Des idees nouvelles !

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« Proposer un programme « pédagogique et festif », selon les termes de Monique Sémavoine, vice-présidente de l’agglo en charge du développement durable » c’est ainsi que la presse locale présentait le « Festival des Transitions porté par l’Agglo, la Ville de Pau, Ecocène et pas moins d’une vingtaine d’acteurs locaux » ; festival qui vient de s’achever. Il faut en effet modifier nos comportements et dans ce sens nous pouvons faire quelques propositions qui si, elles n’ont pas été abordées au Festival, sont néanmoins de bon sens.

1/ Fermer l’Institut Confucius, cheval de Troie d’un régime qui favorise les énergies fossiles les plus polluantes –le charbon, essentiellement-, comme Xi vient de le marteler lors de son discours devant de le congrès du Parti Communiste Chinois. Comment mettre à l’honneur le plus grand pollueur de la planète ? Comment subventionner un régime qui prive sa population de liberté et embastille les Oighours au motif qu’ils sont musulmans ? La première des « transitions » c’est de cesser tout soutien à la propagande chinoise et fermer son avant-poste palois. https://alternatives-pyrenees.com/2022/10/05/institut-confucius-de-pau-pyrenees-rue-valery-meunier-rue-des-democrates-de-hongkong-embastilles/

2/ Respecter les arbres que nous aimons et que l’on ne cesse de couper dans la ville de Pau. C’est vrai place du Foirail, ça l’est aussi Place de la Monnaie et cela sera bientôt place Grammont où les jours des magnolias sont comptés… Proximité des Pyrénées oblige : le minéral l’emporte sur le végétal. Paul Itolog a fait ici un beau plaidoyer pour les arbres : https://alternatives-pyrenees.com/2022/10/15/aux-arbres-citoyens/ . Un moratoire pour nos arbres s’impose.

3/ Revenir sur la fermeture de l’éclairage public en début de soirée qui  pénalise tous ceux qui, en citoyens responsables, se servent de leurs vélos ou de leurs trottinettes électriques. L’état de la chaussée et la multiplication des travaux de voirie sont tels qu’il faut être kamikaze pour prendre désormais son vélo la nuit –sans parler des dos d’ânes. Les inquiétudes sécuritaires -peut-être injustifiées mais bien réelles-, empêchent de nombreuses personnes -souvent âgées- de sortir dans des rues plongées dans le noir dès le début de soirée. Plus de cinéma, plus de sorties : Netflix va se frotter les mains de cette assignation à domicile et… à la télé.

4/ Repenser la politique des transports publics palois socialement désastreuse -on le voit en ce moment avec les grèves Idélis- et pénalisante pour ses usagers. Les rotations notamment sont à revoir : un bus toutes les demi-heures pour aller de Mazères à Pau est-ce suffisant ? Pas de bus les dimanches après-midis : c’est priver les habitants des communes périphériques des joies du centre-ville. Une injustice sociale…

6/ Ce qui est vrai pour les transports en commun vaut aussi pour les voyages. A quoi sert l’avion grand pollueur pour aller à Paris quand le train permet de gagner le centre de la capitale en une matinée ? Les problèmes : l’accès impossible à la Gare et cela depuis plusieurs mois (et pour combien de temps encore) ; le retard systématique de la SNCF à l’arrivée –souvent autour d’une heure- ; sans parler des trains supprimés -à Dax notamment. Ajoutons un mot qui concerne les liaisons internes en direction notamment du Nord Béarn (Arzacq, Lembeye, Garlin). Elles sont rares, lentes, malcommodes et chères.

7/“Rien n’est plus contagieux que l’exemple” nous dit La Rochefoucauld. En ce qui concerne les transitions, nos élus penchent donc plutôt pour les festivals que pour les solutions concrètes. Qu’ils utilisent eux-aussi les transports en commun, les vélos, les trottinettes électriques, etc. Qu’ils fréquentent le désordre de la gare plutôt que le confort de l’aéroport. Qu’ils renoncent à leurs voitures de fonctions et à leurs chauffeurs.

