Autau qu’èm !

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Planvienguts / Plâbienguts ! Cet espace est dédié aux échanges en langue gasconne sous toutes ses variantes (béarnais, bigourdan, chalossais, gascon pyrénéen, parler noir, etc..). Les auteurs pourront publier des textes et commentaires dans le système orthographique normé (E.G.F., I.E.O) qu’ils préfèrent sans que cela soit un critère de modération.

Avertissements d’utilisation : Voir ICI

 

Comments

  1. Helene Lafon says:

    Un page pour les Béarnais et …. Rien à y dire depuis plus de 4 mois ?
    Ca dort, ca dort. Allez donc sur Enbata et prenez exemple sur les Basques !

  2. Gaston says:

    un article intéressant sur la pelote basque en béarnais (graphie béarnaise) dans le magazine du conseil général :
    La Pelote qu’arreboumbe héns lous libiès / La pelota qu’arrebomba hens los libiès

    http://blog.parlergascon.com/archives/1454

  3. Las pesegos de l’Appolonie.

    Que l’aperabom l’Appolonie de Chamarre. Ero lou sou noum ou lou noum de la maysou? Qu’èro ùo bielhe fame (!!) toustem bestide de nére, dens ùo petite maysou oéy desmoulide despuch loungtems.
    Mes qu’ey abebo ù gran péséguè daban la maysou é a la sésoù que balhabo grosos péségos jaunes, beroy madures, et las cadudos qué pouyribon per terre.
    «  Adischat. Qu’abet de béroyes péségos , Appolonie!
    – Ne soun pas maduros, maynados. Qu’ep haren maou »
    L’Appolonie n’en boulè pas balha é qu’èro toustem aquiou. Seguro, n’em poudébom pas préne. Qu’es débè méfia !
    L’Appolonie n’èro pas machante. Qu’en anabe amassa duos, drin macados, drin pouyridos, drin coumençados per las brespos.
    «  Merci Appolonie . Aou rébésé »
    A coustat de la maysou, a la sègue aou bord dou cami qu’ey abè ù groselhè a macareoùs. L’appoline n’en se poudébe pas bése. Lous pès dens lou barat, chens se pinchà aus brocs que panabom lous macareoùs beroy rouyes que, de toute faysou n’amassabe pas é ne balhabe pas tapoc.

    —————————–

    Les pêches d’Appolonie,

    Nous l’appelions Appolonie de Chamarre. Était-ce son nom ou celui de la maison? C’était une vieille femme (!!) toujours vêtue de noir, dans une petite maison, aujourd’hui démolie depuis longtemps.
    Mais il y avait un grand pêcher devant la maison et, à la saison, il donnait de grosses pêches jaunes, bien mûres qui tombaient et pourrissaient sur le sol.
    «  Bonjour. Vous avez de bien belles pêches Appolonie!
    – Elles ne sont pas mûres , fillettes. Elles vous feraient du mal »
    Appolonie ne voulait pas en donner et elle était toujours là. Sûr, nous ne pouvions pas en prendre: elle devait se méfier!
    Appolonie n’était pas mauvaise. Elle allait en ramasser deux, un peu talées, un peu pourries, un peu commencées par les guêpes:
    «  Merci. Au revoir Appolonie »
    A côté de la maison , à la haie du bord du chemin, il y avait un groseillier à maquereaux. Appolonie ne pouvait pas nous voir. Les pieds dans le fossé, sans se piquer aux épines, nous volions les maquereaux bien rouges que , de toute façon , elle ne cueillerait pas et ne nous donnerait pas non plus.

    Renseignement pris, Chamarre était le nom de la maison

  4. Reçu dans la BAL d’AltPy de la part d’Alexis :
    « AU SUJET DU DICTON / Mountagne clare, Bourdeù escu: Plouye de segu, il est météoriquement exact car les orages viennent principalement pour le Béarn ,du Nord-Ouest.
    Mais comme la langue Béarnaise (a l’image du latin) peut être un tantinet égrillarde, on dit, par imitation: « Tounerre de cu: Merde de segu! »

  5. U arrepoè,
    Aube rouye , Bourdéou escù, plouye ségù.

    Un proverbe béarnais,
    Aube rouge, Bordeaux sombre, pluie assurée.

    Qui poudéré esclari Bourdéou?
    Qui pourrait éclaircir Bordeaux?
    Cela commence à faire beaucoup, les éclaircies sont rares. ..

    • La mio maÿ (Albret/Labrit – 120 km capbath de Pau e Tarbo) que m’a transmés :
      « Mountagno claro, Bourdéou escù, plouye pou ségù » (Montanha clara, Bordèu escur, ploja peu segur).
      Mès i a tabén « Aoubo roujo, bén é ploujo » (Auba roja, vent e ploja).

      • Béarnés de la ribère é de la mountagne,, du loc a gnauté, qu’és poudem toustem coumpréné. Més lou béarnés , n’ey pas jamey aprés a l’escribé. Alabéts, las fautes!!!

