Quelles compétences biologiques ont les chasseurs pour réguler ?

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L’aptitude à  gérer la faune, passe obligatoirement par la connaissance du comportement animal dans toute sa complexité. L’éthologie correspond à la branche de la biologie qui sSTLS ‘intéresse à ce comportement animal et au comportement humain. Entre autres, elle étudie les relations intra-spécifiques ou inter-spécifiques en passant par l’évaluation de l’intelligence. Cette discipline  a transformé la vision que l’on  avait de l’animal.

Elle est le passage obligé pour comprendre et agir sur les grands débordements actuels. 

Parmi les éthologues du passé  citons Charles Darwin, Ivan Pavlov et plus près de nous Karl von Frisch, Konrad Lorenz et surtout Nikolaas Tinbergen qui ont reçu le prix Nobel. Leurs découvertes portaient sur l’organisation et l’incitation des comportements individuels et sociaux ». En France, en ce qui concerne l’humain, l’une des principales figures de l’éthologie est Borys Cyrulnik.

Définition | Éthologie | Futura Planète https://www.futura-sciences.com › Planète › Définitions


La grande illusion des chasseurs, qu’ils défendent bec et ongles, est de s’imaginer qu’ils sont les seuls à avoir la formation et la compétence nécessaires pour assurer la régulation de la faune ;  ils ont d’ailleurs reçu une confirmation car, depuis longtemps, le gouvernement les avaient chargés de cette mission. Depuis le 1er janvier 2020, l’Agence française pour la biodiversité et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage sont regroupés au sein du nouvel Office français de la biodiversité qui reprend les missions des deux établissements fusionnés. 

*Cela pose le problème de la formation, de la qualification, donc de la justification que le personnel a la connaissance biologique et scientifique suffisante des animaux et surtout de leur intégration équilibrée dans les écosystèmes. Ethologues, ils ne le sont pas,  ce sont les simples exécutants d’une structure administrative au service d’une politique qui ne connait pas la qualité mais la quantité! Le schéma de pensée est simple, simpliste plutôt ; trop de sangliers, on fait la battue et on nourrit les autres! L’agrainage favorise leur multiplication.

OFB recrutement : quelles sont les compétences requises … https://poledoc.fr › ofb-recrutement

  « Pour postuler à l’offre d’emploi  OFB recrutement, il serait avantageux que vous ayez au moins :

  • Une formation (initiale ou continue) dans le domaine de l’environnement ;
  • Une expérience professionnelle en termes de mission à vocation environnementale ;
  • Une expérience professionnelle acquise à la police ou tous métiers impliquant le port d’un uniforme. »

Un peu juste n’est-il pas !

En effet, il faut être capable de comprendre le pourquoi de la prolifération de certaines espèces comme les sangliers, les ragondins, les rongeurs, les parasites…et la disparition de beaucoup d’autres.

On en est loin !

surtout avec les scandales qui en découlent de la part des chasseurs eux-mêmes.

La chasse au sanglier : histoire d’une escroquerie nationalehttps://blog.defi-ecologique.com › chasse-au-sanglie
Pour eux, l’arrêt de la chasse serait une catastrophe. Que se passerait-il si l’on arrêtait de chasser en France ?

http://www.slate.fr › Société

Qu’arriverait-t-il si la chasse s’arrêtait subitement en France ? Selon Willy Schraen, forêts et campagnes seraient submergés par le gibier, au risque de dérégler les écosystèmes : «Nous ferions face à une surpopulation de lapins de Garenne, de faisans, de pigeons. On imagine les cervidés, et leurs impacts sur les arbres en forêt… Aujourd’hui nous sommes déjà obligés de prendre des arrêtés préfectoraux pour gérer d’autres espèces à problèmes que les sangliers.  C’est vrai si on suit l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, mais

absolument pas !

si on suit « l’ordre des choses » c’est-à-dire si on s’en tient à l’évolution naturelle du milieu et non à l’évolution catastrophique imposée par les chasseurs, bien des agriculteurs, et les soutiens, au sein même du gouvernement.
Les « grands sauveurs »autoproclamés, des équilibres sont complètement dans le déni, c’est la méconnaissance, volontaire je suppose, de la régulation naturelle qu’ils devraient pratiquer.  » Leur régulation  » est contre nature, ils ne font qu’accentuer les déséquilibres. qu’ils veulent combattre ! Bien des mesures prises ont contribué  à ce grand déséquilibre actuel.