Quid des chauffeurs ? Me direz-vous. Ils replanteront les arbres de la Place de la Monnaie au lieu de transporter les édiles…

Pierre Michel Vidal

Photo: La place de la Monnaie, avec ses arbres (avant). © Crédit photo : David Le Deodic. In Sud-Ouest

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14 commentaires

  • @André Duchateau : Je reprends les commentaires ici vu qu’on a atteint le maximum d’imbrication dans la précédente discussion

    Vous mélangez un peu tout… L’interdiction progressive de circulation des véhicules anciens (diesels particulièrement) dans les ZFE ne visent pas du tout à résoudre le problème des émissions de CO2, mais celui de la pollution atmosphérique urbaine : particules fines, oxydes d’azotes,…, qui posent des problèmes de santé publique. Le CO2 est un problème pour le climat mais pas pour la santé publique.

    Dans les grandes villes les ZFE sont maintenant très étendues, bien au-delà des hyper-centres. A Toulouse la ZFE englobe toute la zone intérieure au périph (compris) et déborde même par endroit. A Pau vraisemblablement on commencera plus petit, et ça s’étendra à l’avenir. Donc non les propriétaires de véhicules diesel ne vont sillonner les villes encore pour les 20 ans à venir, d’ici quelques années dans les les grandes villes ce sera impossible de rouler en diesel, et les villes moyennes suivront.

    Je maintiens que mettre en service des bus diesel neufs actuellement c’est un contresens.

    • Ne vous inquiétez pas, ce n’est parce que je mentionne les émissions de CO2 que j’oublie les émissions polluantes que j’ai d’ailleurs également citées d’autant que je me suis suffisamment impliqué dans toute les années 2000 pour expliquer le pourquoi des mesures de pietonnisation du cœur de ville au sein de l’équipe municipale d’alors pour savoir que toutes ces mesures difficiles à faire accepter l’ont été au nom des enjeux de santé publique . Le problème est qu’il n’y a pas que l’enjeu de santé publique à gérer aujourd’hui …
      Il y a le climat et plus encore, je suis convaincu que la question des coûts de l’énergie va bouleverser nos rapports aux déplacements, et l’équilibre de nos sociétés occidentales plus rapidement que le temps de vie des véhicules . L’accessibilité pour tous aux libertés de déplacements, s’il n’est pas perçu prioritairement deviendra tout aussi rapidement un facteur de grandes difficultés récessionistes . Dans ce cadre, je pense que le transport en commun sera une carte majeure pour essayer de maintenir une acceptabilité sociale de cette mutation dans la vie des citoyens. La condition de son développement et de son efficacité dans cette phase de mutation impose que l’on face des choix priorisant son accessibilité financière tant pour les autorités organisatrices de transports que pour les usagers.
      Élargir la réflexion, ce n’est pas nécessairement tout mélanger . La préoccupation de mon premier commentaire s’inscrit dans cette perpective où choisir une technologie, au nom de la réduction des émissions polluantes qui réduit x3 a x4 les capacités d’offres de transport abouti au final à les augmenter tout en gaspillant électricité et fonds publics !
      Imaginez un réseau de 60 bus gasoil hybride qui passerait à 100% hydrogène avec un coût annuel multiplié par 4 en quelques années avec une capacité budgétaire linéaire, juste augmentée de l’inflation courante…
      Mais chacun est libre de comprendre ou ne pas comprendre, partager ou ne pas partager . Rendez vous dans dix ans pour un constat , amiable comme on dit .

      • Je ne sais pas pourquoi vous ramenez l’hydrogène sur la table alors je parle de bus GPL ou GNV… Pour discréditer mon discours ? Est-ce que sous prétexte que vous parlez de gasoil je cède à la caricature en vous voyant prêt à faire rouler des bus au charbon ? Non.

        Le souci de proposer des modes de déplacements collectifs les plus accessibles possibles ne doit pas conduire à aller à rebour de ce qu’il faut faire. Le diesel en ville est à proscrire, gardons le parc installé mais n’en ajoutons pas.

