Un peu d’amour et d’élan aux Pays de l’Adour et des Landes

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La rentrée est le temps pendant lequel on prend de nouvelles décisions : mieux vivre, prendre soin de son corps, faire plus attention aux autres et à la planète. Mais on ne sait pas toujours vers quoi se diriger. Il existe pourtant des associations qui se destinent à de telles intentions. Car seul, on n’est pas sûr de persévérer ni de bien faire. Il faut donc une meilleure information.

Après les graves incendies de cet été, il faudrait sans doute pratiquer un débroussaillage dans les forêts ou les espaces qui pourraient être touchés à l’avenir. De plus, une telle tâche pourrait être accomplie par des jeunes et leur servir de modèle de civisme, voire leur procurer des sorties aérées.

Débarrasser les surfaces incendiées des restes qui ne sont pas totalement carbonisés requiert des avis compétents au préalable. Mais cela prémunirait vraisemblablement de colonisations d’insectes destructeurs et permettrait peut-être la récupération de bois pour en faire des matériaux de chauffage dans des poêles ou des brûleurs adaptés à ce type de granulés ou de débris. Les possesseurs de chaudières à gaz ou au fioul souhaitant se reconvertir, au moins partiellement, seraient heureux de trouver cette possibilité le prochain hiver. Regardons autour de nous lors de nos balades : nos forêts regorgent de bois morts qui pourrissent.

Replanter demandera de la main d’œuvre. Mais au préalable, il faudra des avis compétents. Mais voir nos paysages se reverdir réchauffera nos cœurs le moment venu.

Nettoyer nos sentiers et nos bords de route s’imposerait dans bien des lieux souillés par des papiers, des plastiques ou des conserves. Que ces détritus ne se retrouvent pas dans les rivières puis les océans s’impose. Il faut des initiatives, pas seulement des décisions des édiles.

Enfin et surtout il nous faut penser à celles et ceux qui souffrent. D’isolement, de perte de la santé minimale, de leur exil. Il reste dans ce pays des réserves de compassion, notamment à l’égard des réfugiés d’Ukraine. Il est toute une panoplie d’aides que l’on peut leur apporter. Une aide matérielle, mais aussi morale. Ne serait-ce que pour leur adaptation, leur possibilité de communiquer, d’apprendre, d’apprécier. Pour prendre un exemple, les associations de montagne pourraient accueillir de tels réfugiés pour des randonnées de découverte et leur fournir les assurances, les chaussures et les vêtements nécessaires. Mais aussi leur permettre d’avoir des liens avec nous.

Cela s’appelle la fraternité et c’est aux frontons de nos mairies !

Paul Itaulog

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5 commentaires

  • Jean-François de Lagausie

    Tout le monde parle défricher la forêt, à juste titre.
    Tout le monde est pour la dite biodiversité.
    Personne ne voit la contradiction.
    Me trompe-je?

  • Je renvoie aux articles de Georges Vallet « L’ordre des choses » et Paul Larreya « Compétence » pour des correctifs sur cette chronique. Mais la pandémie du covid a montré que les avis des experts divergent parfois. Mon article n’était qu’un reflet de l’opinion, probablement naif. Mais l’opinion compte, même si parfois elle va dans le mauvais sens, comme l’Histoire le montre.
    Quant aux propriétaires privés, ils peuvent réfléchir, s’informer, penser aux risques qui peuvent se perpétuer, et prendre des mesures appropriées.
    Sans vouloir argumenter, j’ajoute que les forêts ont pu être atteintes de différents degrés de combustion et qu’il y a bien d’autres insectes que les scolytes pouvant s’attaquer aux végétaux fragilisés.

    • Tout à fait d’accord, d’ailleurs il n’y a pas que des insectes mais d’autres animaux comme les pics, beaucoup d’atteintes mycosiques aussi.
      Pour une vision plus écologique, Il serait quand même intéressant de consulter Naturalité N°23 novembre 2021, la lettre de forêts sauvages.
      

  • Pierre-Michel Vidal

    Très bien la nécessaire fraternité car la crise comme vous le montrez parfaitement est morale pour une part.
    Un point de détail néanmoins les forêts landaises sont privées pour la plupart et les propriétaires (qui ne sont pas assurés dans leur majorité) devraient assumer la responsabilité et pour une part le coût de cet entretien négligé ces dernières années. Il n’y a pas eu d’incendies dans les forets gérées par l’ONF, si contesté pourtant… Car évidemment la question de la rentabilité ne s’y pose pas de la même manière.

    • Il n’y a pas eu d’incendies dans les forets gérées par l’ONF ….
      Une différence toutefois les forêts privées sont soumises à l’ offre et la demande du marché, qui par ricochet est mondialisé. Les forêts gérées par l’ ONF ont derrière elles la puissance de l’ Etat, surtout pour l’ entretien.
      Ce qui est paradoxal dans ce marché mondialisé, c’ est un Etat en l’ occurence la Russie, qui met sur le marché mondial du bois à prix défiant toute concurrence, notamment sur le marché Européen pour concurrencer la forêt française, qui est elle même gérée en grande partie par l état français. Ce qui a pour conséquence que les propriétaires privés français doivent s’ aligner sur ces prix là, avec pour conséquence directe le mauvais entretient des forêt privées. Il faut bien rogner sur quelque chose pour arriver à s’ en sortir donc on recherche le poste le plus porteur: L’ entretien.
      Pour aller au final de la démarche la forêt landaise a été, ni plus ni moins, que la victime de deux états aux modèles de gestion étatique loin du réalisme. Dans l’ intérêt de tout le monde, il serait plus que temps que cette guerre des coûts cesse et que l’ on revienne à la réalité des coûts en y intégrant les coûts environnementaux.
      Ce qui est particulièrement vrai pour la Russie qui hypothèque son patrimoine.

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