que ce soit vraiment un progrès; ils vivaient dans leur igloo sans aucun besoin de ce genre, sans toutes ces dépenses, ces impôts…

    Concernant la culture, un missionnaire leur a inventé un code écrit »
    Leur code oral leur suffisait pour échanger.

    Vouloir introduire le mode de vie occidental et en plus considérer que c’est un progrès, c’est remplacer la liberté d’une culture nonpolluée par la contrainte du consumérisme addictif.

  • Jean-François de Lagausie

    Les Inuits
    Admettons que leur population soit tombée à 150 personnes en 1910. Quand j’ai fait un voyage en Terre de Baffin en 1995, en baie de Frobisher j’en ai vu une bonne centaine;
    Avant l’arrivée des « Blancs » si mauvais d’après vous, ils vivaient dans des igloos; Maintenant ils vivent dans des maisons avec machines à laver le linge, machines à laver la vaisselle, télévision, éclairage électrique.
    Concernant la culture, un missionnaire leur a inventé un code écrit, encore enseigné à l’école et utilisé par le journal local; ce fait perdurer leur culture. ** »voyage en terre de Baffin » A.P. 1995

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