        • Je ne cherche nullement à discréditer ou à caricaturer votre position en ramenant sur la table l’hydrogène, je crois que vous vous méprenez. Si je reviens sur l’hydrogène, c’est parce que la réalité à laquelle vous, moi, tous les contribuables et usagers du transport de l’agglomération sommes confrontés est qu’il EST sur la table à PAU ! D’où, mon premier commentaire..

          https://www.ville-rail-transports.com/mobilite/pau-reinvestit-dans-le-bus-a-hydrogene/

          Ce que j’essaye de faire partager dans les commentaires suivants, c’est que la baisse des émissions polluantes n’est pas forcément à rechercher en premier par la motorisation des bus mais d’abord par celles des VL en ville qui rationnellement polluent 4 fois plus au Km/ passager transporté . Ce n’est pas une conviction personnelle, c’est un fait .

          L’enjeu très récent de la multiplication des coûts de l’énergie va bouleverser les stratégies de choix de mode de déplacements et de motorisation et générer un regain du besoin de transport en commun, de ses fréquences et de son accessibilité financière. Dans ce cadre, j’ai un avis plus nuancé que le vôtre sur le rôle que doivent encore tenir les bus gasoil hybride … c’est pas grave. Vous avez parfaitement le droit d’être plus radical .
          Pour les bus gaz, bio gaz, GPL , j’ai un avis a priori favorable aussi, mais je vous dis honnêtement que je n’ai pas suffisamment travaillé en profondeur les impacts financiers des coûts d’entretien et les perpectives de prix à long terme pour être totalement certain de foncer les yeux fermés sur cette option. C’est la seule raison pour laquelle je reste prudent… Le tout électrique en recharge rapide au terminus fonctionne plutôt bien, est bien moins cher en charges fixes d’entretien que l’hydrogène, avec une auto production solaire là où ce serait possible, ce ne serait pas idiot. C’était d’ailleurs la solution du candidat écarté en finale du marché public Palois en 2017.. dommage !

          Ne prenez pas mal mes avis .. l’intérêt de nos échanges est aussi pour ceux qui les lisent et libre à chacun de se forger sa propre opinion, la vôtre, la mienne ou d’autres encore … Mais les faits, les coûts sont ce qu’ils sont et ne peuvent être ignorés quand les budgets sont linéaires. Nous vivons une période où les choix sont complexes et incertains, «ne pas mettre tous les œufs dans le même panier» est peut-être un adage à garder en tête, plus que jamais !

          • Bien, ne parlons plus de l’hydrogène donc.

            L’éradication du diesel pour les voitures en ville est cours, et Pau finira par y venir aussi. C’est parfois difficile à faire accepter (à mon avis à raison vu la façon dont c’est, mais bon…) aux gens qui ne peuvent plus entrer en ville avec leur voiture et quand on leur dit « vounavékalachangé ».

            L’acceptation de ces mesures n’est pas gagnée, et quand les gens à qui on interdit d’utiliser leur diesel voient un bus diesel démarrer devant eux avec un gros panache de fumée noire, ça les énerve. C’est humain, et vous pouvez leur opposer que le bus pollue en réalité 4 fois moins, vous aurez du mal à les convaincre.

  • En point N°1, annuler la commande délirante de 60 M€ pour une station hydrogène et 60 véhicules divers qui généreront des surcoûts de fonctionnement tels que les services déjà réduits de 20 % depuis 3 ans, seront inéluctablement encore réduits !
    Actuellement les coûts de fonctionnement coûtent 3,3 fois les mêmes Fébus en version gasoil hybride . Avec la multiplication par 3 du prix du KWH en 2023, la sanction va passé à 4,6 fois plus cher .
    Question écologie les scientifiques du GIEC ont établi depuis un an seulement que les fuites d’hydrogène ( constantes dans la chaîne des usages ) ont un effet de fixation du CO2 dans la stratosphère avec un PRG ( potentiel de réchauffement global ) de 11 , ce qui signifie que ce gaz est onze fois plus néfaste que le CO2 .
    La folie hydrogène n’a plus rien à faire au chapitre de la transition énergétique. Il serait peut être temps que les politiques se saisissent des réalités scientifiques et économiques au regard de la gabegie d’argent public injectée dans ce mirage industriel aux très mauvaises performances de rendement énergétique de surcroît !
    C’est pour le moment tout le contraire… et on inversera les manettes dans dix ans quand ils admettront ce que les experts indépendants disent aujourd’hui ..