  6. Quelques noms d’oiseaux…

    La marie-chourre é lou rey-pinsâ
    Que haran nouces doumâ
    Lou cardi qu’en ey fachat
    Permou ne l’en pas embitat

    • Helene Lafon says:

      Noms d’oiseaux ?
      Les points de suspension laissent supposer qu’il s’agit ici, d’injures mais ai-je bien compris ?

      • Des injures ? Pauvre cardi , pauvre marie-chourre, pauvre pinsâ ! 🙂

      • Le roitelet (troglodyte) et le roi pinson
        Feront noces demain
        Le cardinal en est fâché
        Parce qu’on ne l’a pas invité.

        Pour faire connaitre le roitelet, le pinson et le cardinal aux enfants.

  7. Vonne says:

    Quan eri toute chino qu’ey aprés à parlà en patoès ; qu’ey atàu que parlabon à nouste .
    A cinq ans à l’escole ….arré qué francés . La regente ne boulè pas qué francés.
    Autes cops qu’ey abé u perrequét que passabo en cridan : « perrecs , plumes , pèts de lapî  » . Qué prénébo dé tout per drin de sos .

    U dio la régente qué demande:  » Comment appelle-t-on celui qui crie « chiffons, plumes …  » Qué lhebi lou dit é qué disi : « le perroc… » chens acabà lou mout . Et touts lous drolles arise et la regénte tabé . Et you ,la hounte qué m’en rapeli encoère .

    Mes lou patoès ne l’ey pas desbrumbat . N’ey pas lou même d’un loc à l’aute, mes lou dé nouste qu’ey lou mé et cadu qué tien au soû.

    Je crois que nombre de vénérables paysannes octogénaires se reconnaîtront dans l’évocation de ces souvenirs d’enfance à la campagne ….à condition évidemment que leurs enfants ou petits- enfants leur fassent part du contenu de cette page « souvenir ».

    lou perroc...

    En francès

    Quand j’étais toute petite, j’ai appris à parler en patois , c’est ainsi qu’on parlait chez nous .
    A cinq ans, à l’école, rien que du français . La maîtresse ne voulait que du français !

    Autrefois, il y avait un chiffonnier qui passait en criant : » chiffons, plumes, peaux de lapin !  » Il prenait de tout pour quelques sous .
    Un jour, la maîtresse demande:

     » Comment appelle-t-on celui qui crie : »chiffons, plumes, peaux de lapin »?

    Je lève le doigt et je dis : »le perroc… » sans achever le mot . Et tous les élèves de rire et la maîtresse aussi . Et moi, la honte, je m’en souviens encore . Mais le patois, je ne l’ai pas oublié . Ce n’est pas le même d’un lieu à un autre, mais celui de chez nous, c’est le mien, et chacun tient au sien!

    • La « bergougne » (La honte) qu’ey pramou de la « division linguistique » de la soucietat : lous paysâs que parlaben en patoes; et lous bourgeos lou frances. û qui parlabe en gascoû qu’ère catalougat « paysâ », medix si n’en ere pas û.. Lou qui boulou puya que debè parla en francès..

      La « vergonha » (La honte) qu’ei pramor de la « division linguistique » de la societat : los paisans que parlavan en patues; e los borgeus lo frances. Un qui parlava en gascon qu’èra catalogat « paisan », medish si n’en era pas un.. Lo qui volo puïar que devè parla en francès..

  8. vone says:

    Celle qui a écrit ce texte a quatre-vingt-onze ans et elle a bien connu sa grand-mère née en 1870. La vie était dure sans doute, vue par les jeunes d’aujourd’hui, mais on n’était pas malheureux, et je garde de mon enfance le souvenir de jours heureux.

    • Helene Lafon says:

      Un grand merci et un grand bravo à cette dame pour l’hommage qu’elle rend à tous les petits écoliers de la campagne au temps où les parents ne les conduisaient pas en voiture à la porte de l’école. Je lui souhaite d’avoir pu raconter cette même histoire et beaucoup d’autres, à ses petits-enfants.
      Vous dites qu’elle a bien connu sa grand-mère née en 1870, moi j’ai eu la chance de connaître mon arrière-grand-mère née elle aussi, en 1870 à Paris alors que les Allemands, qu’elle appelait Prussiens, assiégeaient la capitale. Elle avait, même très âgée, une santé solide qu’elle devait, disait-elle, au bouillon de rat avec lequel sa mère l’avait nourrie pendant le siège.