+ Le non respect des chaînes alimentaires par suppression ou diminution de certains maillons nécessaires à l’alimentation des animaux du rang supérieur ; par exemple le manque de plantes, d’herbe, du fait de l’agriculture intensive, des herbicides, empêche le développement des espèces herbivores ce qui retenti sur les espèces carnivores.  

+Le non respect des équilibres mangeurs/mangés, prédateurs/proies. Si on détruit les mangeurs comme les «supposés nuisibles », les mangés prolifèrent, rongeurs, ragondins… L’équilibre proies-prédateurs est un système naturel d’équilibre dynamique dans lequel les populations de proies et de prédateurs d’un écosystème se régulent d’elles-mêmes par les processus de sélection naturelle. Cet équilibre,  est mis à mal par l’Homme, d’où la prolifération intempestive de proies. La multiplication des proies potentielles par l’homme, les brebis, provoque logiquement la multiplication des prédateurs, ours et loup !

Définition | Équilibre proies-prédateurs | Futura Planète https://www.futura-sciences.com › Planète › Définitions  

+ On s’efforce de détruire les soi-disant nuisibles, les mangeurs; ne nous étonnons pas alors que les mangés prolifèrent, rongeurs, ragondins…. Très utiles, ces  espèces, renard entre autres, se préoccupent sans problèmes de consommer les lapins de garenne, faisans, pigeons et….Les renards comptent parmi les prédateurs qui régulent les populations de rongeurs, tout comme les oiseaux de proie, et évitent ainsi l’émergence de certaines épidémies en se nourrissant des animaux malades. © Veronika Ronkos, Wikipédia, CC by-sa 3.0. Quant aux cervidés, ce sont des espèces introduites sans réfléchir.

Chaque renard participe à l’élimination de 3000 à 8000 rongeurs par an comme le campagnolresponsable, selon certaines études de 40% des pertes dans les récoltes. Ils participent également par la même occasion à la régulation des populations de tiques. Moins de rongeurs, moins de tiques, donc moins de transmission des maladies qu’elles portent !  

Les rats à Paris dévorent 800 tonnes d’ordures par jour ! Ramené à leur population parisienne, cela revient environ à environ 292 000 tonnes par an. Dans une société qui a encore beaucoup de mal à gérer ses déchets, ils sont donc très importants. La liste des bienfaits de ces « nuisibles » est donc aussi longue que celle des défauts que l’homme leur donne.

+La disparition des vraies forêts par la sylviculture de peupliers, pins, sapins ou épicéas fait perdre toute la richesse et le dynamisme des forêts ancestrales toutes en équilibre !

+L’utilisation massive des insecticides, herbicides tuent les plantes alimentaires de certains animaux et les insectes pollinisateurs.  Chute dramatique des récoltes !

+L’extension de la culture industrielle assèche et stérilise des espaces sauvages, il détruit la flore et la faune de surface et de profondeur.  *Au niveau des sols et des fossés, les animaux qui peuplent les lieux humides ne trouvent plus leur nourriture. 

*Les vers de terre ont disparu or ils sont non seulement indispensables à l’aération et au  brassage des sols mais ils sont aussi la nourriture d’un nombre considérable d’espèces comme les serpents, des oiseaux (La Chouette chevêche), les taupes, les crapauds, les hérissons ; même les renards mangent des vers de terre. Les coléoptères, les sangsues, les limaces, entre autres, sont aussi leurs prédateurs.

+La disparition des haies, zone de nidification, de refuge, de  vie aux insectes ennemis des parasites des cultures favorise la prolifération des parasites à combattre.

+L’assèchement des zones humides entraîne la disparition de la riche flore et faune des marais, des protozoaires aux grands échassiers.

Tout cela détruit complètement les équilibres des écosystèmes et contribue à la chute de la biodiversité.