    • Bravo! Je partage sans modifications.

    • Le gasoil, dans un moteur hybride ou pas, n’a plus rien à faire dans des véhicules qui circulent en ville. Le parc installé est ce qu’il est, mais ne prolongeons pas indéfiniment son usage. Si on doit mettre en service des véhicules thermiques neufs, au moins que ce soit des hybrides à gaz. Et si possible gaz naturel (méthane), ce qui au niveau coût n’est pas la panacée non plus dans le contexte actuel.

      • Plutôt d’accord sur le principe mais dans le monde réel, bien avant d’interdire le transport public au gasoil dans les villes, il faudra commencer par les véhicules des particuliers car le transport public est le seul moyen de déplacement motorisé pour les citoyens de tous âges modestes, en grande difficulté sociale ou de handicaps divers.
        Choisir des technologies aux coûts exorbitants induit une diminution des fréquences et l’augmentation des tarifs en perspective pour le quotidien de ces publics qui encaisseront de plus en plus difficilement la crise inflationniste en phase ascendante .
        Ma conviction est qu’il n’y a aucune raison que les efforts de transition énergétique leurs soient imposés d’abord à eux , avant les autres qui peuvent se payer une libre circulation automobile sans restriction aucune .
        Il semble qu’une grosse recrudescence de demandes de cartes sociales de transports soit observée depuis plusieurs semaines, ce qui est un signe du besoin renforcé à venir .
        Et avant que l’on interdise les véhicules gasoil des particuliers dans les villes …. une génération de bus passera !
        Pour précision, en 2017, les bus gasoil hybride étaient inclus dans les règles de préconisation Nationales et Européennes des lois de transition énergétique.

        • Mais qui sont ces « autres qui peuvent se payer une libre circulation automobile sans restriction aucune » ? Les véhicules diesel des particuliers sont en cours d’éradication progressive dans toutes les grandes villes. A Paris ce sera en 2024 (Crit’air 2 interdit). A Toulouse les véhicules Crit’air 3 seront interdits en 2024, et gageons que les Crit’air 2 suivront quelques années plus tard. Les villes moyennes comme Pau n’ont pas encore entamé ce mouvement, mais face à ce qui parait inéluctable les ventes de véhicules diesel s’effondrent (17% du marché actuellement contre plus de 50% il y a quelques années) et seuls les gros rouleurs et les gens qui n’utilisent pas leur véhicule dans des villes continuent à en acheter. Et il me semble d’ailleurs que Pau va devoir mettre en place une ZFE en 2025, non ?

          Mettre en service des bus diesel maintenant, qui seront encore en circulation dans 20 ans, c’est un mauvais message et c’est un peu « profitons qu’on peut encore le faire ».

          Les motorisation au gaz ne sont pas des « technologies aux coûts exorbitants » en soi, preuve les voitures GPL qui ne sont pas spécialement plus chères que les voitures essence/diesel. C’est le gaz naturel (GNV) qui est hors de prix actuellement, mais c’est en partie conjoncturel, le GPL par contre suit les cours du pétrole vu que c’est un produit du pétrole. Au pire des bus GPL (hybrides si possible) seraient un gros progrès par rapport aux bus diesel.

          • « Plutôt d’accord sur le principe » … c’était sur la notion de bus GNV ou GPL qui effectivement représente une alternative acceptable en terme de gestion dans cette période de mutations. Il serait beaucoup + raisonnable d’envisager ce type d’achat immédiatement que cette commande d’une station hydrogène et des 30 bus H2 que notre syndicat local n’aura pas la capacité d’assumer en fonctionnement sans dégâts sociaux de tous ordres et avec un double gaspillage d’électricité et d’argent public à la clé.
            Les subventions diverses qui ont été maximales au premier coup (8,8M€) ont à peine couvert la différence de prix d’achat avec un investissement classique hybride gasoil ou hybride gaz .

