Petit débat

jouanno_liberation    On aura l’occasion de reparler de ce « Grand Débat » qui s’annonce très mal et commence par un petit débat orchestré par les media : le salaire de Chantal Jouanno.

Ainsi donc c’est un battage incroyable des media sur le salaire de Chantal Jouanno qui l’a contrainte à jeter l’éponge :

« Le chiffre avait tout du chiffon rouge pour gilets jaunes… le montant de sa rémunération est apparu difficilement assumable, a fortiori en pleine crise des gilets jaunes «  (Libération)

« Un débat à peine lancé, qui est déjà pollué par la question du salaire de son organisatrice. Pour son rôle de présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno perçoit 14 666 € bruts par mois, soit autant que le Premier ministre. Une somme qui fait bondir l’opposition. «  (France TV Info)

Cette polémique est à l’image de la pollution incroyable de cette fièvre jaune où les media de gauche, à commencer par le service public, biaisent l’information.

Car ce salaire n’a rien d’extraordinaire pour cette dame dont le parcours professionnel et sportif est exceptionnel. Je ne reviendrai pas sur son ascension, BTS, emploi dans le privé, reprise des études couronnées par l’ENA (un exemple pour beaucoup), sportive de haut niveau avec 12 titres de championne de France de karaté, …etc

Tout d’abord les media auraient dû profiter de cela pour montrer à quel point on est imposé en France.

Un célibataire qui perçoit 175 200 euros comme elle, paye 53457 euros d’impôt sur le revenu. Pourquoi personne ne le dit ?

Son salaire devient alors 10 000 euros par mois . Où est l’anomalie pour un haut fonctionnaire de 50 ans ?  Interviewée sur l’A2 elle aurait dû demander quel était le salaire des présentateurs du JT… Entre 10 et 12000 € pour Elise Lucet, 15 000 pour Laurent Delahousse et jusqu’à 50 000 pour JP Pernaut… Et ne parlons pas des sportifs, des comédiens, des PDG, etc…

Ce qui est scandaleux ce n’est pas le salaire d’une énarque de 50 ans, c’est celui du Premier Ministre où du Président de la République qui sont honteusement bas.

Daniel Sango

Crédit photo : Libération