Petit détail d’actualité. Si on est harcelé actuellement par les moustiques il y a naturellement la hausse des températures mais aussi la disparition, en agglomération surtout, des chauves-souris ; elles ne trouvent  pas à se loger dans l’habitat moderne et  sont perturbées par la lumière artificielle intense et continue. On note aussi la raréfaction des hirondelles, des libellules, et,  aux bords de rivières et des eaux stagnantes, des larves de libellules, des insectes comme le dytique, des grenouilles et de certains poissons ; le bien connu poisson rouge de votre petit bassin et les lézards du rebord de votre fenêtre sont des consommateurs redoutables de moustiques. Dans la maison propre il n’y a plus de toiles d’araignées et pourtant !
Régulez, régulez, qu’ils disaient, ce n’est donc pas  aussi simple que les chasseurs le prétendent, c’est l’exemple idéal d’une gestion de la complexité dont l’émergence est souvent imprévisible.
Finalement, j’arrête, c’est trop compliqué ; pour simplifier je ne vois pas d’autres solutions  que de confier à Obelix la  lutte contre la prolifération des sangliers.

signé Georges Vallet

crédits photos : Blagues et DessinsLa population de sanglier doit être régulée – Blagues et Dessins

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14 commentaires

  • Quoi qu’ on en pense le  » Quoi qu’ il en coûte » continue de plus belle.
    Nos amis chasseurs n’ ont pas de souci à se faire concernant leur avenir.

    INFO LA DEPECHE. Chasse : dégâts causés par le gibier, nouvelles munitions… les nouveaux cadeaux d’Emmanuel Macron aux chasseurs

    Willy Schraen et Thierry Cabanes ont été reçus pendant 1h40 par le président Macron, lundi après-midi, pour parler de l’avenir de la chasse. Willy Schraen et Thierry Cabanes ont été reçus pendant 1h40 par le président Macron, lundi après-midi, pour parler de l’avenir de la chasse.

    Chasse – Pêche, Tarn-et-Garonne, Politique
    Publié le 27/09/2022 à 12:33 , mis à jour à 17:13
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    l’essentiel Secrétaire national de la fédération de chasse, le Tarn-et-Garonnais Thierry Cabanes accompagnait le président de la FNC Willy Schraen lundi après-midi au palais de l’Elysée. Pendant 1h40, les deux hommes ont échangé avec Emmanuel Macron sur l’avenir de la chasse et les sujets qui préoccupent les chasseurs. Le coût des dégâts occasionnés par le gibier dans les cultures, l’interdiction des cartouches au plomb à proximité des zones humides et la « chasse-bashing » ont été au cœur de cet échange.
    « C’est un honneur d’avoir été reçu par le président de la République dans son bureau et d’avoir pu échanger librement avec lui sur tous les sujets qui concernent l’avenir de la chasse. » Thierry Cabanes, président de la fédération de chasse de Tarn-et-Garonne, était à l’Elysée lundi après-midi. C’est en sa qualité de secrétaire national de la fédération nationale que le Quercynois a été convié, avec le président de la FNC Willy Schraen, à cette entrevue avec le président de la République et un de ses conseillers. « Initialement, cette rencontre fixée à 16 heures devait durer entre 45 minutes et 1 heure mais finalement, nous sommes restés 1h40 avec le Président à discuter de l’avenir de la chasse dans les 4 ou 5 prochaines années. »

    Une échéance qui correspond à la durée du second mandat d’Emmanuel Macron. Justement, Thierry Cabanes a trouvé un chef de l’Etat « tout à fait à notre écoute et animé d’une volonté d’agir et d’avancer rapidement sur les dossiers qui concernent la chasse ».

    Un plan de résilience pour éviter que la facture des dégâts du gibier n’explose

    Un des dossiers chauds du moment, dont il a beaucoup été question dans les congrès des fédérations départementales de chasse, concerne les dégâts occasionnés par le gibier (essentiellement les sangliers et les chevreuils) dans les cultures. On sait que ce sont les fédérations de chasse qui indemnisent les agriculteurs pour ces dégâts. En Tarn-et-Garonne, par exemple, cela représente chaque année 100000 à 110000 euros et 70 millions d’euros à l’échelle nationale.

    « Avec l’explosion du prix des céréales, notre crainte était que le montant de ces dégâts explose. Des fédérations et des associations de chasse n’auraient pas pu faire face. Le président nous a confirmé la mise en œuvre du plan de résilience. La contribution payée par les chasseurs aux agriculteurs n’augmentera pas par rapport à 2021. C’est l’Etat qui prendra en charge la différence, liée à l’inflation sur les prix des céréales, en versant une compensation aux agriculteurs. On parle quand même d’une somme comprise entre 20 et 25 millions d’euros, alors vous comprenez que ce sujet nous inquiétait », confie Thierry Cabanes.