            Ceci dit, la baisse des vente à 17% des VL gasoil n’empêchera pas les 100% d’automobilistes munis d’un véhicule thermique de moins de 20 ans de continuer à circuler dans nos villes pour les 20 ans à venir en dehors des ZFE … Mais que vaudront ces ZFE si elles se limitent aux cœur des cœurs d’agglomérations ? On sait par exemple qu’à certaines heures, le boulevard Tourasse, le cours Léon Bérard ou le bd de la Paix enregistraient des taux de pollutions bien supérieurs à ceux enregistrés rue Samonzet il y a dix ans … là où passent et passaient de nombreux bus gasoil .
            De surcroît, la problématique des émissions de CO2 issues des déplacements urbains ne devrait elle pas être traitée à l’échelle de l’agglomération et non sous le seul petit œil du cœur de PAU ? Carrefour – Décathlon – quartier libre, la zone industrielle de Serres Castet, la zone Idron- Auchan , ne sont elles pas des zones d’attractivités aussi fortement émissives de CO2 ? Et là, on ne va pas quand même se raconter que de supprimer les bus gas-oil constituerait une réponse d’avenir au problème ?

            Alors va t’on oser interdire les véhicules thermiques dès 2025 sur de tels axes de fréquentation ? J’en doute, je doute que «ces autres qui peuvent se payer une libre circulation automobile sans restriction aucune » ne s’imposent par eux même une soudaine et durable autocensure vertueuse au nom du réchauffement climatique ! Ces autres, c’est vous, moi et tous les automobilistes circulant dans l’agglomération Paloise quotidiennement.

            Ajoutons que si le mode gasoil est bien le plus polluant, la somme des VL individuels essence et gas-oil confondus est infiniment plus polluante que les bus au vu du nombre de passagers transportés .. 1,4 pour la voiture en moyenne, entre 25 et 35 pour les bus selon les agglomérations . Même avec une consommation de 34l/100kms en ville, le rapport aux émissions de CO2 par voyageur transporté reste 4 fois plus favorable au transport en commun.

            Partant de là, il vaut mieux prioritairement maintenir et développer l’offre de service, y compris avec des bus gasoil hybride pour garantir la possibilité de se déplacer aux populations . Tout semble facile aujourd’hui encore mais progressivement le Km VL va se renchérir en raison des coûts énergétiques, notamment ceux de l’électricité et du gaz. Le recours aux transport en commun doit être la solution de demain pour ceux qui pour le moment font partie de « ces autres qui peuvent se payer…. » mais ne le demeureront pas éternellement !
            C’est peut être un premier aperçu de la fin de l’abondance qu’il vaudrait mieux aborder collectivement … En commençant d’abord par s’attaquer à l’individuel « profitons en tant qu’on peut encore le faire » ( le VL ) plutôt que le mode collectif ( bus ) qui lui de toute façon est 4 fois moins polluant et le serait encore moins si les transferts de mobilité se faisait plus rapidement en sa faveur .

          • Ceci étant je trouve anormale cette interdiction progressives des anciens véhicules, qui pour le coup pénalise les gens les plus modestes.

            Que l’on impose des normes de plus en plus sévères sur les véhicules neufs, voire que l’on interdise les nouveaux diesels en ville, soit, que l’on restreigne la circulation en ville (tout le temps ou en cas de pic de pollution), soit, mais l’interdiction en fonction de l’âge est beaucoup plus discutable : ces véhicules non seulement répondaient aux normes de leurs époques, mais on incitait les gens à les acheter (fiscalité avantageuse sur le gasoil, discours sur les bénéfices de la moindre émission de CO2 des moteurs diesel…).

            La lutte contre la pollution atmosphérique en ville est louable, mais en réalité le parc automobile se renouvèle tout seul petit à petit et devient moins polluant en moyenne. Mais pour faire tourner la machine économique on force le renouvellement plus rapide en rendant l’utilisation des vieux véhicules plus compliquée… Même si pousser à la casse une voiture qui roule encore n’a franchement rien d’écologique.

  • Que sa Majesté Bayrou 1° arrête également de bétonner et bitumer notre ville.

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