Une naissance

Paul poussait lentement son chariot dans une allée de son hypermarché coutumier. C’était un samedi 24 décembre. Chaque jour, il négociait avec sa solitude. Il ne s’en plaignait pas, il s’y résignait. « Qu’ei atau e atau qu’ei ! » (1) se répétait-il. Il était du genre mélancolique. « Un petit peu, de temps à autre… » avouait-il à Jeanne Camps, son médecin traitant. Il n’avait pas

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