    Macron réfléchit à un nouveau système d’indemnisation des dégâts de culture

    D’ailleurs, s’agissant de la gestion des dégâts du gibier dans les cultures, Emmanuel Macron a confirmé aux deux responsables de la FNC que l’Etat apporterait une aide financière aux fédérations pour les trois prochaines années. « Le principe est acté. On devrait sortir du système actuel d’ici 5 ans ». Système qui étrangle les finances de nombreuses fédérations et associations de chasse dans le pays. Reste à savoir qui seront les contributeurs dans l’avenir. Thierry Cabanes est prudent. « Rien n’est décidé pour le moment. Plusieurs scénarios sont sur la table. » Comme celui d’un cofinancement dans lequel les fédérations de chasse seraient encore sollicitées. C’est le président qui tranchera en dernier ressort.

    Autour du café offert par Emmanuel Macron, il a aussi été question des cartouches à plomb. « À partir de février 2023, l’utilisation du plomb sera interdite dans un périmètre de 100 mètres autour des zones humides. C’est une mesure de l’Europe vraiment anti-chasse », regrette Thierry Cabanes. Le Saint-Cyrien (1) explique les conséquences concrètes de cette loi européenne pour les pratiquants de la chasse: « Tous les fusils que nous possédons ne sont pas compatibles avec les nouvelles munitions en billes d’acier qui sont beaucoup plus puissantes. Il faudrait qu’on puisse bénéficier d’une prime à la casse pour tous ces vieux fusils ».

    Les attaques dont font l’objet régulièrement les chasseurs sur les réseaux sociaux (l’équivalent de l’agribashing), la défense des chasses traditionnelles mais aussi les questions de sécurité ont nourri aussi l’échange avec Emmanuel Macron. « Lui-même n’a pas pratiqué la chasse mais il y a des chasseurs dans la famille de son épouse. Ses attaches dans les Hautes-Pyrénées font que le président est très sensible à ces sujets qu’il maîtrise parfaitement. C’était vraiment un échange fructueux », résume Thierry Cabanes… qui a vite évacué la frustration de n’avoir pu poser en photo avec Emmanuel Macron.

    « La séance photo était prévue mais après nous, il recevait le président arménien. On comprend très bien qu’il n’ait pas voulu le faire attendre. »

    • Merci pour cette publication qui devrait consterner bien des lecteurs et ,hélas, en réjouir d’autres.

      En ce qui me concerne, c’est édifiant en effet, et catastrophique pour l’avenir de nos promeneurs, de la biodiversité et des chasseurs eux-mêmes.
      Une consultation intéressante à conseiller:
      CHASSE & BIODIVERSITÉ
      http://www.france-sans-chasse.org › pdf › Chasse …
      PDF
      vivant, et créent ainsi un environnement artificiel dédié à leur … minorité de chasseurs du dimanche mettent en danger la biodiversité.

      • Le site conseillé est très radical, on est vraiment pas obligé d’être d’accord sur tout; il faut se centrer sur la partie que les chasseurs oublient souvent de dire!!!
        Pour y aller, il faut cliquer sur »pourquoi l’abolir » et ensuite sur « un préjudice écologique important.

  • Tant que le fossé entre écologistes et chasseurs ne sera pas (un peu) aplani, rien ne changera. Chaque camps doit y trouver son compte.
    En attendant, je crains que les extrémistes de chaque camps ne trouvent dans cet article que ce qui les arrange.

    Il me semble que la problématique chasse et écologie est incluse dans celle de la ruralité à l’heure de la périurbanisation et de la disparition du propriétaire- exploitant.

    • Tant que le fossé entre écologistes et chasseurs ne sera pas (un peu) aplani, rien ne changera.

      Je pense pas qu’ on puisse parler de fossé entre chasseurs et écologistes, mais de barrière infranchissable, puisque les chasseurs sont actuellement seuls maîtres à bord en matière de chasse, de plus soutenus par
      l’ ensemble du monde politique et notamment par notre Président de la République.
      La seule réponse à cette situation serait de rendre les gardes chasses indépendants sous la responsabilité d’ une instance indépendante, avec une révision totale des modalités de chasse plus respectueuses de l’ évolution de
      l’ environnement et du climat. Mais également, il faut que la formation des chasseurs soit effectué par un organisme totalement indépendant des sociétés de chasse. A qui viendrait t ‘il l’ idée que le permis de conduire soit accordé par les auto-écoles ? Invraisemblable et pourtant c’ est ce qui se passe avec la chasse. Un véritable héritage royal indéboulonnable, après plus de deux siècles de république. Un état dans l’ état pas prêt d’ évoluer.