  9. Helene Lafon says:

    Un message pour Jean Claude Coudouy de Laruns (et Gourette)
    Aidez-moi ! Ainsi que tous ceux qui n’ont pas la chance de parler et lire le Gascon, sans traduire mot à mot, dites-moi (dites-nous) de quoi cela parle.
    Et puis ce forum vous est ouvert, prenez-y la parole !
    A très bientôt.
    Une cliente (de Listo)

  10. Sur le chemin de l’école de Séméacq-Blachon

    Que càle anà a l’escole a cinq ans. La coumûne qu’èro dab maysous esperrecados é l’escole déu biladge qu’èro a 4 km de nouste. Que calè anà a pè é pourta lou brespè deguens û petit sac. U gnaute sac qu’ero en-t-aus libes é papès. Lous dus sacs qu’èron en estofe é cousuts à la maysou. Mama que preparabe lou brespè: dus talhucs de pà dab moulete ou ue tranche de jamboû, ue eschardine, drin de poulet ou de lapî. Dab drin de jus en-t-a moulhà lou pà, ue bilhe de chocolat, lou tout dens û tourchoû, é ue petite boutélhe d’aygue dab drin de bî.
    En camî que troubabom d’autes dròlles é en batalà lou camî qu’ey mey court.
    A l’escole qu’ey abè lou cauhadè en-t-a l’iber. Lous grans qué l’alumabon lou matî. Lou sé d’autes qué deben escouba la poussière après abé arrousat dab û petit galet.
    A mieydie que s’anabom assète debat lou « préau ». En tiran lou tourchoû sus lous joulhs, cadù qué minjabo tranquilamén. Sustout, ne pas déchà càde lou pà ou la car, las poules de la regente n’ atendebon pas qu’aco !! Quant démouraba drin de pà, qu’ou tournabom troussa dens lou tourchou. Même eschuc qu’èro bou en s’en tourna.

    Yvonne P-L –

    Traduction française

    Il fallait aller à l’école à cinq ans . Notre commune était constituée d’un habitat dispersé et l’école du village était à 4 km de chez nous . Il fallait y aller à pied en portant le déjeuner dans un petit sac. Un autre sac était réservé aux livres et cahiers. Ces deux sacs étaient en tissu et cousus à la maison. Maman préparait le déjeuner: deux tranches de pain avec une omelette ou une tranche de jambon, une sardine, ou un peu de poulet ou de lapin. Avec un peu de jus pour humecter le pain, une bille de chocolat, le tout dans un torchon et une petite bouteille d’eau avec un peu de vin.

    En chemin nous trouvions d’autres enfants et en bavardant le chemin était plus court.
    A l’école, il y avait le poêle pour l’hiver. Les grands l’allumaient le matin. Le soir, d’autres devaient balayer la poussière après avoir arrosé avec un petit arrosoir.

    A midi, nous allions nous asseoir sous le préau. En tirant le torchon sur les genoux, chacun mangeait tranquillement . Surtout ne pas laisser tomber le pain ou la viande, les poules de la maîtresse n’attendaient que cela. Quand il restait un peu de pain, on l’enveloppait dans le torchon.

    Même sec, il était bon sur le chemin du retour.

    • Janot says:

      Ue beroye istoerote, mes n’ey pas coumpres ço qui boù dise « lous joulhs » ?

    • A 5 ans, ils allaient à l’école avec : « ue petite boutélhe d’aygue dab drin de bî » !!!! J’espère au moins qu’il était de messe…

      • En classe

        Et Henric lou nouste Rey ?
        Il fallait bien rendre l’eau potable et ce n’était qu’un « drin » pour colorer l’eau et réchauffer un peu

    • Helene Lafon says:

      Merci infiniment pour les traductions, celle sous le texte et celle reçue dans ma boîte d’ lecteur du forum. Ce texte est très beau et très émouvant. Et, il m’a amenée à me souvenir de ce que me racontait ma mère (elle aurait 99 ans). A sa sortie de l’école normale d’institutrices de Mont de Marsan, elle a été nommée, dans un petit village en pleine forêt landaise, Labrit peut-être ou Meilhan ou Maurrin. Elle avait tout juste 20 ans, peut-être un peu moins. Comme ceux de Séméacq-Blachon, certains des écoliers faisaient plusieurs kilomètres pour venir à l’école. L’hiver, Ils arrivaient gelés, là aussi les plus grands allumaient le feu (et remplissaient les encriers, c’était une récompense !), Ils apportaient leur repas du midi très semblable à celui des écoliers de Séméacq et parfois faisaient réchauffer un peu de soupe sur le poêle. Il était fréquent qu’en hiver, les parents de ceux qui venaient du plus loin, leur donnent à boire un petit verre de gnole avant qu’ils ne quittent la maison. C’était pour, comme ils disaient, leur donner chaud au ventre. Dès les beaux jours, leur présence à l’école était moins régulière, il fallait aider à la ferme. Le certificat d’étude primaire était la suprême récompense et avec ou sans, ces écoliers-là savaient lire, écrire et compter pendant toute leur vie. Mais, on n’a pas le droit de dire qu’ils étaient plus heureux que, de nos jours, les petits enfants de France. Leur vie était très dure.

  11. Gaston says:

    Petite cançoû / Petite cançon :

    û lapinot que minje sou caulet
    quigne hartere, quigne hartere
    û lapinot que minje sou caulet
    Au berdoulet que lou minje soulet

    Un lapinot que minja son caulet
    Quinha hartera, quinha hartera
    Un lapinot que minja son caulet
    Au verdolet que lo minja solet

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