      • La chasse et les chasseurs ont une histoire. Changer son cours ne se décrète pas.
        Par exemple, je vois mal ma voisine comprendre que le renard est un animal utile alors qu’il a tué toutes ses poules.

        •  » La chasse et les chasseurs ont une histoire. Changer son cours ne se décrète pas. »

          Du néolithique à nos jours, les génocidaires ( PM: Poutine en ce moment en Ukraine)ont aussi une histoire, mais pour autant a t’ on le devoir de les suivre aveuglément sur le seul fait qu’ ils imposent leurs idées par le fait accompli et la force. Je ne pense pas que cette histoire là soit celle qui doit gouverner le monde.

          ….. » je vois mal ma voisine comprendre que le renard est un animal utile alors qu’il a tué toutes ses poules. »
          Si votre voisine ne prend pas de mesures adéquates en amont pour se protéger du renard c’ est sûr que ses poules seront des proies faciles. Il en est de même pour certaines formes d’ élevage de bétails en montagne laissés sans surveillance et qui sont eux aussi des proies faciles pour l’ ours ou les vautours.
          Toute activité d’ élevage en milieu naturel comporte une part de risque, à l’ homme de les prévenir au maximum. Chasseurs ou pas, sur le terrain le risque sera toujours là. Le gâteau sur la table est aussi une proie facile pour les mouches. Un monde sans risques serait un monde sans humains.

          • Un monde sans risque serait un monde sans dangers ou bien un monde où l’exposition à tous dangers serait possible et n’occasionnerait aucun dommage. L’homme ne serait-il pas alors devenu un Dieu voire un diable ?

            J’ai certainement dû penser que ma voisine n’avait pas bien parqué ses poules.
            Mais je ne lui ai pas dit. D’ailleurs elle ne le mérite pas. Et puis à l’exception des élevages industriels, toute personne ayant quelques poules n’est pas à l’abri de ce danger.

            Elle est veuve et vit seule dans sa maison avec une petite retraite agricole. Elle compte ses dépenses à quelques centimes près. Elle sait pourtant accueillir ses voisins et ne se plaint jamais. Elle a toujours quelque chose à donner et est heureuse quand elle peut faire quelques cadeaux à ses petits-enfants.

            Elle est fille de métayers et a toujours connu un mode de vie où il fallait compter sur soi-même, créer, se débrouiller avec les moyens du bord.
            Parmi les moyens du bord, on peut citer, l’arboriculture, le maraichage, le gavage et aussi la chasse (glue, matole, collets par exemple).
            C’est ce que j’appelle une histoire.

            J’observe les chasseurs autour de chez moi. Ils font partie de mon quotidien.
            Par exemple l’hiver lors des battues, derrière mon carreau, je les vois en rang sur le coteau de 9h à 16 h environ, faisant une barrière pour des sangliers qui ne se présenteront peut-être pas devant eux.
            Je suis régulièrement invité aux Assemblés Générales ainsi qu’aux repas annuels. J’apprécie même si les intérêts des chasseurs, agriculteurs ou sylviculteurs ne sont pas forcément identiques.
            Évidemment il faut garder un certain recul avec les arguments anti-écolo ou pro-chasse qui ont tendance à monopoliser les discussions et échauffer les esprits. Les périurbains (i.e. les nouveaux habitants des campagnes) participent (encore) peu au débat.

            Pour le reste du commentaire, notamment le crochet sur Poutine, j’ai décroché.

          • Merci pour ce commentaire. Il nous présente, à partir d’un vécu, ce que la chasse représente pour une population rurale, modeste et attachée à ses traditions. Rien à voir avec la chasse telle qu’elle se pratique en Sologne, par exemple, dans des enceintes soigneusement clôturées où le gibier est piégé.

          • A Monsieur LAROUTURE.
            Il n’ est nullement question pour moi du bannissement de la chasse. Je m’ en suis déjà expliqué, il faut aller vers une chasse où les chances sont partagées entre le chasseur et le chassé. Bien sûr que cette chasse là doit être conservée et si possible généralisée. Mais pour le moment les chasseurs, mais surtout les sociétés de chasse, n’ en prennent pas le chemin sûrement à cause de la pression qu’ exercent sur eux les hauts dirigeants de la chasse qui tiennent avant tout à conserver leurs droits hérités de l’ ancien régime. Il faudra peut être un jour en arriver à ce qu’ il y ait deux types de permis de chasser. Un pour ceux qui chassent en milieu naturel ou du moins ce qu’ il en reste et un pour ceux qui pratiquent une chasse semi industrielle hors sol. Aux chasseurs de faire le ménage, sans quoi il y aura péril dans la demeure de l’ image de marque des chasseurs. Ainsi aussi les petites sociétés de chasse pourraient être financées par les revenus de la chasse semi industrielle et non par des subventions publiques qui servent d’ alibi à certains pour une chasse individualiste et personnalisée.

  • si les écolos pouvait interdire la chasse je voterais pour eux.

    • Ne pensons pas que la suppression totale de la chasse soit une réponse raisonnable, a moins d’ accepter la réintroduction de gros prédateurs, tels que lynx, loup, ours, vautours, aigles, etc en quantité…. qui seuls seraient capables de réguler l’ ensemble du cheptel, accompagné de la fermeture totale des pistes. Mais ne rêvons pas car bien trop d’ intérêts sont là pour s’ opposer à une telle solution. Par contre, il serait plus que souhaitable que la chasse cesse d’ être un jeu, ou le chasseur gagne à tous les coups parce que soit disant il a payé un permis de détruire. C’ est cela qu’ il faut changer, en limitant les jours de chasse, en interdisant les véhicules à moteur pour chasser, en interdisant les armes à plusieurs coups, en imposant des contrôles par le Ministère de l’ Environnement lors des battues, en faisant des battues ou des périodes de chasse fonction de l’ état du cheptel et des conditions météorologiques et non en fonction de décisions arbitraires de calendrier. L’ image de marque des chasseurs ne s’ améliorera qu’ à ces conditions là.

  • Merci, encore une fois, à Georges Vallet, pour sa belle leçon de notions claires qui expliquent la logique de la destruction de la biodiversité. Cette dernière est, en effet, source du développement naturel indispensable à l’équilibre souhaitée par la majorité de la population, sans pour autant que cette même majorité s’emploie à y remédier, concrètement, par un comportement civique.

    Cet intervenant régulier a qualité pour enrichir les lecteurs d’Alternatives-pyrénées.

  • Finalement, j’arrête, c’est trop compliqué ; pour simplifier je ne vois pas d’autres solutions que de confier à Obelix la lutte contre la prolifération des sangliers.

    Je pense que la première des choses à faire c’ est d’ envoyer les chasseurs à l’ école pour leur apprendre la signification du mot RÉGULER. Quand l’ on voit certains  » dits chasseurs » poursuivre les sangliers à moto pour finir de les achever jusqu’ à épuisement, ou d’ autre juchés dans les cols sur les toits des 4×4 afin d’ être à portée de canon pour  » descendre  » les palombes lutant contre le vent, sans parler des incessants agrénages des sangliers, afin de maintenir les populations, sous le couvert qu’ ils  » dédommagent les agriculteurs, avec l’ argent des contribuables donné par l’ Etat!!!!! N’ oublions pas la chasse des petits oiseaux à la glue ( reautorisée par Mr Macron. Bravo !!!!) ou la chasse des petits oiseaux à la matole, en période de reproduction. On est là plus proche du massacre obsessionnel généralisé que dans la régulation faunistique. Pour clôturer le tout on peut aussi parler des safaris en Afrique de ceux qui n’ ont contents de chasser la palombe en France s’ en vont en suivant les poursuivre sur leurs terrains d’ hibernation, juste pour le plaisir d’ en tuer, car les populations locales ne les consomment pas.
    Avant de parler de régulation, parlons avant toute chose de CHASSE ÉQUITABLE. Celle où le gibier a autant de chances que le chasseur. Un monde totalement inconnu des » chasseurs ». A partir de là le gibier se régulera tout seul. A ce moment là les chasseurs n’ auront à intervenir que si il y a déséquilibre dû au foisonnement des espèces.

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